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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 12:13

 

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky, auteur de La fabrique du consentement (ed. Agone, 2008), a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les médias. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, de la stratégie de la distraction à la stratégie de la dégradation, des manières de maintenir les citoyens dans l’ignorance et la médiocrité. En lisant ce texte on reconnaîtra les techniques de gestion, par ceux qui nous gouvernent, de l’immigration, de la crise des retraites, etc.

1) La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2) Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3) La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4) La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5) S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

6) Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7) Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8) Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9) Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10) Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 13:00

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Et iPhone réinventa l’iPhone annonce religieusement Apple, et les fidèles se massent devant les temples de l’Apple Store porter leur offrande de 679 euros. Mais quelques banderoles gâchent la cérémonie : les salariés voudraient des temps de pause, des tickets restos et être correctement payés.

"C'est très excitant. Il y a beaucoup de gens, tout le monde parle avec tout le monde", mais les banderoles, "ça gâche un peu la fête" déplore un fidèle qui trépigne d’impatience dans la file d’attente avec quelques centaines de ses coreligionnaires. En face, quelques employés, réunis à l’appel de Sud, tentent de se faire entendre pour améliorer leurs conditions de travail. Avec jusqu’à 58 % de marge brut par iPhone vendu, des dizaines de milliards de bénéfices, "on pourrait avoir des tickets restos" déplorent-ils… "On voudrait avoir tout ce qu'ont les autres salariés de grandes entreprises françaises", explique Thomas Bordage, délégué syndical de Sud. "Nous, tout ce qu'on a c'est un mail de remerciement de Tim Cook qui nous dit qu'on est formidables".

  • Sud détaille les revendications des salariés dans un communiqué

- le versement d’un 13ème mois à l’instar d’autres entreprises du commerce,
- la mise en place d’une grille des salaires propre à notre enseigne.
- l’instauration d’un temps de pause,
- l’installation de fontaines à eau,
- une climatisation et des sanitaires dignes de ce nom ! »

  • Paroles de salariés d’Apple

Un vétéran de l’Apple Store : "Les plannings horaires changent souvent. Le travail n'est pas simple tous les jours. Sinon moi j'aime cette boîte, le vrai problème c'est que par rapport aux bénéfices qu'elle fait on pourrait avoir des tickets restos, des pauses, de l'eau. C'est la moindre des choses. Concernant la grève, je ne pense pas que les gens vont se mobiliser, les salariés ne veulent pas prendre trop de risques. Quant aux managers ils sont partagés ils ont un peu le cul entre deux chaises".

Un tout jeune employé : "Je suis tout nouveau, mais je ne me plains pas de mon travail. Je trouve que nous sommes plutôt bien traités par rapport à d'autres secteurs. Certes les plannings changent un peu souvent mais bon. La première revendication est salariale de toute façon. Le sujet est tabou parce que certains collègues ont peur des représailles. Je sais qu'il y a des négociations en cours, cela fait un an que ça dure sans que l'on obtienne quoi que ce soit."

(source texte : lhumanite.fr)

singe

Apple lance un nouvel appareil communiquant. Sa démarche commerciale est organisée pour rendre rapidement obsolètes les anciens appareils, qui ne sont plus adaptés, et crée un immense gaspillage.

Nouvelle esthétique, nouvelle connectique, la course à l’innovation que se livrent les géants du secteur high-tech Apple, Samsung et Nokia en tête, justifie-t-elle que les chargeurs, enceintes et autres gadgets des précédentes générations d’iPhone finissent dans nos tiroirs ou pire dans nos poubelles ?

 

En commercialisant le 12 septembre l’iPhone 5, Apple met non seulement en vente un gadget dernier cri, mais impose aussi à ses clients, partenaires et aux producteurs de produits dérivés, une nouvelle donne. Car si le design de l’iPhone 5 marque une rupture avec les modèles précédents, la connectique est, elle aussi, différente : le nouveau chargeur de l’iPhone 5 sera donc incompatible avec les 183 millions d’iPhone, 73 millions d’iPad et 275 millions d’iPod vendus dans le monde. Il en sera de même pour les stations d’accueil et autres chaînes hi-fi : de quoi nous inciter à renouveler tous nos équipements ?

Les ressources naturelles s’épuisent et Apple, la plus grande capitalisation boursière de l’histoire des Etats-Unis, se permet une nouvelle fois de les gaspiller pour vendre plus et rendre le consommateur toujours plus dépendant.

Ce 12 septembre n’est en réalité pour Apple qu’un nouveau chapitre de sa longue saga sur le thème de l’obsolescence programmée : en 2001, le groupe à la pomme lançait l’iPod dont la durée de vie est limitée à celle de sa batterie, indémontable. Malgré une action en justice aux Etats-Unis, Apple innove régulièrement pour maîtriser la durée de vie ses produits : impossibilité de mettre à jour le système d’exploitation pour les modèles les plus anciens, pièces détachées qui changent à chaque génération. Avec 3 générations d’iPad en 2 ans et 6 d’iPhone en 5 ans, les produits Apple sont très rapidement obsolètes !

 

L’obsolescence programmée du secteur high-tech a un coût écologique et social. Les Amis de la Terre alertent depuis 2010 sur l’exploitation massive des ressources, l’extraction de terres rares et minerais dans les pays du Sud, les impacts sanitaires pour les populations locales, la surproduction de déchets et les pollutions lourdes.

 

Camille Lecomte, chargée de campagne Modes de production et de consommation responsables s’insurge : « Combien de ces objets tant désirés aujourd’hui finiront dans les 18 mois dans un tiroir comme 37 % de nos portables voire pire dans nos poubelles. Combien de temps les populations d’Afrique impactées par l’extraction minière nécessaire à ces technologies vont-elles encore supporter de voir leur environnement détruit, leurs cours d’eaux et leurs sources contaminées ? »

Les Amis de la Terre appellent les parlementaires et les sénateurs à mettre un terme à l’aberration environnementale et sociale que constitue l’obsolescence programmée, en adoptant une loi pour allonger la durée de garantie de 2 à 10 ans sur les biens de consommation, pour imposer aux producteurs de mettre sur les marchés des produits réparables et de garantir la mise à disposition des pièces détachées pour faciliter la réparation dans les 10 années suivant l’achat d’un bien.

