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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 18:41

Les multinationales vendent leurs produits en Grèce 90% plus cher que dans les autres pays européens.

 

Traduction d’un article de Keep Talking Greece qui revient sur les prix des produits de grande consommation importées par les multinationales. Fin d’une autre idée reçue. Celle qui voudrait dire qu’il est normal de baisser les salaires en Grèce pour obtenir une meilleure productivité, car « C’est vrai, ça, la Grèce est un pays pauvre, les prix doivent être ceux d’un pays pauvre non ? » Bah non, car en Grèce, presque tout coûte plus cher qu’ailleurs en Europe. Un salaire bulgare pour des prix londoniens, voilà la Grèce d’aujourd’hui.

 

Pour en savoir plus sur les multinationales en Grèce,

 lire : Comment les multinationales ont exploité la Grèce

Concernant les mythes sur la Grèce et la crise lire :

 les 10 mythes sur la Grèce et la crise

 

 

On a beaucoup entendu parlé dernièrement des baisses des salaires en Grèce, surtout lorsqu’on les compare à des pays comme la Bulgarie ou l’Estonie. Il n’est pas juste de comparer seulement les salaires. Il faut aussi comparer le coût de la vie. Avec un salaire minimum désormais inférieur à 500€, on a l’impression que nous avons les salaires des Balkans, mais des prix du Nord de l’Europe.

 

Tous ceux qui ont vécu à l’étranger et en Grèce, sont stupéfaits lorsqu’ils vont dans un supermarché grec. Les produits des multinationales sont vendus ici au double du prix. Un consommateur grec paie au moins 2,50 euros de plus pour un shampooing de la marque X-, 2 euros de plus pour un tube de dentifrice. Récemment, j’ai été moi-même été choqué d’avoir à payer 8,90 euros pour une laque de marque pour les cheveux . Pas le moins cher, pas le plus cher. Qualité moyenne et le prix d’un … très bon produit. Les détergents sont un autre exemple de prix élevés. J’ai vu une marque de poudre pour machine à laver vendue à 29 euros (70 mesures). Sans oublier les bouteilles de 500 ml de gelée verte pour laver la vaisselle: 1,45€ jusqu’à la semaine dernière. Maintenant son prix est à € 1,52.

 

Une étude récente menée par le ministère grec du Développement a montré que plusieurs entreprises internationales vendent leurs produits en Grèce avec un bénéfice très important. Les produits de soins sont vendus 96,5% plus cher que d’autres pays de l’UE, les détergents 44,2%, les boissons gazeuses à 51,3% et les céréales à 46,96%. L’enquête a été menée dans les supermarchés de Grèce, d’Allemagne, de Bulgarie, d’Espagne, d’Italie et du Royaume-Uni.

 

Selon le quotidien ETHNOS , les filiales grecques des sociétés multinationales, avec différentes méthodes, semblent présenter des intérêts virtuels et des prix gonflés. De cette manière, ils évitent la fiscalité en Grèce et ils transfèrent leurs bénéfices dans les sociétés mères.

 

D’autres facteurs de l’augmentation des prix pour les consommateurs sont TVA de 23% et le transport aux coûts élevés en raison de la profession fermée des propriétaires de camions.

 

Une autre question qui a été soulevée avec le Mouvement des pommes de terre sont les prix élevés des produits agricoles frais. Selon le ministère, les carottes, par exemple, sont vendus par les agriculteurs aux grands détaillants à 0,33€ le kilo, mais ils atteignent les consommateurs sur les marchés ouverts ou les épiciers au prix de 1€. Le ministère estime même une différence de 169% entre le prix de production et le prix final. Toutefois, les fonctionnaires du ministère estiment que les prix des légumes et des fruits a baissé récemment en raison des baisses des revenus qui ont influencé le comportement des consommateurs.

 

Cependant, ici nous avons à parler de l’influence du Mouvement de pommes de terre : lorsque les agriculteurs de Nevrokopi ont décidé de casser la grande distributon et vendent leurs pommes de terre directement aux consommateurs. La distribution entière est faite par des bénévoles et aussi en coopération avec les municipalités. Une action qui a forcé certains supermarchés locaux à baisser les prix des pommes de terre.

 

Un agriculteur de Nevrokopi a dit à la chaîne privée Mega TV ce lundi que les détaillants achètent leurs pommes de terre pour 0,15 euro le kilo, tandis que le coût de production est de 0,25 euro le kilo. Il a dit qu’ils vendent maintenant à 0,25 euro. L’agriculteur a également souligné que, depuis que le mouvement a commencé, les grands détaillants les menacent, qu’ils ne leur achèteront plus rien désormais.

 

Le vainqueur de cette action est le consommateur. Le mouvement de pomme de terre se propage comme un incendie, et les consommateurs peuvent acheter dix ou vingt kilos pour un prix moyen de 0,33 euros.

 

 

Encore un mythe en moins, celui qui voudrait justifier des baisses de salaires pour être en conformité avec le prix de la consommation.

What’s next ?

 

(source texte : danactu-resistance  )

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 18:32

 

Dix ans après la fermeture du camp de Sangatte :
Plus de répression que jamais à Calais



A Calais, la police a mis à sac le 25 septembre 2012 le lieu de distribution des repas qui avait jusqu’alors bénéficié d’une relative immunité. Des organisations humanitaires pouvaient ainsi y assurer un minimum d’assistance aux exilés et demandeurs d’asile abandonnés à la rue. Près d’une vingtaine de personnes ont été interpellées et placées en rétention.

En décembre, il y aura dix ans que Nicolas Sarkozy détruisait le tristement célèbre camp de Sangatte, annonçant urbi et orbi que cette fermeture entraînerait l’arrêt de toute nouvelle arrivée d’étrangers sur les rivages de la Manche et de la Mer du Nord. Comme la prophétie ne s’est évidemment pas réalisée, il a ensuite chargé MM. Hortefeux, Besson et Guéant de rendre invisibles celles et ceux qui mettaient à mal ses prévisions à coup d’opérations policières. Sous la présidence de François Hollande, rien ne change. Au lieu de tirer des conclusions réalistes de l’échec des prédécesseurs, on poursuit leur stratégie en la durcissant. On s’attaque même au dernier espace humanitaire où les exilés pouvaient espérer un peu de paix et de réconfort.

Chasse aux Roms, poursuite des expulsions, persécution aggravée des exilés du Calaisis... On pouvait pourtant s’attendre à un peu plus d’intelligence et à moins de répression et de violence de la part du nouveau gouvernement.

Parmi les victimes de la dernière opération policière en date - Afghans, Erythréens, Somaliens ou Soudanais -, se trouvaient aussi des Syriens. D’un côté, la France plaide à juste raison pour le respect des droits fondamentaux à l’extérieur de son territoire. De l’autre, elle s’en prend à celles et à ceux qui recherchent sa protection à l’intérieur de ses frontières. Quelle cohérence ?

Les organisations signataires expriment leur consternation et leur indignation à l’égard de cette lamentable politique. Ils appellent solennellement les autorités de l’Etat à renoncer à la violence.

PREMIERS SIGNATAIRES : Association des Marocains en France (AMF) – Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) - Attac - Auberge des migrants (Calais) - Calais Migrant Solidarity – Collectif de soutien des exilés (Paris) - Associations de solidarité avec les travailleur-euse-s immigré-e-s (Fasti) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fraternité Migrants Bassin Minier 62 - Groupe d’information et de soutien des immigrées (Gisti) - Groupe non violent Louis Lecoin (Dunkerque) - Ligue des droits de l’homme –la Marmite aux Idées (Calais) - Migreurop – Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) - No Border – Solidaires (Union syndicale) - Sortir du Colonialisme - SUD Education - Syndicat de la magistrature – Terre d’errance Flandre Littorale - Terre d’errance Norrent-Fontes (62) - Terre d’Errance Steenvoorde (59) - T’OP ! Théâtre de l’Opprimé (Lille) - Union Démocratique Bretonne

avec le soutien de : Alternative libertaire, Fédération pour une Alternative sociale et écologique (FASE), Gauche anticapitaliste, Les Alternatifs, Nouveau Parti anticapitaliste, Parti de Gauche

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 21:30

 

Le Réseau Education sans frontières (RESF) devait être reçu le mercredi 26 septembre à 10h30 par Madame Eléonore Lacroix, conseillère immigration du ministre Manuel Valls, rencontre annoncée par un communiqué RESF du 25 septembre et confirmée lors d’un appel à son secrétariat le 25 à midi.

Ce rendez-vous a été décommandé à quelques heures de la rencontre,

(les membres de la délégation venant de province et déjà en route auront dû s’en accommoder) au motif que des contretemps dans l’agenda du ministre avaient empêché que les orientations de la circulaire à venir soient définies. De ce fait, la Conseillère ne pourrait pas répondre valablement à nos demandes…. L’entrevue est donc remise à la fin de la semaine prochaine.

Cette façon de faire, cavalière à tout le moins, en dit plus que les désagréments qu’elle provoque. On pouvait espérer que de longues années dans l’attente de l’exercice du pouvoir avaient permis d’anticiper et de réfléchir à quelques mesures. Quant à la consultation qui n’a lieu qu’une fois que les principales orientations sont fixées… on a déjà connu, il n’y a pas si longtemps à l’Intérieur et à l’Elysée.

 

A croire que la fonction crée le comportement !!

Il n’en demeure pas moins que la situation des jeunes majeurs comme celle de tous les sans-papiers et des Roms attendent des réponses à la hauteur du changement maintenant promis.

Et que le temps des gouvernants n’est pas celui des drames humains que vivent celle qui n’ose plus aller au lycée par peur des contrôles, ou celui qui se retrouve à la rue parce que sans titre de séjour.

Pour dire les choses clairement, de plagiat des méthodes, des chiffres et des mots de Guéant sur les Roms aux atermoiements sur le vote des étrangers non européens aux élections locales en passant par les hésitations sur les sans-papiers, nous ne voudrions pas que le début raté du quinquennat de François Hollande se transforme en début du quinquennat raté de François Hollande.

Le Réseau Education sans frontières se rendra donc au ministère de l’Intérieur en fin de semaine prochaine avec la conviction que les situations odieuses sous Sarkozy le restent sous Hollande.

