Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 22:43

megaphone-B.jpg

 

Parmi les promesses, celle de refonder l’école…

Donc, une école pour TOUTES et TOUS !

Donc, une école qui accepte les élèves en difficulté(s)…sans les stigmatiser !

Donc, une école qui forme et développe un dispositif d’aide aux élèves en difficulté(s) !

Donc, une école qui forme et développe les RASED !

Donc, une école qui forme et développe les maîtres E, les maîtres G et les psy scolaires !

Donc, une école qui maintient les centres de formation pour les psychologues scolaires !

 

Alors, un R-APPEL :

 

Non à la fermeture des centres de formation pour les psychologues scolaires !!!

Après les (dé)mesures de carte scolaire, après le démantèlement des RASED nous apprenons maintenant que le ministère de l'Education Nationale signe la mise à mort des psychologues scolaires.

Cette mise à mort se fait de manière très insidieuse, sans annonce officielle, pour cela, il suffit au ministère de fermer certains centres de formation :

Lille, Aix-Marseille, Grenoble, soit 50 % des centres actuels !!!

Les responsables des centres ainsi sacrifiés n'ont même pas été informé(e)s et se sont trouvé(e)s sous le fait accompli !!!

Par cette volonté (pas même affichée) de démanteler l'aide aux élèves en difficulté le ministère montre une fois de plus sa volonté de détruire l'école publique pour toutes et tous !!!

Alors que le besoin de psychologues scolaires (et de l’ensemble des RASED) se fait de plus en plus criant sur le terrain, le ministère poursuit sa politique aveugle de casse de l’école publique.

Nous refusons la fermeture des centres de formation de Lille, Grenoble et Aix-Marseille.

Nous exigeons au contraire le développement de la formation des psychologues scolaires (et des maîtres spécialisés).

Nous exigeons le maintien du DEPS (Diplôme d’Etat de Psychologie Scolaire)

SIGNERLA PETITION EN LIGNE ICI

ORGANISATIONS SIGNATAIRES :

organisations pétition 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 20:26

 

Conformément à l’article XIII de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 qui stipule que « pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés », les travailleurs sans papiers s’apprêtent cette année encore à déclarer leurs revenus à l’administration fiscale.

En déclarant leurs revenus, les travailleurs sans papiers remplissent un devoir citoyen, ils en acceptent les obligations et ils exigent en retour que leur participation active à l’économie française et à la vie sociale soit reconnue.

LES TRAVAILLEURS-EUSES SANS PAPIERS DÉCLARENT ET PAYENT LEURS IMPOTS EN FRANCE, ILS DOIVENT POUVOIR Y TRAVAILLER ET Y VIVRE LIBREMENT !

Bien conscients de commettre un délit de solidarité, des militants des organisations de la campagne « Non au racket sur les cotisations sociales, non à l’injustice fiscale » (Union SNUI-SUD Trésor Solidaires, Droits Devant !!, SUD Travail, CSP 17ème…) tiendront des permanences fiscales militantes à Paris les 23 et 24 mai 2012 afin d’aider les sans-papiers à remplir leurs obligations déclaratives. Délit pour les uns, obligations pour les autres… seule la régularisation peut mettre fin aux injustices et à l’hypocrisie !

« Revenus déclarés, travailleur-euses régularisé-es ! »

Ce slogan sera celui du rassemblement devant le ministère de l’Economie et du Budget qui aura lieu jeudi 31 mai à 14h, date limite pour déposer la déclaration de revenus. Une audience sera demandée au ministre.

Conférence de presse mercredi 23 mai 2012 à 14 heures
au siège de l’association Droits devant !!, 10 rue Lacaze, 75014 Paris organisée par les organisations de la campagne
« Non au racket sur les sans- papiers, non à l’injustice fiscale »
avec le témoignage de travailleurs sans papiers présents aux permanences


Les thèmes suivants seront développés :
• Le ministère de l’Economie et des Finances, et la DGFiP, reconnaissent les travailleurs sans papiers, en acceptant leurs déclarations de revenus et leurs impôts, mais le gouvernement ne les régularise toujours pas ;
• Les injustices fiscales subies par les travailleurs sans papiers ;
• Compte rendu de l’audience du 14 mars entre la campagne « Racket » et l’équipe de campagne de François Hollande représentée par Mireille Le Corre, responsable du dossier immigration ;
• Pourquoi de plus en plus de consulats rechignent à autoriser la France à expulser des travailleurs sans papiers ;
• Les travailleurs sans papiers, une main d’œuvre utile et nécessaire mais surexploitée, une illégalité orchestrée par les lois depuis 1972.

Signataires : Association Malienne des Expulsés (AME) - ATTAC France - SURVIE - M.R.A.P. - Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF) - Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés (FASTI) – AMITI (Association des Militants pour l’intégration totale des immigrés), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) - Collectif d’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) - Coordination 75 des sans-papiers – Coordination 93 pour la lutte des sans-papiers – CSP Montreuil – CSP 17ème Saint Juste – CTSP Vitry - Collectif CGT sans-papiers Cannes – R.E.S.F. - Association des Marocains en France (AMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – CAPJPO - Marches européennes contre le chômage – Coordination Femmes Egalité - Mouvement des Quartiers pour la Justice Sociale (MQJS) - Autremonde - RESOCI – D.A.L. – COPAF – A.S.I.A.D. - Stop Précarité - Convergence des Causes - Droits devant !! - Union Syndicale SOLIDAIRES (SUD Travail, Union SNUI-SUD Trésor Solidaires) - CGT Caisse des Dépôts - SNU TEF-FSU - Confédération Paysanne - Les Alternatifs - Gauche Alternative – Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) - Parti Communiste Français - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Les Verts – GISTI – Parti de Gauche…

22 mai 2012

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 20:01

 

23 Mai 1871

Le mouvement de la Commune de Paris prend naissance dans le village de Montmartre en protestation suite à la défaite de la France dans le conflit qui l'a opposée à l'Allemagne (1870-1871). Le 18 Mars 1871 marque le début d'une insurrection qui durera 2 mois.
La population s'oppose au retrait de l'armement, symbole d'une riposte possible contre les allemands.
A Montmartre, Louise Michel sera un pilier de cette révolte populaire.

