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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 18:29

 

 

Recrutement d’enseignants le 26 mai à Paris

Quel recrutement ?
Avant toute chose, le recrutement d’un enseignant passe par un concours, mais nous sommes amenés à recruter de temps en temps des contractuels pour pallier à des remplacements. Il s’agit de personnes pour le remplacement d’enseignants dans les établissements collèges, lycées généraux, technologiques et professionnels de la Ville de Paris.

Quelles matières ?
Nous recrutons dans l’ensemble des disciplines, mais c’est vrai qu’on a des besoins plus pressants dans certaines disciplines, par exemple dans les disciplines générales, langues étrangères, mathématiques, éducation physique et sportive, ou dans les disciplines professionnelles, je pense à biotechnologie, électrotechnique, ou lettres, histoire.

Les profils ?
Les pré-requis pour être enseignant contractuel, c’est d’abord un niveau universitaire attendu, le Master ou à défaut la Licence, ou même un niveau inférieur pour certaines disciplines professionnelles, une parfaite maîtrise de la langue française tant à l’écrit qu’à l’oral, une approche de l’animation, le fait de savoir mener un groupe de jeunes et puis une connaissance du monde de l’éducation et dumonde de l’école en général.

Quelles perspectives ?
Pour un étudiant, cela peut être un marchepied pour ensuite passer le concours, c’est une excellente expérience professionnelle en vue de préparer ce concours. Pour quelqu’un qui vient du monde professionnel, cela peut être un complément d’activité, le fait de transférer ses connaissances à un public plus jeune et éventuellement ensuite passer le concours de professeur de lycée professionnel.

Comment postuler ?
En partenariat avec Pôle emploi, nous organisons le 26 Mai une journée Forum de l’emploi, de 10h à 16h au Centre d’Information et d’Orientation Mediacom, dans le 14ème arrondissement. Le candidat pourra assister à une conférence où on lui présentera le métier d’enseignant. Il pourra également être reçu en entretien par un inspecteur pédagogique pour une sorte de pré-recrutement qui pourra être formalisé en septembre.

(source :  pole-emploi.fr  !!!!)

 

enseignant-pole-emploi.jpg

 

Un établissement public, près de Nantes, ne trouvait aucun remplaçant en technologie disponible jusqu'en juillet.

L'offre d'emploi est parue sur le site leboncoin.fr, fin janvier :

 

« Le collège les Sables-d'Or recherche un professeur de technologie du 1er février au 5 juillet. » Dix-huit heures par semaine, payées 1 300 €. Une démarche peu banale.

« Le titulaire du poste a pris un congé parental. C'était programmé, on attendait la nomination d'un remplaçant par le rectorat, explique Alain Somveille, principal du collège public de Thouaré-sur-Loire, près de Nantes. Mais, dans cette matière, le rectorat n'a trouvé aucun enseignant disponible. » Les pistes de Pôle emploi et de l'intérim échouent également.

« J'ai tenté un coup de poker »

« J'ai tenté un coup de poker via cette annonce sur leboncoin. Une initiative personnelle », raconte Alain Somveille. Très vite, plusieurs candidats se manifestent. « J'ai rencontré le premier à avoir répondu. Il n'était pas enseignant mais avait une expérience de dix années dans la formation professionnelle en entreprise. » Le rectorat a validé ce recrutement pour 200 heures. « Il n'y a pas eu de vacance du poste entre le départ du prof titulaire et l'arrivée du remplaçant. Tant mieux pour les élèves », se réjouit le principal.