 

Des solutions existent pour consommer autrement : donner une seconde vie à nos produits, faire réparer plutôt que de jeter, soutenir les réparateurs et valoriser leur savoir-faire, pour une économie utile socialement, qui préserve les emplois et l’environnement.

(source texte : danactu-resistance)

tout est politique détail 5

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 18:59

 

Remarque : quand on tape "sexualité" sur Google images, les premières pages évoquent d'emblée une sexualité à orientation hétérosexuelle...On remarque ensuite que les recherches associées qui sont proposées par Google sont "sexualité ado", et surtout "sexualité positions"...

Si on tape "sexualitéS", les images proposées deviennent un peu moins formatées et formatantes... 

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Petit tour du monde des droits des transsexuels.

L’annonce a fait l’effet d’une bombe, tant elle provoque une avancée des droits des transsexuels : en Argentine, depuis une décision du Sénat prise en mai, ceux-ci pourront choisir le sexe auquel ils estiment appartenir et le déclarer à l’administration. L’Argentine n’est pas isolée : son voisin uruguayen avait, avant elle, déjà voté une loi similaire. Et, en octobre 2008, une loi de la ville de Mexico a permis aux personnes transgenres d’obtenir des papiers d’état civil conformes à leur nouvelle identité.

 

En Europe, Royaume-Uni et Espagne ont été des précurseurs. Les Britanniques ont, les premiers, modifié leur législation en 2004, après avoir été condamnés par la Cour européenne des droits de l’Homme dans l’affaire d’une transsexuelle harcelée, Christine Goodwin. Et, en Espagne, depuis 2007, une opération chirurgicale n’est plus nécessaire pour le changement d’identité. Le diagnostic d’un médecin est toutefois requis, ainsi qu’un traitement hormonal de deux ans. Au Portugal, le président s’était opposé en 2010 à un changement de la loi ; un an plus tard, celuici a bien eu lieu. Désormais, le genre choisi peut être obtenu en huit jours sur présentation d’un certificat médical en bonne et due forme. En Suède, après un long blocage du Parti conservateur, les opérations chirurgicales de stérilisation forcées viennent d’être abolies. Idem aux Pays-Bas, depuis fin 2011, où seules des déclarations d’experts attestent, après analyse, « que le sentiment de transgenre de la personne est bien permanent ». Et en Belgique, le changement d’état civil est déjudiciarisé, et confié au maire.

 

Autre bouleversement : la question du passeport. Depuis septembre dernier, l’Australie permet d’y faire figurer le genre de son choix. Et pour ceux qui ne veulent pas choisir, il est désormais possible de cocher la case « x ». Le Canada examine en ce moment un texte qui permettra la même évolution. Et la France ? En grand retard, malgré le dépôt d’une proposition de loi en décembre dernier par des députés PS, s’appuyant sur une résolution du Conseil de l’Europe qui veut supprimer l’obligation de stérilisation, de conversion sexuelle ou de thérapie hormonale. Pour obtenir un changement d’état civil, les transsexuels français sont toujours stérilisés chirurgicalement et de manière irréversible, doivent passer des tests psychiatriques et attendre ensuite entre un an et un an et demi la décision du tribunal.

(source texte : danactu-resistance.over-blog.com)

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Lancement de la première enquête française sur la biphobie.

(communiqué inter-associatif)

Le 23 septembre 2012 est, depuis 13 ans, la journée internationale de la bisexualité. À cette occasion, les associations : le MAG jeunes LGBT, SOS homophobie, Bi'cause et Act Up-Paris, associées à des militant-e-s indépendant-e-s, lancent ce week-end la première enquête française sur la biphobie issue de la communauté LGBT (Lesbienne, Gay, Bi et Trans).

Le questionnaire que nous avons conçu s'adresse à toute personne quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre. Par le biais d’une quinzaine de questions, il vise à interroger les représentations positives ou négatives associées à la bisexualité dans les domaines de la vie sexuelle et/ou amoureuse, de la visibilité, de la santé.

Il est disponible via CE LIEN  et sera également diffusé dans la rue à Paris, Marseille, Strasbourg, Nice, Nantes, Montpellier et Besançon par le biais de notre réseau de partenaires et les délégations régionales de SOS homophobie.

Parce que les bisexuel-le-s sont invisibilisé-e-s dans la société, mais aussi au sein même de la communauté LGBT et parce que les violences spécifiques dont ils et elles peuvent être victimes sont souvent niées ou confondues avec l'homophobie, il devient urgent de cerner plus précisément les différentes formes que peut prendre la biphobie.

Les résultats de cette enquête seront communiqués le 17 mai 2013 à l'occasion de la journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie (IDAHO), et serviront de base à la mise en place d'un dispositif de recherche inter associatif sur la bisexualité inédit.

(source texte : SOS-homophobie via le site de Solidaires)

 

Se prostituer librement, nouvel adage du néolibéralisme patriarcal ?

La « liberté de se prostituer », ultime argument du post-féminisme ? Pour Sophie Péchaud, présidente de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AFVT), derrière cet oxymore se cache plutôt une théorie économique bien éloignée de toute pensée novatrice : le capitalisme. Ou quand la pénalisation de la prostitution devient une atteinte à la « liberté du consommateur »...

Se prostituer librement, voilà l’aboutissement ultime du post-féminisme, entend-on de manière dominante depuis longtemps, et plus encore depuis que la ministre des droits des femmes a affirmé sa volonté de pénaliser les clients de prostituées.

Depuis, tous les médias se sont empressés de donner la parole aux agent-e-s de la marchandisation du sexe. Cet été, une émission sur France Inter à travers la voix d’une productrice clairement de parti-pris, a ouvertement fait l’apologie de la « libre prostitution » pendant deux heures, réduisant la position abolitionniste au rang des combats féministes les plus ringards et dépassés.