Pour retarder l'avance des "Versaillais", les communards allument de vastes incendies à différents endroits de la capitale: à l'Hôtel de Ville, au Palais des Tuileries, au Palais de Justice, à la Cour des comptes, au Palais de la Légion d'Honneur, à la bibliothèque du Louvre. De nombreuses rues de la capitale sont la proie des flammes.

Le Comité de Salut Public et la Comité central de la Garde Nationale font placarder des appels à la fraternisation à l'attention des soldats versaillais. Mais ces appels resteront sans réponse.

C'est le 23 Mai 1871 que la Butte Montmartre, berceau de la "Révolution du 18 Mars 1871", est reprise par les troupes du Gouvernement Thiers. La Butte Montmartre tombe pratiquement sans combat à la suite d'une certaine désorganisation.

Des exécutions sommaires vont commencer:
42 hommes, 3 femmes et 4 enfants ramassés au hasard dans la rue seront amenés au 6 rue de la rue des Rosiers. Ils seront fusillés tête nue, genoux fléchis devant le mur au pied duquel les généraux ont été exécutés le 18 Mars 1871.

Jaroslaw Dombrowski, officier et héros de l'indépendance polonaise évadé des prisons de Sibérie, sera tué au combat sur la barricade de la rue Myrrha.

La résistance persiste à la Butte-aux-Cailles, au Panthéon, à la gare de l'Est, dans les rues de l'Université, de St Dominique, de Vavin, de Rennes. Les Versaillais occupent l'Opéra, le faubourg Montmartre, la Concorde. Ils atteignent l'Observatoire et procèdent à des exécutions en masse à Montmartre, au parc Monceau et à la Madeleine.

 

 23 mai 1885

A Bruxelles sortie du premier numéro du journal bimensuel "Ni dieu ni maître" Organe communiste-anarchiste. Interdit en France, le journal paraitra jusqu'en mai 1886, puis sera remplacé par « La Guerre Sociale ».

 

 23 mai 1968

A Paris, de nouveaux affrontements ont lieu au quartier latin, entre étudiants et CRS, ils ne se termineront qu'à 3 heures du matin. Le pouvoir tente de museler les radios périphériques en interdisant les voitures émettrices et donc les reportages en direct. Mais la détermination grandit toujours.

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:02

 

Cadences infernales, stress, flicage, objectifs de vente insensés : les pratiques managériales dans les centres d’appels induisent mal-être, souffrances, voire maladies parmi les salariés. Des dizaines de téléopérateurs du monde entier sont venus échanger sur leurs conditions de travail lors d’un « colloque international des centres d’appels » organisé à Saint-Denis début avril. L’occasion de dresser le tableau d’un secteur qui sert de laboratoire à l’oppression managériale.

De 100 à 350 appels par jour. C’est le nombre de coups de fil que passe Juan José Rodriguez Garcia sous son casque-micro. Depuis 2005, ce syndicaliste de la CGT Espagne, travaille pour la société Unisono, prestataire d’Orange, de McDonald, de Gasnatural… Juan n’est pas le seul à connaître ce rythme effréné. Venus de France, d’Argentine, d’Espagne, de Tunisie, du Maroc, de Madagascar, d’Afrique du Sud, des dizaines de téléopérateurs ont parlé de leurs conditions de travail lors d’un « colloque international des centres d’appels » organisé à Saint-Denis (93) [À l’initiative de la CGT société d’études et de SUD PTT, début avril, à la bourse du travail de Saint-Denis] : les cadences infernales, le stress, le flicage, les pressions à la vente, l’individualisation salariale. « Les problématiques sont les mêmes mais à des degrés différents », constate Andréa, employée chez un spécialiste français de la relation client.

Un secteur florissant

« SAV » (service après-vente), hotline, abonnements, fidélisation, offres promotionnelles en tout genre : la plupart des entreprises possèdent leur service de « relation client ». Qu’ils soient gérés en interne ou externalisés auprès des leaders du secteur (Teleperformance, b2s, Armatis, Sitel), les bureaux « en marguerite » des centres d’appels fleurissent aux quatre coins du monde. Tous secteurs confondus : banques, assurances, fournisseurs Internet, transports en commun, commerce… Avec 7 milliards d’euros de chiffres d’affaires, le secteur est en pleine expansion depuis une dizaine d’années. Mais à l’autre bout du fil, les salariés tirent la langue et la sonnette d’alarme. En proie à un management digne du début du XXe siècle.

Avec des horaires décalés, rémunéré au salaire minimum – dans les pays où un tel salaire existe –, le métier de téléopérateur attirait plutôt des étudiants. Le chômage aidant, le secteur devient peu à peu un pis-aller. Dans une Espagne en crise, nombre de femmes de 45 ans en reprise d’activité s’orientent, faute de mieux, vers les « call-centers ». Au Sénégal, c’est « la seule opportunité des 15 000 à 20 000 jeunes qui sortent du système scolaire », constate le sociologue Benoît Tine. On compterait en France 273 000 salariés au sein de 3 500 centres d’appels. Beaucoup sont des enfants d’immigrés issus des quartiers populaires. Parce qu’ils peuvent travailler tout en demeurant invisibles, analyse l’inspecteur du travail Jacques Dechoz. « The Voice » loin des écrans de TF1… Une nécessaire maîtrise de la langue et des outils informatiques incite les entreprises à faire appel à une main-d’œuvre relativement qualifiée. Des bac + 2, des bac + 4. « En Inde, ce sont des ingénieurs », précise un syndicaliste belge.