Au rectorat de Nantes, on observe que « l'initiative de l'établissement est inhabituelle et très rare ». Laurence Veteau, chargée de communication, explique : « On utilise d'habitude les canaux classiques de recrutement : intranet, Pôle emploi, agences d'intérim et la presse. Mais si le profil correspond aux critères, aux diplômes et aux compétences, le rectorat n'a aucune raison de refuser une telle candidature qui permet aux élèves d'avoir un professeur. »

(source texte : ouest-france.fr)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 14:46
champignon clown
 La grande question
 
      
 Made in Fukushima
 
    
 
La pieuvre
 
un microbe bizarre
 
 
      
Fukushima, île du bonheur


L'épreuve


 
L'homme qui parlait aux arbres
 
  
La dernière chance
 
 
 
 
Texte, et source : Rue89.com 
 
 
 
 
 
 






 

 

 

 

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 20:50

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 16:40

 

 

Pour la première fois, après trois ans d’existence, le CGLPL (Contrôle Général des Lieux de Privation de Liberté) accepte qu’une équipe de tournage le suive dans son travail, minutieux, essentiel de contrôle des droits fondamentaux dans les Prisons, hôpitaux psychiatriques, commissariats...

Stéphane Mercurio a suivi une quinzaine de contrôleurs. Leurs lieux de mission : la maison d’arrêt de femmes de Versailles, l’hôpital psychiatrique d’Evreux, la centrale de l’île de Ré, et enfin la toute nouvelle prison de Bourg-en-Bresse.

Pendant ces quelques semaines d’immersion à leurs côtés au cœur des quartiers disciplinaires, dans les cours de promenade des prisons ou dans le secret des chambres d’isolement, un voile se lève sur l’enfermement et la réalité des droits fondamentaux en ces lieux.

 
 

 

Alors que plus de 20% des détenus seraient atteints de troubles psychotiques, les évolutions conjointes de la psychiatrie et de la justice pénale aboutissent à un transfert de prise en charge des personnes les plus marginalisées et atteintes de troubles psychiques sévères de l’hôpital vers la prison. Loin de remédier à ce phénomène par des politiques de renforcement de la psychiatrie générale, d’insertion et de prévention de la délinquance, les pouvoirs publics mettent en place des dispositifs judiciaro-sanitaires visant à palier en aval à l’impossible soin psychiatrique en milieu carcéral. C’est ainsi que la figure du « fou criminel » gagne les esprits, quand bien même ce sont davantage les ruptures de soins et l’isolement social que les troubles psychiques en eux-mêmes qui favorisent le passage à l’acte.

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Maison d'arrêt de Sequedin : Incarcération pour des faits mineurs d'un jeune schizophrène au risque d'entraîner une aggravation de son état mental.

Atteint d'une psychose schizophrénique, M.E. a été incarcéré le 20 janvier 2012 à la maison d'arrêt de Sequedin, plus de dix mois après sa condamnation à quatre mois de prison ferme. Les faits d'outrage et de menaces à l'encontre des forces de l'ordre remontent au mois de novembre 2010 et ont été commis sous l'empire d'une décompensation psychotique. Alors que, depuis un an, son état s'était très nettement amélioré, ses proches et les soignants qui l'accompagnent craignent que cette incarcération ne viennent engendrer une nouvelle décompensation.

  

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Sortir de prison avant d'y mourir : redonner du sens à la loi de 2002

Adoptée il y a tout juste 10 ans, la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé devait permettre aux personnes détenues atteintes de pathologies graves de bénéficier d'une suspension de peine « médicale » pour être soignées et mourir dans la dignité. Dans une perspective humanitaire, elle offrait la possibilité aux juridictions d'application des peines de suspendre l'exécution de la peine de prison dans le cas d'un « pronostic vital engagé » ou d'un « état de santé durablement incompatible avec la détention ». Dix ans plus tard, les obstacles à l'application de ce texte se sont accumulés. Entre 600 et 700 personnes ont bénéficié d'une suspension de peine médicale depuis 2002, tandis que plus de 1 200 autres décédaient encore de « mort naturelle » en détention. Solliciter l'octroi d'une suspension de peine pour raisons médicales relève du parcours du combattant. Si bien que de nombreuses personnes détenues décèdent avant que le juge ne se soit prononcé sur leur demande. Dans un arrêt condamnant la France le 21 décembre 2010 pour ne pas avoir permis à une détenue malade et anorexique de 48 ans d'être soignée dans une structure adaptée, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) se disait « frappée par la discordance entre les soins préconisé par les médecins et les réponses qui y sont apportées par les autorités nationales ». La Cour s'étonnait des « délais procéduraux longs et inappropriées » eu égard à la situation, en notant qu'une demande de suspension de peine pour raison médicale n'avait obtenu une réponse définitive qu'au bout d'un an et demi.