« Faire le choix de se prostituer librement » représenterait désormais ce qu’il y a de plus visionnaire et progressiste, car « louer » son sexe, son anus ou sa bouche pour en faire commerce serait affirmer sa liberté sexuelle en disposant de son corps comme on l’entend. Pénaliser les clients de prostituées serait une atteinte aux libertés individuelles, à la « liberté du consommateur » dans une société ultra-sécuritaire.

La prostitution, produit capitaliste

À l’image de cette prétendue dérive répressive, la nouvelle loi sur le harcèlement sexuel tendrait à « faire du contrôle social, à mettre en place les mesures de l’ordre moral ». Tribunes, articles, interviews, portraits.... Les bons petits soldats de la société patriarcale sont de sortie pour le retour de bâton. Discours progressiste ? Rebelle ? Punk ? Libertaire ? Vaste blague ! Néo-libéral, capitaliste, ringard, dépassé, sénile, snob... oui. « Post-féministe », c’est-à-dire après la mort du féminisme, certainement.

Car derrière la soi-disant « liberté de se prostituer », se cache (à peine) une théorie économique éculée vraiment très loin de toute pensée novatrice : le... le... capitalisme. Et une organisation politique et sociale tout à fait subversive : le patriarcat. Fichtre ! Le capitalisme et le patriarcat, c’est le nouveau féminisme !

Les personnes se réclamant d’un « nouveau féminisme » plus libre, plus « fun », ne disent rien de plus que les plus vieux théoriciens du libre-marché et toutes celles et ceux qui refusent de s’émanciper de structures patriarcales ancestrales. Tant qu’il y a de l’offre et de la demande... Ce bon vieux paradigme économique a la peau dure et les dents bien acérées. Qu’importe les personnes pourvu qu’on ait l’argent.

La liberté de se prostituer ? Une chimère !

Sur France Inter le 23 août, on a pu entendre ceci : « Vous avez des femmes qui pour arrondir leur fin de mois, se vendent pour quelques heures. Que ce soit triste, d’accord, mais c’est leur problème, ce n’est pas le nôtre ». Tout est dit. Ce n’est pas le leur, ce n’est pas le problème de celles et ceux qui n’ont pas besoin d’arrondir leurs fins de mois.

Ces hérauts du « féminisme moderne » vantent une illusion présentant la prostitution comme un choix, une liberté, un travail. Or, gagner de l’argent, subvenir à ses besoins, est une contrainte vitale pour toutes les personnes non-rentières, soit l’immense majorité de la population. En faisant de la prostitution le « must » de la ré-appropriation de sa sexualité, ils et elles transforment de fait cette dernière en contrainte et non en plaisir. Quelle audace ! « La liberté de se prostituer » n’est qu’un oxymore de plus, une association de malfaiteurs. Comme toutes les chimères, elles ne sont jamais là où on les croit.

(source texte : bastamag.net)

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 17:59
 
Enseignant-es désobéisseurs: c’est une grande mascarade !
(communiqué de Sud Education)
ENSEIGNANT-ES DÉSOBEISSEURS : LA SYMPATHIE DE VINCENT PEILLON NE NOUS SUFFIT PAS !
Ce matin, 20 septembre 2012, M.Peillon, invité sur France Culture, a déclaré qu’il ne reviendrait pas sur les sanctions prises à l’égard des enseignant-es « désobéisseurs. ». Il se coupe ainsi des enseignant-es qui luttent pour une éducation de qualité.
Pour rappel, le mouvement des « désobéisseurs », apparu en 2007-2008, regroupe des enseignant-es qui n’ont pas appliqué certaines directives officielles prises par le gouvernement Fillon et le ministre de l’éducation de l’époque Xavier Darcos. Ces directives, dénoncées par SUD éducation, renforcent un modèle éducatif tourné vers la concurrence entre élèves, (livret personnel de compétence, évaluations CE1, CM2), accentuent le fichage généralisé (Base élève) et sont un pas de plus vers une éducation à deux vitesses bien loin d’un service public de l’éducation pour toutes et tous. Ces enseignant-es ont fait acte de résistance pédagogique.
Après avoir reçu une délégation d’enseignant-es désobéisseurs le 26 juillet dernier, Vincent Peillon, qui dit les avoir écouté, ne les a donc pas entendu. Sous prétexte qu’un-e enseignant-e doit appliquer les lois en tant que fonctionnaire, M.Peillon ferme donc aujourd’hui la porte à la levée des sanctions. La Fédération SUD éducation réaffirme avec force que ces enseignant-es montrent au contraire leur attachement à un service public d’éducation de qualité, orienté vers la réussite de toutes et tous , basé sur des valeurs de solidarité et d’émancipation individuelle et collective.
La Fédération SUD éducation réaffirme son soutien aux enseignant-es en résistance pédagogique. Nous demandons au ministre de l’éducation nationale la levée de toutes les sanctions (disciplinaires, administratives et financières) infligées à nos collègues. Tous les enseignant-es sanctionné-es, y compris ceux qui sont à la retraite, doivent être réintégré-es dans leurs droits.
- Ci-dessous la vidéo de V Peillon à France Culture
 
