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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:35

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Qui est Aléxis Tsípras ?

Aléxis Tsípras (grec moderne : Αλέξης Τσίπρας), né le 28 juillet 1974, est un homme politique grec de gauche, membre du Parlement hellénique, président du parti Synaspismós et chef du groupe parlementaire de la SYRIZA.

 

Tsipras est né le 28 juillet 1974 à Athènes. Il poursuit des études d'ingénierie civile à l'université polytechnique nationale d'Athènes (UPNA). Après avoir obtenu son diplôme d'ingénieur en 2000, il continue ses études en aménagement du territoire dans le cadre d'un programme interdépartemental de l'UPNA, tout en travaillant comme ingénieur civil dans l'industrie du bâtiment. Il est l'auteur de plusieurs études et projets sur la ville d'Athènes

À la fin des années 1980, il rejoint les Jeunesses communistes grecques. Au début des années 1990, en tant qu'élève du lycée d'Ambelokipi, il est politiquement actif dans la révolte des lycéens contre la loi controversée du ministre de l’Éducation et des Affaires religieuses du moment, Vasilis Kontogiannopoulos. Il devient un membre influent du mouvement lycéen après avoir été invité par la journaliste Anna Panagiotarea à une émission télévisée.

En tant qu'étudiant à l'université, il rejoint le mouvement de rénovation de la gauche et devient membre du bureau exécutif du syndicat des étudiants de l’École d'ingénieurs civils (NTUA) et représentant des étudiants au Sénat de l'Université. De 1995 à 1997, il est membre élu du comité central de l'Union nationale des étudiants de Grèce (EFEE).

 

 Tsipras demeure au Synaspismós après le départ de la coalition du Parti communiste grec(KKE). Il devient le premier secrétaire politique de la section de la jeunesse du Synaspismos, Neolaia Syn, de mai 1999 à novembre 2003, avant de laisser la place à Tasos Koronakis. Il parvient de façon très efficace à maintenir la ligne politique du parti, en s'imposant face à ses rivaux politiques de gauche comme de droite. Il prend une part active à la création du « Forum social grec » et participe à toutes les manifestations internationales contre la mondialisation néolibérale. En décembre 2004, lors du 4e congrès du Synaspismós, il est élu membre du comité politique central du parti, puis au secrétariat politique, où il devient responsable des questions de la jeunesse et de l'éducation[4].

Tsipras fait sa première apparition sur la scène politique traditionnelle lors des élections locales de 2006 lorsqu'il se présente à Athènes sur la liste « Anoihti Poli » (Grec : Ανοιχτή Πόλη, « Ville Ouverte ») SYRIZAqui obtint 10,51 % des voix. Il ne se présente pas aux élections pour le Parlement grec, la Vouli lors des élections législatives de 2007, préférant poursuivre son mandat de conseiller municipal d'Athènes.

 Il est élu président du Synaspismós lors du 5e congrès du parti, le 10 février 2008, après que le président sortant, Alékos Alavános, décide de ne pas se représenter pour raisons personnelles. Il est alors âgé de 33 ans et devient le plus jeune responsable qui ait jamais été élu à la tête d'un parti politique parlementaire en Grèce. Lors des élections législatives d'octobre 2009, il est élu député de la circonscription Athènes A' et élu à l'unanimité président de son groupe parlementaire par le secrétariat de SYRIZA.

Lors des élections législatives anticipées du 6 mai 2012, SYRIZA enregistre le meilleur résultat de son histoire, avec 16,78 % des suffrages, obtenant 52 sièges de députés dont Tsipras, largement réélu dans sa circonscription athénienne. Son parti devenant la deuxième force politique au Parlement, il se voit confier deux jours plus tard par le président Papoúlias la tâche de former un gouvernement de coalition dans les 72 heures, tâche qu'il ne réussit pas à remplir.

 (Source texte : wikipédia)

 

 

 

 

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:29

 

URGENCE - APPEL A L'AIDE DE GRECE !!!

 Cette pétition tend à soutenir Alexis Tsipras et de son parti Syriza, afin de lui témoigner notre soutien contre les attaques dont ils sont l'objet :

REJOIGNONS CEUX QUI VONT DANS LA MÊME DIRECTION : DÉFENDRE L'HUMAIN ET LE RESPECT DU PEUPLE. AGISSONS, IL N'EST JAMAIS TROP TARD !!!

 La situation en Grèce est de plus en plus critique. Syriza et Alexis Tsipras sont la cible des pressions et d'attaques inimaginables par tous les grands médias et l'ensemble des autres partis pour qu'ils renoncent à leurs engagements de ne payer la dette et d'annuler les mesures d’austérité, mais pour le moment ils tiennent bon. Et cela bien que les autres partis et organisations de la gauche grecque persistent à ne pas exprimer la moindre solidarité a Syriza et Alexis Tsipras, quand évidemment ils ne les attaquent pas (c'est le cas surtout du PC grec) avec une violence inouïe.

 C'est donc à ce moment, c'est à dire maintenant, que Syriza a besoin de votre solidarité, de la solidarité des mouvements sociaux et de la gauche partout en Europe! Alors, c'est à vous d'exprimer cette solidarité, mais l'essentiel est de la manifester le plus vite possible.

Merci !

SIGNER LA PETITION EN LIGNE

 

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Voir aussi sur Facebook :

 

http://www.facebook.com/#!/groups/226187377491505/

 

 

 

 

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 00:00

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:59

 

Communiqué du REMDH (Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme)


Les femmes arabes ont participé activement aux révolutions et aux mouvements en faveur du changement social qui réclamaient la démocratie, la justice sociale, la liberté, la dignité et l’égalité.

Elles ont mené un combat vigoureux pour revendiquer leurs droits au cours des transitions et des processus de réforme et pour demander d’être davantage présentes au sein des organes politiques.

