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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:35

 

 

L'UMP souhaite revoir les missions et l'évaluation des enseignants.

Inclure l'accompagnement des élèves dans les mis­sions des ensei­gnants, et mettre en place leur évalua­tion par le chef d'établissement, sont deux des trente pro­po­si­tions de l'UMP for­mu­lées hier (8 novembre) lors de la conven­tion du parti sur l'éducation.

Le ministre de l'Education natio­nale Luc Chatel et le secré­taire géné­ral de l'UMP Jean-François Copé ont estimé hier mardi, à leur arri­vée à la conven­tion de l'UMP sur l'éducation, qu'il était impor­tant d'avoir un débat « sans tabou » sur le sta­tut des ensei­gnants. « Chacun est conscient du fait que l'école a changé depuis 25 ans, que les mis­sions de l'école ne sont plus for­cé­ment les mêmes », a expli­qué Luc Chatel. Mais si « on voit bien que la mis­sion a évolué (...), le sta­tut est resté comme en 1950. Il est donc impor­tant qu'on en parle sans tabou », a ajouté le ministre.

L'une des trente pro­po­si­tions de l'UMP pour l'éducation pré­sen­tées hier est de « revoir » les « obli­ga­tions de ser­vice » des ensei­gnants, pour inté­grer dans leurs mis­sions « l'accompagnement : tuto­rat, orien­ta­tion, concer­ta­tion ». Cette pro­po­si­tion inquiète les syn­di­cats. « On était prêt à débattre du chan­ge­ment du sta­tut, d'inclure d'autres moda­li­tés dans notre ser­vice mais à condi­tion que cela se tra­duise en dimi­nu­tion du ser­vice face aux élèves », remarque Patrick Gonthier, secré­taire géné­ral de l'UNSA-Education. « Là, on a bien com­pris que c'est en plus de ce qu'ils ont à faire. »

Pour l'UMP, cette redé­fi­ni­tion des mis­sions des ensei­gnants pour­rait abou­tir à « la créa­tion d'un nou­veau corps qui concer­ne­rait les can­di­dats » au Capes dès la ses­sion 2013, « et qui serait ouvert aux pro­fes­seurs cer­ti­fiés en exer­cice, sur la base du volon­ta­riat ». « Ce double sta­tut appor­tera de la concur­rence dans les établis­se­ments », déplore Patrick Gonthier.

Le parti pré­si­den­tiel pro­pose égale­ment de confier aux per­son­nels de direc­tion — prin­ci­pal, pro­vi­seur, « mais aussi, à terme, le direc­teur d'école » — le recru­te­ment de leur équipe ensei­gnante et d'administration. Les chefs d'établissement seraient en outre char­gés de conduire une évalua­tion des ensei­gnants, « qui mesu­re­rait leur capa­cité à faire pro­gres­ser les élèves ». Dans les « grands établis­se­ments », un « chef de dépar­te­ment » dési­gné parmi les ensei­gnants « pour­rait ani­mer l'équipe de pro­fes­seurs de sa dis­ci­pline », et par­ti­ci­per lui aussi « à leur évalua­tion ». Ce sys­tème d'évaluation est d'ores et déjà « rejeté par les ensei­gnants et les chefs d'établissements » du SNPDEN, prin­ci­pal syn­di­cat des per­son­nels de direction.

« L'UMP est en train de mon­ter un piège : recru­te­ments diver­si­fiés, des rému­né­ra­tions inégales et les chefs d'établissements trans­for­més en évalua­teur et nota­teur », résume Patrick Gonthier.

(Source : nousvousils.fr)

 

 

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Published by jean-rumain
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