 
 Service public d’orientation : c’est une grande mascarade !
La concertation montre son vrai visage ! SUD éducation claque la porte de cet atelier.
Alors que la concertation sur la refondation de l’école et sa thématique « orientation » est en cours on apprend par une dépêche de l’AEF que le 1er ministre vient de signer avec le président de l’Association des Régions de France un document présentant « 15 engagements pour la croissance et l’emploi » dont 2 concernent directement l’orientation (voir doc associé). L’engagement nº 8 confie aux régions l’animation et la coordination du service public d’orientation tandis que le nº 12 transfère le pilotage et l’animation territoriale de l’offre d’Orientation Tout au Long de la Vie qui, jusqu’à présent, se limitaient à un public non scolaire. Détournés de leur mission initiale, les CIO vont, par ces engagements, être associés au service de l’insertion professionnelle immédiate, aux besoins locaux de l’emploi.
Sans s’interroger sur les spécificités des professionnels de l’orientation (formation à Bac + 5 dans les domaines de la Psychologie et de la Sociologie) le gouvernement considère-t-il que l’autorité fonctionnelle des Régions est plus propice à la construction des élèves et que les problématiques propres à la jeunesse peuvent être traitées comme celles des adultes ?
On assiste ici à une grave dénaturation de l’orientation à l’école.
Si l’orientation « fonctionne mal » selon les propos du ministre de l’Éducation nationale, pas un instant il n’aborde les raisons historiques de cette dégradation :
suppression massive de postes de conseillers d’orientation psychologues (1 poste sur 6 remplacé depuis 5 ans) ;
précarisation du corps ;
démantèlement du réseau des CIO par suppression et fusion des structures ;
transfert aux enseignants des tâches d’orientation ;
et, plus récemment, mise en place des procédures de labellisation dans les territoires en application de la loi OFPTLV dont SUD Éducation demande l’abrogation.
SUD Éducation refuse de participer à ce jeu de dupe. Nous mettrons tout en œuvre pour faire connaître les méthodes utilisées, les objectifs définis et les conséquences pour les élèves et les familles.
Communiqué de presse SNES-FSU, CGT Educ’action, SUD Education
Les concertations sur le service public d’orientation sont encore en cours, pourtant nos organisations ont pris connaissance par la presse, de la signature par le premier Ministre et le président de l’Association des Régions de France d’un engagement qui confie aux Régions, le pilotage de la carte des formations et du service d’orientation.
On ne peut que s’interroger sur l’emploi d’une méthode que les personnels n’ont cessé de dénoncer sous le précédent gouvernement et avec laquelle ils pensaient en avoir fini.
Quel crédit accorder alors aux résultats des concertations et à la phase des négociations avec les organisations syndicales si les décisions sont déjà prises ?
Pas plus aujourd’hui qu’hier, le SPO (le Service Public de l’Orientation), issu de la loi de 2009 et mis en place sans aucune concertation, n’est acceptable !
Nos organisations syndicales demandent depuis plusieurs mois, que les textes qui organisent ce service soient revus, en particulier la partie qui concerne la formation initiale.
On ne peut vouloir un système scolaire avec plus de réussite et de justice sociale et ne pas prendre en compte la spécificité des besoins des élèves par rapport aux salariés. On ne peut réduire le travail sur l’élaboration des projets et des parcours aux seuls impératifs d’une insertion, voire d’une employabilité à court terme. On ne peut imposer aux personnels dans le cadre des « labellisations » un autre référentiel métier et d’autres conditions d’exercice.
Le souci des élèves « décrochés » ne peut servir de prétexte, à un détricotage du service public d’orientation de l’Education nationale qui du même coup ferait disparaître le rôle de prévention que jouent les conseillers d’orientation-psychologues et les directeurs de CIO.
Le SNES-FSU, la CGT Educ’action et SUD Education alertent sur les conséquences négatives, d’une « régionalisation » de l’orientation scolaire sur l’égalité d’accès aux formations sur tout le territoire. Elles demandent au Ministre d’ouvrir d’urgence des négociations sur ce dossier afin que l’expertise des personnels et de leurs représentants soit enfin entendue.
 
Elèves handicapé(e)s : c’est une grande mascarade !
Ci-dessous, le mail du rectorat de Lille à ce sujet.
Subject: contrats aidés


Afin de respecter l'enveloppe ministérielle en contrats aidés pour le
2e semestre 2012 allouée à l'Académie de Lille,
il est nécessaire de
procéder à un arrêt temporaire des renouvellements et nouveaux
recrutements en contrats aidés en accompagnement des élèves handicapés.


Le service vous fera parvenir en retour les fiches de renseignement
pour lesquelles il n'a pas été possible de faire une prise en charge
complémentaire.
 
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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 18:48

 

cul de sac

Non au traité européen d’austérité

Toutes et tous à Paris le 30 septembre !

Appel de la fédération SUD éducation.

Le gouvernement veut faire adopter en urgence le Pacte budgétaire négocié par Sarkozy et Merkel. Ce traité conduirait à des politiques d’austérité partout en Europe. Les conséquences seraient désastreuses pour les services publics, les solidarités, les droits sociaux et les salaires. Le service public d’éducation et ses personnels ne seront pas épargnés. Seule la lutte peut modifier le rapport de force. Un cadre unitaire large appelle à une manifestation nationale le 30/09. C’est l’occasion de lancer un processus de mobilisation pour refuser l’austérité et imposer des alternatives.

François Hollande veut faire croire que son engagement de renégocier le Pacte budgétaire européen a été respecté, alors que rien n’a été modifié. Officiellement appelé traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), il reste totalement inacceptable. Il institutionnalise les politiques d’austérité qui mènent tous les pays européens à la récession. Il impose de ne pas dépasser un déficit de 0,5 %, et des sanctions automatiques pour les États qui ne respecteraient pas cet impératif néolibéral.

Son adoption servirait de prétexte au gouvernement pour justifier des politiques d’austérité par des coupes massives dans les dépenses publiques (protection sociale, services publics), la destruction des droits sociaux et l’aggravation du chômage, de la pauvreté et des inégalités. Il serait utilisé comme alibi pour revenir sur les quelques promesses « sociales » du candidat Hollande. De toutes parts, on laisse déjà entendre que « la dégradation de la situation économique » pourrait amener à ne pas tenir l’engagement de recréer les 60000 postes annoncés dans l’Éducation Nationale, alors qu’il ne s’agit déjà que de redéploiement d’autres secteurs publics.

Imposés au nom du poids des dettes publiques, ce traité et ces politiques augmenteraient au bout du compte les déficits faute de recettes fiscales. Il faut stopper cette spirale dépressive qui ne peut que mener à une austérité et à des reculs sociaux sans fin, et faire le lit des forces d’extrême droite. Seule la mobilisation permettra de changer les rapports de force pour imposer des alternatives.

La fédération SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires et le collectif unitaire contre le Pacte budgétaire européen qui regroupe associations, syndicats et partis politiques de gauche, appelle les salarié-e-s, les retraité-e-s, les chômeurs/euses, à se mobiliser et à manifester.

20110927 4

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 18:43

 

Communiqué de la CNT

HOLLANDE AUX SECOURS DES RENTIERS !

