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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 18:35
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Sans commentaire ni parti pris (presque), la position de différents syndicats et de certaines associations sur le thème...récurant des "rythmes scolaires". Je me contenterai seulement de préciser que les rythmes scolaires n'existent pas. En effet, la notion de rythme renvoie à un événement qui se reproduit périodiquement identique à lui-même, on en est assez loin à l'école...
(Les syndicats apparaissent par ordre alphabétique, il en est de même pour les associations)
 
SE-UNSA
Pour le SE-Unsa, si la question des rythmes scolaires est importante, elle ne peut se limiter à l’école primaire mais doit aussi concerner le collège ainsi que les lycées. Elle doit aussi être traitée dans le cadre d’une très large concertation avec les multiples acteurs concernés : enseignants, personnels, familles, collectivités territoriales, monde associatif, acteurs économiques…
L’expression du ministre qui s’est concentrée sur la semaine scolaire passe sous silence l’organisation de la journée et celle de l’année scolaire. Ce dossier des rythmes est complexe car c’est bien l’ensemble des temps de vie de l’enfant qui doit être traités en cohérence.
L’organisation de l’aide personnalisée est aussi à repenser. Pour le SE-Unsa, elle doit prendre place dans le temps scolaire pour tous.
Enfin, au-delà du temps de l’enfant, la question du service des professeurs des écoles et de son organisation est posée et devra donc être mise sur la table au moment des négociations. Pour le SE-Unsa, toute évolution devra marquer une amélioration pour la réussite des élèves comme pour les conditions de travail de leurs enseignants.
D’ores et déjà, le SE-Unsa a sollicité une audience au ministre pour l’entretenir de tous les dossiers urgents. Ce dossier des rythmes en fait désormais partie.
SGNEN-CFDT
Rythmes scolaires ;
les 10 propositions du Sgen-CFDT
Voilà un sujet qui agite les discussions des cours de récréation et qui suscite beaucoup de rumeurs (Va-t-on raccourcir les vacances d’été ? La semaine de travail sera-t-elle de 5 jours ? Travaillera-t-on 24 heures ou 26 heures avec tous les élèves ?...)
Le nouveau Ministre a annoncé l’ouverture d’une concertation sur ce vaste sujet cet été. À la fin de l’année 2011, le ministre de l’Éducation nationale précédent avait demandé aux organisationssyndicales représentatives leurs avis au sujet des propositions émises dans le rapport de la conférence nationale sur les rythmes paru au mois de juillet. Il annonçait ensuite une dernière consultation des organisations.

Pour le SGEN CFDT, il est indispensable de négocier un nouvel équilibre du temps de travail des élèves et des personnels.Dans ce but, nous faisons 10 propositions parmi lesquelles nous proposons :
- La limitation de la durée journalière des cours de l’école primaire à 5 heures par jour.
- Une pause méridienne minimum de 1H 30.
- L’organisation de la semaine scolaire sur 9 demi-journées.
- Une alternance 7/8 semaines de cours et 15 jours de vacances.
- Une à deux heures d’accompagnement éducatif pour tous
SNALC
RYTHMES SCOLAIRES

NON AUX DIKTATS DE LA NOMENKLATURA !




Le SNALC (CSEN-FGAF) a pris connaissance du rapport relatif aux rythmes scolaires remis hier au Ministre de l'Education nationale.

Il conteste tout d'abord la méthode : une fois de plus un comité Théodule, présidé par l'insubmersible Christian Forestier, prétend rénover le système scolaire, alors que ni les familles, ni les professionnels du tourisme, ni les personnels, ni les élèves n'étaient demandeurs ! Le SNALC invite dès lors M. Forestier à profiter de sa confortable retraite plutôt que de poursuivre son entreprise systématique de destruction de l'Ecole républicaine entamée il y a plus de 30 ans par une défense forcenée du collège unique et poursuivie par une généralisation abusive du bac pro en 3 ans qui a mis à mal l'enseignement professionnel.

Le SNALC rappelle ensuite qu'il est totalement opposé à une diminution des vacances d'été : celles-ci permettent en effet aux élèves comme aux enseignants de bénéficier d'une véritable coupure propice à un repos bien mérité et de la « respiration » nécessaire entre deux années scolaires.

Il s'insurge également contre la diminution journalière des horaires de cours. Celle-ci aboutit en effet à la mise en place de dispositif d'accompagnement éducatif à l'efficacité plus que douteuse ou à livrer les enfants à eux-mêmes, sauf à préconiser un retour des femmes au foyer...

Le SNALC réclame donc qu'avant toute décision en la matière une véritable consultation de tous les partenaires concernés soit véritablement organisée en dehors des cénacles de la nomenklatura qui prétend continuer à faire la loi au Ministère.
 
