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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 19:13

 

C’est la pénurie… de personnels ! Face au dépeçage en règle du service public d’éducation – plus de 50 000 postes supprimés depuis 2007 – le Rectorat d’Orléans-Tours en est venu à solliciter les retraités de l’éducation nationale Ce serait donc aux retraités d’occuper les emplois des jeunes se destinant au métier d’enseignant ? Pour SUD éducation, il y a maldonne !

Par une lettre-circulaire en date du 18 octobre 2011, Madame le Recteur proposait à nos collègues retraité-e-s de venir effectuer quelques missions en échange de modestes émoluments. Pitoyable entreprise de débauchage… Plutôt que de chercher ainsi à cacher la misère dans laquelle est plongée l’Éducation nationale du fait des politiques d’austérité, nous avons, nous, une bien meilleure idée pour assurer correctement le service public d’éducation :· Restaurer les postes supprimés · Recruter massivement · Titulariser tous les précaires

Je me savais irremplaçable, mon poste ayant été supprimé lors de mon départ à la retraite, mais je ne me pensais pas indispensable ."

Cette phrase, tirée du courrier qu’a envoyé à Madame le Recteur l’une de nos camarades retraitées, exprime bien tout le grotesque sinistre de cette proposition lamentable. Partie en retraite, elle voit son poste supprimé ? Cela n’empêche pas le Rectorat de la rappeler pour reprendre du service…

La réponse de notre camarade au Recteur est reproduite ci-dessous : nous n’avons rien à y ajouter !

"Chère Madame, C’est avec émotion que j’ai pris connaissance de votre lettre-circulaire du 18 octobre 2011 et je vous remercie d’avoir retrouvé mon adresse avant que je n’atteigne la date de péremption (j’aurai 65 ans dans quelques mois). Je me savais irremplaçable, mon poste ayant été supprimé lors de mon départ à la retraite, mais je ne me pensais pas indispensable. Certes, vous avez raison, ma pension mériterait d’être revalorisée mais enfin je n’en suis pas réduite à la charité publique. En ce qui concerne mon contact avec les élèves, je ne l’ai pas perdu, rassurez- vous. Je rencontre encore de nombreux anciens élèves qui, faute de poste dans l’enseignement, sont réduits à garder des enfants pour 9 euros de l’heure. Je me permettrai donc de leur transmettre vos coordonnées ; car, je vous l’avoue, la vieille bête que je suis a honte de songer, même un instant, à disputer la pitance de ces pauvres enfants. Puisque vous semblez disposer de quelques sous, embauchez-les, créez des postes pour eux ! J’ai fait mon temps, place aux jeunes ! Avec toute ma sympathie, Une ex-professeure de lettres modernes”


(Source : sudeducation18.org)

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Published by jean-rumain
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