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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 19:34

Compte-rendu de l’audience des enseignants accompagnés des représentants des parents d’élèves de l’école Diderot à l’Inspection d’Académie du Val de Marne
5 – octobre 2011

Etaient présents :
- Madame MF Rouet, inspectrice académique adjointe du Val de Marne, en charge des écoles du 1er degré
-
Mmes Montuenga (Directrice Diderot), Favoccia (CE1), Le Lay (CE1/CE2), M. Sineux (CM1/CM2).
-
Mme Wernoth (représentante des parents d’élèves)
- M. Chiche (FO) et Mme Celeyrette (SNU), syndicalistes assistant la délégation/Diderot.
L’audience dure 30 minutes.

Madame Rouet demande aux personnes présentes de s’exprimer sur la situation à Diderot.

Madame Montuenga met en avant les problèmes d’effectifs/élèves (moyenne de 27,4 élèves par classe, au-dessus des seuils maximum prévus), et la structure actuelle des classes (3 doubles niveaux à 26 élèves, des classes « simples » à 30 élèves), qui ne permet pas de bonnes conditions d’encadrement des élèves, et particulièrement ceux en difficulté. Elle souligne le poste vacant de maître E (Rased), ainsi que l’arrêt en novembre du contrat de l’assistante d’éducation (Assed), et la démission en juin dernier de la personne affectée à l’aide à la Direction. Il y aura donc, précise Madame Montuenga, 4 adultes de moins affectés à
Diderot, pour un effectif/élèves à 247 (soit seulement 5 élèves de moins que l’année passée).

Madame Celeyrette précise que cette situation est connue depuis la rentrée, l’effectif étant restée stable, à 247 enfants. Madame Rouet demande alors les chiffres exacts des effectifs élèves par niveau, ainsi qu’un point précis sur les contrats aidés et le poste d’Assed.

Madame Montuenga évoque la situation de handicap d’une élève de CP, qui devrait bénéficier de l’assistance d’une AVS (Aide à la Vie Scolaire), alors que ce n’est actuellement pas le cas.
Les enseignants prennent la parole à leur tour. Madame Le Lay parle de la difficulté à gérer le quotidien, de
l’impression des enseignants de ne plus pouvoir aider les élèves en difficulté, par le fait notamment de la quasi impossibilité de mettre en place des PPRE (aide en classe, par petits groupes) et de l’absence de maître E (Rased) et d’Assed. Il n’y a, souligne-t-elle, plus d’aide appropriée pour les élèves qui en ont besoin.
Madame Favoccia donne l’exemple de sa classe (CE1) où, sur 31 élèves, 8 sont en grande difficultés, et beaucoup ne sont pas encore autonomes dans le travail. Elle ne peut organiser de travail en petit groupes, comme cela serait pourtant nécessaire, et ne peut être aidée par un maître E.
Madame Montuenga indique qu’elle rencontre le même problème dans sa classe, avec un certain nombre d’élèves en difficulté. « On y arrive pas, on ne sait plus ! »
Monsieur Sineux explique par ailleurs le problème posé par le CM1 : ce niveau est réparti sur 3 classes ; les temps de décloisonnement sont compliqués à mettre en place et à gérer, et tout se désorganise lorsqu’un collègue est absent.
A une question de Madame Rouet sur l’objectif du décloisonnement, Madame Montuenga indique que ces temps, très lourd à gérer, soulagent néanmoins les enseignants en charge d’un double niveau, en leur
permettant de consacrer un temps au travail avec une classe « simple ».

Madame Wernoth témoigne, à son tour, de la totale solidarité des parents d’élèves avec les enseignants de l’école Diderot. Elle transmet l’inquiétude des parents face à la dégradation des conditions de prise en charge de leurs enfants. Elle évoque l’apparition progressive de tensions quotidiennes, au sein de l’école, qui en sont la conséquence.
Madame Montuenga alertera in fine Madame Rouet sur la dégradation préoccupante des conditions de travail des enseignants, à Diderot.

Monsieur Chiche (FO) prend ensuite la parole, pour souligner à quel point la situation actuellement rencontrée à Diderot était prévisible, les effectifs/classes de cette école dépassant les seuils fixés. Il
exprime son incompréhension sur le fait qu’il n’y ait pas eu examen du cas de cette école au CTE. Monsieur Chiche énonce, par ailleurs, que des dizaines d’enseignants se retrouvent sans postes sur le département, en cette rentrée. Il demande que des mesures exceptionnelles puissent être prises pour Diderot, et que cela soit examiné par l’Inspection d’Académie.
Madame Ceylerette (SNU) renchérit, en précisant que le cas problématique de l’école Diderot s’alourdit du fait d’une perte de moyens en personnel. Elle réaffirme la dégradation des conditions de travail des collègues, ainsi qu’une organisation d’école qui ne permet plus aucune souplesse de fonctionnement.

