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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 18:59

 

Remarque : quand on tape "sexualité" sur Google images, les premières pages évoquent d'emblée une sexualité à orientation hétérosexuelle...On remarque ensuite que les recherches associées qui sont proposées par Google sont "sexualité ado", et surtout "sexualité positions"...

Si on tape "sexualitéS", les images proposées deviennent un peu moins formatées et formatantes... 

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Petit tour du monde des droits des transsexuels.

L’annonce a fait l’effet d’une bombe, tant elle provoque une avancée des droits des transsexuels : en Argentine, depuis une décision du Sénat prise en mai, ceux-ci pourront choisir le sexe auquel ils estiment appartenir et le déclarer à l’administration. L’Argentine n’est pas isolée : son voisin uruguayen avait, avant elle, déjà voté une loi similaire. Et, en octobre 2008, une loi de la ville de Mexico a permis aux personnes transgenres d’obtenir des papiers d’état civil conformes à leur nouvelle identité.

 

En Europe, Royaume-Uni et Espagne ont été des précurseurs. Les Britanniques ont, les premiers, modifié leur législation en 2004, après avoir été condamnés par la Cour européenne des droits de l’Homme dans l’affaire d’une transsexuelle harcelée, Christine Goodwin. Et, en Espagne, depuis 2007, une opération chirurgicale n’est plus nécessaire pour le changement d’identité. Le diagnostic d’un médecin est toutefois requis, ainsi qu’un traitement hormonal de deux ans. Au Portugal, le président s’était opposé en 2010 à un changement de la loi ; un an plus tard, celuici a bien eu lieu. Désormais, le genre choisi peut être obtenu en huit jours sur présentation d’un certificat médical en bonne et due forme. En Suède, après un long blocage du Parti conservateur, les opérations chirurgicales de stérilisation forcées viennent d’être abolies. Idem aux Pays-Bas, depuis fin 2011, où seules des déclarations d’experts attestent, après analyse, « que le sentiment de transgenre de la personne est bien permanent ». Et en Belgique, le changement d’état civil est déjudiciarisé, et confié au maire.

 

Autre bouleversement : la question du passeport. Depuis septembre dernier, l’Australie permet d’y faire figurer le genre de son choix. Et pour ceux qui ne veulent pas choisir, il est désormais possible de cocher la case « x ». Le Canada examine en ce moment un texte qui permettra la même évolution. Et la France ? En grand retard, malgré le dépôt d’une proposition de loi en décembre dernier par des députés PS, s’appuyant sur une résolution du Conseil de l’Europe qui veut supprimer l’obligation de stérilisation, de conversion sexuelle ou de thérapie hormonale. Pour obtenir un changement d’état civil, les transsexuels français sont toujours stérilisés chirurgicalement et de manière irréversible, doivent passer des tests psychiatriques et attendre ensuite entre un an et un an et demi la décision du tribunal.

(source texte : danactu-resistance.over-blog.com)

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Lancement de la première enquête française sur la biphobie.

(communiqué inter-associatif)

Le 23 septembre 2012 est, depuis 13 ans, la journée internationale de la bisexualité. À cette occasion, les associations : le MAG jeunes LGBT, SOS homophobie, Bi'cause et Act Up-Paris, associées à des militant-e-s indépendant-e-s, lancent ce week-end la première enquête française sur la biphobie issue de la communauté LGBT (Lesbienne, Gay, Bi et Trans).

Le questionnaire que nous avons conçu s'adresse à toute personne quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre. Par le biais d’une quinzaine de questions, il vise à interroger les représentations positives ou négatives associées à la bisexualité dans les domaines de la vie sexuelle et/ou amoureuse, de la visibilité, de la santé.

Il est disponible via CE LIEN  et sera également diffusé dans la rue à Paris, Marseille, Strasbourg, Nice, Nantes, Montpellier et Besançon par le biais de notre réseau de partenaires et les délégations régionales de SOS homophobie.

Parce que les bisexuel-le-s sont invisibilisé-e-s dans la société, mais aussi au sein même de la communauté LGBT et parce que les violences spécifiques dont ils et elles peuvent être victimes sont souvent niées ou confondues avec l'homophobie, il devient urgent de cerner plus précisément les différentes formes que peut prendre la biphobie.

