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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 18:35

 

 

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Des bénéfices

En attendant, les enseignants ont suivi la grève, mardi, et les parents d'élèves s'organisent pour défendre l'accueil des tout-petits l'an prochain. En mettant tout d'abord en avant le bénéfice qu'en ont tiré leurs enfants : « J'ai remarqué chez mon fils de deux ans et demi une évolution au niveau du langage. À deux ans, il ne parlait pas. L'école, ça lui a délié la langue ! Il a aussi acquis grande autonomie et à la maison, il est plus respectueux des règles », témoigne Mme Guisgand, mère de trois enfants, dont deux scolarisés à Jacques-Brel. « C'est une bonne école. On y est très attaché. C'est une école de quartier, les parents sont très impliqués dans les activités et ici, on va des tout-petits au CP, c'est très rare », souligne-t-elle. Une maman acquiesce : « Je ne suis pas du quartier-même, mais je n'habite pas loin. Ici, les enfants "apprennent à être élèves" comme disent les enseignants. J'ai remarqué des progrès dans l'évolution du langage et la sociabilisation de mes enfants. L'enseignement est bon, en tant que parent, on est en confiance. S'ils ferment ici, ça n'est pas pour ça qu'il y aura des solutions d'accueil des petits ailleurs... Et il faut avoir les moyens. » Plusieurs parents mettent en avant le milieu modeste dans lequel les enfants grandissent et l'importance d'ouvrir leurs horizons. C'est le cas de Mm es Adélaïde et Basile, relayées par Mme Routier : « On est en zone sensible, c'est important pour les enfants de voir autre chose que leur appartement. L'école permet de les sociabiliser. Mes trois enfants sont allés à l'école à deux ans, mon deuxième ne parlait pas à cet âge là. L'école l'a aidé. » Pour certains enfants, la scolarisation est une préconisation médicale : « Le pédiatre de PMI m'a conseillé de scolariser mon fils l'an dernier par rapport à son comportement. Il respecte mieux les règles, ça lui a fait du bien », témoigne M me Wartelle.

 

 

Constructionsde logements

Les parents ont rencontré Michel Lardez, premier adjoint au maire, afin d'étayer leurs arguments. Des statistiques sur les programmes d'urbanisme lancés par la municipalité dans le quartier leur ont été données. Dans le cadre de l'ANRU, la résidence de l'Europe doit être abattue et remplacée par 38 logements d'ici au début 2013. De même, la résidence de la Victoire prévoit 45 logements fin 2012, avec une estimation de 50 enfants attendus. trois autres classes sont menacées à la rentrée 2012 dans la commune. Les parents d'élèves s'organisent pour une action groupée, afin de peser, de leur nombre et de leurs arguments, dans le choix définitif de l'académie. • GÉRALDINE CSIZMADIA

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 17:52

 

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en savoir plus : Cliquer ICI

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 17:31

 

 

La Cour européenne des droits de l'homme a donné raison jeudi à un immigré soudanais qui contestait le refus des autorités françaises de lui accorder le droit d'asile, estimant que la procédure prioritaire employée, qui ne permet pas d'appel suspensif, ne le protégeait pas d'une expulsion.

Dans leur arrêt, non définitif, les juges de Strasbourg ont estimé que la France avait violé le droit de ce Soudanais du Darfour à un recours effectif (article 13 de la Convention européenne des droits de l'homme) car sa demande d'asile déposée en janvier 2009 avait été traitée en "procédure prioritaire" par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

La Cour a épinglé le "caractère automatique" du classement en procédure prioritaire, "lié à un motif d’ordre procédural, et sans relation ni avec les circonstances de l’espèce, ni avec la teneur de la demande et son fondement".

Selon elle, "si les recours exercés par le requérant étaient théoriquement disponibles, leur accessibilité en pratique a été limitée". Les juges ont notamment relevé "l’absence de caractère suspensif du recours formé devant la CNDA (Cour nationale du droit d'asile) en cas de procédure prioritaire".

