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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 12:50

  lutter ou subir

 

Carency (62) Classe menacée : les parents d'élèves montent au créneau

Un collectif de parents du RPI Carency - Villers-au-Bois avait organisé hier l'opération ...

« villages morts et écoles mortes » pour réagir au risque de fermeture d'une classe à la rentrée prochaine.

 « Notre mobilisation fut immédiate, commente Rémy Blancart. Le 27 janvier, nous apprenions la menace de fermeture, le 2 février nous rencontrions les élus et le 6 nous décidions des modalités d'action. » De 7 h 30 à 8 h 30, une vingtaine de parents des deux communes équipée de gilets fluorescents ont interpellé les automobilistes pour les sensibiliser au problème et leur demander de signer la pétition. L'action s'est close à la demande de la Gendarmerie. Elle s'est alors portée sur l'école avec l'occupation des locaux dès 8 h 45. « Louis est très attaché à son école, il connaît bien ses enseignants et ses copains sont les autres enfants du village. C'est une grande famille, très conviviale et cela va au-delà du cadre scolaire », souligne Sébastien Bella.

Décision le 14 février

Sur les 126 élèves du RPI, seuls 6 étaient présents. « Nous avons investi pour la jeunesse dans nos écoles, soulignent Justin Clairet et Jean-Pierre Blancart, les deux maires. À Carency, les menuiseries et peintures ont été refaites, un réseau informatique, des extracteurs d'air et un système anti-pince doigts installés. » « Ici, chaque enfant trouve sa place, les enseignants sont disponibles pour tous. L'école est essentielle pour garder une population jeune dans nos villages et un tissu vivant à nos campagnes » témoigne Hélène Machart.

Une délégation de parents doit être reçue dans la journée par Mme Pique, inspectrice départementale de l'Éducation nationale, afin de présenter les arguments et rendre compte de la mobilisation.

Le 14 février, la commission académique arrêtera définitivement ses choix. Les parents et les élus s'organisent pour préparer des actions collectives afin de peser sur la décision et dès à présent des interventions régulières sont envisagées. •

 

 

A Liévin, les parents de l'école Jacques-Brel refusent la fermeture d'une classe

Une classe de l'école maternelle est menacée de fermeture. Une décision qui devrait être prise officiellement le 14 février. Pour éviter l'application de cette mesure, les parents, la municipalité et des habitants du quartier et d'anciens parents ont manifesté leur mécontentement hier matin.

Des tracts avaient été distribués au début de la semaine pour inviter les parents à organiser une journée « école morte ». C'est-à-dire que l'école fonctionne mais que les enfants n'y viennent pas. Trois mamans sont sur place dès 8 h 15. Elles accrochent les banderoles aux grilles et tentent de sensibiliser les familles qui n'auraient pas compris leur message. « En fermant une classe, les effectifs passeront à 27 enfants par classe, voire plus, les conditions de travail seront plus difficiles et les enfants de 2 ans ne pourront plus être acceptés », expliquent d'une même voix Enza Guisgand, Marlène Goulliart et Alexandra Édoire. Pour elles, il ne fait aucun doute que l'accueil précoce à 2 ans est un moyen efficace de lutter contre l'échec scolaire, Il y va aussi de la qualité du travail de l'équipe pédagogique, très appréciée. « Ils prennent même le temps de nous écouter après les cours », note une maman tandis qu'une autre souligne la collaboration qui existe entre les classes de maternelle et celle du cours prépatoire.

Actuellement l'école comprend une classe de tout-petits, âgés de 2 à 3 ans, Ils sont au nombre de 26. « C'est la preuve que cela répond un besoin des parents », indiquent ces mamans impliquées dans la mobilisation. Elles évoquent ainsi le cas des familles où le père et la mère travaillent.

Mais pour elles, c'est surtout l'aspect éducatif qui prime pour la plupart des parents. « J'ai mis mon enfant à l'école en septembre, dit une autre mère, pour les vacances de Noël il s'était débloqué au niveau du langage et avait déjà beaucoup de vocabulaire. » « En maternelle, ce n'est pas seulement la peinture et le dessin », insistent-elles en évoquant le langage mais aussi la sociabilisation.

« C'est une très, très bonne école dans un quartier sensible », ajoute cette dame dont les trois enfants sont passés ici. En plus, les écoliers sont accueillis toute la journée, une aubaine supplémentaire pour ceux qui travaillent. « Imaginez qu'il y a des enfants qui ne font rien à part l'école », souligne une maman qui réclame juste un sursis de deux ou trois ans le temps de voir l'impact des constructions de logements dans le secteur.

Les rangs des manifestants contre cette fermeture se sont vite étoffés. L'équipe municipale est arrivée également, puis Jean-Pierre Kucheida. Tout le monde prend le temps de discuter et le député-maire indique qu'il va demander aux deux principaux candidats à l'élection présidentielle de revenir sur ces suppressions de classes. « Le Nord - Pas-de-Calais est le plus touché, or c'est ici qu'on constate le plus grand nombre d'inégalités. Il faudrait au contraire un traitement inégal pour compenser », explique Jean-Pierre Kucheida pour justifier le maintien de cette classe : « surtout qu'on voit des chantiers partout à Liévin et qu'on construit 1 400 logements ! ». •

À Liévin sont prévues également des fermetures de classes dans les écoles Pape-Carpantier et Condorcet-Germinal.

 (source texte : lavoixdunord.fr)

 

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Published by jean-rumain
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