Décidément il n’aura pas fallu longtemps pour que le gouvernement de gôche de François Hollande applique des mesures bien loin de quelconques promesses « socialistes ».

Dans la droite lignée des Guéant et autres Hortefeux, Manuel Valls multiplie les expulsions de camps de roms sans se soucier de la question du relogement et au mépris des associations d’aides à ces populations. Tout ceci se passe d’ailleurs sous les vivas d’une partie de l’UMP, en témoigne le vibrant hommage que vient de lui rendre Serge Dassault.

 

Du côté de la répartition des richesses, si la taxation à 75% va enfin voir le jour, il est incroyable que les revenus du capital en soient exclus. Ainsi les rentiers, continueront à profiter d’une fiscalité plus intéressante que celle des revenus du travail. Quand on sait que la majorité des revenus des grandes fortunes provient de dividendes et non de salaires, on devine les véritables intentions de ce gouvernement. Car c’est bien un signe fort que nos nouveaux ministres nous envoient, ils poursuivent en ceci l’œuvre de Sarkozy : celle de ne pas toucher aux possédants, ou alors juste de faire semblant avec une mesurette qui ne durera que le temps de deux fiches d’impôts.

 Pourtant, à l’heure où Hollande continue à promettre une taxe européenne sur les transactions financières, il aurait été urgent de mettre en place une taxation des produits du capital au moins aussi importante que celle des rémunérations du travail.

 Dans la même lignée Hollande, en accord avec Merkel nous prépare un nouveau traité européen qui une nouvelle fois fera la part belle aux capitalistes pour mieux faire payer les peuples.

 

Face à cette situation où l’issue politique est clairement bouchée, les peuples n’auront que leur propre volonté pour imposer d’autres choix. Seul un mouvement utilisant la grève générale pourra être à même de faire céder ceux qui dirigent nos vies.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 18:22

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septembre 5

 

Les promesses non tenues du président Hollande

 sur le pacte budgétaire européen.

Le président de la république veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité de stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l'intitulé de "Pacte budgétaire". Il s'était pourtant engagé à le renégocier.

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 18:28

 

La crise de la dette souveraine et des banques secoue l’Europe depuis 2008. Cela a suscité un intérêt grandissant du public européen à l’égard des analyses du CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde)  concernant le système dette, le FMI et d’autres institutions internationales. La perspective des suspensions et annulations des dettes se rapproche de l’Europe. Des audits citoyens ont débuté dans plusieurs pays. Cet ouvrage aidera celles et ceux qui veulent tirer des enseignements des expériences vécues par les peuples du tiers-monde pour affronter les problèmes auxquels les pays les plus industrialisés sont aujourd’hui confrontés.

Depuis la crise de la dette qui a éclaté en 1982, malgré leurs innombrables richesses naturelles et humaines, les pays du tiers-monde sont saignés à blanc. Le remboursement d’une dette devenue colossale prive leurs populations de la satisfaction des besoins les plus élémentaires. La dette est devenue un mécanisme très subtil de domination et le moyen d’une nouvelle colonisation. Les initiatives d’allégement de la dette lancées par le G8 et les institutions financières internationales ne changent pas la donne. Une approche radicalement différente doit être envisagée : la réalisation d’audits citoyens et l’annulation pure et simple de cette dette, illégitime et largement odieuse.

Ce livre répond à différentes objections. Une fois libérés de leur dette extérieure, les pays ne risquent-ils pas de retomber dans le piège d’un endettement insoutenable ? Les régimes dictatoriaux et corrompus ne vont-ils pas profiter d’une annulation de la dette ? Les contribuables des pays du Nord ne vont-ils pas faire les frais d’une annulation ? Chine, Amérique latine, fonds souverains, fonds vautours, quel rôle pour ces nouveaux acteurs de premier plan ? Le remplacement de la dette publique externe par la dette publique interne constitue-t-il une solution ? Quels liens entre la dette et la crise alimentaire mondiale qui a commencé en 2007-2008 ? Quelles ressemblances avec la crise des subprimes qui a éclaté en 2007 et a provoqué la pire crise économique internationale depuis les années 1930 ? En quoi consiste la politique du FMI en Europe depuis l’éclatement de la crise internationale en 2007-2008 ? Peut-on comparer la dette extérieure publique des PED et la dette publique au Nord ? Une partie de la dette de la Grèce est-elle illégitime ? La dette publique réclamée à des pays du Nord peut-elle être caractérisée d’illégitime, voire d’odieuse ? Les auteurs montrent que l’annulation de la dette, condition nécessaire mais non suffisante, doit être accompagnée d’autres mesures. Ils posent aussi la question : qui doit à qui ? Ils soutiennent la demande de réparations.

Illustré de graphiques et de tableaux, cet ouvrage montre clairement la responsabilité des promoteurs du néolibéralisme, des institutions financières internationales, des pays industrialisés mais aussi la complicité des dirigeants du Sud.

Dix ans après la parution du livre « 50 questions 50 réponses sur la dette, le FMI et la Banque,mondiale » qui a été traduit en neuf langues (anglais, arabe, coréen, espagnol, italien, japonais, portugais, turc et grec), quatre ans après la sortie de l’édition actualisée et augmentée « 60 questions 60 réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale », Damien Millet et Éric Toussaint sortent cette nouvelle version qui décrypte le discours officiel sur la dette et envisage les scénarios possibles pour sortir de l’impasse. Ils exposent les différents arguments moraux, politiques, économiques, juridiques, écologiques sur lesquels repose la revendication d’une annulation de la dette publique.

Via internet, le CADTM est très heureux de mettre à disposition d’un vaste public ce livre qui a été entièrement actualisé et augmenté par les auteurs. Ce livre peut être repris librement par d’autres sites à condition de prévenir les auteurs et de faire un lien vers le site www.cadtm.org. Il peut être reproduit pour un usage strictement non commercial. N’hésitez pas à envoyer vos commentaires et des informations sur l’usage personnel ou collectif que vous faites de ce livre à info@cadtm.org. Vos messages seront transmis aux auteurs.