Pas de « pause vocale »

« On est continuellement en train de parler, on n’a pas le temps de prendre des pauses vocales », déplore Patricia, salariée de la société Sitel à Bruxelles. En cause : le procédé du « call-back ». En l’absence d’appels, l’ordinateur compose automatiquement le numéro d’un client placé en attente. De quoi rester assis sept à dix heures devant un écran avec seulement vingt minutes de pause-déjeuner. Idem pour les pauses-toilettes, contrôlées et chronométrées. En Suisse, celui qui veut aller aux toilettes doit poser sur son bureau une bouteille qu’il a prise sur la table du superviseur. S’il y a trop de pauses, la direction diminue le nombre de bouteilles. On assiste alors à une « danse de bouteilles » chez les salariés, constate le chercheur Nicolas Cianferoni.

Le plateau téléphonique ressemble à un panoptique. Tout est surveillé à coups d’appels enregistrés et de « clients mystères » – des personnes payées par la société pour se faire passer pour un client. « On peut avoir des dizaines de logiciels espions qui peuvent même espionner le mouvement de la souris. Il suffit d’y mettre les moyens », a constaté l’inspecteur du travail Jacques Dechoz.

Ne pas faire un travail de qualité

Cette mise sous contrôle s’effectue au service d’objectifs de rentabilité. Les statistiques individuelles sont ainsi régulièrement vérifiées par un entretien personnalisé. Chez Orange, les objectifs commerciaux ont augmenté de 76 % entre février et mars pour faire face à l’arrivée de Free, indique une déléguée syndicale de SUD : « Il faut vendre à tout prix. » Andréa subit la même pression : « À chaque appel on doit faire un rebond commercial. ».

Ces objectifs de vente sont souvent inatteignables et contradictoires avec la limitation de durée d’appel. Deux à quatre minutes maximum par client. Par souci d’efficacité. Pas question d’échapper au mot-à-mot du script qui dicte le discours des téléopérateurs. « Si tu as des communications trop longues, on va te dire que tu fais de la surqualité, enrage Antoine, chargé de clientèle. Effectivement, tu as détaillé le forfait pour que le client ne se fasse pas plumer ; ça déplaît. »

Des primes en chocolats ou des carambars ?

Et si les salariés perdent leur motivation, les managers savent booster leur pool. Juan José Rodriguez parle de prime d’un ou deux euros pour toute vente de mobile ou produit bancaire. « C’est misérable pour tout l’argent que tu fais gagner à Unisono. » Soit 110 millions d’euros de chiffre d’affaires. « En Espagne, il y a une crise, mais pas pour les entreprises. »

En Suisse, production locale oblige, les accros du combiné ont droit à un chocolat s’ils réussissent une vente, raconte une salariée. Au service fidélité d’Orange à Rennes, on opte plutôt pour des Kinder ou des Carambar. Et les salariés doivent répondre à des « challenges », comme se déguiser sur les plateaux, histoire de développer la convivialité d’entreprise. Ambiance superhéros avec l’équipe Goldorak, Nono le petit Robot ou Superman. Pour savourer cet instant convivial, Batman et ses collègues apportent à manger à leurs frais. « Pendant qu’on prend des appels, les managers vont bouffer. Après, il y a un jury composé de managers et de RH, ils élisent le meilleur déguisement, la meilleure animation », raconte une salariée.

Mamadou alias François Dubois

En dépit du comportement agressif de certains clients, la bonne humeur est de mise. « On doit afficher le sourire », souffle Andréa. Parce que « le sourire s’entend » au téléphone, comme le proclament des affiches internes d’Orange. Selon Andréa, les directives commerciales oublient que les entreprises sont faites d’hommes et de femmes aux personnalités et à l’élocution différentes. Tout doit être uniforme. Les téléconseillers sénégalais reçoivent des formations pour neutraliser leur accent. Et doivent tous se faire appeler François Dubois au lieu de leur vrai prénom. « On est censés être à Paris, non dans la savane africaine », précise Benoît Tine. Ce sociologue, auteur d’une étude comparée de centres d’appels entre France et Sénégal, y voit une façon de renoncer à soi-même au profit de l’entreprise. « On veut faire des êtres numériques », résume un syndicaliste belge. Sauf que les souffrances des travailleurs liées à cette exploitation ne sont pas virtuelles.

L’organisation du travail en centre d’appels est un mélange de taylorisme traditionnel et de mobilisation des subjectivités, selon la description de Danièle Linhart, sociologue du travail. Une sorte « d’usine informatisée » pour reprendre les mots d’un chargé de clientèle. L’inspecteur du travail Jacques Dechoz, qui a suivi des centres d’appels pendant quatre ans, distingue plusieurs types de gestion. Sur les centres internes, la technologie de contrôle est plus affinée, dit-il : « Ils font plus d’infantilisation. La quintessence, c’est France Telecom. » Tandis que les centres sous-traitants, comme ceux de Téleperformance, restent « plus primaires ». « La gestion des ressources humaines y est plus barbare. C’est pas le chocolat, c’est pas la carotte, c’est le bâton. »

Les salariés décrochent

« Pétages de plomb » et « crises de larmes » : les salariés craquent sur les plateaux. Une femme a même perdu ses cheveux, se souvient Nevin Demirtas, syndicaliste néerlandaise. Une autre, atteinte d’un cancer, s’allongeait par terre alors que son patron l’enjambait. « Psychologiquement, c’est très difficile parce qu’il y a contradiction des émotions. On doit afficher l’empathie alors qu’on ressent des émotions complètement différentes : le stress, la fatigue, la colère. » Pour Danièle Linhart, les personnes mobilisent leurs affects et cherchent des modalités qui font sens pour montrer au client qu’il n’a pas une machine au bout du fil.

