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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 18:48
                
Destiné à expliquer l’homosexualité aux CM1-CM2, «le Baiser de la Lune» est enfin distribué après deux ans de polémiques.
Ça faisait un moment qu’on l’attendait. Deux ans après sa réalisation, le Baiser de la Lune, un court métrage à l’intention des CM1-CM2 qui raconte l’histoire de deux petits poissons, Félix et Léon, épris l’un de l’autre, va enfin être mis à disposition cette semaine pour les enseignants et les éducateurs par l'intermédiaire de la société de production l'Espace du mouton à plumes.
Flash-back : février 2010, ce film d’animation avait provoqué des remous. Destiné à un public trop jeune, taxé d’hétérophobie, d’incitation à l’homosexualité… des associations de parents d’élèves avaient multiplié les lettres et pétitions contre ce projet. Face à la bronca, le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, avait alors estimé que le Baiser de la Lune n’avait pas vocation à être montré en primaire, le traitement de la question des orientations sexuelles lui paraissant prématuré. Avant de spécifier toutefois, que si l’Education nationale ne soutenait pas le projet, «le choix des supports pédagogiques, en fonction du contexte éducatif et du public scolaire concerné, est laissé à la liberté de l’enseignant».
Poétique. Soutenu par la Ligue de l’enseignement d’Ille-et-Villaine, des associations LGBT et plusieurs villes, le court métrage n’a pourtant rien de sulfureux. Dans un château qui prend l’eau, une chatte, Agathe, considère Félix, un poisson-chat, comme son neveu. Agathe, un peu trop bercée par les histoires de princes et de princesses, souhaiterait voir son Félix marié et lui cherche une petite poissonne. Sauf que voilà, Félix, les femelles très peu pour lui : celui qui lui fait battre les branchies, c’est Léon, le poisson-lune. Au grand désespoir d’Agathe. Sous les yeux du Soleil et de la Lune qui vivent, eux aussi, une histoire d’amour, le regard de la chatte va évoluer en voyant les petits poissons s’aimer d’amour tendre. Si l’histoire est poétique, la question demeure : les CM1-CM2 sont-ils trop jeunes pour entendre parler d’homosexualité ?
«Le film parle d’amour, de la pluralité des relations amoureuses. Pas de sexualité. Ce sont les adultes qui réduisent bien souvent l’homosexualité à la relation sexuelle, souligne le réalisateur, Sébastien Watel. C’est un conte moins stéréotypé que d’ordinaire. Nous avons voulu montrer qu’il n’y a pas de différences entre une histoire de princes et de princesses. Le film sert à aiguiser l’œil à la différence, à la tolérance, et à montrer qu’il n’y a pas qu’un seul modèle en matière d’amour, ni un au-dessus des autres.»
«Verrous». Au cours des deux dernières années, Sébastien Watel a montré son film dans divers festivals. Chaque séance était suivie d’un débat avec les enfants. Si certains jeunes spectateurs questionnaient le réalisateur sur des aspects cinématographiques, d’autres rebondissaient volontiers sur l’intolérance d’Agathe, le droit d’aimer qui l’on veut, l’homosexualité… «A 10 ans, les enfants commencent à déconstruire les préjugés, expose Sébastien Watel. Ils font le parallèle avec le racisme, qu’ils connaissent bien. Contrairement aux ados, ils ne sont pas encore pris dans la norme, le regard des autres. Ils comprennent bien le film qui est aussi sur le regard des autres et la liberté.»
Zelda Deloraie, enseignante en Bretagne, a emmené sa classe de CM2 à une de ces projections. Sa motivation ? «On entend régulièrement des insultes dans la cour de récré : "pédé-sexuel", "homosexuel". Bien souvent, les enfants les profèrent sans même savoir ce que cela veut dire. Ce qui m’intéressait, c’était de lutter contre ces a priori» raconte-t-elle.
Si les enseignants sont supposés lutter contre toute forme de discrimination (racisme, antisémitisme, homophobie, sexisme…), il existe peu de support pour traiter de la question. «Il y a des films pour les collégiens ou les lycéens», explique Elisabeth Ronzier, présidente de SOS homophobie qui avait décerné en 2010 au Baiser de la Lune son prix Pierre-Guénin contre l’homophobie. «Mais il existe peu d’outils pédagogiques pour parler d’homosexualité ou de genre aux enfants de primaires. Quelques ouvrages vont aborder l’homoparentalité mais le Baiser de la Lune est le seul film animé pour enfants sur la question. Sans ce support, je ne me serais pas lancée», ajoute Zelda Deloraie.
Dans sa classe, le débat s’est prolongé. Il a servi à expliquer le mot «phobie» et le préfixe «homo». «Ce sont des petits verrous qui s’ouvrent. On ne les fait pas sauter en une projection, mais aborder ces sujets suffisamment tôt permet aux idées de cheminer, de ne pas les rejeter d’emblée», explique l’enseignante, qui imagine aussi que si l’un de ses élèves se découvre homosexuel, il ou elle se sentira moins seul. En tout cas, aucun parent n’a bronché. «J’avais hésité à les prévenir. Je ne l’ai pas fait car c’est parfois plus compliqué d’aborder les questions de racisme et de discriminations avec les parents qu’avec les enfants eux-mêmes !»
(source texte :liberation.fr)
 