Madame Rouet annonce, en conclusion de cette audience que :
-
Monsieur l’Inspecteur d’Académie a indiqué, au CDEN de l’année dernière, que la carte scolaire (déterminant les ouvertures et fermetures de classe) était terminée
-
Ceci dit, les audiences actuellement menées (avec différentes délégations d’écoles) ont pour but d’étudier les situations particulières. Celle de Diderot sera regardée avec attention.
-
Elle étudiera en particulier le cas de l’AVS, pour l’élève de CP précédemment évoquée, dont elle suivra la situation, et demande à Madame Montuenga de lui fournir les éléments de clarification nécessaire (notification MDPH notamment). Elle transmettra de fait les indications nécessaires à Monsieur l’Inspecteur d’Académie, sur cette question.
-
Sur la question du poste Assed, « des possibilités de recrutement éventuels sont à l’étude à l’Inspection académique, là où les situations seraient le plus nécessaire ».

Madame Montuenga demande alors s’il peut être envisagé l’affectation d’un poste d’enseignant supplémentaire sur l’école, sans forcément d’ouverture de classe.
Madame Rouet lui répond qu’elle « préfère ne pas lui donner d’illusion »…

Fin de l’audience.

**********

Commentaire de Ch Wernoth :

Nous étions une délégation de 9 personnes, mais seules 7 d’entre nous
ont pu se rendre à cette « audience », après négociation avec la personne en charge de l’organisation de ce rendez-vous. Ils nous ont même fait une fleur… la délégation ne devait pas dépasser 6 personnes, question de principe et d’égalité pour toutes les délégations reçues, nous a-t-on dit. Sylvie Pain (enseignante/CM2) et Laurence, parent d’élèves, n’ont de fait pas pu y assister (et nous ont soutenu moralement depuis l’extérieur !).

L’audience proprement dite a donc duré 30 minutes, Mme Rouet recevant après nous deux délégations d’autres écoles. Dans nos interventions, nous avons essayé d’être complémentaires, soulignant les difficultés de fonctionnement, la dégradation des conditions de travail des enseignants, d’encadrement des élèves, la pénalisation préoccupante de ceux qui sont en difficultés, et qui pouvent de moins en moins bénéficier de l’aide pédagogique nécessaire.

Madame Rouet ne nous a pas laissé espérer grand-chose à la fin de l’entrevue, fermant la porte sur toute perspective de réouverture de classe ou d’affectation d’un enseignant supplémentaire.

Les seules ouvertures possibles ont concerné le poste d’AVS évoqué, ainsi que l’attribution éventuelle d’un poste d’aide d’éducation (Assed).

Madame Montuenga vient de nous apprendre que le poste d’AVS concerné était, depuis cette fin de semaine, affecté à Diderot !… Mais ce n’est de fait pas une bonté de l’Inspection académique,
car cette affectation était un droit, non respecté jusque-là, et qu’elle devait de toute façon honorer !

La déception des enseignants, à la sortie de l’entretien, était palpable, ainsi que leur fatigue face à ce qu’ils vivent depuis la rentrée. Ils évoquent clairement une situation de plus en plus intenable, nous transmettant qu’ils n’avaient pas saisi l’ampleur des problèmes que poserait la perte actuelle des moyens en personnel
pédagogique et éducatif (soit 4 personnes au total), cette année.

Nous avons ensuite longuement échangé avec M. Chiche, délégué FO et - accessoirement – Directeur de l’école Jules Verne, qui était mécontent de la position adoptée par l’Inspection académique, nous
disant en substance que : M. Muller (Inspecteur circonscription) nous avait berné, en assurant qu’il n’y aurait pas de fermeture de classe en cas de dépassement de seuil des effectifs/classe (ce qui est aujourd’hui le cas). Donc – selon lui – la réouverture de classe était un droit qu’il nous fallait exiger pour Diderot.
M. Chiche a mis cette nécessité de réouverture en perspective avec le fait que, selon ses sources, un certain nombre d’enseignants étaient pour l’instant sans affectation sur le Val de Marne (il a évoqué le chiffre de 60 personnes concernées…). Il n’y a donc pour lui aucune raison, fût-elle budgétaire, que l’on nous refuse un
poste d’enseignant supplémentaire. Il nous encourage à nous mobiliser nous, parents, seul moyen pour faire bouger les choses d’après son expérience.
Les enseignants de Diderot se tournent dorénavant vers nous, et sont partants pour s’associer aux actions que nous pourrions mener. C’est ainsi que l’idée d’une possible mobilisation des parents de
l’école Diderot a vu le jour.

Une Assemblée Générale, associant parents et enseignants, s’organise pour le samedi 15 octobre 2011 (cf tract d’appel à l’AG).
Monsieur Chiche, et peut-être Madame Ceylerette, sont à priori partant pour y assister.
Madame Etave, responsable de l’enseignement/primaire à la mairie de Vitry, sera contactée pour être informée de la situation de Diderot, de la mobilisation qui se prépare, et également conviée à
cette AG.

MOBILISONS
NOUS, POUR NOTRE ECOLE ! POUR NOS ENFANTS !

RDV SAMEDI 15 OCTOBRE,
10h, Réfectoire de l’Ecole Diderot
.

(source : http://ecolediderot.vosobjectifs.net/?p=275)

 

Sud élections

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Published by jean-rumain
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