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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 21:06

 

Il a songé très tôt à la possibilité d'une société strictement égalitaire. Comme la plupart des penseurs de son temps, il se réfère aux origines de l'homme, ce qu'il appelle l'état naturel. A cette époque, selon lui, la propriété n'existe pas.

Or cette propriété est pour lui la source de toutes les inégalités. Il souhaite donc l'abolir. Dans l'économie de son temps, surtout agricole, cela revient à créer de fermes collectives, dirigées par les plus doués. Leur produit, après déduction de la part revenant aux producteurs, est centralisé et réparti entre les non producteurs.

Les usines deviennent aussi collectives. Tous les salaires sont égaux, y compris, par exemple, la solde des militaires quel que soit leur grade. Chacun a droit au travail, chacun a l'obligation de travailler.

Une société ainsi conçue n'a pas besoin de gouvernement, sauf pendant une brève période d'adaptation. Elle est pour lui le seul moyen d'atteindre le but qu'il s'est fixé, qui doit être le seul but de toutes les sociétés, et qui est inscrit dans la constitution de 1794 : le bonheur commun.

Quelques-unes de ses idées et citations :

Le Dieu du genre humain, c'est le genre humain lui-même.

Si j'observe ensuite la faible minorité qui ne manque de rien, en dehors des propriétaires terriens, je la vois composée de tous ceux qui ne mettent pas de fait la main à la pâte, de tous ceux qui se contentent de calculer, de combiner, de travestir, de raviver et rajeunir sous des formes toujours nouvelles le très vieux complot à l'aide duquel on parvient à faire remuer une multitude de bras sans que ceux qui les remuent en tirent le fruit destiné, dès le principe, à s'entasser en grande masse sous la main des criminels spéculateurs, lesquels, après s'être entendus pour réduire sans cesse le salaire du travailleur, se concertent, soit entre eux, soit avec les distributeurs de ce qu'ils ont entassé, les marchands, leurs co-voleurs, pour fixer le taux de toutes choses de telle sorte que ce taux ne soit à la portée que de l'opulence.

« Car enfin, c'est du pauvre auquel on n'a point songé encore, c'est, dis-je, du pauvre qu'il doit être principalement question dans la régénération des lois d'un empire ; c'est lui la cause qu'il intéresse le plus de soutenir. Quel est le but de la société? N'est-ce pas de procurer à ses membres la plus grande somme de bonheur qu'il est possible? Et que servent donc toutes vos lois lorsqu'en dernier résultat elles n'aboutissent point à tirer de la profonde détresse cette masse énorme d'indigents, cette multitude qui compose la grande majorité de l'association? »

CONCURRENCE :  « La concurrence qui, loin de viser à la perfection, submerge les produits consciencieux sous des amas de produits décevants, imaginés pour éblouir le public qui n'obtient le vil prix qu'en obligeant l'ouvrier à se perdre la main dans les ouvrages bâclés, en l'épuisant, en l'affamant, en tuant sa moralité par l'exemple du peu de scrupule; la concurrence qui ne donne la victoire qu'à celui qui a le plus d'argent; qui, après la lutte, n'aboutit qu'au monopole dans les mains du vainqueur et au retrait du bon marché. la concurrence qui fabrique n'importe comment , à tort et à travers, au risque de ne pas trouver d'acheteurs et d'anéantir une grande quantité de matière première qui aurait pu être employée utilement mais qui ne servira plus à rien. »

Au lieu de cela, les lois sociales ont fourni à l'intrigue, à l'astuce et à la souplesse les moyens de s'emparer adroitement des propriétés communes... Mais ce n'est point là où s'est borné le mal, ces travaux sont devenus enfin une ressource absolument insuffisante pour chaque individu. Tout ayant concouru à ce que les petites fortunes s'engouffrent dans les grandes, le nombre des ouvriers s'est excessivement accru. Non seulement il est résulté que les salaires ont pu être diminué de plus belle, mais qu'une très grande quantité de citoyens s'est vue dans l'impossibilité de trouver à s'occuper, même moyennant la faible rétribution fixée par la tyrannique et impitoyable opulence et que le malheur avait impérieusement forcé l'artisan d'accepter.