65 questions 65 réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale

Par Damien Millet et Eric Toussaint

Table des matières

Chapitre 1 : Droits humains, développement et dette
Q1 : Qu’appelle-t-on « pays en développement » (PED) ?
Q2 : En quoi le terme « développement » est-il ambigu ?
Q3 : Quel est le lien entre dette et pauvreté ?
Q4 : Que sont les « objectifs du millénaire pour le développement » (OMD) ?
Q5 : Quelles sont les différentes catégories de dettes des PED ?

Chapitre 2 : L’origine de la dette des PED
Q6 : Quel rôle ont joué les banques privées dans l’évolution de la dette extérieure des PED au cours des années 1960-70 ?
Q7 : Quel rôle a joué la Banque mondiale dans l’évolution de la dette extérieure des PED au cours des années 1960-70 ?
Q8 : Comment fonctionne la Banque mondiale ?
Q9 : Quel rôle ont joué les gouvernements des pays du Nord dans l’évolution de la dette extérieure des PED au cours des années 1960-70 ?
Q10 : Comment l’argent emprunté a-t-il été utilisé dans les PED ?

Chapitre 3 : La crise de la dette
Q11 : Comment ont évolué les prix des matières premières depuis les années 1960 ?
Q12 : Quel rôle a joué l’évolution des taux d’intérêt dans la crise de la dette de 1982 ?
Q13 : La Banque mondiale, le FMI et les banquiers privés ont-ils une part de responsabilité dans la crise de la dette ?
Q14 : Comment les créanciers se sont-ils organisés face à la crise de la dette ?
Q15 : Quelles ressemblances avec la crise des subprime de 2007 ?

Chapitre 4 : Le FMI, la Banque mondiale et la logique de l’ajustement structurel
Q16 : Comment fonctionne le FMI ?
Q17 : Quelles sont les mesures de choc imposées par les plans d’ajustement structurel ?
Q18 : Quelles sont les mesures structurelles imposées par les plans d’ajustement structurel ?
Q19 : En quoi consiste la politique du FMI en Europe depuis l’éclatement de la crise internationale en 2007-2008 ?
Q20 : Quel a été l’impact de la logique défendue par le FMI et la Banque mondiale sur la crise alimentaire mondiale qui a commencé en 2007 ?

Chapitre 5 : D’autres acteurs internationaux : le Club de Paris et l’OMC
Q21 : Qu’est-ce que le Club de Paris ?
Q22 : Tous les PED ont-ils été logés à la même enseigne par le Club de Paris ?
Q23 : Pourquoi le Club de Paris est-il désormais fragilisé ?
Q24 : Quel est le rôle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ?

Chapitre 6 : Anatomie de la dette des PED
Q25 : Comment se décompose la dette extérieure des PED ?
Q26 : Comment la dette
Q27 : Les PED remboursent-ils leurs dettes ? a-t-elle évolué depuis 1970 ?
Q28 : Qu’en est-il de la dette extérieure publique des PED ?
Q29 : Comment sont dirigés les flux financiers liés à la dette ?
Q30 : Qu’en est-il de la dette publique interne des PED ?

Chapitre 7 : Décrypter le discours officiel sur la réduction de la dette
Q31 : Pourquoi une initiative d’allégement de dette s’est-elle mise en place ?
Q32 : Qu’est-ce que l’initiative pour les Pays pauvres très endettés (PPTE) ?
Q33 : L’initiative PPTE a-t-elle atteint son but ?
Q34 : En quoi consiste la remise de dette annoncée en 2005 par le G8 ?

Chapitre 8 : Les faux-semblants du modèle dominant
Q35 : L’aide publique au développement permet-elle de contrer les ravages de la dette ?
Q36 : Le microcrédit est-il une solution au surendettement des PED ?
Q37 : Les politiques promues par la Banque mondiale et le FMI ont-elles permis de lutter contre les dérèglements climatiques ?
Q38 : Qu’est-ce que le NEPAD ?

Chapitre 9 : Les suspensions de paiement dans le passé
Q39 : Une véritable annulation de dette est-elle impossible ?
Q40 : Pourquoi les gouvernements du Sud continuent-ils de rembourser la dette ?
Q41 : Qu’appelle-t-on les fonds vautours ?

Chapitre 10 : Plaidoyer pour l’annulation de la dette des PED
Q42 : Quels sont les arguments moraux en faveur de l’annulation de la dette des PED ?
Q43 : Quels sont les arguments politiques en faveur de l’annulation de la dette des PED ?
Q44 : Quels sont les arguments économiques en faveur de l’annulation de la dette des PED ?
Q45 : Quels sont les arguments juridiques en faveur de l’annulation de la dette des PED ?
Q46 : Quels sont les arguments écologiques en faveur de l’annulation de la dette des PED ?
Q47 : Quels sont les arguments religieux en faveur de l’annulation de la dette des PED ?
Q48 : Qui doit à qui ?
Q49 : Qui peut poser des conditions à l’annulation de la dette ?
Q50 : L’annulation de la dette serait-elle suffisante pour assurer le développement des PED ?

Chapitre 11 : Débats autour de l’annulation de la dette des PED
Q51 : L’annulation de la dette provoquerait-elle une crise financière mondiale ?
Q52 : L’annulation de la dette des PED serait-elle supportée par les citoyens du Nord ?
Q53 : L’annulation de la dette ne va-t-elle pas surtout profiter aux dictatures en place ?
Q54 : Faut-il renoncer au recours à l’emprunt ?

Chapitre 12 : La construction d’alternatives radicales
Q55 : Quelles alternatives pour le développement humain dans les PED ?
Q56 : Comment éviter qu’après une éventuelle annulation, la dette ne se reconstitue ?
Q57 : Qu’est-ce que l’audit de la dette ?
Q58 : La Chine, les fonds souverains, la Banque du Sud constituent-ils des alternatives ?
Q59 : Peut-on comparer la dette extérieure publique des PED et la dette publique au Nord ?
Q60 : Une partie de la dette de la Grèce est-elle illégitime ? La dette publique réclamée à des
pays du Nord peut-elle être caractérisée d’illégitime, voire d’odieuse ?
Q61 : Quelles sont les propositions alternatives du CADTM pour les pays de l’Union européenne ?

