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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 21:36

 

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> 20 JANVIER : PÉDAGOGIE ET RÉVOLUTION

 

Rencontre avec Grégory Chambat, auteur du livre « Pédagogie et révolution / Questions de classe et (re)lectures pédagogiques » paru récemment aux éditions Libertalia.

 

Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse. Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice. Ce parcours pédagogique emprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus : l’apport du syndicalisme révolutionnaire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révolution libertaire espagnole. Car, si la postérité a conservé la trace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut toujours une pratique collective et sociale. Dans le domaine de la pédagogie, comme dans celui de l’action militante, ceux qui savent de quoi ils parlent sont ceux qui font… Montaigne      l’affirmait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allumer un feu »… Il est temps de souffler sur les braises      !

 

Sommaire :

- Préface de Charlotte Nordmann

- Vers une pédagogie socialement critique…

- Un mythe qui a la vie dure : l’école de Ferry selon Jean      Foucambert.

- Aux sources du syndicalisme : ni curés, ni patrons, ni État !

- Instruire pour révolter : Pelloutier ou la pédagogie d’action      directe.

- Albert Thierry : l’homme en proie aux enfants.

- Francisco Ferrer : une école pour la Sociale ?

- Espagne 1936 : l’école fait sa révolution.

- Korczak : l’autre insurrection de Varsovie.

- Ivan Illich : une société sans école.

- La pédagogie des opprimés de Paulo Freire.

- Bourdieu et l’école.

- Jacques Rancière : l’école ou la démocratie ?

- Freinet… jusqu’où ?

 

L’auteur : Enseignant depuis 1995, Grégory      Chambat travaille avec des élèves non-francophones dans un collège de Mantes-la-Ville (78). Militant de la CNT éducation, il participe au comité de rédaction de la revue N’Autre école. Il a publié « Instruire pour révolter : Fernand Pelloutier et l’éducation, vers une pédagogie d’action directe» et coordonné le livre d’entretiens « École : une révolution nécessaire » (éditions CNT).

Références du livre : éditions Libertalia, collection Terra Incognita, 216 pages, octobre 2011

Pour commander le livre (14 €, frais de port inclus) :  Cliquer ICI 

 

 

 > 16 MARS :

SÉLECTION

ET REPRODUCTION SOCIALE(S)

 

Projection-débat avec la participation de Brigitte Monfroy, sociologue à l’IUFM Nord Pas-de-Calais

T’avais qu’à mieux travailler à l’école !

      Certaines inégalités sociales sont parfois présentées comme «      normales » puisque nous aurions toutes et tous les mêmes chances      de réussite, en particulier à l’école : c’est le principe même de      la méritocratie. Cette idéologie est contredite, depuis plus de      trente ans, par des recherches montrant une corrélation forte      entre l’origine sociale des élèves et leur réussite scolaire. La      France est d’ailleurs aujourd’hui un des pays où le poids de      l’origine sociale est le plus fort dans l’explication des niveaux      de réussite scolaire.

La reproduction sociale est-elle une fatalité ?

      Il y a une quarantaine d’année, les sociologues Bourdieu et      Passeron faisaient de la « reproduction sociale » la fonction      première de l’école. Cette analyse est-elle encore, voire plus que    jamais, d’actualité ? L’école ne fait-elle que « reproduire », au      sens d’enregistrer de manière « passive », les inégalités sociales      ou participe-t-elle « activement » à leur (re)production ? Une «n’autre école » est-elle possible ? Quoi qu’il en soit, comprendre  la genèse des inégalités sociales à l’école semble bien constituer    aujourd’hui un enjeu d’importance, enjeu indissociablement scientifique et politique…

 

> 11 MAI : AUTORITÉ ET SAVOIRS

 

Projection-débat avec la participation de Thomas Barrier, formateur à l’IUFM Nord Pas-de-Calais

 

La relation pédagogique semble être de nature asymétrique. Dans l’ordre des savoirs, les enseignants sont supposés plus avancés que leurs élèves et c’est d’abord sur ce critère qu’ils-elles sont aujourd’hui recruté-e-s. Vue sous cet angle, la relation pédagogique possède quelques similarités avec la relation d’autorité. Cette similitude (réelle ou supposée) vient parfois en soutien d’un discours réactionnaire : les difficultés scolaires      d’aujourd’hui seraient dues à un déficit d’autorité des maîtres-détenteurs-des-savoirs. A l’opposé, la pédagogie      antiautoritaire peut-elle faire l’économie d’une réflexion sur la  place des savoirs dans les relations enseignants/élèves ?  L’enseignant peut-il se comporter en simple tuteur ? Du côté des élèves, des recherches ont montré les relations existantes entre la soumission à l’autorité du maître et l’absence d’investissement      dans les situations d’enseignement. Ce phénomène mérite particulièrement l’attention dans la mesure où ce sont souvent les élèves d’origine populaire qui sont les plus demandeurs d’une  prise en charge par les enseignants et par l’institution. Comment, dans ce contexte, faire face à cette demande sans pour autant      installer un rapport de dépendance ? Comment favoriser un engagement autonome des élèves ? Un rapport aux savoirs qui soit constructif ?

 

> 15 JUIN :

L’UNIVERSITÉ  EXPÉRIMENTALE DE VINCENNES

 

Projection-débat sur une expérience unique dans la foulée de mai 68

 

L’université expérimentale de Vincennes a été créée dans la      foulée de mai 68. Rasée un été de 1980, il n’en existe aujourd’hui  plus de trace même si elle est à l’origine de l’actuelle Université Paris 8 à St-Denis. Il reste néanmoins un expérience sociale, pédagogique et politique unique : mise en avant de l’interdisciplinarité (une licence comprend par exemple au moins deux spécialité distinctes) ; suppression du contrôle terminal, du      cours magistral (les amphis ne servent guère qu’aux AG) ; rapports enseignants/étudiants bouleversés ; ouverture aux non bacheliers, aux salarié-e-s (ouverture de l’université de 7 à 24h, le samedi,  etc), aux parents (crèches…) ; ouverture vers de nouvelles disciplines ; et surtout, une effervescence politique difficilement imaginable dans le contexte actuel de mise au  des universités (LRU, IDEX, etc). De nombreux documents concernant cette expérience (articles, films, documents historiques, etc) sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.ipt.univ-paris8.fr/hist/     

 

CNT          éducation Nord Pas-de-Calais. 32 rue d’Arras, 59000 Lille

      03 20 56 96 10   ssec5962@cnt-f.org

 

 

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Published by jean-rumain
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