Le changement ?

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 19:48
     
 
15 mai 2011 :
 un coup de semonce social et citoyen éclatait en Espagne. Des milliers d’espagnols prenaient les places pour appeler à construire une démocratie réelle.
6 mois après, le mouvement était quasi planétaire. Localement partout des assemblées, des groupes de travail ont fleuri, et le 15 octobre 2011 30 millions de personnes se sont mobilisées dans le monde entier pour transmettre ce message simple. « Nous sommes avec vous qui nous regardez, le peuple, ensemble nous allons tout changer »
De nombreux analystes, ont expliqué que ce mouvement quoique sympathique était incapable de construire une mobilisation basée sur des mots d’ordre concrets.
Il n’est rien de plus faux.
L’invitation à se réapproprier l’espace publique, à prendre les places, à débattre, à agir, à élaborer, à au fur et à mesure des mois permis de faire émerger de nombreuses initiatives. Ouvertures de squats, réhabilitation de villages abandonnés, création de potager urbains, renforcement massif du secteur coopératif, appui à l’occupation d’usines, marches populaires, création de medias citoyens, actions en justice contre les banques, écritures de propositions constitutionnelles, il y a des milliers d’exemples de changement déjà initiés par le mouvement mondial des places.
Là où les analystes ont raison, c’est que ces multitudes d’initiatives ne permettent pas de créer, pour le moment, un rapport de force gagnant face aux pouvoirs en place.
En Espagne une proposition a été faite de lancer un mouvement pacifique insurrectionnel appelé « Ocupa el congreso ». Le 25 septembre 2012 les espagnols sont invités à encercler le parlement à Madrid, ainsi que les parlements régionaux pour exiger la démission du gouvernement du chef d’Etat et des parlementaires, la mise en place d’un processus constituant un audit citoyen de la dette, la nationalisation immédiate des biens communs…
Là où le 15 mai était un coup de semonce, le 25 septembre quelle que soit la réussite de la mobilisation sera un coup de tonnerre. L’évidence que les citoyens doivent faire chuter les régimes dans les dites « démocraties représentatives », va probablement se répandre comme une trainée de poudre. D’autres actions du même type auront lieu ailleurs dans les prochains mois, et celles-ci ne tarderons pas à être coordonnées de manière planétaire.
Nous nous devons de soutenir ce qui se passe en Espagne et de nous soutenir nous-même en imaginant des mobilisations là où nous sommes.
L’avenir nous appartient, à condition que nous soyons conscients que le présent est déjà entre nos mains.
Pour aller plus loin :
Voici quelques extraits de leur appel.
« Nous appelons tous les citoyens espagnols le 25 Septembre 2012, ensemble et indéfiniment, à l’occupation du congrès pour la démission du gouvernement et l’ouverture d’un processus constitutionnel, nous appelons à l’union de toutes les luttes pour une société plus juste et démocratique. »
« Nous demandons la démission de l’ensemble du gouvernement, pour avoir trompé le pays de manière si inconcevable et conduisant à la catastrophe, la dissolution du Parlement et la démission du chef de l’Etat »
« Nous demandons la création d’un processus constituant, la rédaction d’une nouvelle constitution, avec la participation et la représentation réelle de toute la société, qui doit prévoir des mécanismes de contrôle et le droit d’amendement qui garantisse à tout moment la souveraineté populaire . »
« Nous demandons l’abrogation immédiate de toutes les coupes et de toutes les réformes contre l’État-providence sous prétexte de la crise, et comportant des restrictions des droits et des libertés des citoyens. »
« Nous demandons l’audit de la dette publique de l’Espagne, avec le moratoire du paiement de la dette jusqu’à la délimitation claire des parties illégitimes qui ne doivent donc pas être payées par la nation, comme elles ont servi les intérêts privés et utilisé le pays pour leurs propres besoins et non pas ceux de l’ensemble des citoyens. »
« Nous demandons la nationalisation et le contrôle public des secteurs stratégiques et de première nécessité pour la société, les banques, l’énergie, l’eau, la santé, l’éducation et la gestion de l’environnement. »
Des rassemblements de solidarité sont organisés en parallèle ce mardi devant les ambassades espagnoles de Paris et Amsterdam
(source texte : actualutte.com)
25 septembre 2012 :
26 septembre 2012 :
et demain ???
 
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 19:32
 
Après la rectrice de Poitiers, la rectrice de Lille démissionne
La rectrice de Lille, qui devrait être relevée de ses fonctions en conseil des ministres vendredi, a choisi de présenter sa démission au ministre. C'est la deuxième démission d'un recteur cette semaine.
Après la rectrice de Poitiers, c’est au tour de la rectrice de Lille, Marie-Jeanne Philippe de présenter sa démission au ministre de l'Education nationale Vincent Peillon.
Dans une lettre datée du 21 septembre, dont L'Express a eu connaissance, la rectrice exprime ses regrets "que des considérations par trop éloignées du souci primordial de la réussite des élèves prennent actuellement le pas".
"C'est avec le sentiment du devoir accompli au service de l'Etat, pour la communauté éducative, et au bénéfice des élèves que je vous demande de bien vouloir prendre en considération ma demande", ecrit celle qui fut aussi rectrice de Poitiers, Besançon et Lille.
Selon les informations recueillies par L'Express, la rectrice de Lille devrait être relevée de ses fonctions lors du conseil des ministres du 28 septembre. Ce serait également le cas de la rectrice de Poitiers, Martine Daoust, de celle d'Orléans-Tours, Marie Reynier, et du recteur de Limoges  Jean Bertsch.
 "Bilan" :

 
 
 
 

«Terminator», le surnom de la rectrice de Lille

REPORTAGE - «Des gens grassement payés qui expliquent aux smicards que leurs gosses, on peut les sacrifier». Voilà comment un prof, furax, décrit le rectorat de Lille et sa hiérarchie. C'est ce matin, à l'entrée de Lille Grand Palais. Banderoles, sonos, gilets fluo, une centaine de profs de lycées professionnels de la métropole viennent dire leur «colère» contre les postes en moins et les filières supprimées, «même celles qui débouchent sur des emplois assurés».

Devant eux, par bus entiers, des flots de lycéens s'engouffrent dans le bâtiment. Ils viennent explorer leur avenir au Salon des métiers. Vincent Magniez, prof de lettres au lycée professionnel Sévigné de Tourcoing, au micro : «La rectrice nous dit qu'on peut faire mieux, avec moins. Nous, on dit à la rectrice : «Venez faire cours à 30 élèves. Même à 15. Vous verrez que nous, on est capables d'un travail de qualité».

 

RECTEURS DE LA HONTE:

ils reçoivent une "prime de licenciementS"

pour casser l'Education nationale

Les recteurs sarkozystes, qui auront réalisé les "objectifs assignés" par le ministère, tout particulièrement les suppressions massives de postes, de classes, d'établissements scolaires, de classes prépas et post-bac, tout en harcelant les profs sans cesse accablés de mépris et de tâches nouvelles, toucheront jusqu'à 22 000 euros de prime pour leur petit Noël.

 
 Le changement, c'est quand ?
 
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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 14:36

 

T'étais dans le centre cet été ?


Oui, j'y ai passé vingt-cinq jours

C'était quoi l'ambiance général dans le centre ?


Entre nous c'était bien, mais entre nous et les flics, c'était autre
chose. On se disputait toujours. Des fois, ils nous frappaient, dans les
chambres, parce qu'il n'y a pas de caméras. C'était toujours comme ça, ils
insultent les gens. Et on pouvait rien faire.
On peut se voir toute la journée, on est tous ensemble. C'est pareil, on
est musulmans, on est tous des frères. Il n'y a pas de racisme entre nous,
c'est pareil entre le noir, l'afghan, le tunisien, français, entre tout le monde.


Est-ce que ça peut arriver que les flics soient gentils avec certain
retenu pour en faire des balances ?


Il y avait une balance avec nous. Tout le monde le connaît, on parle pas
avec lui. Oui, les flics sont gentils avec lui, en plus, il est sorti avant moi !

Forum Réfugié, qu'est-ce que tu en penses ?


La vérité, j'aime pas ces gens parce qu'ils font semblant d'aider les gens
mais ils font des problèmes.

Le médecin et les médicaments dans le centre ?


Premièrement, il n'y a pas de docteur, y'a des infirmières, j'sais pas,
des aides-soignantes. Une fois, je jouais au ballon, je suis tombé sur le
genoux. J'ai demandé à voir le docteur. J'ai vu une infirmière qui m'a
donné des cachets pour dormir. Je sais pas moi, ils pensent que tous les
gens sont fous, ils donnent des cachets à tout le monde, des cachets pour
dormir.

Cet été, il y a une marocaine qui a failli mourir. Est-ce que dans le centre les autres retenus étaient au courant ?


Non, on n'était pas au courant. On a rien entendu, les flics, ils nous
disent rien. Chaque bloc est séparé des autres, on peut pas se parler, on
peut rien faire. Juste se voir derrière la fenêtre.

Cet été, y'a un retenu qui a cassé la télé dans la salle commune ?


La vérité, tu ne peux pas casser la télé comme ça. Des fois, tu te
disputes avec les flics, ils te frappent dans les chambres. Parce que tu
peux rien faire, tu vas casser la télé, des trucs. Tu vas brûler des
matelas. Il faut faire quelque chose, comme ça il ne prennent pas
confiance. On est toujours là, on est toujours là contre eux. C'est mon
dernier mot.

Y'avait beaucoup de bagarre avec les flics, mais est-ce que c'était des
retenus tout seuls qui se battaient ?


La vérité, chacun est seul. Y'en a qui ont peur, d'autres qui vont bientôt
sortir, chacun fait ce qu'il veut, on peut pas les obliger les gens à frapper avec nous. Quand j'étais là-bas, y'a deux collègues qui se sont fait expulser. On a quand même essayé de faire quelque chose dedans. On a essayé de les aider, d'empêcher les flics de les ramener. Dommage, mes collègues sont rentrés en Tunisie, ils vont bientôt revenir !

Quand des retenus refusent l'embarquement, ils les scotchent ?