Malheureusement, malgré cet avènement supposé de la démocratisation, les réformes politiques qui prennent forme actuellement ne font aucun cas des droits des femmes. On peut observer des reculs inquiétants dans les transitions et les réformes, depuis la réaffirmation du rôle reproductif des femmes, plutôt que de leur rôle de citoyennes, dans la constitution jordanienne, jusqu’à l’absence presque totale de femmes au parlement d’Egypte.

L’influence des groupes religieux conservateurs, conjuguée à l’ascendant des valeurs patriarcales, a contribué à cette rétrogression des droits et de la participation des femmes. Les progrès gagnés de haute lutte en faveur des droits de la femme sont menacés et risquent d’être anéantis. Depuis les révolutions, les femmes continuent de faire face à une marginalisation plus étendue et d’être la proie de nouvelles violences, y compris le viol et la torture.

Au Maroc, le niveau de la représentation des femmes dans les instances politiques reste peu élevé. On ne trouve qu’une femme au sein du gouvernement formé en novembre 2011, alors qu’il y avait sept femmes ministres dans le gouvernement précédent. Bien que le principe de l’égalité ait été consacré dans la nouvelle constitution, les femmes n’ont obtenu que 16 % des sièges. On trouve de nombreuses dispositions discriminatoires dans le code de la famille (le Moudawana) et dans d’autres textes de loi en vigueur, et la mise en œuvre du code reste assez limitée bien que la nouvelle constitution porte création d’une « autorité pour l’égalité et la lutte contre toutes les formes de discrimination ».

En Egypte, les femmes ont été exclues des comités sur la réforme constitutionnelle. A la suite d’un remaniement ministériel, le nombre de femmes ministres a été réduit de trois à deux, et le quota établi pour la représentation des femmes au parlement a été aboli. A la suite des élections de 2011, la représentation féminine à la chambre basse est passée de 12 % à 1.5 % des 508 sièges.

Par ailleurs, les femmes ont été soumises à de nombreuses violations de leurs droits lors de leur participation aux mouvements de contestation et aux manifestations, ayant notamment été la cible de coups, de tests de virginité contre leur gré et de traitements dégradants. Tout récemment, le 4 mai 2012, la police militaire a détenu 16 femmes et jeunes filles, dont la plus jeune n’avait que 14 ans, lors des manifestations d’Abbassiya. Elles font maintenant l’objet d’une enquête devant le procureur militaire et ont été gravement battues en prison et menacées d’être violées.

En Tunisie, les femmes ont été la cible d’actes de violence perpétrés par des groupes salafistes, notamment à l’encontre d’enseignantes et d’étudiantes universitaires, sans que le nouveau gouvernement réagisse activement. Seulement deux ou trois femmes étaient présentes dans les gouvernements de transition, alors qu’il y avait quatre femmes parmi les 45 membres du gouvernement de l’ancien régime.

En Jordanie, les amendements constitutionnels adoptés récemment signifient qu’on ne peut modifier la législation de façon à favoriser la réalisation intégrale des droits des femmes. Un nouveau paragraphe ajouté à la constitution renforce le rôle traditionnel des femmes et affirme qu’elles doivent être « protégées » et « assujetties à un contrôle ». La nouvelle loi électorale maintient le niveau de la représentation féminine à 10 %. Le nouveau gouvernement jordanien, composé de 30 ministres, ne compte qu’une seule femme.

Encore pis, les organisations de défense des droits de la femme et les associations qui se consacrent à la promotion et au soutien de l’égalité hommes/femmes sont désormais menacées d’être dissoutes ou sont la cible de diffamations. En Egypte, notamment, les organismes gouvernementaux ont imposé des restrictions aux activités de ces groupes. En Egypte et, dans une moindre mesure, en Tunisie, les militantes ont été la cible d’actes de violence verbale et physique, de menaces de mort et de diffamation de la part de partis extrémistes et de certains organes de presse. Nawla Darwish, de la New Woman Foundation (Egypte), se dit très inquiète du nouveau projet de loi sur les ONG, qui propose de restreindre encore davantage la liberté d’expression et d’association. « Notre organisation n’a pas accès à ses ressources financières depuis quelques mois, dit-elle. Nous devrons cesser nos activités si cela continue. »

Profondément préoccupés par cette marginalisation des femmes, 25 représentants d’organisations de promotion des droits humains et des droits de la femme dans la région euro-méditerranéenne se sont rencontrés à Nicosie les 26 - 28 avril 2012 pour discuter des moyens de mobiliser et d’unir leurs forces afin de lutter contre ces tendances alarmantes. Lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, organisée par l’Institut Méditerranéen pour les Etudes de genre, la ministre chypriote des Affaires étrangères, Erato Marcoullis Kazakou, le chef du bureau du Parlement européen à Chypre, Tasos Georgio, et le nouveau chef de la représentation de la Commission européenne à Chypre, George Markopouliotis, ont exprimé leur engagement à promouvoir et à renforcer les droits des femmes dans la région.

Les participants ont fait état de l’importance d’inscrire les droits des femmes dans les constitutions et les régimes législatifs des pays de la région, de garantir et d’accroître la participation des femmes à la vie politique, de promouvoir les droits économiques et sociaux des femmes et de lutter contre la violence sexiste. Ils ont souligné l’importance d’encourager la solidarité entre les femmes du monde arabe et de l’Europe, à la fois parce que ces régions sont interdépendantes et parce que les femmes sont les premières à souffrir de la marginalisation dans les processus politiques ou des effets de la crise économique.

A la fin de la rencontre, les participants ont affirmé leur détermination de s’opposer plus que jamais à l’exclusion et à la marginalisation des femmes. « Au XXIe siècle, aucun État ne peut prétendre à être démocratique si les femmes n’occupent pas la place qui leur revient dans les instances décisionnelles et si leurs droits ne sont pas pleinement consacrés dans les textes constitutionnels », a déclaré Magali Thill, du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme. Les femmes ont participé aux côtés des hommes aux révolutions qui ont renversé les dictateurs et à la lutte pour la liberté. Il ne convient pas que leurs contributions soient récompensées par la marginalisation et la perte de leurs droits.