L'immigré, identifié par ses initiales I.M., avait été arrêté à son arrivée sur le territoire français. Il avait contesté son expulsion vers le Soudan où il affirmait être en danger de mort, estimant ne pas avoir été en mesure en quelques jours de préparer efficacement son dossier et de réunir les pièces nécessaires pour l'Ofpra. Débouté, il s'était tourné vers la CNDA, tout en déposant un recours à la CEDH pour suspendre la mesure d'expulsion, ce qu'il avait obtenu.

En février 2011, la CNDA lui avait reconnu sa qualité de réfugié.

La CEDH a conclu que le constat d’une violation fournissait "une satisfaction équitable suffisante pour le dommage moral subi par le requérant". Elle a condamné la France à lui verser 4.746,25 euros pour frais et dépens.

L'arrêt sera définitif dans trois mois si aucune des parties ne demande son renvoi vers la grande chambre de la Cour, l'instance suprême de la CEDH.

"Cette décision vient rappeler que les Etats ne doivent en aucun cas renvoyer une personne dans son pays tant qu'il n'est pas démontré, de façon complète et définitive, qu'elle n'y encourt aucun risque", ont réagi Amnesty International France, l'ACAT France et Human Rights Watch, dans un communiqué conjoint saluant la décision de la Cour.

Les trois associations rappellent que "le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le Commissaire européen aux droits de l'homme, et le Comité des droits de l'homme des Nations unies ont régulièrement exprimé des inquiétudes face à la procédure accélérée appliquée en France, en recommandant la mise en place d'un recours suspensif".

"C’est toute la procédure prioritaire prévue par la législation qui est remise en cause", s'est félicitée la Cimade, qui "demande aux pouvoirs publics de modifier la législation pour rendre de plein droit suspensif les recours devant la Cour pour tous les demandeurs d’asile".

 (source texte : liberation.fr           voir aussi : amnesty.fr   )

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 22:24

 

 

LA PELOUSe de GASTON-gérard bâchée et chauffée

Depuis lundi (= depuis 5 jours) , la pelouse du stade Gaston-Gérard de Dijon est sous haute protection. Compte tenu du froid polaire qui règne sur la France actuellement, elle a été bâchée et est chauffée pour éviter qu’elle ne soit gelée samedi pour la rencontre entre le DFCO et Valenciennes. Une mesure quasiment indispensable, d’autant que le mercure devrait encore chuter de quelques degrés ce week-end…..

(bienpublic.com)                     bien public ??

 

La plaine de Gerland était hier matin balayée par un vent glacial. Mais sur la pelouse chauffée du terrain d’entraînement de Tola-Vologe, il y avait quand même moyen de courir et faire circuler le ballon. Avant le très important OM-OL de demain, Maxime Gonalons réchauffé par la douche chaude et une grosse demi-heure de soins réparateurs a pris le temps de l’analyse sur les sujets du moment : le match au Vélodrome, la Coupe de la Ligue, son intérim en défense, l’Euro…

> Marseille contre Lyon, c’est un peu le thème de la semaine

(leprogres.fr)   le progrès ???

 

 

                     et ça continue...

Ce vendredi, Angers reçoit Monaco dans son Stade Jean Bouin dont la pelouse sera chauffée en raison des conditions climatiques extraordinaires. Ce match comptant pour la 22ème journée de championnat est la troisième confrontation de la saison entre ces deux formations (les Angevins ont gagné les deux précédentes rencontres).

(my-angers.info)

 

 

L'Etat expulse en plein hiver :

55 jours à la rue, la mobilisation continue à Saint-Denis

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 16:00

 

Indognados, le nouveau fil de Tony Gatlif

 

(après Max l'indien , La Tête en ruine, La Terre au ventre, Corre gitano,  Canta gitano, Les Princes, Rue du départ, Pleure pas my love, Gaspard et Robinson, Latcho Drom, Mondo, Gadjo Dilo, Je suis né d'une cigogne, Vengo, Swing, Paris by Night, Exils, Transylvania, Liberté)

 

 

Il y a urgence. Le dérèglement du capitalisme financier précipite le monde et les peuples dans la crise de plus en plus dure pour des millions de gens, réduits au chômage et plongés dans la misère.