Oui, y'a un mec que j'ai connu, il a été expulsé, il a été scotché comme
une momie. Il a été envoyé en Algérie. Il avait refusé le premier embarquement, au deuxième, il a été expulsé.

Est-ce qu'il y a des parloirs sauvages au centre ?


Mes collègues qui n'ont pas de papiers en France sont venus me voir
derrière le mur. Ils ont essayé de m'aider, je les remercie.

Ça arrive souvent ?


Oui, c'est toujours comme ça. Y'a pas que moi, d'autres prisonniers qui
viennent voir leurs copains ou copines. Y'a des femmes qui viennent aussi
derrière les murs. Pour faire les visites, il faut des papiers, sinon tu rentres pas.

T'étais au centre pendant le rassemblement le 4 août ?


Oui, j'étais là. C'était une ambiance à l'intérieur, on voulait mettre le feu. On a entendu la manifestation. Les flics sont venus. Même la commandante est descendue pour nous voir. Elle nous a parlé : « pourquoi vous faites ça ? Si y'a une manifestation, vous ne faites rien, vous écoutez, c'est tout. La vérité, ils surveillent plus, pendant le rassemblement ils sont rentrés dans le bloc parce qu'ils ont eu peur.

Maintenant que tu es sorti, c'est quoi le quotidien d'un sans-papiers à
Marseille ?


Je ne sors pas la journée, que la nuit. Les gens ils ont peur des
contrôles. En plus en 2013 c'est la capitale de la culture. De plus en plus
de travaux. Pour préparer tout ça, les flics ils essaient de nettoyer un
peu ceux qui n'ont pas de papiers.

(source : danactu-resistance)

 

Pour rappel, voir aussi :

Une femme entre la vie et la mort placée en isolement au CRA de Marseille

Rassemblement devant le CRA

 

 

 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 19:14

affiche_expulsions-2.jpg

 

Contrairement aux attentes et aux promesses, le 6 mai 2012 n’a pas mis fin à la politique du chiffre, à l’arbitraire, aux expulsions, arrestations, rétentions, séparations, gardes à vue, enfermements.

Ci-dessous, RESF dresse un premier bilan de la politique sécuritaire menée par la gôche…Gâchis

 

SEPTEMBRE 2012

19 septembre

Reims (51)
Arrestation et rétention d'un Béninois, travailleur avec CDI depuis 6 ans.
Arrêté sur son poste de travail régulier à Reims le 11/09/12, emmené aussitôt au CRA de Metz. Arraché à sa compagne très malade et à sa famille. La préfecture l'a interpellé suite à son dépôt de demande de création d'entreprise. Il est désormais interdit de créer en France ?
Expulsé le 19 septembre

Martigues (13)
Double peine : un père d’enfant français en rétention et expulsable
M. Ribeiro, capverdien, vit en France depuis 12 ans. Envoyé en rétention à la fin de son emprisonnement pour d’anciens délits. Parcours sinueux qui l’a empêché de mener à bien ses procédure de régularisation. Père d’un enfant français de 5 ans, en CP à Martigues.
Expulsable avant la fin du mois.



18 septembre
Expulsion programmée d’un ressortissant tchétchène vers la Russie.
En rétention depuis début août, en grève de la faim depuis qu’il a appris la date de son expulsion. En France depuis octobre 2008, débouté du droit d’asile car trop traumatisé par son vécu en Tchétchénie pour s’exprimer.
Laissez-passer consulaire de la Russie.
Expulsé le 21 septembre



17 septembre, Marseille (13)
Pour la première fois, un lycéen marseillais enfermé au centre de rétention
Tigran Hovhannessian, 19 ans, en 2nde au Lycée Diderot (13013), a été arrêté le 15 septembre suite à un contrôle d’identité dans la rue, placé près de 48 heures en garde à vue, puis transféré au CRA le 17 septembre.
Arrivé en France en 2011, demande d’asile rejetée en 2012 et OQTF à la suite de son arrestation.
Libéré le 20/09, mais OQTF maintenue. La mobilisation a payé!



13 septembre, Pantin (93)
Expulsion d’un père de famille philippin, en France depuis 7 ans
Arrêté courant juillet, en rétention depuis au CRA de Plaisir (78), M. BULATAO était en France depuis 7 ans. Il laisse sa femme, en France depuis 9 ans, et sa fille qui vient d’entrer en CP à l'école Cochennec de Pantin. Il avait refusé d’embarquer le 5 août.
Expulsé

12 septembre, CRA de Vincennes (94)
Rétention d’un homosexuel bengladeshi demandeur d’asile
Hassan (prénom d’emprunt), en rétention depuis le 12/09. A perdu devant le TA le 15/09. En attente de JLD. S’il perd, recours devant la CNDA.

11 septembre, Montauban (82)
La maire UMP de Montauban refuse de scolariser 3 enfants de familles sans-papiers, en attente de régularisation.
Lors de la précédente rentrée, déjà, elle avait refusé la scolarisation d’une vingtaine d’enfants. En juin 2012, il avait fallu la mobilisation de plusieurs associations et citoyens pour que les enfants soient inscrits. Qu’attendent le préfet du Tarn et Garonne et le cabinet de Valls pour faire respecter la loi ?

10 septembre, Créteil (94)
Le père d’un enfant de 6 ans en rétention
Franck KIWOUNZOU, père congolais de Léo d’Ass, scolarisé à l’école élémentaire Félix Eboué à Créteil est enfermé au Mesnil Amelot, victime de la double peine. A perdu devant le JLD, puis le TA le 18/09. Débouté en appel du JLD. Présenté à l'ambassade.
Le préfet du Val de Marne concourt pour le titre d’enfermeur/expulseur de l’année.
Expulsion prévue vendredi 28 septembre

7 septembre

Champigny sur Marne (94)

Arrestation et enfermement d’une femme enceinte, sa fille de 5 ans laissée seule chez sa nourrice
Madame Domicilia Moreira, enceinte de 4 mois et maman cap-Verdienne de Flavia BAPTISTA, 5 ans et née en France, est enfermée au CRA du Mesnil-Amelot. A déjà connu la rétention en mars 2012, d’où elle a été libérée par le TA mais toujours sous OQTF. Père de Flavia décédé. L’enfant est seule chez sa nounou.
Libérée par le TA de Melun le 10/09/2012, mais toujours sous OQTF

Marseille (13)

Un père de famille, victime de la double peine, en rétention

Dalaï Idermunkh, père d’Urangoo – 5 ans, né en France et scolarisé en maternelle - et sa femme sont en France depuis 2005. Débouté de sa demande d’asile en 2009. Arrêté lors d’un contrôle routier. A passé 3 semaines aux Baumettes pour une condamnation ancienne et a été directement transféré au CRA de Marseille. Plus de recours jusqu’au JLD de son 25ème jour de rétention.

Expulsable à tout moment

5 septembre, Lyon (69)
Arrestation d’une mère et de ses deux enfants de 9 et 11 ans et tentative d’expulsion
Aida Gashi, dont l’OQTF prenait fin ce même jour, et ses enfants, qui avaient effectué leur rentrée scolaire la veille, ont été arrêtées à leur hôtel, conduite à la PAF à Lyon Saint-Exupéry. Aida a résisté à l’embarquement. La famille est assignée à résidence pour 45 jours, en vue d’une nouvelle expulsion.
Expulsables à tout moment

4 septembre, Paris
Arrestation et rétention d’un père chinois d’une petite fille d’un an, femme enceinte.
M. HANG, en rétention au Mesnil Amelot 2, aurait déjà été arrêté en début 2012 et placé au CRA de Vincennes où il a été libéré par le JLD.
Libéré le 8 septembre par le TA mais toujours sous OQTF

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AOUT 2012

31 août, Paris
Arrestation et rétention du père d’une lycéenne et d’un bébé de 4 mois 1/2
En France depuis 2006, où il a rejoint sa femme entrée en 2004, M. LI travaille dans le bâtiment, sa femme dans la confection. Maintenu en rétention par le TA et par le JLD. Maintenu en rétention le 9/09 par la cour d'appel du JLD.
Libéré le 15/09 sur décision préfectorale après 15 jours de rétention mais toujours sous OQTF

30 août, Orange (84)
Abdelhakim, 20 ans et futur père d'enfant français, enfermé au CRA de Marseille.
Maçon, dénoncé par son employeur qui ne le payait pas depuis plusieurs mois. S’est rendu à la gendarmerie de Bollène, à la suite d’un appel téléphonique lui demandant de venir signer un papier : a signé sans même le lire, a été arrêté et envoyé au CRA du Canet à Marseille. Est arrivé en France en 2004, avant 13 ans. Futur papa d’un enfant français, de sa compagne Anaïs, française et déjà mère d’un petit garçon de 2 ans qui appelle Abdelhakim « papa ».
Recours contre OQTF rejeté.
Libéré le 14/09 mais toujours sous OQTF

28 août, Guadeloupe
Arrestation et expulsion programmée d'un père haïtien d'enfant français
Ce monsieur a été arrêté alors qu'il travaillait sur un chantier et a été envoyé en rétention. Père d'enfant français, dont il s'occupe régulièrement en contribuant à son entretien et ses besoins, la loi lui reconnaît le droit de résider en France. Le maintien en rétention est donc totalement illégal. C'est le troisième père haïtien en rétention depuis début août: le 10 août, le père d'un enfant de trois ans et vivant en Guadeloupe depuis treize ans a été expulsé en Haïti, alors qu'il n'a plus aucune attache familiale dans ce pays.
Expulsable à tout moment

27 août, Rennes (35)
Arrestation à la préfecture et placement en rétention
Pape Moussa Diarra, étudiant, a effectué une demande de changement de statut à laquelle il n'a jamais eu de réponse. A renouvelé son titre étudiant valable jusqu'en septembre 2011, puis sans papiers. OQTF en décembre 2011, qu'il n'a jamais eue. S'est présenté à la préfecture le 27/08 pour connaître la réponse à une nouvelle demande de régularisation. On lui a demandé de revenir quelques heures plus tard: la PAF l'attendait. Placement en rétention. Maintenu par le TA et libéré par le JLD, mais la préfecture a fait appel.
Libéré par la Cour d'appel le 3/09