Copenhague, 15 mai 2012.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 19:49
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Le 7 mai 2012, trois camarades grecs de l’EΣE (ESE) étaient présents à la Maison des syndicats CNT de Lille pour nous parler de la situation en Grèce et nous faire partager leur expérience en matière de combat syndical. Fraternelles salutations internationalistes à Yorgos, Anthi et Nikos !
 
Texte distribué aux personnes présentes par les camarades grecs :
Dernièrement, à l’intérieur et l’extérieur de la Grèce, a éclaté une propagande imposant au peuple grec la rigueur, cela afin de dissimuler la stratégie des gouvernements capitalistes européens.
Si on y regarde de plus près les mesures prises par l’État grec et les patrons ces dernières années (réduction par une loi du salaire principal, abrogation de la négociation collective, abolition de la capacité des syndicats à faire des recours d’une part * à l’organisme de médiation et d’arbitrage, augmentation des licenciements, élimination des permanences au domaine public etc.), on s’aperçoit alors que ce ne sont généralement pas les Grecs qui sont touchés mais une certaine partie de la population : les travailleurs vivant en Grèce, les indigènes et les immigrants.
Le recours à la dette publique pour définir la crise grecque a joué a servi de prétexte à l’État et au Capital. Ce n’est pas la cause réelle des mesures d’austérité. Une grande partie de la dette grecque se trouve dans les banques, les entreprises locales et les caisses d’assurance dont les dirigeants ont investi l’argent des travailleurs sur le marché boursier, dans des obligations : c’est la spéculation. L’État fait un effort pour sauver les banques de la faillite en volant de l’argent dans la poche des travailleurs et en contraignant le prolétariat à ne plus croire à son avenir, en agitant la peur de la banqueroute.
L’assaut des patrons sur les acquis des travailleurs n’a pas commencé historiquement avec le Mémorandum. Dans les dernières décennies la classe de travailleurs de la Grèce a déjà accepté l’attaque des patrons via l’imposition de travail au noir (flexible et précaire), la suppression des huit heures journalières, les conventions individuelles pour les salaires sous le salaire principal, les licenciements illégaux, les heures supplémentaires non rémunérées, etc. Jusqu’à présent, cette attaque était réalisée en contournant la législation. Avec la législation de ces trois dernières années, cette situation est désormais établie par les institutions. Elle est reconnue légalement et s’étend à de plus larges sections de travailleurs, ce qui va en plus probablement aggraver les conditions de travail.
Il est remarquable qu’au nom de la compétitivité des entreprises grecques, pendant qu’ils opèrent toutes ces coupes budgétaires, ils font des lois sur un certain nombre d’avantages pour les patrons (petits et grands), tels que les réductions d’impôt, la réduction des cotisations sociales (pendant que l’État se lamente du fait que les caisses d’assurances socialisées sont vides), la libération des licenciements etc… Cette attaque de l’État et du Capital dans nos vies, qui tire la valeur de notre travail vers le fond, était basée sur l’incapacité de notre classe populaire à mettre en place collectivement et à mener des luttes organisées, incapacité due à la dégénérescence du syndicalisme par les « pères » des travailleurs professionnels qui ont transformé le mot syndical en une insulte et à l’indifférence des forces anticapitalistes organisées à reprendre en main sérieusement le syndicalisme et à retrouver un syndicalisme de classe. Un autre facteur est aussi la prévalence de l’individualisme dans la mentalité de la majorité de la société grecque. L’attaque des patrons avec le prétexte de la crise économique, a profité d’un mouvement social des travailleurs désorganisés. La société grecque, après le premier choc, a riposté par une série de réactions populaires (indignés, collisions lors des manifestations, etc.), lesquelles sont restées sans organisation ni objectif précis et ne se sont pas étendues au champ de bataille principal de la classe ouvrière : celui du travail. La bureaucratie syndicale déclare des grèves générales par la télévision, sans préparer aucune défense contre les briseurs de grève et sans plan d’amplification. Par conséquence, les grèves sont condamnées à l’échec et le mouvement est affaibli.
L’indignation de la société et des travailleurs ne conduit pas forcément à la révolution sociale. Avec l’augmentation des réactions sociales, nous assistons à l’augmentation du nationalisme et à la légitimation du discours raciste au sein des partis de gauche. Parallèlement, le système tente de tourner la colère du monde vers des faux choix en organisant des élections.
Toutefois, depuis ces dernières années, se développent une série de structures horizontales, dont beaucoup ont des caractéristiques anticapitalistes comme les syndicats de base, les assemblées de quartier, les étudiants auto-organisés, les occupations, les comités de chômeurs, les éco-communautés de producteurs agricoles, les coopératives, etc. Il est important de noter qu’en Grèce, contrairement à la France, il y a seulement deux confédérations syndicales des travailleurs (une pour les employés du secteur privé et l’autre pour les employés en public) impliquant toutes les tendances politiques du mouvement syndical. Ce monopole syndical veut briser les syndicats de base et ils ont commencé des discussions sur une plus grande organisation de syndicats et collectifs du travail du syndicalisme révolutionnaire, cherchant à intégrer, à assimiler les militants révolutionnaires. De même, les assemblées de quartier ont créé une assemblée pour coordonner les mouvements de quartiers d’une manière durable.
Ce qui est certain, c’est que l’intensification des combats de classe en Grèce peut aider à tirer des conclusions pour la classe des travailleurs, sur la nécessité de redéfinir le syndicalisme vers une orientation contre la bureaucratie, une orientation révolutionnaire.
EΣE – mai 2012
* Jusque à maintenant, lors d’un conflit avec quelque patron (le non payement de travail par exemple), le syndicat pouvait faire des recours à l’organisme de médiation et d’arbitrage. Maintenant, il ne peut pas sans l’accord du patron ! Ce changement de loi fait disparaître complètement l’organisme de médiation.
 