Les résultats de cette enquête seront communiqués le 17 mai 2013 à l'occasion de la journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie (IDAHO), et serviront de base à la mise en place d'un dispositif de recherche inter associatif sur la bisexualité inédit.

(source texte : SOS-homophobie via le site de Solidaires)

 

Se prostituer librement, nouvel adage du néolibéralisme patriarcal ?

La « liberté de se prostituer », ultime argument du post-féminisme ? Pour Sophie Péchaud, présidente de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AFVT), derrière cet oxymore se cache plutôt une théorie économique bien éloignée de toute pensée novatrice : le capitalisme. Ou quand la pénalisation de la prostitution devient une atteinte à la « liberté du consommateur »...

Se prostituer librement, voilà l’aboutissement ultime du post-féminisme, entend-on de manière dominante depuis longtemps, et plus encore depuis que la ministre des droits des femmes a affirmé sa volonté de pénaliser les clients de prostituées.

Depuis, tous les médias se sont empressés de donner la parole aux agent-e-s de la marchandisation du sexe. Cet été, une émission sur France Inter à travers la voix d’une productrice clairement de parti-pris, a ouvertement fait l’apologie de la « libre prostitution » pendant deux heures, réduisant la position abolitionniste au rang des combats féministes les plus ringards et dépassés.

« Faire le choix de se prostituer librement » représenterait désormais ce qu’il y a de plus visionnaire et progressiste, car « louer » son sexe, son anus ou sa bouche pour en faire commerce serait affirmer sa liberté sexuelle en disposant de son corps comme on l’entend. Pénaliser les clients de prostituées serait une atteinte aux libertés individuelles, à la « liberté du consommateur » dans une société ultra-sécuritaire.

La prostitution, produit capitaliste

À l’image de cette prétendue dérive répressive, la nouvelle loi sur le harcèlement sexuel tendrait à « faire du contrôle social, à mettre en place les mesures de l’ordre moral ». Tribunes, articles, interviews, portraits.... Les bons petits soldats de la société patriarcale sont de sortie pour le retour de bâton. Discours progressiste ? Rebelle ? Punk ? Libertaire ? Vaste blague ! Néo-libéral, capitaliste, ringard, dépassé, sénile, snob... oui. « Post-féministe », c’est-à-dire après la mort du féminisme, certainement.

Car derrière la soi-disant « liberté de se prostituer », se cache (à peine) une théorie économique éculée vraiment très loin de toute pensée novatrice : le... le... capitalisme. Et une organisation politique et sociale tout à fait subversive : le patriarcat. Fichtre ! Le capitalisme et le patriarcat, c’est le nouveau féminisme !

Les personnes se réclamant d’un « nouveau féminisme » plus libre, plus « fun », ne disent rien de plus que les plus vieux théoriciens du libre-marché et toutes celles et ceux qui refusent de s’émanciper de structures patriarcales ancestrales. Tant qu’il y a de l’offre et de la demande... Ce bon vieux paradigme économique a la peau dure et les dents bien acérées. Qu’importe les personnes pourvu qu’on ait l’argent.

La liberté de se prostituer ? Une chimère !

Sur France Inter le 23 août, on a pu entendre ceci : « Vous avez des femmes qui pour arrondir leur fin de mois, se vendent pour quelques heures. Que ce soit triste, d’accord, mais c’est leur problème, ce n’est pas le nôtre ». Tout est dit. Ce n’est pas le leur, ce n’est pas le problème de celles et ceux qui n’ont pas besoin d’arrondir leurs fins de mois.

Ces hérauts du « féminisme moderne » vantent une illusion présentant la prostitution comme un choix, une liberté, un travail. Or, gagner de l’argent, subvenir à ses besoins, est une contrainte vitale pour toutes les personnes non-rentières, soit l’immense majorité de la population. En faisant de la prostitution le « must » de la ré-appropriation de sa sexualité, ils et elles transforment de fait cette dernière en contrainte et non en plaisir. Quelle audace ! « La liberté de se prostituer » n’est qu’un oxymore de plus, une association de malfaiteurs. Comme toutes les chimères, elles ne sont jamais là où on les croit.

(source texte : bastamag.net)

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Published by jean-rumain
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