Pour faire face au stress et aux cadences, de nombreux téléopérateurs consomment des médicaments, de l’alcool et des psychotropes. Exemple en Afrique du Sud, où certains prennent leurs doses pendant les heures de travail. L’absentéisme reste une autre échappatoire récurrente, que le chercheur Nicolas Cianferoni associe à une forme de résistance à l’organisation de travail. Mais qui impacte les autre salariés.

Un fort turnover

Car les téléopérateurs trinquent aussi physiquement. L’étude de l’INRS, organisme généraliste en santé et sécurité au travail, sur les conditions de travail en centre d’appels fait état de troubles digestifs, du sommeil ou de troubles musculo-squelettiques (TMS) liés aux espaces de travail exigus, aux postures devant l’écran clignotant, aux tâches répétitives, à l’anxiété, au bruit ambiant… Des cas de surdité ou de suivi psychiatrique apparaissent en Tunisie, où la présence des salariés en call-center peut aller jusqu’à 48 heures par semaine en prise d’appels. Patricia, pour sa part, est devenue « victime de la voix » et ne peut plus travailler au téléphone. Un des enjeux actuels pour les syndicats est de faire reconnaître ces maladies comme professionnelles.

Conséquence de ce sombre catalogue, le turnover est élevé. Autour de 20 % à 30 %, voire 50 % dans certains centres. Ironie du sort, nombre d’entreprises se vantent de ne pas licencier. Pas étonnant, les salariés, souvent en CDD, démissionnent ou voient leur contrat non renouvelé. Quant aux syndicalistes, « la porte leur est grande ouverte. On ne leur demande qu’une chose, c’est de se barrer », ironise la déléguée de SUD Rennes. Pourtant, avoir une telle rotation de main-d’œuvre n’est pas une volonté patronale, assure Jean-François Astier, un manager invité à la bourse du travail de Saint-Denis.

Un management inévitable ?

Pourquoi donc recourir à de telles méthodes de management ? Alors même que le management moderne se targue de les avoir abandonnées en favorisant l’autonomie, l’initiative. Le superviseur du centre d’appels répercute les pressions économiques qu’il subit du donneur d’ordres comme du client. « À partir du moment où on est là pour verser des dividendes, la logique financière prend le pas sur la logique sociale », explique Jean-François Astier. Quant aux pratiques, elles sont héritées d’autres secteurs comme la distribution. Il y aurait un effet de consanguinité des dirigeants qui passent d’une enseigne à une autre en reproduisant les schémas. Ce que confirme un téléconseiller : « On a l’impression qu’ils sont du même moule, qu’ils ont tous fait la même école. Ça tire vers le bas, il n’y a pas d’innovation. »

Tous ceux qui dirigent ne se rendent pas compte de la pression, assure le consultant en management. En réalité, beaucoup de managers de plateau ont eux-mêmes été téléopérateurs. « S’il a vécu un management coercitif, le manager va avoir tendance à reproduire le modèle en cas de stress, de panique. » Pourtant, des aménagements sont possibles, selon François Cochet, expert santé au travail au cabinet Secafi (proche de la CGT). Simplifier les tâches en limitant les applications informatiques, multiplier les personnes soutiens aux téléconseillers, augmenter la fréquence des pauses et allonger leur durée… De tels aménagements sont expérimentés au sein de l’unique centre d’appels en coopérative, A cappella, à Amiens.

Mais la difficulté, admet le manager, est de réunir les différents acteurs. Notamment les représentants des organisations syndicales, pour modéliser de nouvelles pratiques. C’est bien l’avis des salariés et des syndicalistes présents : s’inviter à la table des négociations en tissant des solidarités internationales et en inventant des luttes collectives. « Téléopérateurs de tous pays, unissez-vous ! », ont conclu les participants au colloque. Le seul appel à mettre sur écoute.

(source texte : bastamag.net)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 18:02
 
22 mai 1871, Commune de Paris. "Semaine Sanglante". Les Versaillais s'emparent de plusieurs portes de Paris. Delescluze fait afficher la déclaration suivante : (extrait) "Au peuple de Paris, à la Garde Nationale, Citoyens, assez de militarisme, plus d'états-majors galonnés et dorés sur toutes les coutures! Place au peuple, aux combattants, aux bras nus! L'heure de la guerre révolutionnaire a sonné."
Dès le 21 mai, la horde versaillaise de Thiers arrive par le Point du Jour. Les combats se succèdent, maison par maison. Tout communard pris en arme est fusillé sur le champ. Quiconque a les mains noires est fusillé. C'est le massacre. Toute femme mal vêtue (?) est considérée comme une "pétroleuse" et fusillée. La ville brûle autant des obus versaillais que des barricades que les fédérés enflamment. Barricade après barricade, les pelotons fusillent indifféremment hommes, femmes et enfants. Les soldats se souviennent des consignes de Thiers ("Les femmes et les enfants (...) sont l'avant-garde de l'ennemi, on doit les traiter comme tels") Alors, pour aller plus vite lors des exécutions, on utilisera bientôt des mitrailleuses.
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22 mai 1892, à Paris, inauguration de la "Bourse du Travail" construite par décision du Conseil municipal. C'est la onzième Bourse à entrer en service sur le territoire.
En se fédérant aux Bourses de province et des colonies, elles échapperont au contrôle des pouvoirs publics et deviendront sous l'impulsion de l'anarchiste Fernand Pelloutier un formidable outil du syndicalisme révolutionnaire, en étant à la foi bureaux de placements, sociétés ouvrières de résistance, d'entraide (aux ouvriers de passage), de secours (contre le chômage, la maladie et les accidents) et d'émancipation culturelle et professionnelle (cours d'enseignement technique, bibliothèque scientifique, etc.), sans oublier sa caisse de grève.
 