(Source : CNT 59-62 )
 
 
 
 
 
 
 
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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 18:49

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Le gouvernement Sarkozy, c’est fini. Pour toutes celles et tous ceux, qui en ont combattu pendant les cinq dernières années les contre-réformes, les politiques sécuritaires, xénophobes et racistes, c’est une bonne nouvelle. Mais ce qui importe, pour les salarié-es, les chômeurs/ses, les retraité-es, les jeunes, les précaires et les exclu-es, c’est que la politique change, que la société ne soit plus organisée en fonction des besoins d’une petite minorité qui profite du travail des autres pour s’enrichir toujours plus. François Hollande s’est fait élire Président de la République en promettant que « le changement c’est maintenant ». Changer de Président, c’est fait ; changer de gouvernement c’est fait aussi. Les élections législatives de juin peuvent donner aux partis de Gauche une majorité à l’Assemblée nationale qu’ils ont déjà au Sénat. Pour que ce soit utile à tous, il faut des décisions concrètes. L’Union syndicale Solidaires réaffirme les revendications et les propositions alternatives qu’elle a portées dans les mobilisations sociales de ces dernières années. Nous ne pensons pas être dans une situation sociale permettant d’imposer que toutes celles-ci soient satisfaites dans la semaine. Mais, a contrario, certaines décisions peuvent être prises sans délai, et des engagements forts doivent être annoncés dès maintenant.

 

Salaires : maintenant, c’est le changement ?



Augmentation du SMIC et des minimas sociaux (1 700 euros), des allocations-chômage et pensions de retraite. Ensuite, négociations salariales dans la Fonction publique et dans les branches (300 euros pour toutes et tous), création d’un revenu socialisé d’études.

Santé : maintenant, c’est le changement ?



Droit à la santé pour tous, par des mesures immédiates supprimant les déremboursements, les tickets modérateurs, les forfaits hospitaliers… Mise en place progressive d’une démocratie sociale à tous les niveaux dans la définition des besoins, la gestion et le fonctionnement de la Sécurité sociale.

Retraites : maintenant, c’est le changement ?



Annulation des contre-réformes sur les retraites. La décote, double peine pour les carrières incomplètes, doit être abrogée sans délai !

Emploi : maintenant, c’est le changement ?



Suspension des plans de licenciements, droit de véto dans les Comités d’Entreprise, extension de l’obligation de CE aux entreprises de moins de 50 salarié es. Arrêt des suppressions d’emplois dans la Fonction publique et les entreprises publiques. Ensuite, négociations nationales pour réduire le temps de travail à 32 heures hebdomadaires avec création d’emplois et sans perte de salaire ; création d’un statut du salarié - applicable à tous et toutes et financé par un fonds patronal mutualisé - pour garantir le maintien du salaire entre deux emplois et les formations de reconversion.

Services publics : maintenant, c’est le changement ?



Adoption d’un plan de renforcement et de développement des services publics, notamment dans les secteurs d’aide à la personne et dans les secteurs privatisés par les précédents gouvernements, avec les emplois statutaires et les moyens financiers nécessaires à la satisfaction des besoins collectifs sur l’ensemble du territoire.

Fiscalité : maintenant, c’est le changement ?



Annulation des cadeaux fiscaux faits aux plus riches et de l’alourdissement des impôts les plus injustes (TVA), abrogation de la TVA« sociale », mise en place d’une fiscalité juste et redistributive. Cela passe par la priorité donnée à l’impôt direct et progressif, la reconstruction d’une fiscalité directe locale juste, la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux, et une harmonisation fiscale européenne…

Europe : maintenant, c’est le changement ?



Dénonciation des traités européens qui organisent le pillage des populations au profit des patrons et banquiers ; non ratification du « pacte budgétaire ». Ensuite organisation systématique d’un référendum avant toute éventuelle signature d’un nouveau traité européen… et respect du vote populaire.

Liberté syndicale : maintenant, c’est le changement ?



Abrogation des lois antigrève. Ensuite, création de droits nouveaux dans les entreprises, notamment pour que la liberté syndicale devienne une réalité partout

 

Ces propositions sont de nature à répondre aux urgences sociales. Elles doivent s’inscrire dans un changement de politique qui tourne la page des politiques néolibérales et antisociales. Un changement de politique doit mettre en avant la satisfaction des besoins sociaux de toutes et tous, la résorption des inégalités, de la précarité et des discriminations, la prise en compte de la nécessaire transition écologique et s’appuyer pour cela sur une autre répartition des richesses. Permettre à chacun-e d’avoir un emploi stable et d’avoir un logement, ce sont des urgences !

La lutte pour défendre la santé au travail est une revendication essentielle des équipes syndicales Solidaires. Les pressions managériales, les organisations du travail, la recherche continue de productivité dans les secteurs public et privé, créent des situations véritablement inhumaines. Les suicides sur le lieu de travail en sont une conséquence dramatique, mais ce n’est pas la seule : des dizaines de milliers de salarié-es du public et du privé sont victimes de la souffrance au travail. Les accidents du travail augmentent. Dénoncer les effets est nécessaire, mais il faut s’attaquer aux causes, pour que collectivement nous puissions imposer que soit mis un terme à cette situation.

Le syndicalisme combat pour les droits égaux pour toutes et tous. La place des femmes dans la société et notamment dans le monde du travail est marquée par des inégalités persistantes : salaires, déroulement de carrière et retraites plus faibles, discriminations à l’embauche, emplois précaires, temps partiel imposés, etc. La société que nous voulons construire est égalitaire ! Les discriminations, qu’elles soient liées au genre, à la nationalité, à l’orientation sexuelle, etc., doivent être bannies.

Il est indispensable de rompre avec la société productiviste qui dérègle le climat avec des émissions de gaz à effet de serre qu’elle est incapable de limiter et qui épuise rapidement les ressources naturelles. Il y a urgence à prendre en compte les enjeux environnementaux (OGM, nucléaire,…). La catastrophe de Fukushima ne peut que renforcer notre exigence d’arrêt immédiat de tout projet de construction de centrale nucléaire, d’abandon de l’EPR et de décision politique immédiate de sortie du nucléaire : cette décision doit s’accompagner d’un débat sur les échéances et les modalités de la transition énergétique et d’un plan de reconversion pour les personnels préservant leur statut et leur emploi.