Ces sombres temps dans lesquels nous vivons peuvent déboucher sur pire encore, un déferlement de violence xénophobe et raciste, une guerre de civilisation, dressant des peuples contre d’autres peuples au nom de Dieu, de l’incompatibilité des cultures, ou tout simplement la haine de l’autre. Contre cette issue terrible le cinéma, comme la littérature, la musique et les autres arts doit se battre. Il lui faut réagir vite, mais sans rien abandonner de ses vertus et de sa singularité.

Les Indignés sont le témoignage fictionné du temps du réel de ce qui se passe aujourd’hui et le sujet nous plonge dans une réalité dense et palpable d’une Europe révoltée pour juste pouvoir vivre, à travers le regard et l’illusion de Betty jeune clandestine africaine. Indignez-vous de Stéphane Hessel est le moteur d’un réveil brutal transgénérationel qui anime toute l’Europe au bord d’une implosion dans sa cohésion sociale. C’est à cette réalité et à l’absurde des situations qu’elle engendre que Betty va se confronter à travers les méandres de son voyage au bord des frontières d’une Europe en déroute. De naufrage en espoir Betty va entendre le chant de l’Exil quand ses pieds marchent et courent dans cet eldorado que martèlent des foules entières en scandant l’appel au réveil.

La destinée de milliers d’indignés se juxtapose dans une nouvelle forme de ciné poème à l’urgence des sans papiers, sans noms, rejetés de tous les pays.

Dans sa course et ses rencontres avec des humanités solidaires, au cœur des villes fantômes ruinées par la crise, Betty à la recherche d’un travail, se trouvera sur le chemin des désillusions des Indignés qui lui chanteront écrit sur les murs vides « Cada dia tus ilusiones se cruzan con las nuestras » (chaque jour tes illusions se confondent avec les nôtres).

Malraux disait que l’art était l’antidestin. Le cinéma par son écriture peut et doit être cet antidestin. C’est une question d’éthique et de volonté.

(   facebook.com/tonygatlif  

Là où il y a volonté, là est le chemin.     

 

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 15:47

 

Jeudi 2 Février 2012, un militant No Borders comparaissait au TGI de Boulogne-sur Mer. Il était accusé d’avoir « résisté avec violence » à Bertrand Chapey, Leatitia Maneiro et Patrick Lelong, trois agents de la Police de l’Air et des Frontières de Coquelles. On lui reprochait en prime de récidiver en : «en refusant de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques intégrées dans un fichier de Police ». Il s’agit du 8 ème militant comparaissant pour ce de chef d’inculpation depuis mai 2011.

 

Convoqué à 13h30, notre ami, assisté de son avocate, Marie-Hélène Calonne, ne comparaîtra qu’autour de 19h. En effet, après de longues hésitations, le trio de juges décide finalement de ne pas reporter le procès parce que quatre témoins s’étaient déplacés pour contredire la version policière. A notre grand étonnement, il apparaît dès le début que le président se montre assez septique au sujet de la version policière. « Des choses me chiffonnent dans cette procédure » dit-il aux deux policiers présents après que le militant ai donné une version très détaillée de son arrestation. Sur la totalité des différents interrogatoires, le débat tournera finalement davantage autour des violences policières que des prétendues violences qu’aurait commises notre ami, ce qui n’avait

Vraisemblablement pas l’air de plaire aux policiers et leurs soutiens (la procureur et la journaliste de Nord-Littoral).

 

Malgré d’évidents mensonges proférés par les policiers, la procureur demande une peine de 4 mois de sursis pour le prévenu, mais aucune condamnation pour avoir refusé de donner ses empreintes ; reconnaissant ainsi l’abus des policiers en matière de fichage. Sur la partie civile, l’avocat des trois policiers demande quant à lui 150€ par policiers et

justifia cette faible somme par le fait que « la question de l’argent est très accessoire dans ce genre d’affaire » ; l’hypocrisie n’a pas de limite ! Un demandeur d’asile présent lors de l’arrestation musclée de notre ami aura tenu à témoigner au cour de ce procès, et ce malgré les risques que lui font encourir un tel positionnement pour la régularisation de sa situation (qui passera par les mains du ministère de l’intérieur). Il confirmera les coups reçu par notre ami de la part des policiers. Le délibéré, qui semble déjà être un nouveau revers pour les services irréprochables de Claude Guéant, tombera le 28 février prochain.