Suite

  



  

  

Rapport 2011, extrait du chapitre 9 – Suicides

Avec en moyenne une personne détenue se donnant la mort tous les trois jours, la France demeure l'un des pays qui « présente le niveau de suicide en prison le plus élevé de l'Europe des Quinze ». Les détenus se suicident six fois plus qu’en population générale, à caractéristiques démographiques égales (âge, sexe). Alors que les instances européennes ne cessent de rappeler à la France que la prévention du suicide est une question de santé publique, les gouvernements successifs persistent dans leur refus de transférer cette compétence de l’administration pénitentiaire au ministère de la Santé. Déniant l’impact des conditions de détention sur l’état psychologique des détenus, les mesures de prévention se focalisent jusqu’à l’absurde sur l’empêchement du geste suicidaire et occulte l’indispensable restauration de la personne dans sa dimension de sujet et d’acteur de sa vie.

(source : oip.org)

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 15:28

 

 

Ma lettre à Nicolas Sarkozy en 140 caractères…

  

‘’La grandeur d’un chef d’état ne réside pas dans sa personne, mais dans la mesure où il sert la grandeur de son peuple’’.

Publié le 15 septembre 2011 sur bembelly.wordpres 

 

 

Lettre d'une « assistée » qui se lève tôt à Nicolas Sarkozy.

Monsieur le Président,

Depuis quelques mois, en lisant la presse, je retrouve dans vos interventions ce cheval de bataille que vous exposez régulièrement : l'assistanat.

Récemment, Le Nouvel Observateur faisait encore état de vos allégations concernant les chômeurs.

Si j'en crois la presse, vous avancez que les chômeurs sont responsables de leur situation, inactifs, se complaisant de leur situation aux crochets de l'Etat.

Il y a même un film, sorti l'année dernière, qui décrit ce type d'assistanat avec humour et le talent de Jean-Paul Rouve et Isabelle Nanty : « Les Tuche ».

Mais ni ce film, ni vos propos ne décrivent la réalité de l'assistanat.

Un RSA de 55 euros

J'admets fort bien qu'elles existent, ces personnes ne vivant que d'allocations et s'y complaisant. J'en connais aussi. J'en connais même qui correspondent en tout point au stéréotype du « RMIste à l'écran plat dans son salon ».

Mais monsieur le Président, avec tout le respect que votre fonction m'impose, je me permets, étant « assistée » moi-même, de me sentir profondément outragée par vos propos.

Je m'en explique. Je suis effectivement tributaire du RSA et d'autres allocations. La législation veut que, mon conjoint étant « invalide catégorie 2 » et pensionné de 670 euros par mois par la Cpam (Caisse primaire d'assurance maladie), le RSA n'est que de 55 euros.

Mais j'apprécie les droits et l'encadrement que me confèrent ce statut. Ceux-ci m'ont permis d'occuper un emploi pendant six mois dans le cadre d'un CUI-CAE (contrat unique d'insertion - contrat d'accompagnement dans l'emploi) en Ehpad (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes).

Mais ce contrat n'a pas été renouvelé et ne m'a pas permis de faire suffisamment d'heures pour prétendre à l'allocation chômage. Me revoici donc au point de départ.

Deux enfants et 850 euros par mois

Monsieur le Président, ce point de départ, le voici :

  • un budget de 850 euros par mois pour mon conjoint, moi-même et nos deux enfants. Une fois toutes les charges déduites, il ne nous reste plus assez pour payer les habits et l'alimentation. Fort heureusement, nous sommes bénéficiaires d'une banque alimentaire ;
  • une bataille quotidienne contre les administrations : chaque démarche, chaque déclaration de revenu auprès des CAF (Caisse d'allocations familiales) et Cpam devient une corvée ;
  • une recherche d'emploi compromise... car la recherche d'emploi coûte de l'argent ! Chaque trajet, chaque appel au Pôle emploi et la connexion internet indispensable pour accéder aux annonces sont un trou de plus dans notre argent de poche.