Notre syndicalisme est ouvert à tous, chaque salarié-e y a sa place quels que soient son statut, sa nationalité, ses idées politiques, etc. Mais le syndicalisme est fondamentalement opposé au fascisme, à l’extrême-droite, à la xénophobie, au racisme, à l’homophobie, au sexisme. Celles et ceux qui défendent de telles « idées » ne peuvent se revendiquer du mouvement ouvrier, ils et elles en sont les ennemi-es ! C’est sur le terreau des reculs sociaux que le fascisme se construit ; le syndicalisme dans son ensemble doit reprendre l’initiative, être présent dans les localités, répondre aux besoins de solidarité, construire des actions unitaires gagnantes, montrer concrètement que l’extrême-droite n’est pas la solution aux problèmes des travailleuses, des travailleurs.

Répondre aux urgences sociales, construire dès aujourd’hui la société que nous voulons pour demain, obtenir la satisfaction des revendications que nous avons dans les entreprises et les établissements, voilà à quoi sert le syndicalisme !

Les moyens existent, notre société ne cesse de produire plus et est de plus en plus riche : la mobilisation, la construction de rapports de forces nous permettront d’imposer une répartition différente, pour que cela ne profite plus qu’aux seuls patrons, banquiers et actionnaires !


Changer de président est une chose, imposer une autre politique au marché et à la finance en est une autre. Dès le lendemain de l’élection, tous les plans sociaux retardés pour raison électorale vont tomber, la finance va faire pression pour imposer plus d’austérité.

Quelle que soit la majorité, le rapport de force est déterminant : pour que les droits acquis ne régressent pas, pour en gagner de nouveaux, un affrontement avec les pouvoirs économiques est inévitable et des luttes de grande ampleur sont indispensables. L’Union syndicale Solidaires agira de tout son poids, dans l’unité, pour mobiliser

(Communiqué de l’Union Syndicale Solidaires)

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 18:17

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 Candidat, François Hollande avait axé sa campagne sur les questions d'éducation.

Président, il place sa cérémonie  d'investiture sous la figure et l'héritage de Jules Ferry avec un hommage à la statue du ministre aux Tuileries.

Ce choix est un signal inquiétant

D'abord parce que Jules Ferry est l'homme de la colonisation (« Si nous avons le droit d'aller chez ces barbares, c'est parce que nous avons le devoir de les civiliser […] Il faut non pas les traiter en égaux, mais se placer au point de vue d'une race supérieure qui conquiert » (Discours à la jeunesse, mars 1884).

Quant à « son » école, construite sur les décombres de la Commune de Paris, si elle fut bien une école « pour » le peuple, elle ne fut jamais l'école « du » peuple : « Il est nécessaire que le riche paye l'enseignement du pauvre, et c'est par là que la propriété se légitime » affirme celui qui entendait surtout, grâce à ses lois scolaires, « clore l'ère des révolutions ».

Nous profitons donc de l'occasion pour faire circuler le chapitre « Un mythe qui a la vie dure : l'école de Jules Ferry selon Foucambert », extrait de l'ouvrage Pédagogie et Révolution (Grégory Chambat, éditions Libertalia, 2011, 203 p., 14 € - vente en librairie et en ligne :     http://www.cnt-f.org/nautreecole/?Pedagogie-et-revolution-Gregory)

 

 

Un mythe qui a la vie dure :

L’école de Ferry selon Foucambert du haut de la tribune de l’Assemblée, défendant son projet d’école « publique, laïque, gratuite et obligatoire », Jules Ferry ne cache nullement son ambition de « mettre fin à l’ère des révolutions ». Ne plus revivre le cauchemar de la Commune, doter le pays d’une école adaptée aux besoins croissants de l’industrie, assurer la paix civile : «  Dans les écoles confessionnelles, les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes. […] Si cet état de chose se perpétue, il est à craindre que d’autres écoles se constituent, ouvertes aux fils d’ouvriers et de paysans, où l’on enseignera des principes diamétralement opposés, inspirés peut-être d’un idéal ssocialiste ou communiste emprunté à des temps plus récents, par exemple à cette époque violente et sinistre comprise entre le 18 mars et le 28 mai 1871. » Cent ans plus tard, au printemps 2003, des enseignants « en lutte » se revendiquaient de ce même Ferry contre son homonyme et lointain successeur… et nulne s’en étonnait, ne s’en révoltait… si ce n’est Jean Foucambert, l’inlassable animateur de l’Association française pour la lecture. Cet aveuglement de ceux qui auraient dû constater – et contester – les limites de l’école de Jules Ferry a sans aucun doute pesé sur le projet de réédition d’une œuvreinitialement publiée au milieu des années 1980.

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Les victoires de Jules Ferry.

Sans nul doute, L’École de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure n’a perdu ni de sa pertinence ni de son actualité: « Comprendre comment fonctionnait l’école de Jules Ferry, c’est se donner le moyen, tout à la fois, de lutter contre la nostalgie ambiante et d’éviter les fausses solutions qui ne font que la renforcer. » Car, pour Foucambert, bien qu’enterrée par le collège « pour tous  », l’école de Ferry a finalement tenu son pari : « instruire en détournant contre lui l’instruction que le peuple revendiquait pour son émancipation. » Depuis la première édition, le combat pour l’égalité n’a cessé de reculer au profit de « l’égalité des chances ». une défaite pour tous ceux qui s’étonnaient, à la suite de Robespierre, que les opprimés remettent aux oppresseurs le soin de les éduquer, « comme si un homme d’affaires était chargé d’apprendre l’arithmétique à ceux qui doivent vérifier ses comptes… » Balayées les Bourses du travail, l’Éducation nouvelle, Freinet et son éducation prolétarienne… Balayées, ou plus exactement intégrées, digérées par ceux qu’ils voulaient combattre, conséquence du sacrifice de la dimension politique, révolutionnaire, deleur pédagogie – « l’innovation » a remplacé l’émancipation.