Ces malheureux (les chômeurs) sont probablement des travailleurs dépourvus d'ouvrage, ou dont les faibles gains ne peuvent plus monter à la hauteur du prix de la denrée nécessaire à la subsistance. Ces sortes d'infortunés sont sans doute les plus dangereux dans leur détresse. Accoutumé à vivre des fruits de son industrie, il en coûte à l'homme laborieux d'être forcé d'implorer la pitié de son égal. S'il s'y abaisse dans l'excès de sa peine, malheur à celui dont il se trouve rebuté. La colère le rend prêt à tout.

POUVOIR :  La monarchie d'un seul ou de plusieurs tombe toujours nécessairement dans des mains impures et perfides. Celui qui accepte ce pouvoir est par cela seul perfide et impur. L'homme qui a accepté une fois de boire dans la coupe de l'autorité sans bornes est un tyran et le sera toujours.

Si le peuple est souverain, il doit exercer lui-même tout le plus qu'il peut de souveraineté.

L'éducation est une monstruosité lorsqu'elle est inégale, lorsqu'elle est le patrimoine exclusif d'une portion de l'association; puisqu'alors elle devient la main de cette portion, un amas de machines, une provisions d'armes de toutes sortes, à l'aide desquelles cette première portion combat l'autre qui est désarmé.

Nul ne peut par l'accumulation de tous les moyens priver l'autre de l'instruction nécessaire pour son bonheur; l'instruction doit-être commune.

La prétendue supériorité de l'homme sur la femme et la despotique autorité qu'il s'arroge sur elle ont la même origine que la domination de la noblesse.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 20:24
 
Rappel :
Du 27 mai au 9 juin 1941 : la grève générale des mineurs du Nord - Pas-de-Calais
Émilienne Mopty est femme de mineur, durant la grève, elle prend la tête des manifestations de femmes, à Hénin-Liétard le 29 mai et Billy-Montigny le 4 juin.
Le mouvement s'étend rapidement. Un peu partout, les femmes forment des rassemblements, barrent l'entrée des fosses et exhortent les mineurs à la grève. Elles manifestent devant les bureaux des compagnies, à Liévin, à Hénin-Liétard (Hénin-Beaumont), à Billy-Montigny... Pour les disperser, les Allemands n'hésitent pas à faire usage de leurs armes.
La grève se poursuit. Les troupes allemandes occupent les puits, tandis que les lieux publics, cafés, cinémas... sont fermés et les rassemblements de personnes interdits. Le paiement des salaires est suspendu, les cartes de ravitaillement ne sont plus distribuées.
Les arrestations se multiplient. Hommes et femmes sont emmenés dans les prisons de Loos, Béthune, Douai et Arras. Deus casernes sont transformées en camp d'internement : la caserne Kléber à Lille et la caserne Vincent à Valenciennes.

Le bilan est lourd :
· Plusieurs centaines de personnes sont arrêtées ;
· 270 mineurs sont déportés en Allemagne, en juillet 1941 ; 130 y laisseront la vie ;
· D'autres sont fusillés comme otages au cours de l'année 1941.
· Ceux qui peuvent échapper à l'arrestation passent dans la clandestinité.

Le climat de terreur et la faim entament la résolution des grévistes et les mineurs reprennent le travail le 10 juin 1941.
Entrée dans la clandestinité au sein du groupe Charles Debarge, Emilienne Mopty est arrêtée au cours d'une mission par la Gestapo et décapitée à Cologne le 18 janvier 1943.
 
Ce 3 juin 2012, le Front de Gauche, avec JL Mélenchon organisent et invitent les citoyen(ne)s à la marche Emilienne MOPTY, dans un esprit de résistance et de fraternité.
Extrait d’un post de Mélenchon : « A l’image de cet esprit de résistance et de fraternité, nous marcherons ce dimanche 3 juin pour nos revendications et pour montrer notre détermination à faire vivre la fraternité et la solidarité entre tous. Vu ? Vient qui veut. Seul ou en cortège. Couleur rouge de rigueur en drapeau ou en habit. Fanfares et instruments appréciés. »
Départ  du Puits Dahomey à MONTIGNY-EN-GOHELLE (62)
Arrivée aux Grands bureaux à BILLY-MONTIGNY
(2 haltes avec buvette et musique)
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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 13:58
 
 
Je suis Mustafa Azizi, réalisateur de films sur un peuple sous occupation. Avec mes films, je veux montrer au monde des images de l'occupation, des rêves des gens ordinaires pour raconter l'horreur de vivre sous occupation, pour chercher de l'espoir parmi les décombres des difficultés. J'essaie de comprendre la réalité et de la transformer en rêve, je dis exactement ce qui se passe, et ce qui arrivera. De là est venue l'idée de ce petit documentaire pour dire, "C'est mon pays et voici ce qui lui arrive. J'ai besoin de la Palestine, celle que je veux et que j'aime, pas celle qu'ils veulent nous donner."
J'ai fait ce film à cause de la recrudescence des attaques contre les citoyens par l'occupation, les terres volées et incendiés, le bétail tué, et parce que les colons sont devenus la première ligne de l'attaque d'Israël contre les villages palestiniens.