24 août, Metz (57)
La famille d’Emmanuel, 4 ans et menacé de mort en Albanie, comme sa mère, reçoit un arrêté portant refus de titre de séjour
Emmanuel avait 2 ans. Les hommes en noir voulaient enlever sa mère, toujours menacée dans son pays car elle a porté plainte. Tous les recours ont été épuisés ou presque. Mais la préfecture disait examiner favorablement le dossier à la suite du dépôt d’un contrat de travail auprès de la DIRRECTE…
En fait, réception d’un refus de séjour et d'une OQTF avec pays de destination.
RDV préfectoral le 27/08 pour les familles menacées à Metz

20 août, Langres (52)
Deux tentatives d'expulsion avortées. En rétorsion, le préfet met une famille kosovare à la rue
Zymber et Zymrije IDRIZI et leurs trois enfants sont d’origine serbe et issus de la minorité ethnique des ashkalis. Demande d’asile formulée avant que l’OFPRA ne retire le Kosovo de la liste des pays sûrs. Recours CNDA rejeté. Assignés à résidence le 26 juillet. Deux convocations à la gendarmerie pour « départs volotaires » forcés, mis en échec grâce au comité de soutien. Les gendarmes se présentent au domicile le 20/08 pour leur expulsion, mais ne trouve personne. En rétorsion, le préfet ordonne de mettre la famille à la rue.
Sans domicile fixe depuis le 20 août et expulsables à tout moment

17 août, Vidauban (83)
Convocation piège à la gendarmerie d’un père de famille kurde pour une mise en rétention immédiate
Mehmet DEMIRTAS, dont les demandes d’asile en qualité de Kurde de Turquie ont été rejetées, s’est vu retirer son permis de conduire. Il lui a été demandé de venir le chercher « avec ton fils, si tu veux » le lendemain à la gendarmerie. Là, il est escorté à son domicile où l’enfant est remis à la mère contre le passeport du père, embarqué sous les yeux de son fils Umut , 3 ans et d’Eva, 3 semaines, puis immédiatement placé en rétention à Marseille.
Libéré par le tribunal administratif le 21.08.12 avec annulation de l'OQTF prise par le préfet du Var.

Nuit du 15 au 16 août, Mayotte
Un nouveau-né de 2 mois, enfermé avec sa mère au centre de rétention de Pamanzi, décède.
Le 15 août, avec 26 autres passagers, la barque sur laquelle il avait pris place avec sa mère a été arraisonnée par la Marine nationale à 22h45. A 1h du matin, tout le monde était débarqué à Petite Terre et une évaluation sanitaire était effectuée par un infirmier du centre hospitalier avant qu’à 2h40, tous les passagers soient enfermés au CRA. Le lendemain, à 7h25, la mère a constaté le décès de son enfant
Mort en rétention, cadavre "oublié" à la morgue.

10 août, Paris
Arrestation et mise en rétention d’un lycéen algérien, menacé d’expulsion
Walid Allouche, 18 ans depuis le 24 avril, arrivé mineur en France en 2011, scolarisé au lycée Théophile Gautier et pris en charge par l’ASE depuis mai 2011, est en rétention sur le fondement d’une OQTF qui lui a été notifiée le 10 août. A vécu les tests osseux le déclarant majeur, avant qu’il ne soit à nouveau déclaré mineur
Maintenu en rétention par le TA.
Libéré par le JLD le 15/08 mais toujours sous OQTF

8 août, Ivry sur Seine (94)
Un père de famille brésilien en rétention, menacé d’être expulsé.
M. Anderson de Souza, père d’un enfant en CE1 à la rentrée prochaine, a été placé en rétention et est menacé d’être expulsé vers le Brésil.
Une nouvelle famille démantelée ?
Expulsé le 27/08/2012

7 août, Bagnolet (93)
Un père de deux enfants en bas âge, dont un né en France, lui-même en France depuis 16 ans, en rétention au CRA de Vincennes

Monsieur SINGH Satpal, alias SINGH Baljinder s’est vu notifier une OQTF le 7 août. Un recours devant le TA est introduit.
Sa femme et son fils, Sameer BAINS alors âgé de 4 ans, l’ont rejoint en France en septembre 2009. L’enfant est actuellement scolarisé à l’école élémentaire Paul Vaillant Couturier de Bagnolet. Son deuxième fils, Sahil SINGH, aujourd’hui âgé de deux ans, est né en France. Sa femme, qui s’occupe des enfants, ne sait ni lire ni écrire, elle ne parle pas français, et est donc très dépendante de son mari pour les actes de la vie quotidienne.
Maintenu en rétention le 12/08 - Présenté au consulat le 14/08
Tentative d'expulsion avec refus d'embarquer le 26/08. Retour au CRA.
Maintenu en rétention, lors de l'audience de prolongation, le 1/09
Nouvelle expulsion programmée le 7/09.
Libéré par la cour d'appel du JLD le 3/09


5 août,

Pantin (93)
Un père de famille philippin en rétention à Plaisir (78) depuis le 26 juillet, victime d’une tentative d’expulsion.
En France depuis 9 ans, M. Robert Bulatao est père de Jamaïca, née en France en 2006 et scolarisée à Pantin.
Tous les recours sont épuisés.
A été emmené de force à l’aéroport le 5 août et a refusé d’embarquer.
Expulsable à tout moment

Metz (57):
Mme Maroutyan Kocian : Arménie- Azerbaïdjan
Arrêté portant refus de séjour le 10 juillet, fin de prise en charge signifiée le 2 août : le 8 août la famille est priée de quitter son hébergement.
Anna, 15 ans est partie ce matin en séjour de vacances par le biais de Resf et ne sait pas où elle retrouvera sa mère à son retour. Annie 17 ans, proposée par ses professeurs en Internat d’excellence. (pétition en préparation)
Expulsables

Famille Tora : Kosovo
OQTF du 18/11/2011 confirmée le 28 juin 2012 avec « invitation à exécuter au plus vite cette demande » malgré de nombreux avertissements de médecins tant pour la maman que pour le jeune Ledion.
Ledion 9 ans ½ doit entrer au CM 1 à la prochaine rentrée et Orges 5 ans en maternelle. (pétition en cours)
Le 20/09, une escouade de policiers est venue à l'hôtel où réside la famille. Les parents avaient accompagné leurs enfants à l'école. Interpellation manquée.
Mais expulsables à tout moment

Famille Gurbanova-Amirian Arménie- Azerbaïdjan :
Anouch la maman : arrêté portant refus de séjour du 14/05/2012
La Grand-mère, Balasan, ayant d’importants problèmes de santé et OQTF le 27 janvier 2012 rejet du TA31/05/2012 ; tout cela malgré un lourd protocole de soins
Expulsables
Artouch, 6 ans ayant fait ses trois années de maternelle en France, se prépare à entrer au CP à la rentrée.

Mme Tavaratian Marina : Arménie- Azerbaïdjan
Arrêté portant refus de séjourmalgré de très lourds problèmes de santé.
David 13 ans, inscrit en Internat d’excellence à la prochaine rentrée et Hayk 9 ans également scolarisé en France
Expulsables

Famille Tavaratyan Madat : Arménie- Azerbaïdjan
Arrêté portant refus de séjour
Gayané 12 ans ½ et Alex 9 ans tous deux scolarisés en France
Expulsables

Famille Gashi Vllaznim Kosovo
Le 13 juillet 2012 arrêté portant refus de séjour avec obligation de quitter le territoire sous 30 jours
Melissa 11 ans ½ s’apprête à entrer au CM2 et Liza, 7 ans, au CP.
Le petit Erdi, 2 ans, a des soucis de santé ainsi que la maman.
Expulsables

Famille Gashi Burim , Kosovo, Alea 1 an ½
Arrêté portant refus de séjour. Burim est le frère de Vllaznim.
Expulsables

Famille Vazgenyan Samuel Arménie-Azerbaïdjan
En France depuis février 2005
Arrêté portant refus de séjour le 24/05/2012
Ani, 7 ans et Armen 1 ans ½ 24/05/2012 nés en France .
Ani vient de terminer son CP : très angoissée elle refuse de quitter sa maman pour aller en séjour vacances (« parce qu’ on n’a pas de papiers, j’ai peur qu’ils nous prennent »)
Expulsables

4 août, Lozère :
6 familles, 24 personnes expulsables
2 familles roms qu'on veut renvoyer vers la Serbie ou le Kosovo où ils subiront violences et persécutions.

Famille Dordevic - 2 enfants - Roms de Serbie
30 juillet, refus de titre de séjour "étranger malade", c'est sûr que les Roms peuvent se faire soigner sans problème en Serbie.
Expulsables

Famille Jovanovic - 4 enfants - Roms du Kosovo
Expulsables si réponse négative fin juillet début août

3 couples mixtes
Famille Omitogun
27 Juillet - Refus de titre de séjour
Audrey est française, John nigérian. Ils sont mariés depuis un an.
John est expulsable, Audrey craque et envisage une grève de la faim.

Famille Wanzio - 2 enfants
Cliff est expulsable au Congo et Raimonda en Lituanie… et les enfants ???