Pourtant ce livre n’est pas, au final, le récit d’une débâcle. « Leur » victoire n’est que partielle, fragile, car « les modalités pédagogiques les plus quotidiennes participent au maintien ou à la mise en question des rapports sociaux » que nos pratiques basculent de l’un à l’autre et tout redevient possible.

 

Pédagogie de la nostalgie.

«  en moins d’un siècle, près de cinquante milliards de journées semblables ont été vécues par les enfants deFrance, quelle que soit leur province et, mis à part les 10 à 15 % issus des milieux les plus aisés, leur situation denaissance. » La force du modèle de l’école de Ferry, c’est son hégémonie, sa capacité à faire intégrer des valeurs historiquement et socialement marquées. « Nous en sommes tous, collectivement et individuellement, les héritiers, les bénéficiaires ou les victimes et sans doute les trois à la fois. Mais, au-delà de cet héritage, l’école de Jules Ferry modèle le futur en enfermant la réflexion ééducative dans l’illusion d’un monde clos et protégé où tout effort, par-delà les inégalités sociales, devrait porter également ses fruits, où le respect mutuel abolirait l’injustice, où le sérieux ouvrirait à chacun les perspectives d’un bonheur qui se mérite. »

Dès sa création, l’école de Jules Ferry est une école de la nostalgie (d’une société rurale, ordonnée, sécurisante…) dans un monde rendu inhumain par la brutalité des nouveaux rapports sociaux. Pourtant, cette école « immuable », « éternelle », a bien une histoire. Celle-ci s’achève entre 1965 et 1970 avec la fin du « certif » et l’entrée de tous les élèvesen sixième. Commence alors l’ère du mythe…

 

La « Communale » contre la Commune.

L’histoire que nous raconte Foucambert n’est pas inscrite dans nos manuels scolaires, ou alors en creux. C’est l’histoire d’une bourgeoisie industrielle en plein essor, entravée par le conservatisme de sa grande sœur terrienne et menacée par le bouillonnement du prolétariat naissant. Pour former une main-d’œuvre issue des campagnes, mais plus encore pour «  convaincre de lalégitimité de ce nouveau projet économique et social », la diffusion d’une instruction générale est une nécessité.Afin d’asseoir un pouvoir menacé, cette classe doit établir un nouveau contrat social, créer une communauté nationale capable de masquer les contradictions sociales. Nier la division en classes de la société, plaider pour l’élévation individuelle par la réussite scolaire, tel est le moyen de préserver l’équilibre social, au prix d’une toute relative porosité entre les classes. Citant Gramsci, Foucambert rappelle toute l’innovation de ce choix : « La bourgeoisie, grâce à l’école, manifestera cette volonté de conformer, c’est-à-dire de susciter chez les classes dominées un désir de conformité et une illusion de ressemblance qui, en détruisant leur espace d’autonomie culturelle, puissent les enchaîner à la pérennité de l’ordre social.  » L’école de Ferry vient d’inventer l’escroquerie de l’égalité des chances : donner à chacun les « chances » égales d’accéder aux échelons les plus élevés d’une société inégalitaire « et non aider les classes dominées à développer les savoirs qui transformeraient la nature inégalitaire du système ». Cynique tour de passe-passe que Ferry résume ainsi : « C’est l’absence d’éducation chez le prolétaire qui crée le sentiment et la réalité de l’inégalité. »

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Quels savoirs enseigner ?

« Comment transvaser davantage de savoirs sans partager pour autant le pouvoir ? », c’est ainsi que Foucambert décrypte le dilemme de l’école de Ferry. une évidence s’impose alors : « Ce qui est essentiel, ce n’est ni la manière dont les savoirs se transmettent, ni la quantité de savoirs existants que les dominés pourraient s’approprier, mais les conditions dans lesquelles des savoirs nouveaux vont être produits, au plan individuel comme au plan social. […] en quoi une école associe-t-elle tous les individus, à l’occasion de la construction de leurs propres savoirs, à un processus d’élaboration de savoirs nouveaux. Le problème fondamental n’est pas l’accès au savoir mais l’accès à la productiondu savoir. […] C’est en cela que toutes les conceptions fondées sur l’élitisme dans une perspective pédagogique de transmission des savoirs sont par essence conservatrices. » et c’est sur ce précepte que Ferry va bâtir son école. il ne s’agit nullement de faire « mieux » (Foucambert rappelle qu’en 1860, 87 % des ouvriers parisiens savaient déjà lire et écrire), mais de faire « autrement » afin des’assurer le contrôle des processus de transmission et de production du savoir. La première victime de cette«standardisation » fut l’enseignement mutuel adopté par le mouvement ouvrier, un investissement incontournable, puisqu’il en va de la sauvegarde de l’ordre économique : « il est nécessaire que le riche paye l’enseignementdu pauvre, et c’est par là que la propriété se légitime  », selon Jules Ferry. tout l’enjeu et toutes les limites de cette école se réduisent donc à sa volonté de « transmettre un savoir qui puisse se réinvestir dans l’économique mais pas dans le politique ».

 

La question pédagogique.

Au coeur du dispositif, les croisés de l’instruction, les instituteurs, dont le parcours individuel illustre et garantit l’attachement aux valeurs de promotion par l’effort. Ce modèle qu’ils vont promouvoir, parfois bien malgré eux, cimente l’ensemble du système. « La promotion collective va se transformer en course à la réussite individuelle » : l’école n’est pas un projet collectif et politique mais un service aux individus permettant de s’élever dans un système inégalitaire. Si le mérite doit faire accéder aux hautes sphères, il est important que cette hiérarchie se manifeste et s’intègre dès l’école : les rangs, les examens. « L’école se voudra libératrice dans la mesure où elle permettra à un plus grand nombre de dominés de rejoindre le camp des dominants » Pour ce faire, elle devra transmettre les savoirs permettant d’être reconnu par le système (et non faire acquérir les savoirs pour le transformer). Principe à fort pouvoir reproducteur qui favorise inévitablement ceux qui, par leur milieu, leur culture, sont les plus proches des valeurs de ce système. Quant aux autres, il ne leur restera justementcomme système de référence que celui qui leur a été inculqué par l’école… tout l’édifice repose sur les incontournables piliers pédagogiques : discipline, « par coeur », mérite, élitisme, « faire-semblant », synthétisme. Une pédagogie patiemment façonnée pour répondre au projet social et politique initial.

