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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 19:52
 

Poète, internationaliste et communard auteur du chant "l'Internationale". Dessinateur sur étoffes de profession, il participe au coup de feu aux côtés des ouvriers parisiens durant la révolution de 1848. Sous l'Empire, il est à l'origine de la création de la chambre syndicale des dessinateurs, qui adhère ensuite à l'Internationale. Membre de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de Paris de 1870, puis prend une part active à la Commune de Paris, dont il est élu membre pour le 2ème arrondissement. Il participe aux combats de la Semaine sanglante, puis parvient à s'enfuir en Angleterre.
 
Condamné à mort par contumace, il s'installe aux Etats-Unis d'où il organise la solidarité pour les communards déportés. C'est aussi là-bas qu'il adhère à la franc-maçonnerie, puis au "Socialistic labor party". Après l'amnistie de 1880, il rentre en France où, malgré sa pauvreté, il poursuit la publication de ses poèmes. Mais c'est le texte de « l’Internationnale », écrit en juin 1871 et mis en musique par le lillois Pierre de GEYTER en 1888 qui lui vaudra une renommée mondiale, devenant l'hymne ouvrier que l'on connait. Récupéré un temps par l'Union Soviétique, ce texte magnifique n'en garde pas moins une grande portée libertaire.
Eugène Pottier est mort le 6 novembre 1887.
(source texte : ephemanar)
 
 
Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère,
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Refrain : (2 fois sur deux airs différents)
C’est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L’Internationale,
Sera le genre humain.

Couplet 2 :
Il n’est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !

Refrain

Couplet 3 :
L’État comprime et la loi triche,
L’impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche,
Le droit du pauvre est un mot creux.
C’est assez languir en tutelle,
L’égalité veut d’autres lois :
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

Refrain

Couplet 4 :
Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail,
Ont-ils jamais fait autre chose,
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la bande,
Ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû.

Refrain

Couplet 5 :
Les Rois nous saoulaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !
S’ils s’obstinent, ces cannibales,
À faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Refrain

Couplet 6 :
Ouvriers, Paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n’appartient qu’aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !

Refrain
 
 
 
 
 

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Published by jean-rumain
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