 
 
 

22 mai 1968, au quartier Latin, à Paris, pour protester contre l'interdiction de séjour en France de Daniel Cohn-Bendit, une nouvelle manifestation à l'appel du mouvememnt du 22 mars a lieu dans la soirée, et la nuit et se terminera par des d'affrontements entre étudiants et forces de "l'ordre". "Nous sommes tous des juifs allemands!"
Le calme ne reviendra que vers 4 heures du matin. Bilan de cette journée: 22 étudiants et 10 policiers blessés. La police procèdera à 65 interpellations.
Mais la répression et les tentatives de museler l'information ne dissuaderont pas les étudiants, qui manifesteront à nouveau le lendemain.

 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 12:18

 

A Francfort, les marchés financiers se barricadent face aux mouvements sociaux européens.

Ce week-end, des milliers de manifestants venus de toute l’Europe envahiront les rues de Francfort, épicentre des marchés financiers européens, pour contester les politiques d’austérité et le futur « Pacte budgétaire ». Après la victoire de la gauche radicale en Grèce, les mouvements sociaux tournent leur regard vers les Irlandais qui devront se prononcer sur le Pacte budgétaire par référendum le 31 mai. Face au néolibéralisme des institutions européennes, la riposte transcende les frontières.

Le quartier d’affaires de Francfort, haut-lieu de la finance allemande et européenne, se barricade. La banque Barclays y a démonté le sigle qui orne sa façade. L’immeuble de la Commerzbank, l’une des plus hautes tours d’Europe, est fermé. Tout autour, les agences bancaires, mais aussi la Bourse allemande et la Banque centrale européenne (BCE) se sont claquemurées. De qui ont-ils peur ? Des mouvements sociaux qui appellent à l’occupation du quartier des banques et de la BCE du 17 au 19 mai. « La manifestation du 19 mai est autorisée suite au recours déposé par Attac Allemagne contre l’interdiction des autorités. On a au moins gagné ça », lâche Verveine Angeli, membre d’Attac France et de l’Union syndicale Solidaires. « En revanche, les dizaines d’indignés qui campaient depuis octobre devant la BCE ont été délogés mercredi ».

Le 16 mai, le tribunal administratif de Francfort a décidé l’évacuation du camp « Occupy Francfort », en assurant qu’ils pourraient regagner leurs tentes à partir du 20 mai. « Les manifestants qui arrivaient à la gare ont été directement arrêtés en masse, contrôlés un à un, et se sont vus remettre un ordre d’interdiction de présence dans le centre-ville jusqu’à vendredi soir », témoigne Florent Schaeffer, du réseau altermondialiste Ipam. Par leur réaction sécuritaire et les atteintes aux libertés, les autorités allemandes semblent prêtes à tout pour protéger la BCE et les banques qui profitent de ses généreux prêts.

Des banques qui arnaquent les États avec l’aide de la BCE

Pour les mouvements sociaux, la BCE est une des trois composantes de la Troïka, avec le Fonds monétaire international et la Commission européenne, qui généralisent les politiques d’austérité en Europe « La BCE ne prête pas directement aux États mais aux banques privées, pour presque rien », explique Verveine Angeli. « Celles-ci prêtent à leur tour aux États les plus endettés à des taux prohibitifs ». Fin 2011 et début 2012, la BCE a inondé les banques privées européennes avec des prêts s’élevant à 1000 milliards d’euros sur trois ans, au taux amical de 1 %. Des sommes faramineuses qui sont en partie prêtées aux États qui payent des taux d’intérêt de 2 à 8 fois plus élevées ! « C’est un symbole, les banques ont créé la crise, mais ces banques la font payer aux peuples. »

A l’initiative de cette mobilisation, des mouvements de type Occupy, Attac Allemagne, la gauche radicale, des organisations politiques allant de l’extrême gauche à Die Linke, mais aussi des comités citoyens de lutte contre l’austérité. « Le fait que l’on assiste à une contestation du modèle allemand de l’intérieur est très significatif, ajoute Verveine Angeli, alors même qu’on essaie de faire de l’Allemagne la référence en Europe ».

 Pacte budgétaire : l’austérité à perpétuité

Jusque là, très peu de mobilisations ont été organisées face aux institutions européennes, grèves et manifestations prenant pour cible les gouvernements grec, espagnol ou portugais. « Cette mobilisation à Francfort est aussi une réponse à ce niveau là, renchérit Verveine Angeli. On a besoin de mobilisations nationales fortes s’articulant à des mobilisations européennes, y compris pour que les gens se rencontrent. » Au niveau européen, seule la Confédération européenne des syndicats (CES) avait marqué dès janvier 2012 sa désapprobation au nouveau traité européen, également appelé « Pacte budgétaire », mais sans un grand appui populaire. « Ce Traité rassure peut-être les amis politiques de la Chancelière Merkel, mais sûrement pas les millions de chômeurs, de travailleurs pauvres et précaires en Europe, qui attendent en vain un véritable soutien de la part des institutions européennes. C’est pourquoi nous y sommes opposés », explique Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES.

En quoi consiste cet obscur Pacte budgétaire ? Le 1er mars dernier, 25 chefs d’États sur 27 ont signé un nouveau traité, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire (TSCG), qui devrait entrer en vigueur au début de l’année 2013. Ce traité, dénommé « Pacte budgétaire », est présenté comme un remède à la crise par les gouvernements européens et la « Troïka ». Il prône la discipline budgétaire et un contrôle plus étroit des finances publiques via l’introduction dans les pays membres de la « règle d’or ». Le Pacte budgétaire impose ainsi aux États signataires d’engager des réformes immédiates pour réduire leur « déficit structurel » sous la barre de 0,5 %. Un concept fortement controversé qui n’a de sens que dans une optique néolibérale.

