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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 20:27

 

Communiqué SUD Aérien du 22 décembre



Ce matin 22 décembre, le gouvernement a pris la décision de remplacer les grévistes par des policiers de la Police de l’Air et des Frontières !

Les policiers ont reçu ce matin une « formation » en accéléré ( une demi-heure ! ) et ne pratiquent pas la palpation, la « sécurité » et la « sûreté » ne sont donc pas assurées, la décision du gouvernement n’est donc uniquement motivée que par la crainte de voir les aéroports bloqués au moment des fêtes de fin d’année !

Cette décision scandaleuse est significative du virage répressif de plus en plus prononcé de ce gouvernement : la cible est le mouvement social, l’objectif est la criminalisation de ce mouvement social, l’arme est la répression !

Hier, sous l’égide du médiateur, une nouvelle réunion s’est tenue avec l’inspection du travail, une représentante du ministère du travail, le président du syndicat des entreprises de sûreté aéroportuaire et les organisations syndicales : toujours le même blocage sur les salaires de la part des employeurs.

Le médiateur affirme avoir « invité » le principal donneur d’ordre, Aéroport de Paris, ainsi que les compagnies aériennes dont Air France, qui n’ont pas daigné se déplacer.

Aujourd’hui, malgré les pitoyables manoeuvres du gouvernement, la lutte des agents de sûreté continue et s’amplifie !

 

Par jean-rumain - Publié dans : Article
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 18:47

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Grève des aéroports :

les Français pris en otage. Mais... quels Français ?

 

Cette fois, ça suffit. On va sévir ! Pour mater la grève des employés de sécurité dans les aéroports, une réunion de crise s'est tenue lundi à l'Elysée, annonce France Inter. Avec le président, le Premier ministre, et les ministres concernés (à l'exception du ministre des Transports, rappelé en urgence de Londres, mais malencontreusement retenu par un retard de train). Oui, une réunion de crise, comme pour la Libye (mais où est donc BHL ? )

  

Les Français ont assez souffert. Mais quels Français ?

 

Pour suppléer les grévistes,500 CRS et gendarmes seront mobilisés dès mercredi. « Ce sont des personnels de sécurité, ils seront donc parfaitement aptes à effectuer des tâches de sécurité », explique l'ineffable Frédéric Lefebvre, sur France Inter.

Nicolas Sarkozy veut qu'on arrête d'embêter les Français, relate avec conviction Jean-François Achilli, journaliste politique de France Inter. C'est vrai, enfin. « Les Français », qui ont trimé toute l'année dans des conditions difficiles, ont bien le droit de « souffler un peu » (Sarkozy encore, cité par Achilli).

 

Le journaliste de la radio publique ne fait là que relayer la parole présidentielle.

 

Mais sans aucune distance, aucun recul. Il y adhère parfaitement.

 

Sans par exemple jamais se demander si l'expression « les Français » est la mieux adaptée pour désigner les passagers des aéroports lors des départs de Noël. Sans jamais se poser cette question : quelle est la proportion exacte de Français qui prennent l'avion pour aller « souffler quelques jours » pour les congés de fin d'année ?

 

En d'autres termes, quelle fraction de la population exactement est affectée par cette grève ?

 

Des grèses surmédiatisées ?

  

Poser la question, c'est y répondre. A leur décharge, Sarkozy et Achilli sont victimes d'un effet d'évidence : les JT ouvrent sur les grèves des aéroports. Si l'impression de pagaille est si forte à chaque grève du transport aérien, c'est parce que ces grèves sont surmédiatisées par la télé.

Ce qui déplace la question : pourquoi cette surmédiatisation ? Evidemment, parce que ce sujet est un marronnier. Mais aussi, disons-le, parce que les journalistes sont au cœur de cette fraction de la population, qui a les moyens de s'envoler pour les fêtes de fin d'année vers des cieux plus cléments.

 

 

Imagine-t-on, par exemple, le même dispositif de crise quand une CAF ferme pendant deux semaines, pour résorber les retards de dossiers (ce fut récemment le cas dans le Val-de-Marne, à quelques kilomètres d'Orly) ? Imagine-t-on les envoyés spéciaux de Pujadas, en direct pendant quinze jours devant les grilles fermées ? Imagine-t-on des « rmistes pris en otage », pestant au micro contre la RGPP ?

Jamais l'alliance, inconsciente mais objective, d'un système médiatique aux mains des dominants, et d'un pouvoir de droite, n'a été si évidente.