C'est Libération qui l'annonce – dans un article au titre très Libé: «Parler des homos? Même pas carpe» –: Le Baiser de la Lune va enfin être distribué aux enseignant-e-s. C'est donc aux enseignant-e-s que va revenir la décision de montrer ou non le film à leurs élèves.
Le court métrage d'animation de Sébastien Watel (lauréat du Prix Pierre Guénin contre l'homophobie 2010), destiné aux élèves de CM1 et de CM2, raconte l'histoire de Félix et Léon, deux petits poissons mâles amoureux l'un de l'autre.
Début 2010, alors même qu'il n'était pas terminé, le film s'est retrouvé au cœur d'une polémique: une pétition intitulé «Halte aux incitations homosexuelles dans les écoles primaires» avait été lancée par le site d'extrême droite Les 4 Vérités, Christine Boutin avait repris le flambeau, l'inspection académique d'Ille-et-Villaine avait fait retirer son logo de la liste des partenaires du film, la Ville de Rennes et le Conseil régional avait en revanche tenu bon tandis que Luc Chatel se disait opposé à la diffusion du film, ce qui lui avait valu bon nombre de critiques (essentiellement à gauche).
«Le film parle d’amour, de la pluralité des relations amoureuses. Pas de sexualité. Ce sont les adultes qui réduisent bien souvent l’homosexualité à la relation sexuelle, rappelle Sébastien Watel dans Libération. C’est un conte moins stéréotypé que d’ordinaire. Nous avons voulu montrer qu’il n’y a pas de différence entre une histoire de princes et de princesses. Le film sert à aiguiser l’œil à la différence, à la tolérance, et à montrer qu’il n’y a pas qu’un seul modèle en matière d’amour, ni un au-dessus des autres.»
(source texte : yagg.com)
 
Notre principe républicain « Liberté, Egalité, Fraternité » met en avant le respect de la personne humaine.

Le Code Civil (article 9) rappelle que « chacun a droit au respect de sa vie privée ».

Le Code Pénal (article 225-1) indique que « constitue une discrimination toute distinction opérée entre personnes (…) à raison de leur sexe, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle ». Les sanctions encourues peuvent atteindre 3 ans d’emprisonnement et 45000 euros d’amende.

Le Code du Travail interdit toute discrimination à l’égard d’un salarié en raison de son orientation sexuelle (article L 1132-1 de la nouvelle version du Code du Travail).

De plus la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) permet notamment de punir la provocation à la haine, à la violence et à la discrimination mais aussi l’injure commise publiquement envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur sexe, leur orientation sexuelle ou leur handicap. Les peines maximales pour injure homophobe sont de six mois de prison et 22 500 euros d’amende.

Pour le sexisme et l'homophobie, la loi condamne tous les actes et attitudes discriminatoires à l'égard d'une personne (articles 225.1 et 225.2 du Code Pénal).

66 pays ont appelé le 18 décembre 2008 aux Nations Unies à la dépénalisation universelle de l’homosexualité. Ils condamnent « les violations des droits de l’homme fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre où qu’elles soient commises, en particulier le recours à la peine de mort sur ce fondement, les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, la pratique de la torture et autres traitements ou peines cruels, inhumains et dégradants, l’arrestation ou la détention arbitraire et la privation des droits économiques, sociaux et culturels, notamment le droit à la santé ».

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Published by jean-rumain
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commentaires

aménagement de terrasse avignon 19/04/2012 12:48

je dit tout simplement vive la mixsite

conception de jardin avignon 08/04/2012 21:36

merci pour c'et précieux infos