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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 23:41

 

 

Objet de révolte

 

 

 

 

Communiqué du SNUIPP 62 :



Pour nous, c’est le 31 janvier /101 grèves et manifestations pour l’école

A la rentrée 2012, 5 700 postes d’enseignants seront purement et simplement supprimés dans l’école primaire, le SNUipp-FSU lance un appel national à 101 grèves et manifestations pour l’avenir de l’école.

Dans notre académie (Lille), ce sont 1020 postes qui sont supprimés, dont 399 pour le 1er degré.

Postes langues, remplacement, Rased, maternelle, animateurs, Ctice, formateurs, conseillers pédagogiques, ASH, fermeture de classes, fermetures d’écoles, fusions, regroupements... tous les secteurs de l’école sont touchés.

Faites mieux avec moins, encore et toujours : tel est le crédo du ministre de l’éducation qui feint d’ignorer les conséquences désastreuses d’un budget calamiteux, tout particulièrement pour nos élèves les plus fragiles, pourtant de plus en plus nombreux, crise oblige...

Exit les deux ans de l’école maternelle, remplacements sacrifés, fn programmée des Rased... telles sont les conséquences d’un programme clairement défni pour supprimer 5 700 postes à la rentrée prochaine.

Grand adepte des comparaisons internationales, le ministre néglige de dire qu’avec moins de six enseignants pour 100 écoliers, la France est pourtant bien mauvaise élève.

L’aide aux élèves en difficulté sera la grande perdante, loin du fameux objectif de diminuer l’échec scolaire par trois au début du quinquennat.

D’ores et déjà certains départements connaissent le nombre d’enseignants en moins pour septembre 2012.

Budget, suppression de postes, formation, évaluations, carrières, salaires... Autant de raisons d’agir !

Avec 101 grèves et manifestations, le SNUipp lance un appel national pour l’avenir de l’école !

Le 31 janvier en sera un temps fort à Paris comme en province : de nombreux départements appelleront ce jour à l’action.

Partout, tout au long des mois de janvier, février, soyons nombreux !

 

Communiqué du SE UNSA 62 :



carte scolaire, grève du 31 janvier

Carte scolaire : mobiliser !!! Les cartes scolaires se suivent et se ressemblent. A l’issue de ce quinquennat, 80.000 emplois d’enseignants seront passés à la trappe, alors que dans le même temps, l’École aura dû accueillir plus de 100.000 élèves supplémentaires. Notre académie est la plus touchée, avec 1020 suppressions, dont 399 dans les écoles !

Suite à notre dépôt d’alerte sociale, nous avons été reçus par la rectrice vendredi 13 janvier. Elle nous a informés de la répartition des suppressions entre le Nord et le Pas-de-Calais dans les écoles :

Département du nord : - 236 postes

Département du Pas-de-Calais : - 163 postes

Les maternelles seront à nouveau impactées violemment, notamment à travers le recul de la scolarisation des moins de 3 ans, mais aussi tous les postes « hors classe »…. Par ailleurs, il n’est pas possible que la promesse du président (« pas de fermetures de classes ») soit respectée.

Le 2ème point de l’alerte sociale portait sur l’aide administrative aux directeurs d’école. Là non plus, le gouvernement ne respecte pas son engagement et nous l’avons rappelé à la rectrice.

Cette rencontre nous conforte dans la nécessité d’une riposte franche et massive. Nous serons tous en grève mardi 31 janvier ! L’ensemble des acteurs du système éducatif (enseignants, parents, élus, monde associatif…) doit se mobiliser pour repousser cette politique destructrice et régressive.

Vous risquez une fermeture ou espérez une ouverture ?

(...)

RASED: Les réseaux d’aide risquent de payer un lourd tribut pour cette carte scolaire qui va encore retirer de nombreux postes à notre département. Afin de préserver au mieux les postes de maîtres E, de maîtres G et de psychologues scolaires, nous demandons aux directeurs de bien vouloir transmettre ce mail et la pièce jointe (à nous retourner) au réseau d’aides s’il y en a un rattaché à leur école.

SEGPA en danger: L’UNSA-Education a participé à un Groupe de Travail SEGPA à l’Inspection Académique mercredi 11 janvier. Lors de ce Groupe de Travail, l’Inspecteur d’Académie nous a présenté les pistes de réflexion concernant l’avenir des SEGPA. Malheureusement, le contexte de saignée budgétaire que notre académie subit ne permet pas d’envisager les propositions qui nous ont été présentées avec sérénité…

L’argument principal est que nous scolarisons proportionnellement beaucoup plus d’élèves en SEGPA que les autres académies. Certes, mais la réalité sociale de notre académie est bien là !

Une politique plus inclusive est envisagée. En d’autres temps, et avec d’autres interlocuteurs au ministère - pourquoi ne pas y réfléchir ? Mais dans l’état, comment imaginer un seul instant que les classes seraient alors allégées et que des aides seraient mises en œuvre… alors qu’on a supprimé ces aides (RASED !) qui existaient dans les écoles ?...

Le SE-UNSA sera reçu en audience par la rectrice mercredi 18 janvier. Les SEGPA seront à nouveau à l’ordre du jour.

Nous continuerons à nous battre pour que tous nos élèves puissent êtres accueillis dans la structure qui leur convienne le mieux. Nous refusons que la seule logique d’économie budgétaire guide les décisions en matière éducative.

 

Communiqué du SNUDI-FO 62 :



Retrait des textes sur l'évaluation

Abandon de toutes les suppressions de postes

GREVE NATIONALE le 31 janvier

 

 

Communiqué de Sud Education :

Pour SUD, la multiplicité des revendications appelle l’unité des luttes.

