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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 19:22

 

Exposition les 30 ans du Frac Languedoc Roussillon stop ça suffit !

Le changement c’est maintenant, nous chantait-on sur un air culturel de marketing politique pendant la campagne présidentielle et législative ! Mais il ne sera ni pour maintenant et ni pour demain ! Rien ne changera, ni dans l’art contemporain comme dans tous les secteurs, les injustices sociales, culturelles seront notre pain quotidien

Exposition Les 30 ans du Frac Languedoc Roussillon : 30 ans ça suffit ! Y en a marre ! Ras le bol ! Leurs dissolutions seraient un bienfait pour la communauté artistique en deuil d’ateliers pour travailler et de lieux d’exposition en France.

En France les artistes crèvent car il y a un monopole des institutions sur la diffusion de l’art contemporain, les Frac Fonds Régional d’Art Contemporain comme le Cnap, Drac ou les musées d’art contemporains sont les seuls responsables de cette faillite en cascade depuis trois décennies. La France, un pays qui devient totalement maudit pour les artistes créateurs auteurs.

Les expositions en 2012 cet été pour Les 30 ans des Frac : Fonds Régional d’Art Contemporain, un Frac par région financé par le contribuable est un prétexte à différentes expositions dans les Frac comme cette exposition "Les 30 ans du Frac Languedoc Roussillon", 30 ans stoppons les dégâts !

Les 30 ans de Frac apportent la preuve de l’inertie culturelle en France du ministère de la culture jusqu’aux conseils régionaux quelques soient leurs étiquettes politiques, gauche ou droite. L’anniversaire de cette association d’art contemporain d’utilité publique avec ces 30 ans de présence culturelle sur le terrain nous prouve que nous sommes immergés dans une culture française dans l’incapacité de générer de nouvelles perspectives culturelles. Ces 30 ans de Frac sont les 30 ans du refus de voir en France de nouvelles émergences alternatives indépendantes des pouvoirs des élus en région Languedoc Roussillon comme dans tous les 22 conseils régionaux.

Les 30 ans du Frac Languedoc Roussillon c’est 30 ans d’opacité sur la sélection des artistes achetés pour la collection ou exposés en région.

Les 30 ans du Frac Languedoc Roussillon ce sont 30 ans du refus politique de la part des élus, des conseillers régionaux, du président du conseil régional, d’égalité des chances dans la communauté artistique face à l’argent public et aux aides publiques.

Les 30 ans du Frac Languedoc Roussillon comme dans les autres Frac, ce sont 30 ans de conflits d’intérêts entre les directeurs des Frac avec les marchands d’art, les galeristes, les conservateurs et les collectionneurs. Des conflits d’intérêts dont la principale source est l’association CIPAC réunissant des acteurs du service public et des acteurs du marché de l’art contemporain, galeristes, critiques, commissaires d’expositions ou curator, etc…

Monsieur Emmanuel Latreille, directeur du Frac Languedoc-Roussillon cumule les titres et fonctions puisqu’il est aussi président du CIPAC accompagné de Bernard Zürcher vice président du CIPAC, marchand d’art (galeriste) qui travaillait auparavant au musée de l’Orangerie et au Palais de Tokyo, ex membre du comité de sélection des galeries participant à la FIAC à Paris. Voilà, un pied dans le service public et l’autre dans le privé et dans le marché d’art contemporain, c’est scandaleux, la honte !

Frac, Cipac, galeristes d’art, collectionneurs, musées d’art contemporain, il n’y a plus de frontière entre le public et le marché privé. Les différents responsables forment avec insolence grâce à l’argent public des réseaux d’influences où partout ailleurs ça ce serait puni de délit par les juges dans nos tribunaux. Des différents acteurs du privé et du public regroupés dans un lobbying d’art contemporain au sein d’une association. Ce lobbying décide des achats d’œuvres d’art pour nos collections publiques et décide des artistes sélectionnés pour les expositions publiques sachant que ces dernières servent de réputation aux artistes, enjolivent leurs CV afin de gonfler artificiellement leur cotation ou leur prix de vente en galerie afin d’enrichir les galeristes ou marchands d’art, et les collectionneurs qui spéculent sur les œuvres d’art. Voilà où valse l’argent public dans un pays où l’on inflige à la population française l’austérité des plus pauvres à la classe moyenne. Tout ceci est une honte, un scandale alors que les artistes en en grande majorité n’ont plus d’atelier et de lieu pour exposer en France. Il faut remonter sous Pétain sous l’occupation et son gouvernement collabos d’extrême droite pour retrouver une telle catastrophe, une telle débâcle s’exemplifiant au fil du temps en un naufrage sans précédent chez les artistes plasticiens, artistes peintres, sculpteurs, installateurs, plasticiens vidéastes, (…) dans la création contemporaine en France.

2% d’augmentation du Smig mais des millions d’euros pour des institutions d’art contemporain comme la biennale d’art contemporain de Lyon (budget de 7 millions d’euros) et tout ça pour faire crever les artistes créateurs auteurs en France ! Cherchez l’erreur !!!

Piqure de Rappel : en 2005 Lili-oto possédait un espace d’art contemporain Artoong Studio à Bordeaux après avoir quitté Paris et Lyon, il proposera publiquement une autre feuille de route pour le Frac Aquitaine en plein crise, démissions en cascade... N’étant ni aidé ni subventionné, connaissant des difficultés de quelques milliers d’euros, lili-oto et Artoong Studio seront virés de leur espace à Bordeaux dans les mois qui suivirent cette lettre publique au Frac Aquitaine, l’espace Artoong Studio programmait plus d’exposition que le Frac... Aujourd’hui Lili-oto vit à Narbonne et il n’a pas d’atelier pour mener son activité artistique comme beaucoup d’autres artistes narbonnais et il ne trouve plus de lieu pour exposer. La ville de Narbonne qui est gérée par le Parti Socialiste exposera cette exposition en hommage au Frac comme d’autres lieux aux alentours dans tout le Languedoc Roussillon... Lili-oto cherche un lieu pour remonter Artoong Studio, résistance du PS qui refuse de débloquer des lieux vides à L’abandon appartenant à la ville, préférant sa bureaucratie culturelle médiocre et les rats accompagnés du salpêtre dans des espaces vides ! Le maire de la ville lui avait promis pendant les élections une réunion avec la communauté artistique narbonnaise que lili-oto lui avait demandé, on attend toujours !

(lili-oto, artiste contemporain. Voir son site )

 

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Published by jean-rumain
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