L'idée de ce documentaire est de m'adresser au monde et de lui expliquer l'ampleur de la résistance civile palestinienne et ses protestations hebdomadaires contre l'expansion des colonies, le vol des terres, l'occupation, le bouclage des entrées principales à ces villages et les attaques quotidiennes des colons et de l'armée.

Il montre la population palestinienne travaillant main dans la main avec des activistes de la solidarité internationale pour porter la lutte à un niveau plus haut, une lutte mondiale contre toutes les formes de racisme, d'humiliation et d'occupation, contre les forces de la tyrannie qui asservissent les peuples, pillent et volent pour des objectifs coloniaux. Notre lutte est devenue la forme d'expression populaire que le monde utilise contre tous les types d'exploitation. La lutte non violente est devenue une forme du modèle palestinien et s'applique dans tous les coins du monde : sit-ins, tentes et manifestations contre l'autorité, le pouvoir et la tyrannie des monopoles et autres types de capitalisme qui écrase les pauvres.

Ce film relie ce qui se passe en Palestine à ce qui se passe dans le monde. Il met également en lumière une série d'autres questions et informations sur la cause palestinienne, qui nous donne une idée simple du conflit qui se déroule ici depuis des décennies.
Résistance civile, Naplouse, Palestine - documentaire de Mustafa AZIZI et Dr Abraham WIZFIELD - 2011, 15', sous-titres français par Mita.
                         
 
 
 
 
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 12:55
 
 
 
 
 
 
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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 18:34

 

Nanotechnologies : l’évaluation des risques confiée aux... multinationales

Une vaste étude sur les risques sanitaires des nanotechnologies vient d’être lancée en Allemagne. Elle sera menée, entre autres, par le géant de la chimie BASF, leader dans la fabrication de « nanomatériaux »… De quoi sérieusement douter de l’impartialité des résultats.

Pourrait-on confier une étude sur les méfaits du Mediator aux laboratoires Servier ? Ou une étude sur le risque nucléaire à Areva, ou sur les cancers de l’amiante au secteur du BTP ? C’est pourtant ce que vient de proposer le gouvernement allemand. Le 15 mai, il a annoncé le lancement d’une étude sur les dangers pour la santé humaine des nanoparticules, notamment sur les effets à long terme sur les poumons. La réalisation de cette recherche a été confiée à BASF, multinationale allemande, leader mondial de la chimie, et... grand producteur de nanoparticules (et d’OGM).

BASF réalise 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires chaque année sur la vente de produits basés sur les nanotechnologies, dans l’électronique, les additifs pour béton, les équipements médicaux, les peintures et revêtements… Comme ceux de la marque « mincor™ » utilisés dans l’industrie textile, automobile et la construction : ce revêtement de surface de nanoparticules devient, en séchant, hydrofuge, et permet que les surfaces « restent propres plus longtemps ».

Lésions de l’ADN

Menée en partenariat avec le ministère de l’Environnement et de la Sécurité nucléaire (BMU) et l’Institut de la santé et de la sécurité au travail (BAuA), cette étude doit durer quatre ans – pour un budget de 5 millions d’euros. « Il n’existe aucune autre étude comparable de cette ampleur sur les effets des nanomatériaux », a souligné Andreas Kreimeyer, responsable de la recherche chez BASF. Des recherches ont cependant déjà montré les effets des nanoparticules sur l’ADN, et leur capacité à briser la barrière hémato-encéphalique qui protège notre cerveau. Ou les effets « similaires à ceux de l’amiante » des nanotubes de carbone – matériau ultrarésistant utilisé dans l’industrie –, qui provoquent des lésions de l’ADN et la formation d’aberrations chromosomiques.