 
SNE  (2011)

Suite à la remise du rapport sur les rythmes scolaires au Ministre de l’Education, le SNE, syndicat du 1er degré de la CSEN, réaffirme son opposition à un retour à une semaine de quatre jours et demi surtout aux prétextes et motifs évoqués par la commission.

Le maintien du dispositif actuel est possible si on recentre les apprentissages sur les fondamentaux et si on cesse de consacrer l’école à des missions qui ne sont pas les siennes.

Le SNE-CSEN dénonce une organisation décidée par les collectivités locales, le partage des niveaux de décisions et l’inévitable allongement du temps de travail pour les enseignants qui auront à supporter une organisation inadaptée au terrain et à ses difficultés.

Entre l’accompagnement éducatif, le soutien, les animations pédagogiques, les conseils et les réunions diverses, il s’annonce à coup sûr une dégradation encore plus marquée des conditions d’exercice.

Pour les enfants, la durée de présence à l’école sera allongée au gré des activités éducatives et associatives, ce qui est proprement à l’opposé de ce qui devrait être recherché.

Le SNE-CSEN revendique fermement dans le même esprit le maintien des vacances d’été en l’état, les arguments spécieux de coupure trop longue ne tenant pas devant la prise en compte d’autres intérêts que ceux de l’école.
Le SNE-CSEN ne peut pas admettre en l’état les propositions faites. Il a été le seul à s’opposer à l’idée de la modification de la semaine scolaire et à l’ingérence des non enseignants dans l’école ; Il continuera.
 
SNUIpp-FSU (Paris)
Un tel chantier devra se faire en prenant en considération les conditions d’exercice du métier et de vie des enseignants. Tout doit être mis sur la table. Le SNUipp-FSU porte des revendications en terme d’améliorations des conditions de travail des personnels : réduction du temps de service, dissociation du temps enseignant et du temps élèves... Cela pose également la question des 60h d’aide personnalisée dont le SNUipp-FSU continue à demander l’abandon. Des améliorations des conditions de travail des personnels sont indispensables et notamment la reconnaissance des temps hors la classe : temps de préparation, lien avec les familles, travail en équipe…

La concertation devra nécessairement aborder les questions d’articulation des temps scolaires, du temps périscolaire et de leurs qualités, les questions de financement et pour cela, réunir tous les acteurs concernés (enseignants, familles, collectivités, associations et mouvements d’éducation populaire...). La réduction du temps de classe quotidien des enfants ne réduira pas leur temps de présence à l’école (garderie, étude, activités diverses). Il ne faudrait pas que la réforme des rythmes scolaires aboutisse au final à l’alourdissement de la journée, de la semaine et de l’année.

La réussite de tous les élèves est loin de dépendre uniquement des rythmes scolaires. C’est aussi une question de contenus d’enseignement, de formation des enseignants et d’organisation pédagogique.
 
 
SNUDI-FO
La réorganisation des rythmes scolaires ne doit pas être le prétexte
à une nouvelle remise en cause du statut de fonctionnaire d'Etat des enseignants
Pour le SNUDI-FO, la première exigence c’est la préservation du statut national des PE, l’amélioration de leurs garanties statutaires et de leurs conditions de travail, ce qui signifie dans l’immédiat :
- l’abrogation des décrets Darcos et la suppression des 108 heures annualisées (dont 60h d’aide personnalisée imposant des journées scolaires à rallonge…et la liquidation des RASED). C’est le préalable à toute discussion.
- le rétablissement des postes supprimés qui depuis des années dégradent les conditions de scolarisation et les conditions de travail des enseignants.
 
Sud educ 63 (14 juin 2012 )
"Vincent Peillon a annoncé sa première mesure dans le cadre d'une réforme très attendue sur les rythmes scolaires. Les vacances de la Toussaint seront allongées de quatre jours à la rentrée 2012 et dureront deux semaines, une première mesure dans le cadre d'une réforme très attendue sur les rythmes scolaires, a annoncé le ministre Vincent Peillon dans un entretien à l'Est républicain publié jeudi. "Je ne suis pas hostile à respecter l'avis du Conseil supérieur de l'Éducation pour le calendrier 2012 et d'instituer deux semaines de vacances à la Toussaint", indique le ministre de l'Éducation nationale. Les vacances de la Toussaint 2012 commenceront le samedi 27 octobre après la classe et se termineront le dimanche 11 novembre. Initialement, les cours devaient reprendre le jeudi 8 novembre."
Cette décision est heureuse et favorable au bien-être des enfants.
Dans l'académie de Clermont-Ferrand, depuis des années était organisé un raccourcissement des vacances de la Toussaint pour permettre un pont au mois de mai (ascension) et éviter un éventuel absentéisme des élèves.
La reprise de la classe un jour plus tôt venait tronquer un temps de repos-déjà trop court- nécessaire aux élèves, à cette période de l'année.
SUD éducation s'était élevé dès le début contre ce calendrier: en CDEN d'abord (où la reconduction de cette organisation était proposée à la fin de chaque année scolaire), puis dans d'autres instances. Face à nous, l'excuse du principe de réalité : "c'est en effet bien dommage, mais on ne peut pas faire autrement". Il y a fort à parier qu'un "autrement" sera enfin trouvé, comme il l'a été dans d'autres académies depuis longtemps...
Le règlement prochain de cette question nous encourage à mener d'autres combats dans lesquels la fatalité de la situation actuelle nous est systématiquement opposée!
 