L’équivalent de dix réformes des retraites en France

Le Pacte budgétaire met l’accent sur la réduction des dépenses, comme s’il s’agissait de la seule méthode envisageable. Ce n’est pas nouveau. En mars 2011 déjà, les gouvernements européens adoptaient le Pacte pour l’euro qui stipule que l’« équilibre des finances publiques » présuppose des coupes drastiques dans les retraites, les dépenses de santé et allocations sociales. « Ce pacte budgétaire représente un moyen de contraintes a priori sur les politiques de dépenses des États, et du coup sur toutes les politiques publiques, relève Verveine Angeli. Il pèse de façon importante et sur le long terme sur ces politiques. » Ou comment tirer une croix sur tout levier budgétaire pour financer une transition écologique et sociale.

Pour la France, le déficit total était prévu à 5,7 % du PIB en 2011, pour un déficit structurel calculé à 3,8 % du PIB. En application du Pacte budgétaire, il faudrait donc réduire le déficit de 3,3 points, soit 66 milliards d’euros ! En comparaison, selon le projet de budget du gouvernement, la réforme des retraites aurait permis de réduire les dépenses publiques à hauteur de 7 milliards en 2012. Il s’agirait donc approximativement d’effectuer l’équivalent d’une dizaine de réformes des retraites. Les États qui ne s’y soumettraient pas devront payer des amendes significatives, à hauteur de 0,1 % du PIB (ce qui représente pour la France 2 milliards d’euros environ). Ce Pacte budgétaire s’articule avec le Mécanisme européen de stabilité (MES), antidémocratique et jouant le jeu des marchés et de la spéculation financière.

La croissance, pour quoi faire ?

François Hollande réclame une renégociation du traité de discipline budgétaire, pour y ajouter des mesures de croissance. « Qu’elle soit fondée sur la dépense publique et la demande ou sur la compétitivité par l’abaissement du coût du travail et les "réformes structurelles" (selon la vision d’Angela Merkel), la croissance en soi n’est aucunement un gage de progrès social et encore moins environnemental », souligne Attac France. « La croissance est un problème, pas une solution », affirme de son côté Pierre Rabhi, paysan-philosophe. « Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. »

Cette « croissance » ne serait par ailleurs en rien suffisante pour résorber les dettes publiques. Plusieurs organisations prônent notamment l’engagement d’une réforme fiscale de grande ampleur et le besoin de sortir les États de la dépendance des marchés financiers en leur permettant d’emprunter directement à la BCE à des taux faibles. « Une croissance est possible, souligne Verveine Angeli, celle de la reprise du fonctionnement des services publics en Grèce pour remettre le pays à flots ».

De la Grèce à l’Irlande, la contestation progresse

Un appel d’air pourrait venir de l’Irlande. Les Irlandais sont invités à se prononcer par référendum sur le traité le 31 mai. Or, le Pacte budgétaire n’entrera pas en vigueur tant que 12 des 17 États de la zone euro ne l’auront pas ratifié. Et le « oui » n’est pas sûr de l’emporter en Irlande. D’après un sondage du 17 mai, un tiers des électeurs irlandais n’ont pas encore fait leur choix, et 37 % des personnes interrogées prévoient pour le moment de voter « oui ». Par le passé, l’Irlande a rejeté à deux reprises des traités européens, Nice en 2001 et Lisbonne en 2008.

A l’autre bout de l’Europe, en Grèce, le succès remporté par Syriza, coalition de mouvements politiques de gauche, lors des législatives du 6 mai constitue également un événement de taille face aux politiques de la Troïka. « A la faveur de ce qui se passe en Grèce, et des reculs de Merkel au niveau électoral, il y a semble-t-il une ouverture dans le débat public qui n’existait pas jusqu’à maintenant, analyse Verveine Angeli. Désormais on peut interroger l’efficacité de l’austérité appliquée en Grèce. » L’ouverture d’un débat, inimaginable il y a quelques mois, est désormais envisageable. Mais cela suppose d’établir des passerelles entre l’ensemble des mouvements. Pour Verveine Angeli, « malgré le changement de gouvernement en France, notre sort ici est tout autant lié à ce qui va se passer en Grèce demain, qu’à ce qui se joue strictement en France dans les prochaines semaines. »

(source texte : bastamag.net)

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 22:24
Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 22:01

 

Du 27 mai au 9 juin 1941 : la grève générale des mineurs du Nord - Pas-de-Calais

Émilienne Mopty. Femme de mineur, durant la grève, elle prend la tête des manifestations de femmes, à Hénin-Liétard le 29 mai et Billy-Montigny le 4 juin.

Le mouvement s'étend rapidement. Un peu partout, les femmes forment des rassemblements, barrent l'entrée des fosses et exhortent les mineurs à la grève. Elles manifestent devant les bureaux des compagnies, à Liévin, à Hénin-Liétard (Hénin-Beaumont), à Billy-Montigny... Pour les disperser, les Allemands n'hésitent pas à faire usage de leurs armes.

La grève se poursuit. Les troupes allemandes occupent les puits, tandis que les lieux publics, cafés, cinémas... sont fermés et les rassemblements de personnes interdits. Le paiement des salaires est suspendu, les cartes de ravitaillement ne sont plus distribuées.

Les arrestations se multiplient. Hommes et femmes sont emmenés dans les prisons de Loos, Béthune, Douai et Arras. Deus casernes sont transformées en camp d'internement : la caserne Kléber à Lille et la caserne Vincent à Valenciennes.

Le bilan est lourd :

·         Plusieurs centaines de personnes sont arrêtées ;

·         270 mineurs sont déportés en Allemagne, en juillet 1941 ; 130 y laisseront la vie ;

·         D'autres sont fusillés comme otages au cours de l'année 1941.

·         Ceux qui peuvent échapper à l'arrestation passent dans la clandestinité.