« Avec ce projet, nous allons faire une avancée majeure dans la protection de la santé et l’environnement », se réjouit la présidente du BAuA. « Les résultats rendront possible l’estimation du risque et permettront de fixer des valeurs limites. » BASF sera donc en première ligne pour fixer les valeurs limites légales, pour son activité et celle de ses concurrents ! Et que pense-t-on des nanos à BASF ? « De nombreuses solutions à des problèmes dans des domaines tels que la protection du climat, la mobilité et la médecine ne sont pas possibles sans les nanotechnologies. En tant que telles, elles sont une source majeure d’innovation, qui nous permet d’étendre notre activité sur une base rentable en offrant de nouvelles solutions pour nos clients », affirme le directeur de la recherche de BASF, sur le site de l’entreprise.

« Pour générer l’acceptation, nous devons fournir des informations sur les nanotechnologies et en discuter en termes ouverts et facilement compréhensibles (...). Nous avons besoin d’un climat favorable à l’innovation », poursuit-il. Quant à fixer des normes et valeurs limites pour la protection des travailleurs et des consommateurs : « Les décideurs politiques doivent fixer le cap et réglementer la manipulation des nanomatériaux, de telle sorte que nous ne perdions pas les énormes possibilités offertes par cette technologie », déclare ce dirigeant de l’entreprise qui devra piloter l’étude sur les risques sanitaires de cette « source majeure d’innovation ». En toute objectivité bien sûr…

(source texte : bastamag.net)

 

 

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 18:29

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Besançon : Le 16 mai 2012, les flics perturbent la table d’information organisée en solidarité avec Ines, Javier, Damien, Ivan, Franck et Bruno

Le 14 mai s’est ouvert le procès antiterroriste de six camarades à Paris, des militant.e.s politiques d’extrême-gauche luttant pour les sans-papiers, contre les centres d’enfermement (prison pour adultes ou mineurs, CRA, etc), contre les politiques plus que sécuritaires mises en place ces dernières années…

En solidarité avec ces militant.e.s qui subissent la répression depuis maintenant 4 ans, la CNT 25 avait annoncé une table d’information sur cette affaire, sur la répression, la prison… le mercredi 16 mai à 15h sur la Place Pasteur à Besançon.

À peine 10 minutes après avoir installé leur table avec brochures et tracts, les quelques militant.e.s de la CNT 25 se sont fait emmerder par un flic municipal, manquant de politesse, qui voulait les voir remballer leurs affaires et rentrer chez ell.eux pour cause de non autorisation d’occupation du domaine public. Étant sur une place piétonne, devant une sucette publicitaire temporaire (trônant au milieu de cette place désertée depuis sa reconstruction) et entre deux pierres tombales sensées être du “mobilier urbain”, avec une table pliante, les militant.e.s ne gênaient en rien l’espace public et troublaient encore moins l’ordre public. Quoique ? Sortir de chez soi pour parler politique, c’est peut-être déjà “radical”… Mais bon, une table, c’est déjà trop pour ce flic de la ville… qui commence à attirer les passant.e.s. Devant le refus des militant.e.s de remballer leur table, le flic menace, commence à s’énerver et à hausser la voix, menace d’amende et annonce même que la distribution de tracts est interdite en ville… Après avoir vu tant de politicard.e.s ump, ps, eelv, fdg… nous assommer de tracts/flys depuis des mois pour l’élection du roi, j’ai du mal à y croire…

Le municipal appelle donc des collègues en renfort… Bientôt, deux cyclistes, puis deux motards le rejoignent sur la place, sans grand enthousiasme et sans réponse à donner en matière d’occupation du domaine public ou de distribution de tracts… Quelques minutes plus tard, la nationale qui faisait son tour en ville, s’arrête aussi… Nous y voilà, cinq municipaux et deux nationaux pour une table et une poignée de militant.e.s… Dans le train-train du mercredi après-midi, des passant.e.s sont abasourdi.e.s, d’autres curieu.se.s et viennent demander un tract, des informations ou témoigner de leur indignation, d’autres encore ont été séduit.e.s par le discours sécuritaro-xénophobo-extrême-droitiste diffusé par le gouvernement pendant au moins 10 ans et on se dit qu’il y a encore du taf pour virer toutes ces merdes de leurs esprits…

Après près de 40 minutes de discussion un peu houleuse et sous la pression des flics (prise d’identité et amende – à recevoir ultérieurement), les militant.e.s finissent lentement de ranger brochures et tracts. Ceci fait, les municipaux s’en vont et la nationale va, quelques dizaines de mètres plus loin, vaquer à ses occupations et contrôler des jeunes à casquettes… Les militant.e.s de la CNT 25 finissent tout de même de distribuer leurs tracts jusqu’à ce qu’il.le.s n’en aient plus…

Face à la répression, la solidarité est notre arme !
Solidarité avec Ines, Javier, Damien, Ivan, Franck et Bruno !

