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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 18:23

 

Communiqué de RESF

QUAND LE ROULEAU COMPRESSEUR S’ARRETERA-T-IL ?

 

Concernant le droit des étrangers, les préfets continuent à appliquer les lois iniques des Sarkozy-Hortefeux-Besson-Guéant : la course aux chiffres continue, personne ne leur a encore ou assez fort dit de l’arrêter.

La législation actuelle est aveugle et provoque les pires injustices. Nous en avons encore eu encore un exemple ces deux derniers jours.

Sans la vigilance du Réseau Education Sans Frontières, la vie d’une famille Thaïlandaise de Belleville aurait basculé. En moins de 24 heures ! Mme Prawanna vit en France depuis neuf années et son mari est arrivé voilà 10 ans sur notre territoire. Ils étaient confiants sur leur possible régularisation. Ils répondaient aux critères exigés pour une régularisation. Leur employeur, un restaurateur, avait d’ailleurs entamé des démarches en ce sens.

Mais mal conseillée, cette famille n’avait pas fait valoir ses droits de façon efficace. Et ce lundi 20 mai, Mme Prawanna qui répondait à une convocation à la Préfecture de Police de Paris, pensait venir compléter sa demande de régularisation par le travail. Elle a été interpellée dans les locaux de la Préfecture de Police, placée aussitôt au centre de rétention de l’Ile de la Cité, avec un vol réservé pour le lendemain mardi à 13h40, sans aucun recours possible.

Sans la détermination des parrains et marraines de cette famille, des parents et enseignants des écoles du groupe scolaire Lasalle-Rampal, des élus du 19ème arrondissement de Paris, elle serait ce mardi 21 mai dans un avion pour Bangkok. Deux petites filles de 2 et 3 ans se seraient retrouvées sans leur mère et un père, de surcroît atteint d’une pathologie chronique, contraint de les élever seul. Grâce à la mobilisation de tous, Mme Prawanna a été libérée ce mardi dans la matinée.

La loi actuelle ne peut plus s’appliquer, elle ne permet pas aux résidants étrangers de défendre leurs droits. La brièveté des délais de recours, l’automaticité des décisions ont provoqué des drames hier, et sont de nature à en provoquer encore demain. Comment continuer à accepter cette violence quotidienne qui peut briser définitivement une famille en 24 heures ? En attendant que la loi change en profondeur, le Réseau Education Sans Frontières réitère sa demande faite dès le 6 mai au soir : un moratoire concernant la rétention des parents, des familles et des jeunes majeurs et leur expulsion. »

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Published by jean-rumain
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