Sud Education (février 2011)

Des journées interminables

La trop longue durée de la journée scolaire est génératrice de fatigue pour les élèves. Pour le premier degré, une journée c’est 6 heures de « temps contraint » dont 5h30 de temps pédagogique et 30 minutes de récréation dans une cour de récréation rarement aménagée pour la détente des élèves. À cela il faut ajouter le temps des devoirs à la maison. En effet comme la journée de classe ne suffit plus pour boucler des programmes toujours aussi lourds avec une semaine passée de 26 à 24 heures, il existe, malheureusement, une tendance très nette à une augmentation du travail demandé à la maison alors qu’une dizaine de circulaires ministérielles l’ interdisent. Il faut ajouter le temps de la cantine, fréquentée par un nombre croissant d’enfants. C’est une source supplémentaire de fatigue et de stress pour de nombreux enfants, surtout lorsque s’y ajoutent garderie le matin, étude le soir, temps de transport des enfants.
La suppression de l’école le samedi matin alourdit la journée des élèves en difficultés.
D’autre part, la suppression de l’école le samedi matin, décision démagogique et hypocrite (vu qu’on encourage les parents à travailler... le dimanche et les jours fériés !) alourdit la journée, déjà longue pour les élèves rencontrant des difficultés, avec l’aide personnalisée. Dans ce contexte, les enfants ne tirent aucun bénéfice, pour leur « réussite scolaire », de ces heures. Celles-ci sont mal placées dans la journée scolaire, difficiles à organiser pour les enfants très en difficulté et les enseignants ne sont pas formés pour ces missions spécifiques. Face à cette réalité, la démarche qui s’impose parfois est celle d’un approfondissement offert à des élèves plus aptes à supporter un alourdissement du temps scolaire plutôt qu’un soutien à ceux déjà en souffrance.
Dans le second degré, la fermeture de la plupart des établissements le samedi matin, pour les raisons déjà évoquées, se traduit par une amplitude journalière augmentée. Les régressions introduites par la réforme du lycée, compliquent l’élaboration des emplois du temps qui regorgent de « trous » sans que les établissements soient adaptés pour accueillir les élèves en dehors des classes (locaux, effectifs dans les vies scolaires insuffisants). S’ajoutent les temps de transport scolaire pour les lycées et les collèges des zones rurales. Ainsi, il est fréquent de voir un adolescent quitter son domicile dès 7h00 pour y revenir 12 heures plus tard ! Les élèves sont de plus en plus fatigués à mesure que le trimestre se déroule, par exemple en novembre au cours du trimestre le plus long de l’année. Et cette fatigue est source de démotivation, de mise en difficulté des plus fragiles notamment.
Les conditions de travail des personnels sont donc dégradées (journées souvent alourdies par un temps d’enseignement supplémentaire donc par des rencontres avec les parents plus tardives, et des préparations-corrections repoussées toujours plus tard en soirée). Tout cela conduit par rétroaction à défavoriser une seconde fois les élèves. Il ne faut pas oublier les autres personnels qui jouent un rôle fondamental dans le bien-être des élèves (ATSEM, femmes de ménage, EVS, AVS), qui se sont aussi vu imposer des horaires plus contraignants alors que certains (EVS, AVS) sont en plus des précaires payés à des niveaux si bas que c’en est indécent. Un rythme morcelé