Chapitre 13 : Campagne internationale en faveur de l’annulation de la dette
Q62 : Comment est née la campagne internationale en faveur de l’annulation de la dette ?
Q63 : Comment s’est construit le réseau international CADTM ?
Q64 : Quelle est la charte politique du CADTM ?
Q65 : Quels sont les principes du fonctionnement du CADTM ?

 

lire l'intégralité de l'ouvrage via ce lien

 

 

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 17:59

 

Un programme contre l’homophobie et la transphobie : une initiative à saluer et à concrétiser.

 

SOS homophobie, association nationale de lutte contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie créée en 1994, participe dès cette semaine au Programme d'action gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre initié par la Ministre Najat Vallaud-Belkacem.

SOS homophobie reçoit chaque année plus de 1 500 témoignages de victimes d’homophobie, biphobie et transphobie analysés dans le Rapport annuel sur l’homophobie. Elle a sensibilisé plus de 12 000 élèves en 2011-2012 à ces violences et discriminations ainsi que plusieurs dizaines de structures professionnelles. En conséquence, l’association se réjouit de la démarche initiée par le gouvernement.

De même, SOS homophobie est satisfaite que ce programme soit inter-ministériel puisque les manifestations homophobes, biphobes et transphobes existent et s’expriment dans tous les aspects de la vie des victimes (au sein de la famille, dans le milieu professionnel, dans l’accès au logement, la santé, l’accueil dans les institutions, commerces et services…). En 2011, près de 40 % des actes rapportés dans le Rapport annuel sur l’homophobie étaient commis par des personnes connues des victimes (milieu professionnel, familial, voisinage…), signe que l’homophobie et la transphobie restent profondément ancrées dans les rapports sociaux.
Si la mise à égalité des droits, par l’ouverture notamment du mariage et de l’ad option à tou-te-s, et l’action de terrain à l’égard de l’ensemble des membres de la société sont des conditions impératives de la lutte efficace contre ces discriminations et violences, un travail d’information, de sensibilisation et de prévention est tout aussi nécessaire.

SOS homophobie participera aux groupes de travail mis en place par Najat Vallaud-Belkacem et veillera ainsi à ce que l’annonce de ce programme d’actions soit véritablement porteuse de projets concrets et à ce que son élaboration soit véritablement inter-ministérielle. Pour prévenir et mettre fin tant aux discriminations qu’aux violences commises à raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, chacun-e doit se mobiliser, y compris le gouvernement.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 13:54

 

Inégalités : « Même à gauche, certains n’ont pas intérêt à changer l’école ».

Notre système éducatif est un des plus discriminants et anxiogène. Louis Maurin (Observatoire des inégalités) dénonce le lobby et l’idéologie élitistes.

L’école française, qui se targue d’être gratuite, républicaine et égalitaire, avec sa fameuse « méritocratie », serait une des plus discriminantes, et elle est loin d’être parmi les plus performantes. En cause, une pédagogie datant des années 50, un système élitiste de reproduction sociale, une idéologie anxiogène, et des intérêts concertés pour que rien ne bouge.

Louis Maurin est l’un des fondateurs de l’Observatoire des inégalités qui, depuis 2002, met en lumière les failles de la société française. Pour lui, l’école est le premier lieu des souffrances sociales mais aussi humaines : la réforme qu’il appelle profiterait à tous, aux enfants « favorisés », essorés par une pression délirante, aux enseignants, et à un pays qui a plus besoin de têtes créatives bien faites que de têtes bien remplies.

Rue89 : On parle beaucoup des « super-riches ». Selon vous, le cœur des discriminations en France se trouve dans notre système éducatif.

Louis Maurin : Le problème français avec son éducation vient de cette angoisse généralisée par rapport aux diplômes. On est un pays où l’école a un rôle extraordinaire. Pour moi, cette question est bien plus importante que le fait que les « super-riches » se soient super enrichis.

Toutes les études le montrent, la France est le pays qui a le système qui favorise le plus les catégories les plus favorisées

On a massifié l’école, on l’a démocratisée en ouvrant le collège et une partie du lycée, mais on n’a pas modernisé notre enseignement, contrairement à ce qu’ont fait la plupart des pays du monde.

Notre système éducatif reste un système ultra-académique, ultraformel, élitiste, anxiogène et évaluatif. C’est malheur aux perdants, à ceux qui ratent une marche, ne sont pas prêts assez tôt, c’est-à-dire les catégories sociales les plus défavorisées.

Dans la réforme Haby du collège unique des années 70, il y avait tout un volet sur la transformation des manières d’enseigner, et on l’a passé à la trappe. En France, il y a une énorme barrière difficilement franchissable, pour certains élèves, entre l’école primaire et le secondaire

Ce n’est pourtant pas par manque de réflexion, d’études, de rapports ?

On est le pays où, en matière de réflexion pédagogique, on est allé le plus loin. On a un ensemble de penseurs et de chercheurs parmi les plus importants. Mais, en matière de pratique, on est le pays où on est allé le moins loin.

Il y a dans ce pays un mépris envers les « pédagos » (comme les « droits-de-l’hommistes », « féministes » ou « égalitaristes »), ces gens qui vont dégrader le système par le bas, le fameux « nivellement par le bas ». Les profs sont soumis à une pression d’enfer, ils doivent faire des évaluations, et certains parents demandent plus de notes.

Tout le monde à gauche ne pense pas comme vous...

Il y a dans notre pays des intérêts convergents, qui traversent largement l’espace politique, et sont en grande partie représentés à gauche dans le milieu enseignant. Et pour de nombreuses raisons.

Des mauvaises, pas tout à fait avouées : on veut faire l’école pour nos enfants, parce que ça nous allait bien à nous, anciens bons élèves qui avons bien réussi, et que ça va bien également à nos rejetons.

Globalement, les taux d’accès au bac augmentent, mais les enfants d’enseignants ont 14 fois plus de chances relatives d’avoir le bac que ceux d’ouvriers non-qualifiés.