 

(source : rue89)

 

Par jean-rumain - Publié dans : Article
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 18:18

 

 

Toujours plus gros, les fichiers de police sont incontrôlables.

 

 

Les fichiers de police sont comme les jardins : il faut les entretenir. Voilà tout le défi auquel ont bien du mal à faire face les ministères de l'intérieur et de la justice, à lirele rapport d'information des députés Delphine Batho (PS, Deux-Sèvres) et Jacques-Alain Bénisti (UMP, Val-de-Marne), déposé mercredi 21 décembre. Car le jardin est luxuriant : de 58 fichiers en 2009, on est passé à 80 en 2011, dont 45 % attendent d'être légalisés (ils n'étaient que 27 % dans l'attente en 2009). Et le nombre de personnes fichées ne cesse d'augmenter : le système de traitement des infractions constatées (STIC), grand fichier judiciaire, est passé de 3,96 millions de mis en cause en 2009 à 6,5 millions en 2011, et de 28 millions à 38 millions de victimes. Le fichier des empreintes génétiques (FNAEG), de 800 000 à 1,79 million sur la même période

 

ILLÉGALITÉ ET MANQUE D'ENCADREMENT, DE CONTRÔLE, DE MOYENS

Les deux parlementaires sont des récidivistes. En 2009, leur premier texte avait fait date. Ils y critiquaient durement le manque d'encadrement, de contrôle, de moyens, et tout simplement l'illégalité de certaines bases de données. Ils y émettaient également une soixantaine de recommandations. Deux ans plus tard, 60% des mesures proposées n'ont pas été prises en compte. Et pas des moindres. La proposition de loi qui avait suivi le premier rapport sur l'encadrement législatif des fichiers a été enterrée.

Autre point noir majeur, les fichiers d'antécédents judiciaires de la police et de la gendarmerie. "Les recommandations sont, à de rares exceptions près, restées lettre morte", regrettent les auteurs du rapport. Ainsi du STIC : "Le flux entrant est mieux mis à jour, juge la députée des Deux-Sèvres, mais pas l'arriéré". De nombreuses fiches erronées vont ainsi être transférées dans le nouveau fichier commun police-gendarmerie, qui doit être prochainement mis en place.
Surtout, le mode d'apparition des fichiers n'a pas changé. Ils sont d'abord créés, développés, puis le ministère se préoccupe de fournir un cadre réglementaire à ces acronymes exotiques. Gesterex (terrorisme et extrémismes violents), Octopus (taggeurs), Corail (police judiciaire), etc. attendent l'arrêté ou le décret qui les régularisera.

Il existe un bon exemple des péripéties des fichiers judiciaires et de police : le FIJAISV, fichier judiciaire automatisé des auteurs d'agressions sexuelles et violentes, créé en 2004. Après plusieurs affaires de viols commis par des récidivistes en 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, avait souhaité qu'à l'issue de sa peine, le violeur soit "obligé de pointer dans un commissariat, de signaler un changement de domicile". Tollé des magistrats, réticences des sénateurs. Un fichier est néanmoins créé par la loi Perben 2.

 

FAILLE JURIDIQUE

Sept ans plus tard, le fichier réunit 54 900 personnes, qui doivent justifier régulièrement de leur adresse, en fonction de la gravité des faits. Et comme souvent avec les fichiers, les critères d'inscription ont été élargis progressivement – dans ce cas, à tous les crimes graves. Il mêle donc aujourd'hui un grand nombre de situations, que les forces de l'ordre ont le plus grand mal à hiérarchiser : elles reçoivent, par mois, 2 500 alertes de non justification de domicile des personnes inscrites au fichier. "Trop nombreuses, [les alertes] motivent insuffisamment les services locaux de police et de gendarmerie qui doivent établir la nouvelle adresse du délinquant", notent les rapporteurs.

Quant aux délinquants les plus dangereux, qui devraient chaque mois se rendre au commissariat, une faille juridique empêche leur contrôle : il faut que le suivi soit expressément mentionné dans le jugement, ce que les magistrats oublient de faire. Aujourd'hui, seuls deux personnes fichées sont concernées… Autre bug : 9 000 personnes échappent au contrôle car il ne leur a jamais été notifié.

Dans plusieurs affaires récentes de viols, l'auteur était ainsi inscrit au FIJAISV, et en défaut de justification de domicile. Le rapport décrit le "découragement des forces de l'ordre" qui se retrouvent mises en cause lorsque ce type d'incidents est révélé au grand public. Et Delphine Batho de conclure : "Plutôt que de créer des nouveaux fichiers, comme la base de données de reconnaissance faciale que certains proposent, il vaudrait mieux travailler à la modernisation des outils existants."