Le 15 décembre2011, à l’appel d’une intersyndicale nationale, une grève avait mobilisé l’ensemble de la profession, premier et second degré, révoltée contre l’ignominie d’un projet de mise au pas : les nouvelles modalités d’évaluation, dévolue dans les faits au seul supérieur administratif direct dans le secondaire, et centrée sur des objectifs qui relèvent moins de considérations pédagogiques que de l’adhésion à des projets d’établissements, ou à ceux du chef d’établissement. Ces nouveaux dispositifs visent bien à domestiquer les enseignants et à restreindre leur capacité de résistance dans le contexte de la mise en place de réformes contestées et des suppressions massives de postes qui les accompagnent et qui se poursuivent.

SUD éducation a participé aux mobilisations du 15 décembre en dépit d’une très mauvaise date : mais il fallait réagir au projet du gouvernement et préparer les suites nécessaires de cette bataille. Ainsi lors de l’interfédérale du 4 janvier, la Fédération SUD éducation a proposé un appel à la grève premier et second degré et à des Assemblées générales, vers le 18 janvier idéalement, ou le 31 si cette date proposée par le SNES recueillait les suffrages des organisations. Nos propositions n’ont pas été reprises.

Dans cette configuration nouvelle, SUD éducation définira sa position sur la grève du 31 janvier lors de ses instances nationales qui se tiendront le 19 janvier, avec l’objectif de contribuer à la construction d’un mouvement social dans l’éducation.



Communiqué de la CNT 59-62 :


  ardoise-ecole-greve-31janv2012-chat-cnt.jpg

Éducation : halte aux suppressions de postes & à la dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels !

Après les 40 000 supprimés depuis 2008, les 14 000 nouvelles suppressions de postes annoncées par Luc Chatel sont une étape supplémentaire dans la politique de destruction de l’école publique que les ministres de Sarkozy auront pratiquée pendant 5 ans.

Les promesses n’engagent que ceux qui croient les menteurs, pourtant Sarkozy avait promis au printemps dernier qu’il n’y aurait plus de fermetures dans le primaire. Alors que les postes de non-enseignants sont en voie de disparition et que les réseaux d’aide sont exsangues des successives suppressions de postes, il faudra que le primaire liquide 5 700 postes. Dans les villes, ce seront des classes surchargées qui empêcheront un suivi des élèves en difficulté. Dans les campagnes s’ajoutera une généralisation des classes à cours multiples, rendant le métier plus contraignant pour les enseignants. Comment apprendre à lire à 32 CP-CE1 ? Comment gérer des quadruples niveaux à 28 élèves ?

Le secondaire est aussi largement touché avec plus de 6 500 postes à rendre. Alors que la difficulté des conditions de travail et le manque de reconnaissance de la profession poussent des collègues jusqu’au suicide, Luc Chatel n’a comme unique réponse qu’une nouvelle vague de suppressions de postes. Pourtant, comment garantir la « réussite de tous » avec les tailles disproportionnées que peuvent prendre les classes, comment gérer des terminales de 38 élèves ? Mais les suppressions de postes contribuent aussi à un abaissement de l’éventail éducatif, la disparition de l’enseignement de l’histoire en terminale S constituant un sinistre exemple de l’abandon d’une politique éducative générale permettant à chacun d’acquérir une culture générale suffisante. Les seuls recrutements que le Ministre opère sont ceux d’Équipes Mobiles de Sécurité et autres agents de sécurité qui participent un peu plus au climat délétère qui peut régner dans certains établissements.

Toute les académies sont touchées, même celles dont les effectifs sont en augmentation, faisant fi de toute perspective. Pourtant Luc Chatel nous assure que le niveau d’encadrement reste suffisant. Mais comment se fait-il que les annonces de recrutements de chômeurs sur des postes d’enseignants se multiplient dans les Pôles Emploi ? Comment se fait-il que le nombre de remplacements non assurés augmente chaque année ? La seule réponse est que cette politique s’inscrit bien dans la déconstruction du système éducatif, préparant ainsi la privatisation de l’enseignement.

Dans le Nord Pas-de-Calais, les 1 020 suppressions de postes annoncées pour la rentrée 2012 toucheraient aussi bien le premier et le second degrés que les postes administratifs et auraient pour conséquence la dégradation des conditions de travail des personnels et des élèves (fermetures de classes, de sections, d’établissements, augmentations du nombre d’élèves par classe, extinctions de certains corps de personnels, disparition des RASED, torpillage du remplacement, liquidation de l’enseignement professionnel au profit de systèmes privés ou semi-privés…).

Face à tous ces coups, il n’est pas question d’attendre un quelconque sauveur, au risque de se réveiller avec les mêmes liquidateurs au pouvoir. Il est temps d’en finir avec les mobilisations éparpillées qui ne nous ont menées à rien ces dernières années. Seul un mouvement fort et prolongé, s’appuyant sur les décisions prises par la base, sera à même de créer le rapport nécessaire à l’arrêt de ces suppressions et à la mise en place d’une politique éducative tenant compte des besoins des élèves et des personnels.

Des préavis couvrent les personnels souhaitant se mettre en grève dès aujourd’hui. La CNT 59/62 soutient les actions déjà mises en place. Elle appelle à coordonner et amplifier ces actions en les faisant converger le 31 décembre (date de la prochaine grève nationale & intersyndicale dans l’éducation) et en préparant d’ores et déjà la suite du mouvement.







(vote ou pas),

le 3° tour se prépare aujourd'hui...

Convergence des luttes !!


 

 

 

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Published by jean-rumain
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