Je me suis levée tôt

Sans parler des remarques désobligeantes des fonctionnaires ! Quand j'ai dû me battre pour rétablir mon éligibilité au CUI, une employée de Pôle emploi m'a fait remarquer que « c'est quand même l'Etat qui décide puisque c'est eux qui paient votre salaire ».

En effet, mais ce salaire, je l'avais gagné en faisant tout ce que vous prônez depuis votre campagne de 2007.

Je me suis levée tôt et, pendant 519 heures réparties sur six mois, j'ai entretenu des chambres, des toilettes, des bureaux, servi à table des personnes âgées et aidé les aide-soignants dans leurs tâches.

Je ne m'attendais pas à une remontrance sur l'origine de mon salaire.

Survie, famille, recherche d'emploi et bénévolat

Aujourd'hui, monsieur le Président, je me lève tôt, j'emmène à pied mes enfants à l'école. La journée, j'épluche les annonces, relance les recruteurs, rédige des candidatures, entretient et référence mon site internet dans l'espoir de faire reconnaître mes compétences et trouver un travail d'assistante de communication.

Car toute assistée que je sois, j'ai un projet professionnel concret et ce poste, c'est le premier barreau de l'échelle qui me permettra de l'atteindre.

Sachez aussi que mon « inactivité » me pousse à faire du bénévolat : je suis au Conseil d'administration de l'association Erstein Cinéma. J'y tiens la caisse une fois par semaine et j'ai pris en charge un groupe de travail sur la communication.

Cette activité m'aide à me maintenir active dans ma condition d'assistée chômeuse !

Voilà, monsieur le Président, de quoi sont faites mes journées. Survie, galère, famille, recherche d'emploi et bénévolat.

Vos propos me stigmatisent

J'aurais été en droit d'attendre une reconnaissance, même verbale, pour le dynamisme et la persévérance qui me distinguent (et beaucoup d'autres comme moi) du modèle « Tuche » au cinéma.

Mais vos propos m'accablent et me stigmatisent. Comme toujours.

Vous l'aurez compris, monsieur le Président, je ne fais pas partie de votre électorat.

Si cette lettre vous parvient et attire votre attention, n'y voyez aucune demande de ma part... Si ce n'est un peu plus d'empathie pour les conditions de vie des assistés.

Et plus d'équité, même verbale, vers le chômeur actif qui nourrit les mêmes objectifs que vous.

  (publiée sur rue89.com)

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 18:19

 luter plus

 

Rappel : le ministère de l'éducation nationale a décidé de fermer la moitié des centres de formation de psychologues scolaires (Lille, Grenoble, Aix-Marseille).

 

 Sans doute estime-t-il que ces membres des RASED sont devenus inutiles...Inutiles pour les élèves en difficultés (scolaires ou non), inutiles pour les familles, inutiles pour les équipes d'enseignant(e)s, inutiles pour les partenaires de l'école, inutiles pour aider à l'estime de soi des élèves...Sans doute estime-t-il qu'il suffit d'éradiquer les RASED pour mettre fin à l'échec scolaire...Sans doute estime-t-il que les résultats aux évaluations sont les seuls éléments de la personnalité d'un individu..Sans doute estime-t-il qu'un(e) psychologue scolaire n'est là que pour fournir des QI...Sans doute estime-t-il qu'il n'est pas productif d'accompagner les élèves...Sans doute estime-t-il qu'un élève ne s'inscrit pas dans une globalité qui prend en compte sa famille, ses doutes, le regard porté sur lui...Sans doute estime-t-il que l'école est devenue un lieu d'épanouissement depuis 2007...