Le climat de terreur et la faim entament la résolution des grévistes et les mineurs reprennent le travail le 10 juin 1941.

Entrée dans la clandestinité au sein du groupe Charles Debarge, Emilienne Mopty est arrêtée au cours d'une mission par la Gestapo et décapitée à Cologne le 18 janvier 1943.

 

3 juin 2012 : marche pour la fraternité et contre l'austérité, la Marche Emilienne MOPTY.

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 18:20

http://poetesindignes.files.wordpress.com/2011/06/danger-passivite.jpg

 

Communiqué de Sud Education 59/62

Et alors ? Et après ?

Certes, le président sortant qui, durant ses prises de responsabilités politiques, a sapé violemment les conquêtes sociales, développé la précarité, restreint les libertés et stigmatisé des catégories entières du peuple n’effectuera pas de second mandat ; certes ce n’est pas le candidat de l’exclusion totale des étrangers, du « vrai travail » qui a gagné ; certes on peut s’en réjouir.

Mais après ?

Bien que SUD éducation 59/62 réaffirme ici son indépendance totale vis-à-vis des partis et du théâtre politique et sa volonté d’une autre société réellement démocratique, nous ne pouvons-nous réjouir ni des résultats du premier tour des présidentielles ni des idées et thématiques abordées lors de cette campagne. Croire que c’est la croissance, la résorption des déficits publics et la réaffirmation de la nation française qui peuvent nous guider vers un avenir meilleur ne nous apparaît pas comme l’idée la plus opportune. Car ce ne sont ni l’élection du président « socialiste » ni les piliers de son programme qui rééquilibreront comme par magie le rapport de force entre le pouvoir de l’agent, les marchés financiers, les dominant-es économiques, politiques et médiatiques d’un côté et les aspirations progressistes et radicales de transformation sociale, d’écologie et d’accroissement des droits et libertés d’un autre. Le contexte international nous aide à le comprendre ne serait-ce qu’en regardant « l’exemple » grec.

Comment faire ?

Allez, nous sommes d’accord sur un point avec le nouveau président : l’éducation doit être une priorité.

Mais une éducation émancipatrice, indépendante des pouvoirs économiques et pourvoyeuse d’un projet de développement démocratique et social dans l’intérêt des élèves et de notre avenir commun ; c’est tout l’inverse de l’esprit des multiples mesures et contre-réformes qui ont attaqué violemment le service public d’éducation et qui continuent de produire leurs effets délétères en terme de conditions de travail et de nature des missions.

Certaines de nos revendications sont sur la table (voir ci-dessous et aussi à l’adresse suivante : sudeducation.org ) et bien d’autres en débat avec l’ensemble de la communauté éducative.

Tout comme au niveau interprofessionnel et dans l’ensemble du champ social avec notre union interprofessionnelle Solidaires (voir notamment à l’adresse suivante : sudeducation.org ) et l’ensemble des forces progressistes.

Mais pour faire avancer nos idées de transformation et de progrès sociaux, nous ne pouvons attendre. Sans pression sociale et sans mobilisations fortes, les idées progressistes sont toujours qualifiées d’irréalisables et de dangereuses ; or, dès que les luttes permettent de les imposer, elles constituent alors des piliers et des forces de la construction sociale collective.

DÈS MAINTENANT, REPRENONS LE CHEMIN DE LA MOBILISATION LA PLUS LARGE POSSIBLE !

Débattons collectivement de nos revendications et des modes d’action et imposons nos solutions.

Ce n’est pas à nous de payer leurs crises ; pour une autre école dans une autre société !

POUR :
une école émancipatrice et démocratique dans l’intérêt des élèves, des personnels et de notre avenir commun (développement de la démocratie au sein des établissements et écoles, mise en place de pédagogies alternatives, réduction drastique du nombre d’élèves par classe, renforcement et développement d’un service d’orientation indépendant des pouvoirs économiques...) ;

un enseignement polyvalent et pluriculturel ;

pour une formation des lauréats aux concours rémunérée et de deux ans, avec un temps partiel en responsabilité, et des modules sur le droit du travail ;

le développement de la formation continue des personnels sur temps de travail ;

le développement du travail en équipes non hiérarchisées sur temps de travail ;

le développement d’un service de remplaçant-es titulaires pour toutes les catégories de personnels ;

la titularisation de tou-t-es sans condition ;

l’amélioration des conditions de travail des élèves et des personnels (diminution du temps de travail, fin du sous-effectif récurrent pour la vie scolaire et l’entretien, décharge pour les tuteurs/trices de stagiaires, développement des outils de santé au travail...) ;

le rétablissement de tous les postes supprimés et la création de tous les postes nécessaires (aussi bien pour l’enseignement du primaire et du secondaire, le RASED, d’orientation que pour les postes administratifs, ouvriers et techniques) ;

l’augmentation des salaires, en commençant par les plus faibles ;

le retour aux 37,5 années de cotisation et à la retraite à 60 ans.

CONTRE :

les fermetures de classe, d’écoles et d’établissements ;

la professionnalisation du cursus des élèves dès la quatrième,

et le développement de l’apprentissage au profit des patrons ;

la loi OFPTLV (orientation et formation professionnelle tout au long de la vie) ;

le fichage des élèves (base-élèves, livret personnel de compétences) ;

les contre-réforme des lycées (général, technologique et professionnel) ;

le renforcement de toutes les hiérarchies : du petit chef à la petite cheftaine, de la hiérarchie administrative ou pédagogique ;

les contrats précaires et l’exploitation éhontée des personnes ;

la masterisation ;

le décret sur l’évaluation des enseignant-es et l’évaluationnïte aiguë ;

les contrats d’objectifs et la transformation de l’école en entreprise ;

les journées de carence.