 

(Source : Laurent Borredon, lemonde.fr)

 

Par jean-rumain - Publié dans : Article
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 17:48

 

                                   Communiqué de la CNT-FTE
 

Les 14 000 nouvelles suppressions de postes annoncées par Luc Chatel sont une étape supplémentaire dans la politique de destruction de l’école publique que les ministres de Sarkozy auront pratiquée pendant 5 ans.

 

Luc Chatel vient de faire un sacré cadeau de Noël au monde enseignant en annonçant la suppression de 14 000 nouveaux postes après les 40 000 supprimés depuis 2008.

Les promesses n’engagent que ceux qui croient les menteurs, pourtant Sarkozy avait promis au printemps dernier qu’il n’y aurait plus de fermetures dans le primaire. Alors que les postes de non-enseignants sont en voie de disparition et que les réseaux d’aide sont exsangues des successives suppressions de postes, il faudra que le primaire liquide 5 700 postes.
Dans les villes ce seront des classes surchargées, qui empêcheront un suivi des élèves en difficulté, dans les campagnes s’ajoutera une généralisation des classes à cours multiples, rendant le métier plus contraignant pour les enseignants. Comment apprendre à lire à 32 CP-CE1 ? Comment gérer des quadruples niveaux à 28 élèves ?

Le secondaire est aussi largement touché avec plus de 6 500 postes à rendre. Alors que la difficulté des conditions de travail et le manque de reconnaissance de la profession poussent des collègues jusqu’au suicide, Luc Chatel n’a comme unique réponse qu’une nouvelle vague de suppressions de postes.
Pourtant comment garantir, la « réussite de tous » avec les tailles disproportionnées que peuvent prendre les classes, en effet comment gérer des terminales de 38 élèves ? Mais les suppressions de postes contribuent aussi à un abaissement de l’éventail éducatif, la disparition de l’enseignement de l’histoire en terminale S constitue un sinistre exemple de l’abandon d’une politique éducative générale permettant à chacun d’acquérir une culture générale suffisante.

Les seuls recrutements que le Ministre opère sont ceux d’Équipes Mobiles de Sécurité et autres agents de sécurité, qui participent un peu plus au climat délétère qui peut régner dans certains établissements.

Toute les académies sont touchées, même celles dont les effectifs sont en augmentation, faisant fi de toute perspective. Pourtant M. Chatel nous assure que le niveau d’encadrement reste suffisant. Mais comment se fait-il que les annonces de recrutements de chômeurs sur des postes d’enseignants se multiplient dans les Pôles Emploi ? Comment se fait-il que le nombre de remplacements non assurés augmente chaque année ? La seule réponse est que cette politique s’inscrit bien dans la déconstruction du système éducatif, préparant ainsi la privatisation de l’enseignement.

Face à ces coups, il n’est pas question d’attendre un quelconque sauveur, au risque de se réveiller avec les mêmes liquidateurs au pouvoir. Il est temps d’en finir avec les mobilisations éparpillées qui ne nous ont menées à rien ces dernières années.

 

 La FTE-CNT rappelle que seul un mouvement fort, s’appuyant sur les décisions prises par la base sera à même de créer le rapport nécessaire à l’arrêt de ces suppressions et à la mise en place d’une politique éducative tenant compte des besoins des élèves et des personnels.

 


Fédération des Travailleurs/euses de l’éducation CNT


18 avenue de la Gloire 31500 Toulouse
- Tel : 06 26 50 01 36    - Mail : fede-educ@cnt-f.org


 

 

Par jean-rumain - Publié dans : Article
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 18:42

 

offensive 1

offensive 2

 offensive 3

 

 (Source : revue Offensive. page 15, n° 32)

 

La revue Offensive consacre son dernier numéro à la question de la libération sexuelle)

 

extrait du sommaire :

Pas derévolution sans libération sexuelle !

Education sexualisée vs éducation sexuelle

Corps en (dés)accords

Vieillesse, le sexe buissonier

Pornographie, l'économie des corps

Une "libération sexuelle" à géométrie variable

Si je veux, quand je veux !

La contraception masculine

Plaisirs solitaires

Et les hommes...?

Je t'aime si tu est libre...

En finir avec le tout-géntital

Utopies sexuelles

 

 

Rendez-vous chez votre kioskier préféré !!

 

 

 

Par jean-rumain - Publié dans : Article
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