 

Ainsi, un certain nombre d'organisations s'insurgent contre ces fermetures des centres de formation pour psychologues scolaires, et, de manière générale, contre l'extinction des RASED.

Le GFEN (Groupe Français d'Education Nouvelle) les a rejointes aujourd'hui et s'associe à la pétition ci-dessous :

 

Collectif-Rased-62x-copie6sud educ 59 62CNT 59 62cgt educ

AME 62snuipp 62 bisse unsalogo_gfen.jpg

 

 

Ci-dessus, les 1° organisations signataires à ce jour  (par ordre chronologique)

Non à la fermeture des centres de formation pour les psychologues scolaires !!!

Après les (dé)mesures de carte scolaire, après le démantèlement des RASED nous apprenons maintenant que le ministère de l'Education Nationale signe la mise à mort des psychologues scolaires.

Cette mise à mort se fait de manière très insidieuse, sans annonce officielle, pour cela, il suffit au ministère de fermer certains centres de formation :

Lille, Aix-Marseille, Grenoble, soit 50 % des centres actuels !!!

Les responsables des centres ainsi sacrifiés  n'ont même pas été informé(e)s et se sont trouvé(e)s sous le fait accompli !!!

Par cette volonté (pas même affichée) de démanteler l'aide aux élèves en difficulté le ministère montre une fois de plus sa volonté de détruire l'école publique pour toutes et tous !!!

Alors que le besoin de psychologues scolaires (et de l’ensemble des RASED) se fait de plus en plus criant sur le terrain, le ministère poursuit sa politique aveugle de casse de l’école publique.

 

Nous refusons la fermeture des centres de formation de Lille, Grenoble et Aix-Marseille.

Nous exigeons au contraire le développement de la formation des psychologues scolaires (et des maîtres spécialisés).

 

Signer la pétition en ligne

 

 

 - Important : Votre nom (de famille) n'apparaît pas sur la liste des signataires. Si vous souhaitez qu'il le soit, ajoutez-le dans la rubrique Prénom.

- Merci de diffuser, et diffuser, et...diffuser

- Autres organisation signataires bienvennues...

 

tout est politique détail 5

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 18:17

Communiqué du CNRBE (Comité National de Résistance à Base Elèves).

 

Après la révélation durant l'été 2010 de l'existence totalement illégale d'un fichier des enfants du voyage, nous apprenons que l'inspection académique de l'Ain ne recrute plus les directeurs d'école selon leurs compétences, mais surtout en fonction de leurs opinions, en particulier sur le sujet de la très contestée « Base élèves 1er degré », ce fichier informatique apparu dans le primaire en 2004.

En effet, trois enseignant(e)s, Mmes Mathy, Vilela, et M. Simone, viennent d'essuyer un refus de titularisation au poste de directeur d'école, au prétexte qu'ils n'ont pas caché devant le jury d'examinateurs, leur opinion défavorable quant à la Base élèves. Rappelons que ces trois enseignants ont déjà fait fonction de directeurs d'école, et qu'ils ont tous trois reçu un avis favorable de leur inspecteur de circonscription. Leur progression de carrière semble donc volontairement empêchée au niveau de l'inspection académique de Bourg-en-Bresse.

Étonnamment, dans le courrier de refus envoyé à ces trois candidats, aucun motif n'apparaît, contrairement à ce que veut l'usage. Pourtant, lors des entretiens, le jury leur a clairement reproché un « conflit de loyauté », précisément par rapport à leur position quant à la collecte d'informations sur les enfants et les familles, et leur saisie dans la Base élèves.

Une fois de plus, l'Éducation Nationale (E.N.) ne respecte ni les droits des enfants, ni ceux qui les défendent.
Le fichier Base élèves est en effet toujours contesté : une plainte au pénal et de nombreux recours au Tribunal Administratif sont en cours. Des collectivités locales et des assemblées délibérantes votent chaque jour plus nombreuses, des motions contre la Base Élèves, comme la Région Rhône-Alpes.