Famille Patrikyan - 1 enfant
19 juillet - Assignés à résidence pour 45 jours et on leur demande de remplir des formulaires pour l'obtention de laissez-passer : elle pour l'Azerbaïdjan, lui pour l'Arménie… et leur fille ???
Expulsables

1 famille tchétchène, Famille Iliassov - 4 enfants
Jeudi 2 août, ils vont recevoir une OQTF -
Bientôt expulsables

Lyon (69)
Acharnement de la préfecture du Rhône sur une famille kurde d’Azerbaïdjan et ses deux enfants : 3ème assignation à résidence afin d’obtenir un laissez-passer que la préfecture a bon espoir d’avoir rapidement pour exécuter l’OQTF
Ano et Nane Mamoï et leurs enfants en France depuis 2010. Enfants scolarisés. Demande d’asile rejetée, demande de titre de séjour également, OQTF en février 2012. Hébergement dans le cadre du plan grand froid de l’hiver 2011/2012, puis exercice du droit à l’hébergement qui contraint la préfecture à les loger dans un hôtel le 10 avril. Le 12, arrestation à leur hôtel et placement en rétention. Le 13, assignation à résidence par le TA pour 45 jours, prolongée une 1ère fois. Le 9 mai, RDV annulé à l’ambassade d’Azerbaïdjan pour laissez-passer. Courant juillet, ordonnance du TA déboutant le préfet de sa demande de fin d’hébergement … acharnement de la préfecture ! Depuis le 28 juillet, multiples pressions policières auprès d’Ano pour, qu’en l’absence d’interprète, il signe un document qu’il ne comprend pas – en fait une nouvelle assignation à résidence, la troisième ! – ce qu’il refuse. Jeudi 2 août : contestation de cette assignation devant le TA… la préfecture expliquant l’annulation de la convocation à l’ambassade d’Azerbaïdjan par le fait que la PAF ne peut escorter des personnes assignées à résidence !!!
Nouvelle convocation à l’ambassade le 9 août, la préfecture affirme « qu’il y a une perspective raisonnable de faire partir Mr et Mme et donc d’exécuter l’OQTF ».
Expulsables
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JUILLET 2012

31 juillet Centre de rétention de Marseille Le Canet (13)
Deux tentatives d’expulsion, une mise en isolement avec violences, un malaise non pris en compte … des secours envoyés au bout de 10 heures : une femme entre la vie et la mort.
Fatima Asfour, Marocaine de 39 ans, tous recours épuisés, placée en rétention le 29 juin. Maintenue par le JLD les 1er et 21 juillet. Deux tentatives d’expulsion les 10 et 18 juillet, auxquelles elle s’est opposée en refusant de quitter sa chambre. Le Consulat du Maroc a demandé au préfet du Vaucluse le réexamen de sa situation. Placée en cellule d’isolement le 30 juillet à 15h, pour une expulsion le lendemain. A 19h, elle appelle sa famille à l’aide, se plaignant de violents maux de ventre et de violences policières. Secours intervenus à 1h du matin le 31 juillet, 10h après sa mise à l’isolement et 6 heures après son appel à l’aide. Hospitalisée, on constate des traces de menottage à ses poignets et des hématomes sur son visage.
Entre la vie et la mort. Une enquête est ouverte

25 juillet Paris
Placement en rétention de la maman d'une fillette scolarisée dans une école du 7ème... alors que le PV d'arrestation stipule que l'enfant est "au bled" !!!
Rose Bimi, mère de Biyaga, est au CRA de Cité.
Sous la menace d'un communiqué de presse, libérée le 27 juillet avec OQTF

24 juillet Lille (59)
Arrestation, mise en garde à vue, rétention et tentative d'expulsion du père d'une enfant scolarisée
Kamel Azzaz, à Lille depuis 5 ans avec sa fille scolarisée, arrêté sur demande de la préfecture du Nord alors qu'il faisait du vélo avec sa fille, placé en garde à vue, puis en rétention. Libéré, est convoqué au TA le 27 juillet. Mais, dans la nuit du 26 au 27 juillet, la police se présente à son domicile et l'emmène à Roissy pour l'expulser vers l'Algérie.
Opposition des passagers à son expulsion, retour au CRA. Le TA a rejeté son recours.
Expulsion réussie le 28, alors qu'il devait passer devant le JLD le 29 juillet.

23 juillet Montceau les Mines (71)
Un infirmier algérien, cueilli chez sa sœur au 7ème jour de son assignation à résidence, expulsé sur dénonciation
Tahar, dont la validation des acquis professionnelles et la formation était acceptées, a été arrêté chez sa sœur sans pouvoir prendre une seule de ses affaires. Il a été emmené au commissariat de Montceau puis à l'aéroport de Lyon, d'où il a décollé en fin d'après-midi pour l'Algérie.
Expulsé le 23 juillet

22 juillet Metz (57)
Après Ardi puis Blendon, enfants handicapés et malades expulsés au Kosovo avec leurs parents malgré l’opposition des médecins, le premier par Besson, le second par Guéant, bientôt le tour de Ledion expulsé par Valls ?
Ledion, 9 ans, Kosovar, souffre d'un syndrome malformatif qui génère des douleurs pour lesquelles aucune solution n'a encore été trouvée. Malgré l’avis des médecins, OQTF pour sa mère.

21 juillet Zone d’attente de Toulouse Blagnac (31)
Maintenu en zone d’attente depuis samedi 21 juillet, un jeune Sénégalais homosexuel avait déposé une demande d’asile qui a été rejetée par le ministère de l’Intérieur.
Persécuté au Sénégal en raison de son homosexualité, Lamine est arrivé le 21 juillet à l’aéroport de Toulouse Blagnac et a sollicité son admission sur le territoire au titre de l’asile. Demande examinée en une trentaine de minutes par téléphone par un agent de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et en présence de deux policiers, au mépris total du principe de confidentialité d’une telle demande. Rejet de sa demande par le ministère de l’intérieur sur avis de l’OFPRA.
Annulation de la décision de l’intérieur le 26 par le TA. Amine a pu déposer sa demande d’asile

18 juillet

Hauts de Seine
Arrestation, rétention, libération… Pour quoi ?
Didier I. père d’un enfant scolarisé et, en secondes noces, d’un bébé de trois mois. Sa femme a une carte de 10 ans.
Libéré par le TA le 21 juillet. Trois jours de prison et d’angoisse pour rien.

Lyon (69)
Arrestation et rétention d'un père de famille de 5 enfants sous le coup d'une double-peine
M. Mechemoum, algérien, est en France depuis septembre 1997. En 2002, monsieur obtient une carte de résident valable jusqu’en 2012. Cette carte lui est retirée en 2010 suite à une condamnation de prison pour violences conjugales. Il a purgé cette peine de prison et est sorti en mars 2011.
Un arrêté préfectoral d’expulsion est prononcé par la préfecture du Rhône en 2010. Le tribunal a annulé dans un premier temps cet arrêté avant qu’il soit confirmé par la Cour d’Appel.
C’est sur la base de cet arrêté qu’il a été arrêté sur son lieu de travail le 18 juillet.
Libéré le 19 juillet et assigné à résidence pour une expulsion prévue jeudi 2 août.

Arrestation, rétention, périple en Grèce pour satisfaire l’abrutissement bureaucratique.
Sabri N., Egyptien, compagnon d’une femme titulaire d’une carte de 10 ans, beau-père de deux enfants (qui l’appellent papa) scolarisés à Fontenay-aux-Roses, titulaire d’un titre de séjour grec. Arrêté, mis à Vincennes. Libéré quand sa compagne a acheté un billet pour Athènes. Il va rentrer en Grèce, prolonger son titre de séjour… et revenir, évidemment. A quoi cela rime-t-il ?

17 juillet Champigneules (54)
Arrestation pour une expulsion express à la mode Dublin II.
Adam RASUKHANOV (24 ans), russe d’origine tchétchène a été arrêté au domicile de ses parents, réfugiés politiques depuis 2007. Venu en France il y a 3 mois pour retrouver sa famille, il était le dernier garçon de la fratrie resté en Tchétchénie, le plus jeune était venu avec ses parents en 2007, l'aîné a pu engager une demande d'asile en France l'année dernière. Il a refusé d’embarquer dans un avion pour la Pologne le 18 juillet, et sera traduit en comparution immédiate.

16 juillet Chelles (77)
12 ans en France, OQTF
Placement en rétention de Kamarkotié CAMARA, en France depuis 2008, après 8 ans de séjour en Italie avec sa famille. Père de 3 enfants scolarisés, occupant un emploi stable, parrainé par la mairie de Roissy en Brie.
Libéré le 18 juillet

15 juillet Seine Saint-Denis
Deuxième enfermement en 8 jours :
Manuel Antonio BORGES NUNES SANCHES, capverdien en France depuis 11 années, père de trois enfants, placé en rétention le 2 juillet et libéré le 8 juillet, à nouveau contrôlé et enfermé au CRA du Mesnil Amelot

12 juillet Strasbourg (67)
Une femme enceinte de six mois a été interpellée et placée dans le Centre de Rétention de Geispolsheim, près de Strasbourg.
Ses deux enfants mineurs de 7 et 8 ans ont ainsi été séparés d'elle et livrés à eux-mêmes.
Le Défenseur des droits et le Ministère de l’Intérieur ont notamment été saisis par L'Ordre de Malte.. Par ailleurs une saisine spéciale du juge des libertés a été tentée afin que cette mère de famille puisse voir ce juge rapidement (et non au bout de 5 jours comme le prévoit la loi depuis la réforme de l’été dernier).
Sur instruction, la Préfecture a finalement assigné à résidence cette mère de famille.

9 juillet Amiens (80)
Un préfet s’acharne, expulsion du père, non-renouvellement de carte…
Méroujane ANTONYAN, 18 ans, lycéen reçu au Bac S, inscrit à la fac. Le préfet de l’Oise a expulsé son père Aram, en Arménie le 22 avril. Le titre de séjour étudiant (accordé par le TA d'Amiens) suite à une mobilisation du lycée expirait le 30 Juin. La préfecture l'a informé que c'était un refus et l’on craint une nouvelle OQTF.

4 juillet
Débouté de l’asile, OQTF, 5 jours de rétention.
KAMAGATE Brahima, ivoirien, en France depuis 2009 suite guerre civile, deux enfants, enfermé depuis le 04/07/2012 au Centre de Rétention Administrative du Mesnil Amelot, sa compagne Diacoumba DIABY, Française d'origine guinéenne, enceinte de 4 mois.
Libre le 9 juillet du TGI de Meaux sur décision du JLD

3 juillet 2012

Dieppe(76)
Débouté de l’asile, OQTF, assignation à résidence en vue d’expulsion.
Famille MANSURYAN arménienne, en France depuis novembre 2009 pour demander l’aile politique. Narek, le père, Irina, la mère, parents de Milena, 2 ans assignés à résidence depuis le 3 juillet 2012, ce qui signifie une expulsion imminente.
Assignation à résidence levée par le TA le 10 juillet

Belleville Paris
L’Europe et la libre circulation, mais pas pour les non-européens.
Ou CHEN, Chinois, père d’un enfant scolarisé à la maternelle Tourtille, en situation régulière en Italie, en rétention depuis plus de 10 jours et risque à tout moment d'être expulsé vers l'Italie, alors même sa femme et son fils sont à Paris. La préfecture détient l’original de son titre de séjour italien récemment renouvelé.
L'Italie l’a accepté depuis le 30 juin.
Expulsé vers l’Italie le 20 juillet.