Après les multiples relaxes de militants Calaisiens durant l’été et l’automne dernier, cette nouvelle affaire montre la volonté de l’état de continuer à accentuer la pression et surtout la répression contre « l’ennemi intérieur », entre d’autres mots : les jeunes, les ouvriers, les pauvres et les étrangers. Comme dernièrement à Nantes, Toulouse, Paris et

Clermont Ferrant, on constate qu’à Calais des techniques répressives de plus en plus violentes sont appliquées contre tous les citoyens ne marchant pas dans le  droit chemin de l’état.

 

Legal Team No Border Calais

 

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 19:25

 

 

 

Rosa Parks, est devenue une figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, ce qui lui vaut le surnom de mère du mouvement des droits civiques de la part du Congrès américain.

Elle se souvient que son grand-père montait la garde la nuit devant la ferme contre les actions du Ku Klux Klan. Sa jeunesse lui fait vite subir les affronts du racisme. Le KKK a d'ailleurs brûlé à deux reprises l'école qu'elle fréquente, la Montgomery Industrial School for Girls.

Bien que Rosa Parks ait raconté n'avoir pas eu une mauvaise impression des Blancs, elle narre des détails du racisme au quotidien  qui l'ont marquée, telles ces fontaines publiques réservées aux Blancs ou aux Noirs (« Enfant, je pensais que l'eau des fontaines pour les Blancs avait meilleur goût que celle des Noirs »).

 

Les autobus sont un bon exemple de cette ségrégation au quotidien. Il n'y avait certes pas de bus ou de trains différents, mais des sections réservées aux Blancs et aux Noirs. Rosa Parks se souvient cependant que les transports scolaires étaient interdits aux enfants jaunes et noirs. Pour aller à l'école de Pine Level, les enfants blancs prennent le bus alors que les autres y vont à pied : « Je voyais passer le bus chaque jour. Mais pour moi, c'était comme ça. Nous n'avions d'autre choix que d'accepter ce qui était notre quotidien, un très cruel quotidien. Le bus fut un des premiers éléments par lesquels je réalisais qu'il y avait un monde pour les Noirs et un monde pour les Blancs. »

 

En 1932, elle épouse Raymond Parks, un barbier militant de la cause des droits civiques. Il collecte aussi de l'argent pour soutenir un groupe de jeunes Noirs, les « Scottsboro Boys », qui sont accusés de viols sur deux femmes blanches.

Rosa Parks devient célèbre lorsque, le 1er décembre 1955, dans la ville de Montgomery, elle refuse d'obéir au conducteur de bus James Blake qui lui demande de laisser sa place à un Blanc et d'aller s'asseoir au fond du bus.

Dans les bus de Montgomery, les quatre premiers rangs sont réservés aux Blancs. Les Noirs, qui représentent trois quarts des utilisateurs, doivent s'asseoir à l'arrière. Ils peuvent néanmoins utiliser la zone centrale, jusqu'à ce que des Blancs en aient besoin ; ils doivent alors, soit céder leur place et aller vers le fond, soit quitter le bus. Comble de l'humiliation : si ces places sont occupées, les Noirs doivent bien acheter leur billet à l'avant, mais sont tenus de sortir avant de rentrer de nouveau par la porte arrière du bus pour accéder aux emplacements qui leur sont attribués. Mme Parks n'était pas la première personne à violer ce règlement, d'autres l'avaient payé durement, parfois de leur vie.