 

Résistances

S’il est une leçon à retenir de cette histoire de l’école de Jules Ferry, c’est bien que « le choix n’est pas entre une école sans pédagogie et une école avec ». Le combat pour une éducation «  visant à détruire la domination d’une classe sur une autre » passe donc inévitablementpar un combat pédagogique. Combat ambigu, comme l’est cette école que «  les dominés ont transforméecomme elle les a transformés ». « L’école de Jules Ferry a cessé d’exister en tant qu’institution cohérente au cours des années 1960. Mais elle n’a pas été remplacée. Ellese survit dans l’attente d’un nouveau projet cohérent. » La perspective affichée – et quasiment réalisée – de 80 % de bacheliers repose la question de la transmission du savoir sans modifier l’accès à son processus de production. Dans des conditions sociales nouvelles, il n’est pas imaginable de reprendre les recettes d’hier. D’autant que les ressources dont dispose le système sont nombreuses. Du modèle dévoyé et totalitaire d’une société sans école esquissé par Illich (télé-enseignement), à l’exacerbation de la compétition entre individus (gestion libérale de l’école avec les chèques éducation ou encore modèle japonais de soutien individuel à outrance dès la maternelle), les redoutables alternatives au défunt système de Ferry ne manquent pas. Autant de perspectives où le rêve d’une école au service de tous ne sera plus qu’un lointain souvenir, à moins que, conclut avecoptimisme Foucambert, « l’école [ne] se [conçoive] dans un projet politique de transformation sociale et s’intéresse vivement à la pédagogie ».

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 18:07
 
 
1er mai : création, par la Commune du Comité de Salut Public
Louis Rossel est nommé Délégué à la Guerre après la révocation de Cluzeret.
2 mai : la Commune abolit le serment politique et professionnel pour les fonctionnaires.
3 mai : Parution du numéro 4 du Père Duchêne illustré.
Les versaillais reprennent la redoute du Moulin de Saquet dans des combats qui feront 150 morts[1].
4 mai : la Commune interdit le cumul des traitements.
5 mai : la Commune supprime sept journaux parisiens considérés comme pro-versaillais et fait détruire la chapelle expiatoire commémorant la mort de Louis XVI
6 mai : Thiers refuse la tentative de conciliation entreprise par la Ligue d'Union républicaine des Droits de Paris.
Décret de la Commune autorisant le dégagement gratuit des objets déposés au Mont-de-Piété pour moins de 6 francs.
7 mai : Parution du numéro 5 du Père Duchêne illustré.
8 mai : Thiers adresse un ultimatum aux Parisiens
9 mai : le fort d'Issy tombe aux mains des troupes versaillaises
10 mai : Charles Delescluze est nommé Délégué à la Guerre en remplacement de Rossel démissionnaire.
Les biens parisiens de Thiers sont saisis.
Parution du numéro 6 du Père Duchêne illustré.
La paix franco-allemande est signée à Francfort. Par le traité de Francfort, la France perd l'Alsace et une partie de la Lorraine et doit verser 5 milliards de francs d'indemnités (4,9 sont récoltés par une souscription nationale ouverte le 27 juin). Suite à ce traité, environ 160 000 Alsaciens et Lorrains, refusant de devenir Allemands, quittent les provinces perdues et s'installent sur le territoire français.
11 mai : décret de la Commune ordonnant la démolition de la maison parisienne de Thiers. La Commune supprime 5 journaux.
13 mai : Les troupes versaillaises occupent le fort de Vanves.
14 mai : Thiers refuse la proposition d'échanger les 74 otages de la Commune contre le seul Auguste Blanqui emprisonné à Morlaix.
Création du Territoire de Belfort à partir de l'unique arrondissement du Haut-Rhin non annexé par l'Empire allemand.
Parution du numéro 7 du Père Duchêne illustré.
15 mai : Crise ouverte entre la majorité et la minorité du Conseil de la Commune. Les minoritaires publient un manifeste.
16 mai : La Commune met à bas la statue de Napoléon place Vendôme.
17 mai : Un sabotage provoque l'explosion de la cartoucherie de l'avenue Rapp.
La Commune décrète l'égalité des enfants légitimes ou naturels, des épouses et des concubines pour la perception des pensions.
Parution du numéro 8 du Père Duchêne illustré.
18 mai : L'Assemblée nationale, siégeant à Versailles vote la ratification du traité de Francfort.
Le Comité de Salut public de la Commune supprime dix journaux.
19 mai : La Commune décrète que les fonctionnaires ou les fournisseurs de la Commune qui seront accusés de concussion seront traduits devant une Cour martiale où ils risqueront la peine de mort. Arrestation des Dominicains du couvent d'Arcueil, soupçonnés d'aider les troupes versaillaises.
Le Comité central républicain des Vingt arrondissements disparaît.
21 mai : Grâce à une trahison, les troupes versaillaises entrent dans Paris par la Porte de Saint-Cloud. C'est le début de la Semaine sanglante.
Parution du numéro 9 du Père Duchêne illustré.
22 mai : Les troupes versaillaises contrôlent les Champs-Élysées, les quartiers Saint-Lazare et Montparnasse.
23 mai : Les troupes versaillaises occupent Montmartre.
Débuts des grands incendies qui vont ravager certains monuments parisiens (Palais des Tuileries).
Parution du dernier numéro du Père Duchêne (numéro 68).
24 mai : Les versaillais contrôlent le Quartier latin et multiplient les exécutions sommaires.
L'Hôtel de Ville et la préfecture de Police sont incendiés.
Des Communards font exécuter six otages dont l'archevêque Georges Darboy.
Parution du dernier numéro (10) du Père Duchêne illustré.
25 mai : Cinq dominicains d'Arcueil et neuf employés du couvent sont abattus dans une tentative de fuite.
Combats vigoureux Place du Château d'Eau.
Mort de Charles Delescluze.
Fichier:Delescluzes Prolès.JPG
26 mai : Le Faubourg Saint-Antoine est contrôlé par les versaillais.
Rue Haxo, la foule massacre 11 religieux, 35 gendarmes et quatre mouchards du Second Empire.
Exécution, par les versaillais, de Jean-Baptiste Millière, fusillé à genoux sur les marches du Panthéon de Paris.
Fichier:Commune de Paris 26 mai Millière fusillé.jpg
27 mai : Durs combats dans Belleville, au cimetière du Père-Lachaise et aux Buttes-Chaumont.
28 mai : En début d'après-midi, fin des combats (rue Ramponneau).
Mort d'Eugène Varlin.
Exécution des défenseurs de la Commune de Paris devant le mur des Fédérés.
29 mai : Capitulation du fort de Vincennes, dernier bastion communard.
Fin de la Commune de Paris.
Procès, exécutions et déportations de prisonniers communards vont commencer
 