Paris 10ème
Arrestation sur le lieu de travail.
M. HU, chinois, en France depuis 2005, père d'une jeune fille de 13 ans, scolarisée au collège Grange aux Belles, arrêté hier sur son lieu de travail et mis en rétention aujourd'hui en début d'après midi (Vincennes).
Libéré au TA. OQTF annulée


Refus d’asile : en rétention dans la zone d’attente de Roissy
Une Somalienne qui demandait l’asile à Roissy a vu sa demande rejetée en 24 h par le ministère de l’intérieur qui a prescrit son renvoi vers la Somalie. Rejet le 7 juillet de son recours par le TA, en dépit des risques évidents qu’encourt Mademoiselle A. dans son pays, en tant que femme et membre d’un clan minoritaire, originaire d’une partie du pays en proie à des affrontements meurtriers pour les civils.
Fin du maintien en zone d’attente le 11 juillet, le comité contre la torture de l’ONU demandant à la France de ne pas la renvoyer, tant que sa demande n’est pas instruite. Elle a pu déposer sa demande d’asile


En rétention au CRA de Metz depuis le 19 juin, bientôt expulsé.
Aboubacar FOFANA Ivoirien, en France depuis février 2008, père de Massandje, deux ans, dont il s’occupe et pour laquelle il verse une pension alimentaire. Il vit actuellement avec une jeune femme, française, enceinte de 6 mois d’un enfant dont il est le père.
Maintenu en rétention le 16 juillet

1er juillet Chalon sur Saône (71)
Tentative de suicide pour échapper à l’expulsion programmée.
Naïma, algérienne, mariée en 2008 avec un français, en France depuis 2009. Mise à la porte du domicile conjugal, séparation de corps. OQTF, annulée par le tribunal administratif en août 2011, appel de la Préfecture mars 2012. Nouvelle OQTF.
Naïma, assignée à résidence à Chalon Sur Saône.
Tentative de suicide le 1er juillet
Assignation à résidence levée le temps de son hospitalisation !!!

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JUIN 2012

25 juin 2012 Poitiers (86)
Dublin II encore, convoquée puis arrêtée en préfecture, 3 jours en CRA.
Lousin SIMONIAN, Arménienne, 55 ans, divorcée, mère et grand-mère, son fils Jirair OHANIAN et de sa petite-fille de 5 ans, Lousiné OHANIAN. En 2011, aux Pays-Bas, demande d’asile rejetée, convoquée le 25/06 à la préfecture de la Vienne Lousin SIMONIAN y a été arrêtée.
Expulsée le 28 juin vers Amsterdam

22 juin

Montluçon (03)
La banalisation de l’arrestation et de la mise en rétention.
M. Nadoyan, père de deux enfants, Gorgi scolarisé à l’école Jean Giono à Monluçon et Nver inscrit pour l’année prochaine.
Libéré par TA

Dieppe (76)
Une carte de séjour, un travail, mais une OQTF et une assignation à résidence avant expulsion
Doinita Mustafa, roumaine, mère de deux enfants, Béatrice et Ionut - tous deux scolarisés depuis 4 ans à l'école Michelet au Pollet (à côté de Dieppe) en France depuis 2008. Mobilisation d’élus et de syndicalistes, de parents d’élèves devant l’immeuble,
Assignation à résidence levée.

20 juin Longpont sur Orge (91)
11 ans à craindre l’arrestation et l’expulsion, deux arrestations coup sur coup, deux fois en rétention.
Patrick KANZA congolais, en France depuis 2001, père de deux enfants, Patricia 4 ans et Samuel, 2 ans, travaille dans le bâtiment. Après 4 jours de rétention au Mesnil Amelot, le Tribunal Administratif de Melun le libère - le jour où Manuel Valls visitait le centre de rétention.
Moins d'un mois plus tard, c'est sur le chantier qu'il est contrôlé, et le voici de nouveau en rétention, cette fois à Vincennes.
Libéré TA

19 juin

Brest (29)
Dublin II et solidarité des parents d’élèves.
Les Bagueiv, famille russe d'origine tchétchène, avec trois enfants, est cachée depuis samedi 16 juin dans le Finistère. Ainsi, on en est là, sept semaines après l’élection de François Hollande : des parents d’élèves, des enseignants, des gens comme tout le monde, dont un bon nombre sans doute ont voté pour le président « normal » cachent une famille pour la faire échapper à la police de Monsieur Valls !

Le sort des « Dublin II » rejetés de pays en pays
Elmira OZMANOVA, Géorgienne Yézide, arrivée en France il y a 4 mois en provenance de la Pologne, au CRA de Metz. Sa fille de 18 ans, arrivée en même temps que sa mère en France, n'était pas là lors de l'interpellation, elle a disparu.
Expulsée en Pologne fin juin

Saint Denis (93)
Arrestation, 3 jours en CRA,
TSOODOL Ganbaatar, deux enfants, en France depuis 2003, enfermé au CRA de Bobigny.
Munkhsolongo BUD, 6 ans, née en France scolarisée à l’école Louise Michel à Saint-Denis en CP. Son fils, à la légion étrangère, a été scolarisé en France.
Libéré par le TA vendredi 22 juin

Nîmes (30)
Arrestation en préfecture et mise en rétention du père d’un bébé de trois mois.
AKHMEB KHARATCHOIEV, GAGALOVA MILANA et YASSIN leurs fils de trois mois, tchétchènes, convoqués puis arrêtés en préfecture, la femme est relâché avec le bébé mais le père placé en rétention.
Libéré le lendemain.

18 juin Paris 19ème
Arrestation et mise en rétention
EKEA KAY Daniel (RDC), arrivé en France en 2002, père d’une fille Keyssa 3 ans et demi à l'école Romainville, au CRA3 du Mesnil-Amelot
Libéré par la préfecture.

15 juin lycée M Desprez Paris 11ème (Bastille)
Arrestation de lycéens, 4 jours en CRA,
EKANAYAKE Yohan et SIRIWARDANA Stefane, lycéens, nationalité sri lankaise au CRA3 du Mesnil-Amelot, Yohan vit avec ses parents en situation régulière, Stéfane est né en France.
Libérés le 19 juin.

13 juin.
Expulsion par avion spécial, menotté et escorté d'une quinzaine de policiers, de M. P. Géorgien, marié à une Française et beau-père de deux enfants Français. Nous n'avons pas donné à l'affaire la publicité qu'elle mérite car M.P. sort de prison (pour une affaire remontant à avant son mariage) et la mère des enfants ne veut pas qu'ils sachent. C'est, néanmoins, le premier démembrement d'une famille de l'ère Hollande (à notre connaissance).
Informé, le cabinet n'a pas bougé.

Villejuif (94)
Arrestation, GAV, 44 jours en CRA, deux enfants traumatisés.
Monsieur Carlos DA PINA, cap verdien, deux enfants, Zetito, 4 ans, scolarisé à l’école des Hautes Bruyères à Villejuif et de Zino, 2 ans, nés en France, sa femme en demande d’asile.
Libéré 10 juillet au 44ème jour de rétention !

Rennes (35)
Arrestation et mise en rétention de deux enfants de six mois et deux ans.
Un couple angolais est enfermé avec ses deux très jeunes enfants au CRA de Rennes.
Libérés après une nuit de rétention et intervention du défenseur des droits.

Aéroport Roissy
Enfermée 5 jours en zone d’attente avec un bébé de 17 mois.
Caroline MOTIERO LEITTE AMORIN, brésilienne, en France depuis 7 ans, empêchée d’entrer en France et de rejoindre son mari. L’enfant reste sans soin et sans lait approprié.
Libérée le 18 juin

12 juin

Abbeville (80)
Arrestation en préfecture, GAV, en CRA, un refus d’embarquer.
Mohamed KABA, guinéen, lycéen à Abbeville, réfugié en France depuis 2009 après le massacre de sa famille, capturé au « nez » de son éducatrice, le 12 juin 2012, à la préfecture de BEAUVAIS. Présenté à l’avion le 13 juin, refuse d’embarquer. Ramené au CRA d'Oissel (76).
Libéré

Chateauroux (36)
Arrestation en sortie de préfecture, GAV, 2 jours en CRA, assignée à résidence pour 45 jours dans un hôtel de Rennes qui refuse de les recevoir pendant trois jours.
La famille Pedro, demandeurs d’asile angolais et ses 2 enfants âgés de 2 ans et 4,5 mois, convoqués à la préfecture puis interpellés à la sortie, sont conduits au CRA de Rennes.
Elle rentre libre à Chateauroux le TA a annulé l’assignation à résidence.

11 juin Tours (37)
Arrestation, GAV, 11 jours en CRA, deux enfants traumatisés.
Gazmend SHAQUIRI, 29 ans, deux enfants nés à Tours, Eris, 2 ans et demi, et Erisa, un an et demi, en France depuis 2009, onze jours au CRA de Palaiseau le 11 juin.
Libéré 22 juin.

9 juin Mayotte
Arrestation, GAV, 5 jours en CRA, deux enfants (11 ans et 9 ans) laissés à eux mêmes.
Ali AHAMED, comorien, père de quatre enfants, deux enfants Rachka (11 ans) et Omar (9 ans) à Mayotte et deux en métropole pour faire soigner Raniya la fille, accompagnés par la mère, en rétention à Mayotte. Après son arrestation, ses deux enfants sont seuls, livrés à eux-mêmes.
Libéré le 11 juin, au 5e jour, pour vice de procédure.
Mais le TA a confirmé l’OQTF, trois jours après la libération : « la famille peut bien vivre aux Comores »

6 juin Ivry (94)
Arrestation, GAV, CRA, deux enfants traumatisés
Monsieur DU, citoyen ivryen d’origine chinoise, père de deux enfants, Sunday (4 ans) née en France et Aimei (7 ans) née aux Pays Bas. En France depuis plus de 4 ans, au centre de rétention de Vincennes maintenu en rétention en appel TA.
Libéré le 6

 

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MAI 2012

31 mai 2012

Lyon (69)
Enfermement en famille, démembrement prévu.
Dina BUNGA, angolaise, 3 enfants, est maintenue au CRA de Lyon par le TA comme Dublin II alors que son mari et les trois enfants de 2, 3 et 6 ans sont libérés.
Finalement libérée le 31 mai sur décision du cabinet Valls.