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:42

flics-grecs.jpg

 

Portrait de Manolis Glezos

MANOLIS GLEZOSManolis Glezos (en grec : Μανώλης Γλέζος) est un homme politique membre de la SYRIZA et un écrivain grec né le 9 septembre 1922 dans le village d'Apiranthos, sur l'île de Naxos. Il est particulièrement connu pour sa participation à la résistance contre l'occupation allemande de la Grèce pendant la Seconde Guerre mondiale.

En 1939, alors qu'il était encore lycéen, Glezos participa à la création d'un groupe antifasciste luttant contre l'occupation du Dodécanèse par l'Italie et contre la dictature de Ioánnis Metaxás. Lors de l'invasion de la Grèce par l'Italie, il décida de s'engager dans l'armée pour être envoyé sur le front albanais, mais sa demande fut rejetée en raison de son âge. Pendant l'occupation de la Grèce par l'Allemagne nazie, il travailla pour la Croix Rouge et la municipalité d'Athènes, et s'engagea dans la résistance.

Le 30 mai 1941, il monta au sommet de l'Acropole en compagnie d'Apóstolos Sántas et déroba le drapeau nazi qui flottait sur la ville depuis le 27 avril 1941, date de l'entrée des troupes allemandes dans Athènes[1]. Ce geste fut le premier acte de résistance en Grèce, et probablement un des tout premiers en Europe. Manolis Glezos et Apostolos Santas furent condamnés à mort par contumace par les nazis. Le 24 mars 1942, il fut arrêté par les Allemands et torturé. Il fut de nouveau arrêté par les Italiens le 21 avril 1943 et emprisonné pendant trois mois. Le 7 février 1944, il fut de nouveau arrêté par des Grecs collaborateurs et passa sept mois et demi en prison avant de s'évader le 21 septembre de la même année.

La fin de la Seconde Guerre mondiale ne mit pas fin aux ennuis de Glezos. Le 3 mars 1948, en pleine guerre civile grecque, il fut jugé pour ses convictions politiques et condamné à mort à plusieurs reprises par le gouvernement de droite[1]. Mais ces peines capitales ne furent pas appliquées en raison des réactions à l'étranger et finalement réduites à une condamnation à perpétuité en 1950. Encore en prison, Manolis Glezos fut élu membre au Parlement hellénique en 1951 comme candidat de la Gauche démocratique unie (EDA). Après son élection, il fit une grève de la faim pour obtenir la libération des autres députés d'EDA qui étaient en prison ou exilés dans les îles. Il mit fin à sa grève de la faim lorsque les sept députés furent libérés. Il fut lui-même relâché le 16 juillet 1954.

Le 5 décembre 1958, Glezos fut de nouveau arrêté et condamné cette fois pour espionnage, un prétexte courant pour persécuter les militants de gauche pendant la Guerre froide. Les protestations et réactions en Grèce et à l'étranger — dont le Prix Lénine pour la paix — aboutirent à sa libération le 15 décembre 1962. Au cours de son deuxième emprisonnement pour raisons politiques après la guerre, il fut réélu député d'EDA en 1961. Lors du coup d'État du 21 avril 1967, Glezos fut arrêté à 2 heures du matin, avec les autres dirigeants politiques grecs. De 1967 à 1974, sous la dictature des colonelsdirigée par Geórgios Papadópoulos, il subit quatre années d'emprisonnement[1] et d'exil jusqu'à sa libération en 1971.

Au total, pendant la Seconde Guerre mondiale, la guerre civile grecque et le régime des colonels, Manolis Glezos passa 11 ans et quatre mois en prison et 4 ans et 6 mois en exil.

Après la restauration de la démocratie en Grèce, en 1974, Glezos participa à la relance de l'EDA. Lors des élections législatives de 1981 et de 1985, il fut élu député sur les listes du PASOK. En 1984, il devint député au Parlement européen, à nouveau sur une liste PASOK. Il fut président de l'EDA de 1985 à 1989. Entre-temps, en 1986, il se retira du Parlement, afin de tenter une expérience de démocratie à l'échelon local, dans la commune d'Aperathu. Il fut élu président du conseil municipal en 1986. Ensuite, il abolit les privilèges du conseil, introduisit une « constitution » et mit en place une assemblée locale qui avait le contrôle total sur l'administration de la commune. Ce modèle fonctionna pendant plusieurs années, mais l'intérêt de la population diminua et l'assemblée fut abandonnée. Glezos en resta le président jusqu'en 1989. Aux élections législatives de 2000, il conduisit la liste de Synaspismos (en français : Coalition), un parti de la gauche radicale. En 2002, il forma le groupe « Citoyens actifs », partie de la Coalition de la gauche radicale, une alliance avec le Synaspismos et d'autres petits partis de la gauche grecque, et présenta sa candidature pour être préfet de l'Attique.

Le 5 mars 2010, lors d'une manifestation contre le plan de rigueur destiné à réduire la dette de la Grèce, Manolis Glezos fut victime de tir de gaz lacrymogènes sous le regard de nombreux appareils photos. Il dut être soigné à l'hôpital sans que ses jours soient en danger. Cet évènement eut lieu lors d'affrontements avec la police qui se déroulèrent pendant la manifestation. Il a été relaté à de nombreuses reprises par les manifestants qui ont mis en avant la figure historique de Manolis Glezos comme symbole de la répression et de l'injustice policière.

Le 12 février 2012, lors d'une manifestation de plus de 80 000 personnes sur la place Syntagma, devant le Parlement, pour protester contre l'adoption du plan d'austérité imposé par l'Union européenne, il tenta avec le compositeur Mikis Theodorakis de pénétrer dans le Parlement, mais en fut empêché par la police[2]. Theodorakis et lui réussissent finalement à entrer au titre de leur statut d'anciens députés et assistent au vote.

(source texte : wikipédia)

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article