Pendant des années, la communauté noire se plaint de la situation et Mme Parks ne fait pas exception : « Ma résistance à ces mauvais traitements dans le bus n'ont pas commencé avec cette arrestation. J'ai fait beaucoup de marche à pied à Montgomery. » Parks en fait une expérience publique un jour pluvieux de 1943, quand le chauffeur de bus James Blake, lui demande de descendre et d'entrer par la porte arrière. Alors qu'elle se dirige vers la porte avant, elle laisse tomber son porte-monnaie ; elle s'assied un instant sur un siège réservé aux passagers blancs pour le récupérer. Furieux, le chauffeur de bus lui laisse à peine le temps de descendre du bus, qu'il redémarre. Rosa Parks marche plus de huit kilomètres sous la pluie. Ironie du sort, ce sera le même chauffeur le 1er décembre 1955.

Ce jour de 1955, elle n'avait semble-t-il pas prémédité son geste, mais une fois décidée, elle l'assume totalement. Elle est arrêtée, jugée et inculpée de désordre public ainsi que de violation des lois locales. Elle joint l'avocat Edgar Nixon, membre du chapitre de Montgomery du NAACP. Bien que furieux du traitement réservé à Madame Parks, il voit aussitôt l'intérêt symbolique du combat à mener. Il appelle un avocat blanc, Clifford Durr, qui accepte de contester la loi sur la ségrégation dont Rosa Parks est la victime.

 

La nuit suivante, cinquante dirigeants de la communauté afro-américaine, emmenés par un jeune pasteur peu connu à l'époque Dr. Martin Luther King, Jr, se réunissent à l'église baptiste de la Dexter Avenue pour discuter des actions à mener à la suite de l'arrestation de Rosa Parks. Ils y fondent le Montgomery Improvement Association, dont ils élisent King comme président. Il y popularise les théories de la non-violence et de la désobéissance civile. Le mouvement a trois revendications immédiates :

  1. que les Blancs et les Noirs puissent s'asseoir où ils veulent dans l'autobus ;
  2. que les chauffeurs soient plus courtois à l'égard de toutes les personnes ;
  3. que des chauffeurs noirs soient engagés.
  4. 

La veille du procès, 35 000 tracts sont distribués pour inviter les Noirs à ne plus emprunter les bus le lundi 5 décembre. Le mot d'ordre est repris le lundi par The Montgomery Advertiser, le journal noir local. Le mot d'ordre est reconduit après une réunion à l'église. C'est le début du boycott des bus de Montgomery ; il se prolonge 381 jours. Des dizaines de bus publics sont restés au dépôt pendant des mois jusqu'à ce que la loi sur la ségrégation dans les bus publics fût levée. La plupart marchèrent à pied ; des taxis conduits par des Noirs font des trajets au tarif du bus (10 cents). Quelques Blancs les rejoignent, parfois par idéologie, parfois simplement parce qu'ils ont besoin que leurs employés noirs viennent travailler. Peu à peu, grâce en partie à l'écho international du mouvement, les fonds commencent à arriver, permettant de mettre en place un service d'autobus parallèle, ou plus modestement l'achat de paires de chaussures. Des actes violents sont perpétrés, y compris le dynamitage des domiciles de Martin Luther King et de l'avocat Edgar Nixon. De nombreuses vexations sont recensées contre les Noirs. Fidèle à sa stratégie, King demande de ne pas répondre à ces actes. Ce mouvement provoque beaucoup d'autres protestations contre la ségrégation menée aux États-Unis.

          Par son rôle initiateur du boycott, Rosa Parks contribua à la prise de conscience des Américains dans la lutte pour les droits civiques. King écrit dans son livre paru en 1958, Stride Toward Freedom, « L'arrestation de Mme Parks fut l'élément déclencheur plutôt que la cause des protestations... »

             Finalement, le 13 novembre 1956, la Cour suprême des États-Unis statue par l'arrêt Browdler v. Gayle que la ségrégation dans les bus est anticonstitutionnelle. La nouvelle ne parvient à Montgomery que le 20 novembre. Le boycott cesse dès le lendemain.

                Toutefois, la violence continue avec des tirs contre les bus et le domicile de Luther King et des explosions visant les églises fréquentées par les Noirs. Si la ségrégation a été abolie dans les bus de l'État, ce n'est pas encore le cas pour les liaisons inter-étatiques. Un groupe de jeunes fonde le Freedom Ride, mais après quelques jours, un de ces bus est stoppé par le KKK ; ses occupants sont battus et le véhicule incendié. Ce n'est qu'en 1964 que les lois ségrégationnistes Jim Crow sont abrogées par le Civil Rights Act qui interdit toute forme de ségrégation dans les lieux publics, puis en 1965 par le Voting Rights Act qui supprime les tests et les taxes pour devenir électeur.