Ile de France
Arrestation, GAV, 45 jours de CRA, un refus d’embarquer
Gervais Gantchou, camerounais, 30 ans, deux enfants français (10 ans et 5 ans), en France depuis 12 ans donc depuis 2000, retenu au CRA de Mesnil Amelot, n’a pas été expulsé parce qu’il a résisté.
Libéré après 45 jours de rétention le 2 juin 2012 Paris

29 mai Lyon (69)
Arrestations, GAV, plus de 20 jours de CRA, expulsions, deux familles démembrées, deux quasi orphelins
Sevdet KERIMOV et Sedat KERIMOV, rroms de Macédoine, chacun un enfant (14 et 17 ans), en France depuis 2010, en rétention depuis le 29 mai à Lyon St Exupéry. Tous dorment dans un squatt du 2e arrondissement de Lyon.
Sevdet KERIMOV expulsé le 20 juin, Sedat KERIMOV expulsé le 22 juin

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 19:11

 

Les négociations sur le climat qui se sont tenues à Durban (Afrique du Sud) en novembre-décembre 2011 ont accouché d’une « feuille de route », une « avancée significative » en langue de bois, un « nouvel échec » en termes réels, puisque même la question cruciale de la déforestation a été quasiment éclipsée. Après l’abandon de la Russie, du Canada et du Japon, les signataires ne représentent plus que le dixième des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). L’avenir est des moins contraignants : 2015 pour aboutir à un accord global en 2020 ! Autant dire, utiliser une brouette pour transporter un hémiplégique à l’hôpital le plus proche !

Alors que le changement climatique semble être plus rapide que prévu, l’œil rivé sur les Bourses mondiales, chacun défend ses intérêts et refuse toute phase de restrictions sur les émissions de GES. Les pays industrialisés reconnaissent du bout des lèvres leur responsabilité historique dans le désastre écologique à l’œuvre depuis plus d’un demi-siècle. Les pays émergents ne veulent pas prendre le risque de réduire leur dynamisme économique. C’est en parfaite connaissance de cause que les élites dirigeantes, toutes tendances confondues, ont créé cette situation. Le dilemme est terrible : aujourd’hui, ou on s’acharne à préserver la planète et on torpille l’économie, ou on s’active à doper l’économie et on saccage ladite planète ! Ce que résume bien la vice-présidente en charge du développement durable à la Banque mondiale : « Les forêts ne peuvent pas être préservées si les gens ont faim. » Sept milliards d’individus dont une bonne partie fascinée par la technoscience, était-ce une fatalité ?

Logique de profit, logique de mort

Pendant des millénaires, l’activité productive des hommes, reposant essentiellement sur la chasse, la pêche, la cueillette, puis l’agriculture et l’élevage, s’est discrètement intégrée aux mécanismes de l’écosystème naturel. Tout s’accélère avec la révolution industrielle. Devenant de plus en plus abstraite, la science économique, inséparable de l’histoire du rationalisme occidental, intègre pleinement le dogme mécaniste. Dangereuse illusion d’un savoir qui, tout absorbé à contempler ses équilibres internes, se croit autonome par rapport à la réalité écologique. L’environnement a été subordonné aux besoins de l’activité économique et considéré comme un ensemble de ressources illimitées, les nuisances environnementales se traduisant par des coûts qui ne devaient pas être intégrés dans les calculs, c’est-à-dire « externalisés », donc reportés sur l’ensemble de la société et surtout les générations futures.

Le capitalisme n’a pas seulement réussi à dresser les salariés, les individus les uns contre les autres, il a réduit l’homme à ses deux seules fonctions de travailleur et de consommateur, il a opposé l’homme à la nature, l’écologie à l’économie. Une économie – et surtout une sphère financière – totalement déconnectée du réel, et qui s’impose comme finalité des conduites individuelles et des décisions collectives. Alors que la gestion des écosystèmes, élaborée depuis des millénaires, ne peut se concevoir que sur le très long terme, la recherche de l’accumulation du profit maximum opère sur le court terme. Alors que la logique du vivant consiste à maximiser des stocks (la biomasse) à partir du rayonnement solaire, l’économie capitaliste maximise des flux marchands en épuisant des stocks naturels. La nature transforme des déchets en ressources (économie cyclique), le capitalisme industriel fait l’inverse (économie linéaire). Alors que les écosystèmes non perturbés se diversifient, accroissant par là-même leur stabilité dans le temps, la gestion humaine, en privilégiant les variétés économiquement performantes, introduit l’uniformisation et l’instabilité. La reproduction du capital n’assure pas celle de la biosphère. C’est-à-dire en définitive une logique du vivant (photosynthèse) contre une logique de mort (marchandise, profit). Il est révélateur qu’un sol « mort » ait plus de « valeur » qu’un sol « vivant » (un espace vaut 10 à 100 fois plus comme terrain à bâtir que comme ensemble naturel !). Par ailleurs, le mode de calcul du PIB ne tient aucun compte de la dépréciation du capital naturel (eau, air, minerais, énergies fossiles, forêts…). Avant l’invention du feu, l’homme primitif ne dépensait que 2 à 3000 kilocalories par jour (pour sa nourriture) ; aujourd’hui l’Européen dépasse 150 000 kcal ! Parallèlement, la période de doublement de la population mondiale est d’environ 1500 ans du néolithique au milieu du 17e siècle, contre 35 ans pour la fin du 20e siècle. Une situation explosive !

Nous avons profité, sans les entretenir, des services rendus par les écosystèmes : nourriture, fibres, matériaux, ressources génétiques, épuration des eaux, fixation des sols, pollinisation, beauté des paysages…Nous avons oublié, ou ignoré, que les êtres vivants les plus « ordinaires » – que nous avons souvent qualifiés de « nuisibles » – (animaux, végétaux, mais aussi bactéries, virus, champignons…) assurent ce travail indispensable à notre survie. Nous avons considéré les sols comme des substrats inertes dans lesquels il fallait injecter de l’azote, du phosphate, du potassium. Nous avons bousculé les haies, les talus, refuges des oiseaux et des insectes, parce qu’ils constituaient des obstacles à la rentabilité de la mécanisation. Nous n’avons augmenté la production agricole qu’en utilisant dix à vingt fois plus d’énergie que nos ancêtres, avec par conséquent un rendement énergétique plus faible. Nous avons voulu façonner le monde à un rythme fou, avant de pouvoir comprendre l’ensemble des processus naturels qui régissent les interactions entre les organismes vivants de la biosphère (effets de synergie, de seuil, d’amplification, d’irréversibilité). Bref, nous avons considéré la « civilisation » comme la lutte permanente contre la nature.

Et c’est avec effarement que nous découvrons aujourd’hui qu’aucune disparition d’espèce n’est réellement compensable ; que chaque écosystème est unique, que sa destruction est souvent irréversible, malgré une grande capacité de résilience ; que les mécanismes de la nature sont des systèmes complexes et dynamiques, qui ne se soumettent pas à la modélisation comme des systèmes linéaires. Nous prenons conscience avec stupéfaction que les molécules chimiques empoisonnent les différents milieux de vie, que les stocks d’énergie fossile s’épuisent, que le climat menace de s’emballer, et que les solutions techniques censées résoudre les problèmes que nous avons créés pourraient bien n’être que des mirages. Est-ce si surprenant pour une civilisation qui semble avoir cessé de respecter la vie ?

Coopérer ou périr

Il est plus que temps de repousser les assauts des scientistes arrogants : on peut utiliser le passé sans être passéiste ; on peut s’opposer au progrès aveugle sans s’opposer aveuglément au progrès. Comme l’exprime D. Macdonald dans Le socialisme sans le progrès : « la culture d’aujourd’hui est imprégnée par la pensée scientifique, à un degré tel que des individus modérés et rationnels réagissent à la moindre mise en doute du progrès comme un fondamentaliste du Tennessee à qui l’on exposerait les théories de Darwin ». Constatant que les créations humaines tendent de plus en plus à s’affranchir de leurs créateurs, il est plus que temps de se livrer à une « interprétation écologique de l’histoire », de penser la complexité (analyse des relations, approche globale, mise en évidence des niveaux d’organisation, éclairage multidisciplinaire…), de réinventer notre rapport à la nature, c’est-à-dire de (re)devenir des observateurs attentifs du monde naturel ; de travailler avec, et non pas contre, cette nature ; de respecter le rythme et les propriétés du vivant ; de rendre compatibles nos modes de production avec les limites de la biosphère ; de retrouver des savoir-faire aujourd’hui disparus ou abandonnés. La « bio-économie » prétend réconcilier deux logiques qui n’auraient jamais dû s’opposer. « (…) la grande mission des individus n’est pas de conquérir la nature par la force mais de coopérer intelligemment et amoureusement avec elle », écrivait Lewis Mumford, philosophe de l’environnement influencé par la pensée politique anarchiste, et en particulier par E. Reclus.

La société humaine peut enrichir mais aussi détruire le monde naturel (et il sera plus difficile et plus coûteux de reconstruire la nature que d’élaborer un autre système économique); le social et le naturel s’interpénètrent constamment, les problèmes écologiques ne peuvent être dissociés des problèmes sociaux. La question fondamentale devient donc : comment reconstruire la société pour rendre harmonieux les rapports entre l’être humain et la nature ? Il apparaît évident, comme l’exprime Murray Bookchin, qu’il faille remettre en cause la notion même de domination. Les différentes formes de domination économique et culturelle (entre générations, entre sexes, entre groupes ethniques), l’émergence des hiérarchies, des classes, de l’Etat ont en effet accéléré la domination de la nature par l’homme.