Car ces fichiers remettent en cause le principe de confidentialité, le respect de la vie privée, et le droit à l'éducation, comme dénoncé en juin 2009 par le Comité des Droits de l'enfant de l'ONU, chargé de surveiller l’application la Convention relative aux droits de l’enfant et qui a valeur supérieure à toute loi interne (article 55 de la Constitution).

Les directeurs d'école qui refusent de remplir Base élèves, pourtant reconnus "défenseurs des droits des enfants" depuis 2009 au regard des traités internationaux, sont plus que jamais contraints d'utiliser ce fichier sous les pressions, les menaces et les sanctions.

Refuser l'inscription d'un candidat sur la liste d'aptitude de directeur d'école sous couvert de loyauté à l'institution, est une nouvelle arme dans la panoplie de l'administration pour limiter l'opposition des directeurs d'écoles. Car il ne s’agit pas simplement de s’opposer à ce que l’école collecte et enregistre dans son fichier des données relatives aux enfants, mais de s’opposer à la mise en place d’une société, où chacun sera immatriculé, fiché, catalogué, classé, profilé, tracé, depuis son plus jeune âge et tout au long de sa vie. Une telle société ne peut se mettre en place que si elle est servie par des fonctionnaires zélés et obéissants.
Nous ne pouvons accepter que des enseignants puissent être sanctionnés dans leur parcours professionnel, au motif qu'ils sont trop exigeants quant aux questions de droits et d'éthique.

Le CNRBE soutient donc pleinement Mmes Murielle MATHY, Anabelle VILELA et M. Nicolas SIMONE dans leur exigence concernant la protection des données relatives aux enfants, collectées dans le cadre de leur scolarité, et demande à l'Inspecteur d'Académie de reconsidérer sa décision concernant ces trois candidats à la fonction de directeur d'école. Le collectif soutiendra toute démarche de recours et saisie du tribunal administratif par les intéressés.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 14:47

 

prop 1

 

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Les autres thèmes ICI  (Rue89.com)

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:49

 

 

 

 

Montez le son :

  

 

 Itasu :

 

 

  Vu d'Espagne :

 

 
 
 Et c'est aussi diffusé en Angleterre  (et chez Angela ??) :

 
 
 
 
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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 14:52

 

 

ebooks

Édito du numéro 31

Le militantisme n’en finit pas d’être « nouveau ». Mais derrière ces annonces, il y a de la lassitude : les mouvements pédagogiques sont peu connus notamment des jeunes collègues, et sur la scène sociale, du syndicat au parti en passant par les groupuscules, on patine. Est-ce la fin des haricots ? Une fin d’hiver un peu maussade, une veille de printemps ? Toujours est-il que jamais on ne s’est posé autant de questions : d’où ce numéro, construit sur des points d’interrogation et fait surtout d’entretiens.

C’est que nous devons être plein de ressources, dans un monde très dur, mais souvent inattendu ; car dans notre univers scolaire les blessures quotidiennes viennent de la décomposition sociale, pas directement du capital et pas seulement des restrictions budgétaires (quoique ça compte) : quand des gamins agités défilent dans le bureau d’une directrice d’école l’ordure à la bouche, quand d’autres, en cinquième, agressent des SDF (deux événements vécus la même journée), quelle doctrine tient ? Quel tract ne frise pas le ridicule, avec ses beaux enchaînements logiques, quand trois collègues éclatent en sanglots dans une salle des profs ? De cela la prose militante ne parle guère.

À nous donc d’être plus pertinents, plus modestes aussi. Quitte à faire le deuil d’un certain ton et de certaines croyances. Est-on pour autant plus faible parce qu’on ne croit plus dans des lendemains radieux, mais toujours dans l’effort du mieux ? Car être plus conscient est une force.

Et s’interroger ne signifie pas renoncer. Comme nos adversaires sont toujours là, nous restons engagés joyeusement (les photos de notre invité en témoignent) : en classe, dans le quartier, dans nos vies solidaires.

 

                               Feuilleter le n° 31 en ligne

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