(Source texte : le jura libertaire)

chat de la cnt by el chistos

 

 

 

 

 

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 18:23

 

Communiqué de RESF

QUAND LE ROULEAU COMPRESSEUR S’ARRETERA-T-IL ?

 

Concernant le droit des étrangers, les préfets continuent à appliquer les lois iniques des Sarkozy-Hortefeux-Besson-Guéant : la course aux chiffres continue, personne ne leur a encore ou assez fort dit de l’arrêter.

La législation actuelle est aveugle et provoque les pires injustices. Nous en avons encore eu encore un exemple ces deux derniers jours.

Sans la vigilance du Réseau Education Sans Frontières, la vie d’une famille Thaïlandaise de Belleville aurait basculé. En moins de 24 heures ! Mme Prawanna vit en France depuis neuf années et son mari est arrivé voilà 10 ans sur notre territoire. Ils étaient confiants sur leur possible régularisation. Ils répondaient aux critères exigés pour une régularisation. Leur employeur, un restaurateur, avait d’ailleurs entamé des démarches en ce sens.

Mais mal conseillée, cette famille n’avait pas fait valoir ses droits de façon efficace. Et ce lundi 20 mai, Mme Prawanna qui répondait à une convocation à la Préfecture de Police de Paris, pensait venir compléter sa demande de régularisation par le travail. Elle a été interpellée dans les locaux de la Préfecture de Police, placée aussitôt au centre de rétention de l’Ile de la Cité, avec un vol réservé pour le lendemain mardi à 13h40, sans aucun recours possible.

Sans la détermination des parrains et marraines de cette famille, des parents et enseignants des écoles du groupe scolaire Lasalle-Rampal, des élus du 19ème arrondissement de Paris, elle serait ce mardi 21 mai dans un avion pour Bangkok. Deux petites filles de 2 et 3 ans se seraient retrouvées sans leur mère et un père, de surcroît atteint d’une pathologie chronique, contraint de les élever seul. Grâce à la mobilisation de tous, Mme Prawanna a été libérée ce mardi dans la matinée.

La loi actuelle ne peut plus s’appliquer, elle ne permet pas aux résidants étrangers de défendre leurs droits. La brièveté des délais de recours, l’automaticité des décisions ont provoqué des drames hier, et sont de nature à en provoquer encore demain. Comment continuer à accepter cette violence quotidienne qui peut briser définitivement une famille en 24 heures ? En attendant que la loi change en profondeur, le Réseau Education Sans Frontières réitère sa demande faite dès le 6 mai au soir : un moratoire concernant la rétention des parents, des familles et des jeunes majeurs et leur expulsion. »

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 16:31

 

OGM : Moratoire en péril!

Le 21 mai 2012, l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) a remis en cause le moratoire décrété par les autorités françaises qui interdit la culture de la seule variété de maïs transgénique autorisé en Europe, le MON 810, développée par Monsanto.

Se basant sur cet avis de l’EFSA, la Commission européenne envisage, à l’occasion du prochain Conseil des ministres de l’Environnement (11 juin 2012) d’imposer à la France cette culture transgénique sur son territoire.

Cette décision intervient dans un contexte où la crédibilité de l’EFSA est sérieusement remise en cause. Le Parlement européen a refusé le 10 mai 2012 de voter la décharge budgétaire de l’EFSA, considérant que cette agence n’a pas pris les mesures pour mettre un terme aux nombreux conflits d’intérêts qui ont été mis à jour en son sein.
La France n’a pas à recevoir d’ordre de la part de l’EFSA minée de l’intérieur par les conflits d’intérêts. Le jour même où le Parlement européen refusait de signer un blanc-seing à cette Agence, sa Présidente, Madame Banati, démissionnait pour devenir la Directrice de l’ILSI (International Life and Science Institute). L’ILSI est le plus gros lobby agro-alimentaire de la planète qui s’est donné pour mission d’imposer les OGM aux consommateurs européens. Madame Banati avait d’ailleurs menti dans sa déclaration d’intérêt en omettant de mentionner qu’elle était également membre du Conseil d’Administration de ce lobby.