Pour de légitimes raisons aussi : le monde enseignant a été maltraité, méprisé, souvent par son ministre. Bon nombre de réformes n’ont rien changé. Il y a eu une crispation logique : « Si vous nous prenez pour des gens qui ne foutent rien et ne veulent rien changer, on ne va rien changer, on ne va rien faire pour faire évoluer les choses. » La combinaison de ces attitudes a congelé notre système.

Les victimes, ce sont les classes populaires, qui ne disent rien, ne comprennent pas bien les enjeux de l’orientation, le classement des lycées ou les astuces de la carte scolaire. Les enquêtes de l’OCDE montrent qu’en France, elles sont les plus pénalisées.

La « méritocratie » serait donc un mythe ?

Les corporations de défense de l’école d’hier, qui pensent que les années 50 étaient un âge d’or, de défense de l’élitisme républicain, sont extrêmement bien représentées. Mais les pays où le niveau scolaire est le meilleur sont ceux où on apprend à lire le plus tard, pas à 4 ans mais à 7, où on note le moins, où on met le moins la pression sur les élèves. Et cela n’a rien à voir avec un quelconque « nivellement par le bas ».

De très nombreux enseignants effectuent un travail remarquable. Ils font en sorte que la mobilité sociale existe. Il est faux de dire que l’école « produit des inégalités ».

Là non plus, cela ne sert à rien de dramatiser. Mais elle ne les réduit pas assez. L’école favorise les plus favorisés dans tous les pays, et la France en rajoute une louche. Mais elle se raconte une autre histoire, celle de la « méritocratie » républicaine

Quelle serait la réforme vraiment de gauche ?

On est malheureusement loin d’une vraie réforme de l’école. Evidemment, il faut faire une carte scolaire vraiment mixte, les ZEP, la remédiation, du soutien, c’est l’urgence. Mais c’est comme l’aide humanitaire, cela ne règle pas le problème. Il faut relâcher la pression sur les disciplines et la valorisation des unes et des autres, revoir la notation, alléger les horaires, revoir les filières... changer la façon de faire l’école, la pédagogie.

Il nous faut des jeunes autonomes, intelligents, pas des élèves qui accumulent des savoirs par cœur. Si trop de Français échouent, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas assez d’école, mais que la façon dont on enseigne n’est pas la bonne.

On sait qu’il y a une suprématie de la filière scientifique qui est totalement anormale, et on donne aux mathématiques un rôle qu’elles n’ont pas à jouer. Faisons un seul bac et cela disparaît. Ça veut pas dire qu’on aura moins d’excellents ingénieurs !

Développons des matières techniques au collège pour tous, pas de voies de relégation. Les pays qui ont le moins d’inégalités et le niveau le plus élevé sont ceux où l’unicité des filières est la plus longue, ceux où on se spécialise le plus tard. La durée de vie s’allonge, allongeons la scolarité générale et faisons passer le bac à 19 ou 20 ans.

Vous parlez aussi beaucoup des rythmes insensés qui affectent tous les élèves...

Cela profiterait à tous ceux qui sont le plus éloignés du discours et du capital scolaires. Tout le monde aurait à y gagner : ce système fait des victimes dans toutes les catégories sociales. On parle des enfants violents, mais ceux-là ils expriment leurs colère. Nombre d’enfants dits « favorisés » craquent parce que l’écart entre ce qu’on leur fait porter et ce dont ils sont capables est trop grand.

Les enfants qui sont surchargés et qui sont en dépression se replient sur eux-mêmes, on les oublie.

Pour quelques-uns qui réussissent, combien explosent en vol en classes prépas ? Tout le monde sait que l’ampleur du travail demandé dans les filières élitistes est totalement démesuré. Qu’elle produit des élèves qui ont une tête bien pleine, mais pas toujours bien faite, qu’elle favorise les plus favorisés, aidés à plein-temps par papa et maman, qui assurent les finances et la logistique. Mais qui changera ça ?

Qui est capable en France de porter cette révolution éducative ?

Ce projet scolaire est central, je ne suis pas sûr que la volonté politique soit là. Qui a envie de s’opposer aux lobbies des conservateurs de l’école, les différentes sociétés des agrégés, les défenseurs des grandes écoles, toutes ces associations qui ont une audience médiatique inconsidérée par rapport à leur représentation ?

Il n’existe malheureusement pas de lobbies des mères de famille caissières, des parents ouvriers non diplômés, des jeunes de SEGPA (Section d’enseignement général et professionnel adapté).

Je ne crois pas au Grand Soir de l’école. Il faudrait pouvoir agir dans la durée, sur dix ans, et modifier progressivement l’école en s’appuyant sur les enseignants, dont la grande majorité sont pour le changement.

 

Niveau scolaire par catégorie sociale

En sixième, vers l’âge de 11 ans, les écarts entre catégories sociales restent marqués : 13,8 points sur 100 entre les ouvriers et les cadres supérieurs en français, 16,4 points en mathématiques. Les écarts sont stables entre les évaluations 2005 et 2008.

L’inégalité résulte de très nombreux facteurs, qui vont du soutien direct des parents à la connaissance des rouages du système éducatif, en passant par les modes de vie (loisirs, pratiques culturelles, etc.).

 

Diplôme des enfants d’enseignants, d’ouvriers...

La transmission du diplôme n’est pas mécanique, mais ceux qui viennent de milieux peu qualifiés doivent faire des efforts plus importants pour réussir.

Les deux tiers des enfants d’enseignants et de cadres sont titulaires d’un diplôme supérieur ou égal à bac+3, contre 12% des enfants d’ouvriers non qualifiés. A l’inverse, parmi ces derniers [les enfants d’ouvriers non qualifiés] 60%
ont un diplôme inférieur au bac ou pas de diplôme.

 

Pas de diversité sociale à l’ENA

Les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures sont 4 fois plus représentés à l’Ecole nationale d’administration (ENA) que leur part parmi les actifs occupés. Les enfants d’ouvriers, huit fois moins.

 (source texte : Rue89)

9 juillet bis 004

 

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