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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 18:32

 

 

Communiqué intersyndicale du 18 janvier 2012

CGT,CFDT, Solidaires,FSU,UNSA

 

 

La présence de Sarkozy venant présenter ses vœux au monde rural était pour nous une véritable provocation. En effet, s’il y a bien un département qui souffre et au prix fort, des conséquences de la politique menée par Sarkozy et son gouvernement au service du MEDEF et de la finance c’est bien l’Ariège :

o Un taux de chômage dépassant les 11% supérieur à la moyenne nationale et régionale,

o Un haut niveau de précarité frappant davantage les femmes, les jeunes et les chômeurs de longue durée. Dans le même temps, la moyenne des salaires est inférieure à celle que l’on connaît au plan régionale et national.

o Une industrie qui s’appauvrit, la funeste RGPP ainsi que la loi Bachelot et la réforme des collectivités locales qui affaiblissent les services publics avec chaque année un nombre d’emplois supprimés de plus en plus important. Au plan national, ce sont 150.000 emplois supprimés en 4 ans. Sur notre département ce sont plusieurs dizaines.

La venue de Sarkozy intervenait également la veille du sommet social. Ce dernier doit annoncer la mise en place de la TVA sociale et de nouveaux cadeaux au patronat. Pour la CGT, CFDT, Solidaires, FSU et UNSA ce sommet est un affichage politique préélectoral.

Sans le dire, ce sont de nouveaux efforts qui vont être demandés aux salariés. Dans la suite des plans d’austérité supportés à 80% par les salariés, c’est pour les acquis sociaux qui sont la cible de Sarkozy.

Dans le même temps, 210 milliards d’euros de dividendes ont été versés par les entreprises en 2010.

Environ 1000 Ariégeois et Ariégeoises étaient rassemblés à l’appel de l’intersyndicale

départementale CGT, CFDT, Solidaires, FSU et UNSA et du collectif de défense de l’hôpital de Lavelanet. Elles, ils étaient présents pour porter les propositions de l'intersyndicale en termes d’augmentation de salaire, d’alternative aux licenciements, taxation des mouvements spéculatifs…

Ce rassemblement s’est transformé de façon spontanée en manifestation. Une centaine de mètres parcourus, des forces de polices (civiles, CRS, GIPN,) en nombre disproportionné, se sont interposées,

nous avons sombré dans la démesure et les violences policières.

Des dizaines de manifestants ont reçu des éclats de projectiles de caoutchouc provenant de grenades de dispersion, d’autres ont été fortement intoxiqués par du gaz lacrymogène qui a nécessité un arrêt de travail conséquent pour l’une d’entre elle.

Des plaintes ont d’ores et déjà été déposées pour violences policières.

Parmi les victimes, des syndicalistes, des anonymes, des militants politiques, des élus mais aussi des enfants et des retraités, vomissaient en réaction aux gaz ; quel beau pays que le nôtre !

Certains peuvent toujours regarder ailleurs en donnant des leçons de démocratie…Ils seraient bien inspirés tant qu’ils sont encore au pouvoir de condamner de tels agissements sur le territoire Français. Cet acte inacceptable et gratuit doit tous nous interpeller sur les véritables motivations d’un gouvernement prêt à tout en ces périodes électorales pour afficher sa fermeté par des violences policières et s’attaquer ainsi aux droits individuels de chacun comme celui de manifester.

Les organisations syndicales CGT, CFDT, Solidaires, FSU, UNSA condamnent de tels agissements et s’interrogent sur :

Qui a donné l’ordre aux forces de l’ordre de nous tirer dessus ?

o Les services de sécurité de la Présidence de la République ?

o Le Préfet de l’Ariège?

o Le Directeur départemental de la sécurité publique ?

En tout état de cause les responsables quels qu’ils soient portent une grande responsabilité et ont fait preuve d’un manquement manifeste de discernement.


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Published by jean-rumain
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