Accéléré et non créé, car la réalité est probablement plus complexe. D’une part, des sociétés non hiérarchiques ont pu dégrader leur environnement. Contrairement au mythe du bon sauvage vivant en harmonie avec la nature, nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ont parfois surexploité jusqu’à l’extinction les populations animales qu’ils traquaient, en l’occurrence la mégafaune, l’ensemble des espèces animales de grande taille. D’autre part, des sociétés hiérarchisées (monde islamique, Extrême-Orient) n’ont pas engagé, comme l’Europe, un processus dynamique de transformation du monde, de croissance économique, c’est-à-dire de détérioration du monde naturel (même si ce n’est plus vrai aujourd’hui, notamment pour la Chine). L’erreur funeste serait de croire, comme la plupart des trotskystes notamment, qu’il suffirait de résoudre la question sociale pour traiter le problème écologique.

Quoi qu’il en soit, si l’humanité veut assurer son avenir, elle devra réinstaurer la primauté du politique sur l’économique, cesser la course à la productivité et la compétition pour le contrôle des ressources, remettre en cause une complexité de l’organisation sociale qui la fragilise, s’attacher à percevoir un intérêt général, à maintenir la diversité mais dans l’unité, à prioriser la couverture des besoins vitaux (alimentation, santé, éducation, culture), les technologies « écologiques », les structures à échelle humaine, à promouvoir la participation, l’engagement, la responsabilité individuelle, la solidarité, la recherche d’un développement qualitatif. Il faut tout autant se méfier d’une idéologie qui exige le sacrifice du présent au profit de l’avenir que d’une société qui condamne ses descendants par des choix irréversibles. Il n’y aura d’avenir que dans l’élévation de l’homme.

(Source texte : Jean-Pierre Tertrais -Groupe La Sociale, FA Rennes-), mars 2012 sur Groupe pavillon noir)

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 18:40

 

Communiqué de l’Union syndicale  Solidaires

La situation ne cesse de s’aggraver…


Depuis des années, chaque contre-réforme, chaque projet de loi de financement de la Sécurité Sociale ne cesse d’augmenter la part du frais médical restant à charge pour chacun. Ceci se concrétise chaque jour par :
* la diminution constante des remboursements,
* la mise en place des forfaits et des franchises médicales,
* les dépassements d’honoraires,
* la remise en cause de la prise en charge à 100% des affections de longue durée, etc…
* le démantèlement de l’hôpital public au profit du secteur privé commercial mis en œuvre par la loi Hôpital Patients Santé Territoire (HPST), la recherche d’économies à tout prix menée par les Agences Régionales de Santé (ARS) et l’étranglement financier des hôpitaux organisé par la tarification à l’activité (T2A).
* les restructurations et restrictions budgétaires du secteur social et médico-social, les déserts médicaux.

Résultats :


* les personnes les plus fragiles, les plus dépendantes, souvent précaires, sont malmenées ou même délaissées,
* les professionnels du sanitaire et du social public n’en peuvent plus par manque criant de personnel,
* des millions de personnes renoncent à des soins souvent indispensables pour raison de coûts.

IL N’Y AURA PAS DE RUPTURE AVEC LES POLITIQUES PRÉCÉDENTES DE LA SANTÉ SANS MOBILISATION MASSIVE ET DÉTERMINÉE DE TOUS LES CITOYENS.



L’UNIRS appelle à la semaine d’action européenne début octobre et à la manifestation du 6.

Cet appel est signé par des dizaines d’associations, des partis politiques de gauche, les syndicats CGT, FSU, SOLIDAIRES et les principaux syndicats de la santé et des organismes sociaux.
* Pour un accès aux soins de proximité et le refus de toutes les mesures de sélection ou d’exclusion,
* Pour un service public de la santé présent partout, efficace, assurant des soins de qualité,
* Pour un financement solidaire : « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins »,
* Pour une prise en charge à 100% de l’aide à l’autonomie dans le cadre de la Sécurité sociale,

Manifestation à Paris
Samedi 6 Octobre à 14 H
Des Hôpitaux Cochin-St Vincent de Paul à Matignon
.

Le changement est urgent !

La majorité de la population, les syndicats et les associations attendaient un changement profond de la politique de santé publique et de son financement.

Malheureusement, les premières annonces du gouvernement apparaissent bien en deçà des enjeux car la Santé n’a pas été retenue comme une priorité et l’évolution annoncée de son budget, +0,2 %, va encore imposer 2 milliards d’économie en 2013.

Les Agences Régionales de Santé ne sont pas remises en cause, la loi HPST sera simplement aménagée.

La situation financière des hôpitaux et des structures médico-sociales devrait rester dans le rouge avec pour conséquences de nouvelles suppressions de postes et de coûteuses restructurations.

La négociation en cours sur les dépassements d’honoraires ne résoudra pas les nombreux obstacles à l’accès aux soins et accroîtra encore la part de la complémentaire santé de plus en plus chère.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 12:37

 

Un journaliste est parvenu à s’introduire dans l’usine de montage de l’iPhone 5. Il révèle des conditions de travail inhumaines.

Si une grande partie de la planète avait les yeux tournés mercredi soir vers San Francisco, où se déroulait la présentation de l’iPhone 5, beaucoup tentent de détourner leur regard de Taiyuan, capitale de la province du Shanxi en Chine, où se trouve la Foxconn Factory, véritable sanctuaire où sont assemblés quelques 57 millions d’iPhone. Ce qu’il s’y passe mérite pourtant toute l’attention après qu’un journaliste de l’agence de presse Shanghai Evening Post s’est immergé dans cette fabrique où règne des conditions de travail inhumaines.

Pendant dix jours, ce journaliste, qui préfère garder son identité secrète, s’est introduit dans la Foxconn Factory et a travaillé trois jours à l’assemblage du boîtier noir de l’iPhone 5. Une durée pendant laquelle il a tenu un journal de bord dans lequel il décrit, dans le détail, son expérience que le Daily Mail a retranscrit ligne par ligne.

Dortoirs nauséabonds et grillagés

Visiblement, il est facile de se faire engager en tant qu’ouvrier à Foxonn où seuls une carte de citoyen chinois et un bon carnet de santé sont réclamés. Après un test d’aptitude mentale et un entretien destiné à s’assure qu’il dispose d’une santé mentale conforme, il fut engagé. À Foxonn, comme pratiquement partout en Chine, les travailleurs dorment sur leur lieu de travail. “Un cauchemar”, écrit-il. “Il s’échappait du dortoir un mélange d’odeurs de sueur et d’immondices”, provenant notamment des ordures qui s’amoncelaient à l’extérieur de ce bâtiment aux fenêtres grillagées. “L’armoire censée accueillir mes vêtements était remplie des cafards tandis que j’avais pour seule couverture des draps sales et remplis de cendres”.

Une fois débarrassés de leurs effets personnels et après une séance d’entraînement et une brève formation, les travailleurs sont invités à rejoindre leur poste. À la nuit tombée. “Nous étions autorisés à nous reposer en journée”. Pris de fièvre et de maux de tête terrible -il en ignore les raisons-, l’infiltré a été confronté à la carence des services sanitaires et des équipes médicales. “J’ai tenté d’obtenir d’urgence une visite médicale, mais il n’y avait qu’un médecin qui s’occupait de cinq patients en même temps”.

Surveillance maximale

Foxconn est en outre un quartier sous haute surveillance. Le panneau à l’entrée de la ligne de production (“Espace sous haute-sécurité”) indique les règles strictes auxquelles sont soumis les travailleurs, obligés de passer au détecteur de métal à chaque entrée ou sortie. “Tout objet métallique, quel qu’il soit -boucle de ceinture, boucle d’oreille, appareil photo, téléphone portable, lecteur mp3- y est formellement interdit, sous peine de licenciement immédiat”. Un simple câble USB aurait justifié le renvoi d’un ouvrier. Après avoir pénétré dans cet atelier de production d’où s’échappent un bruit assourdissant et une forte odeur de plastique, le journaliste prend ses quartiers qu’il ne pourra quitter, sauf ordre contraire du contremaître. “Une fois que vous vous asseyez, vous faites ce qu’on vous dit”. Enfin, la tâche qui l’attend lui est présentée. “Il s’agit de la nouvelle plaque arrière de l’iPhone 5, vous devez être honorés d’avoir la chance de la produire”.

Cadence infernale

Assigné à un travail minutieux qui consiste notamment à placer les protections en caoutchouc des écouteurs et à marquer les plaques arrières du nouveau téléphone Apple, le jeune apprenti suscite la colère du contremaître à la fois pour avoir gaspillé la colle et pour un manque d’efficacité. “Notre superviseur a reconnu que notre tâche était normalement dévolue aux femmes, plus agiles, mais en raison d’un nombre trop élevé de démission, il n’avait d’autre choix que de la confier aux travailleurs masculins”. Le rythme de travail est effréné. Les gestes se répètent à une cadence infernale, presque toutes les trois secondes. Sans qu’aucune erreur ne soit tolérée. Les douleurs physiques, liées à la répétition des mouvements et à une position identique, sont insupportables.

Dix minutes au coin!

Pas question pour autant de relâcher la pression. “Un travailleur assis face à moi s’est reposé un court instant. Surpris par le superviseur, il a été envoyé au coin (sic) pendant dix minutes. Initialement prévu de minuit à six heures du matin, le temps de travail sera allongé. “La ligne de production ne s’arrête que lorsqu’une sonnerie retentit. Nous avons été sommés de poursuivre le travail, malgré l’épuisement”. Après dix heures de travail, près de 3000 plaques arrières de l’iPhone 5 sont passées entre les mains de l’infiltré. Quatre lignes de production se chargent d’effectuer les mêmes tâches. Sur chacune d’elles, douze travailleurs jouent les automates et atteignent des résultats astronomiques en une demi-journée de travail: jusqu’à 36.000 pièces.

Pourtant, le contremaître encourage les travailleurs à produire plus. “Nous sommes ici pour gagner de l’argent! Nous devons redoubler de travail!”. Pourtant, le salaire ne favorise pas le dépassement de soi. Pour deux heures supplémentaires, un travailleur empoche 27 Yuan (3,3 euros). Et ce, pour permettre à Apple de livrer en temps et en heure, les millions de smartphone dans le monde.

(source : Groupe pavillon noir)

 

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