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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 15:29

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Après avoir savouré la joie de l’éviction démocratique de Zébulon & Co, je n’en oublie pas la nécessité de relever une école publique qui a été piétinée depuis 5 ans (et même bien avant). Je n’en oublie pas les espoirs, les promesses mais surtout la nécessité d’une lutte à poursuivre pour reconstruire cette école. Tchao pantin, c’était indispensable mais….

Créer 60000 postes, demain ou en 5 ans, c’est bien. Mais, ça sera stérile si c’est la seule mesure mise en place. Il ne s’agirait que d’une «logique » de calculette opposée à une autre.

Ainsi, à 20h04, j’ai envie de rappeler au futur gouvernement que l’école n’aura aucun sens si on y trouve encore le moindre esprit de compétition entre établissements, entre enseignant(e)s, entre élèves. Quel sens aurait cette école où on passe son temps à évaluer (pour dévaluer) ? Quel sens aurait une école où on fixe des objectifs ?

Créer 60000 poste n’a aucun sens si l’école n’accorde pas le droit à la différence (sociale, physique, psychologique, culturelle…), si elle n’accorde pas le droit à l’erreur, le droit à la lenteur, le droit à la fatigue. Elle n’aura aucun sens si chacun(e) doit y apprendre au même rythme, à la même cadence.

Créer 60000 postes n’aura aucun sens si des enfants vont à l’école avec la peur au ventre, si des enfants vont à l’école avec l’incapacité de se séparer de maman, si des enfants vont à l’école avec la crainte de ce qui pourrait se passer à la maison, si des enfants vont à l’école sans comprendre ce qu’ils y font.

Créer 60000 postes n’aura aucun sens si cette école continue de ficher les élèves et si elle fiche également les enseignant(e)s.

Créer 60000 postes n’aura aucun sens si cette école « confond » rythmes de vie de l’enfant avec confort personnel (d’adulte), avec lobbying touristiques.

Créer 60000 postes n’aura aucun sens si cette école estime que la difficulté scolaire peut et doit être « traitée » rapidement, sans prise en compte de la complexité, de la diversité des parcours, de l’histoire des élèves ; si les RASED y sont réduits à une peau de chagrin, sans considération ni formation.

Créer 60000 postes n’aura aucun sens si dans cette école on ne valorise pas la créativité, l’esprit critique, la citoyenneté, la tolérance.

Créer 60000 postes n’aura aucun sens si dans cette école les enseignant(e)s sont harcelé(e)s par une hiérarchie aux ordres, par une hiérarchie qui fixe des objectifs avec un bâton dans une main et une calculette dans l’autre.

Créer 60000 postes n’aura aucun sens si la marchandisation reste plus importante que l’éducation.

Pour toutes ces raisons la vigilance et la lutte restent nécessaires

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 21:06

 

À Saint-Cyr-l’École (Yvelines), la mairie a institué des priorité et conditions d’accès aux services périscolaires, selon la situation professionnelle ou l’état de santé des parents. Ainsi, pour la restauration scolaire, les enfants ayant un parent chômeur n’ont plus droit qu’à deux jours de cantine au lieu de quatre par semaine. Et encore, « suivant les places disponibles »… Si un des parents est au chômage ou en longue maladie, l’enfant n’a le droit aux centres de loisirs qu’une fois par mois au lieu de tous les mercredi.

Pour discriminatoires et illégales qu’elles soient, de telles dispositions existent encore dans de nombreuses communes.

Il est aujourd’hui encore nécessaire de réaffirmer la loi et les valeurs de l’école républicaine en refusant toute sélection d’enfants selon la situation de leurs parents.

 

PÉTITION

Constatant que de nombreuses communes en France établissent des restrictions d’accès aux services publics périscolaires, en particulier la restauration, selon la situation de leurs parents,

Que l’opprobre est jetée sur des enfants qui, parce qu’ils ont un parent au chômage, souffrant de maladie, subissant des difficultés sociales ou économiques, sont rejetés en tout ou partie de ces services,

Que ces restrictions portent atteinte aux droits de l’enfant dans son développement,

Que ni la loi ni le principe essentiel d’égalité ne sont ainsi respectés au sein de l’école républicaine,

Nous affirmons que tous nos enfants doivent bénéficient des mêmes droits à l’école quelle que soit la situation de leurs parents, pour qu’ils y trouvent les moyens de s’épanouir, pour que l’école soit aussi un apprentissage de l’égalité et non de rejet et de discrimination.

Nous demandons aux communes de bannir toute disposition tendant à de telles discriminations des enfants.

Nous demandons aux pouvoirs publics, en premier lieu les préfets, de s’opposer à ces discriminations en déférant les réglementations illégales aux tribunaux administratifs pour qu’il y soit mis fin.

 Parents, citoyen(ne)s, élu(e)s, enseignant(e)s signez la pétition en ligne  pour vous opposer à cette discrimination

 

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