Un rythme morcelé

Tous les chronobiologistes et pédiatres le disent, un enfant a besoin d’un rythme de vie régulier et d’un temps de sommeil suffisant. Dans les faits, les enfants ont 2 fois 2 jours d’école. Le reste du temps, les conditions de vie et de travail des parents font que les enfants voient leur rythme sommeil/activité sensiblement modifié –empilement d’activités, coucher tardif... Les difficultés sociales frappant les familles amplifient ces difficultés. De nombreux emplois sont précaires avec des horaires morcelés sur la journée ou sur la semaine. La précarité impose parfois des horaires très tôt le matin et très tard le soir, le weekend. Le chômage de nombreux parents est aussi (et entre autres) un obstacle à la régularité du rythme de vie de l’enfant. Comment établir un rythme journalier et hebdomadaire régulier pour les enfants si les adultes ont des contraintes de plus en plus inadaptées ?
De même, la multiplication des familles recomposées amplifie ce phénomène. Les parents n’ayant la garde de leurs enfants que partiellement cherchent à profiter pleinement de ces derniers et multiplient déplacements, activités, soirées tardives devant la télévision… Quant aux adolescents, les emplois du temps déjà évoqués cumulés à la nécessité de fournir un travail en autonomie à la maison sont sources de manque de sommeil et de difficultés à gérer cette autonomie, et donc d’échec scolaire pour les plus fragiles.
 
FCPE (juin 2012)
La FCPE salue la prise de position du ministre de l’Education nationale d’accéder à sa demande, soutenue par le CSE du 8 juin 2012, que dès la rentrée 2012, la cadence 7 semaines de classe et 2 semaines de vacances soit respectée et donc que les vacances d’automne 2012 soient portées à deux semaines pleines.
Cette décision constitue une première avancée positive pour les élèves.
 Le ministre ne doit pas s’arrêter en chemin. Pour la FCPE, il faut réformer les rythmes scolaires sur la journée, sur la semaine et sur l’année scolaire. Sur la journée, le temps de travail quotidien des élèves doit être raccourci, afin de ne pas dépasser cinq heures par jour en primaire, six heures au collège, sept heures au lycée le temps de travail personnel et dispositifs d’aide inclus ; la pause méridienne de 90 minutes minimum doit s’appliquer à tous les niveaux d’enseignement ; le travail de la journée scolaire doit être aménagé en tenant compte des temps de forte et de faible vigilance. Enfin, Il faut également organiser la semaine de classe sur au moins cinq jours équitablement équilibrés dans le 1er degré, et, dans le second degré, ne pas excéder, 6 heures au collège et jamais plus de 7 heures de temps de travail par jour au lycée.
La FCPE appelle à dépasser les intérêts particuliers, et à placer l’intérêt de l’enfant et de l’adolescent au cœur de la réforme des rythmes scolaires. Elle prendra toute sa place pour la construction d’une réforme à l’horizon de la rentrée 2013.
(voir le  site de la fcpe)
 
PEEP (2010)
Pour la PEEP, il faut envisager :
La réduction progressive de la durée des vacances d’été
L’application effective dans le primaire des cycles tels qu'ils ont été définis par la loi et la mise en place de cycles au collège. Cela devrait permettre aux élèves d’éviter le redoublement ; chacun pouvant prétendre à faire son parcours scolaire avec un nombre d’années différentes.
L’alternance de 7 semaines de cours / 2 semaines de vacances,
Des emplois du temps hebdomadaires cohérents et sans « trous » qui privilégient l’intérêt de l’élève.
La définition des meilleurs moments de concentration dans la journée scolaire pour l’assimilation des savoirs de certaines disciplines.
Une charge de travail mieux répartie dans la semaine avec un aménagement de la journée scolaire, en fonction de l’âge des enfants.
L’intégration de tout projet d’aménagement des rythmes dans le projet d’école et le projet d’établissement avec consultation des membres de la communauté éducative.
L’évaluation systématique des dispositifs et des expérimentations.
 SOS Education
Le Ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, vient d’annoncer qu’il choisissait d’allonger de 4 jours les vacances de la Toussaint pour la prochaine rentrée scolaire.
Cette annonce ne peut se faire sans contrepartie.
L’ensemble de la communauté éducative rassemblée autour de SOS Éducation demande que les vacances d’été soient raccourcies de quatre jours et que cette mesure entre en vigueur à la rentrée 2012-2013.
« Si l’on veut donner les mêmes chances à chaque élève, on doit impérativement regagner ces quatre jours sur les vacances d’été dès cette année. L’annonce du Ministre est totalement incomplète ! », déclare Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.
« Si l’on souhaite que tous les enfants réussissent à l’école, il faut leur redonner du temps pour qu’ils puissent apprendre. Ils ont besoin non d’être gavés mais de travailler régulièrement et méthodiquement. Nous avons tous à y gagner : les élèves, les enseignants et les parents ! » ajoute la porte-parole de l’association.
Les écoliers français travaillent en effet déjà 36 jours de moins que les écoliers européens. Ils n’ont que 144 jours de classe contre 180 jours en moyenne en Europe.
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Published by jean-rumain
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