Plus personne n’est prêt à parier 1 € sur l’indépendance de l’EFSA. Ces avis, ne sont pas scientifiques mais partisans. Ils servent des intérêts économiques et financiers. Elle prend tous les moyens pour écarter les arguments des scientifiques indépendants qui la dérangent.

Le Commissaire européen, John Dalli, doit arrêter de se voiler la face. L’EFSA ne fait plus autorité sur la question des biotechnologies. Tant qu’une réforme profonde de ses méthodes d’évaluation prenant en compte les conséquences socio-économiques des OGM n’aura pas été mise en œuvre, ses avis sont nuls et non avenus.

En suivant les injonctions d’une agence décrédibilisée, en faisant passer les intérêts financiers de Monsanto avant la protection des consommateurs et de l’environnement, John Dalli se décrédibiliserait lui-même et par ricochet l’ensemble de la Commission européenne.

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 16:23
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A l'attention de Michel Mercier, garde des sceaux
Le 11 juillet 1880, la loi portant amnistie générale des communards est adoptée. Elle permet à ceux-ci de sortir des prisons, de revenir de déportation ou d’exil, mais, et c’est bien là le sens profond de l’amnistie, la loi vise seulement à éteindre l’action publique (les seules poursuites pénales) et à effacer la peine prononcée sans effacer les faits. Elle n’est en aucun cas une révision de la condamnation. Elle est un pardon légal qui vise au silence, à l’amnésie. 140 ans après la Commune de Paris, il est plus que temps que la nation aille au-delà de l’amnistie. Il est plus que temps de reconnaître à la Commune toute sa place dans l’histoire universelle comme un vecteur décisif de la conquête de la République, de la conquête des droits sociaux qui traduisent les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Il est plus que temps de reconnaître qu’on ne peut accorder la moindre valeur juridique aux fusillades sommaires sur les barricades, aux exécutions en masse décidées en quelques secondes par les cours prévôtales pendant la Semaine sanglante et aux condamnations hâtives de milliers de communards par les cours versaillaises pendant les mois qui suivent la Commune. 140 ans après, si la révision légale de tous les procès paraît une procédure improbable à conduire, nous demandons comme une urgence démocratique la réhabilitation de la Commune et des communards. Elle doit se manifester par toute une série de mesures concrètes immédiates :
- donner à la Commune de Paris dans les programmes scolaires toute sa place à la mesure de son importance
- inscrire la Commune dans les commémorations nationales
- indiquer les noms des élus de la Commune dans les bâtiments de la République concernés (mairies, ministères)
- indiquer le nom des directeurs des administrations nommés par la Commune dans les locaux de ces administrations (Assistance publique, Postes, Monnaie, Imprimerie nationale….)
- reconnaître les communards par un nombre significatif de noms de rues, des plaques, des monuments

Mais la plus belle forme de réhabilitation des communards serait que soient enfin mises en œuvre les mesures démocratiques et sociales de la Commune qui restent d’une brûlante actualité dans le monde où nous vivons :
- une démocratie qui permette au peuple d’être entendu et de conserver sa pleine souveraineté
- reconnaissance de la citoyenneté pour les étrangers
- égalité des salaires des femmes et des hommes
- réquisition des logements vacants pour les sans domicile
- réquisition des entreprises abandonnées
- démocratie sociale et contrôle salarié
- justice accessible à tous
- école laïque, gratuite et obligatoire

En signant cette pétition des « Amis de la Commune de Paris-1871 » pour la réhabilitation de la Commune et des communards, nous affirmons que l’espoir en un monde libéré de ses chaînes, surgi il y a 140 ans, est plus vivant que jamais ! La Commune n’est pas morte !
 
 
 
 
 
 
 
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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 12:42
 
 
 
 
« Stigmatisés » est un webdocumentaire participatif qui s’intéresse à une nationalité particulièrement montrée du doigt depuis de nombreux mois : les Roumains.
Pendant un an, ont été filmés huit immigrés Roumains d’hier et d’aujourd’hui. Ils ont sillonné une France où la parole xénophobe s’est libérée. Et illustré un quinquennat devenu de plus en plus froid envers les étrangers.
Les huit portraits sont complétés par des éclairages interactifs : interviews de spécialistes, documents officiels, articles, archives... Chacun peut aussi contribuer en racontant son expérience – bonne ou mauvaise – d’immigré roumain en France.
    
 
Cliquer ici Cliquer ici pour voir la suite
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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