Son travail pour les droits civiques

Par la suite, Rosa Parks devient une icône pour le mouvement des droits civiques. Ne trouvant pas de travail à Montgomery et sous la pression de ses proches inquiets pour sa sécurité, mais aussi en raison de quelques désaccords avec les leaders noirs de la ville, elle se rendit en 1957 dans le Nord, à Hampton en Virginie puis à Détroit dans le Michigan.

Elle y travaille en tant que couturière, jusqu'à ce qu'elle se joigne à l'équipe du représentant démocrate du Michigan, l'Afro-Américain John Conyers à la Chambre des Représentants des États-Unis pour lequel elle travailla de 1965 jusqu'à sa retraite le 30 septembre 1988.

Ce combat contre les discriminations débouche en 1964 sur le Civil Rights Act, loi qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics et en 1965 sur le Voting Rights Act, qui supprime les tests et autres taxes pour devenir électeur aux États-Unis.

Le Rosa and Raymond Parks Institute for Self Development est fondé en février 1987 conjointement par Rosa Parks et Elaine Eason Steele en l'honneur du mari de Rosa, Raymond Parks (décédé en 1977). L'institut organise des visites en bus pour les jeunes générations en leur montrant les sites importants du mouvement pour les droits civiques. Lors d'une visite en 1997, le bus tombe dans une rivière et tue Adisa Foluke, que tout le monde considérait comme son petit-fils adoptif, et en blessa beaucoup d'autres.

En octobre 1995, elle participe à la « Million Man March », qui rassemble plus d'un million de Noirs à Washington.

Ses dernières années sont difficiles. Elle est notamment hospitalisée après un hold-up commis le 30 août 1994 par un jeune homme de 28 ans, Joseph Skipper, qui lui vole 53 dollars. Il est condamné le 8 août 1995 à 15 ans de prison. Rosa Parks lui pardonne partiellement, puisqu'elle souhaite qu'il puisse se racheter et non aller en prison. À la fin de ses jours, elle a des difficultés pour payer son loyer et doit faire appel à l'aide de son Église, afin que son propriétaire cesse les poursuites judiciaires

Des milliers de personnes assistent à ses funérailles en l'église Greater Grace Temple à Détroit le 2 novembre. On estime à 60 000 le nombre d'Américains qui lui rendent hommage dans les premiers jours qui suivent son inhumation dans son État natal de l'Alabama et à Washington. De nombreuses personnalités y assistent, dont l'ancien président Bill Clinton, la sénatrice de New York Hillary Clinton, le pasteur noir Jesse Jackson, des élus noirs du Congrès et des dirigeants du mouvement des droits civiques. La chanteuse Aretha Franklin chante à cette occasion. Le président américain décrète la mise en berne de tous les drapeaux le jour de son enterrement. Le corbillard lui-même est suivi d'un bus des années 1950 recouvert d'un linceul noir.

À son décès, le bus dans lequel Rosa Parks avait été arrêtée fut drapé d'un linceul rouge et noir jusqu'aux obsèques officielles. Enfin, les premières places des bus de Montgomery restèrent vacantes jusqu'au jour de son enterrement. Elles étaient recouvertes d'une photographie de Rosa Parks entourée d'un ruban noir portant l'inscription suivante :

« La société de bus RTA rend hommage à la femme qui s'est tenue debout en restant assise. »

(Source texte : wikipedia.org)

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 21:22

 

 

Du fond de ma cité HLM
Jusque dans ta campagne profonde
Notre réalité est la même
et partout la révolte gronde
Dans ce monde on avait pas notre place
On avait pas la gueule de l'emploi
On est pas né dans un palace
On avait pas la CB à papa

SDF, chômeur, ouvriers
Paysans, immigré, sans papiers
Ils ont voulut nous diviser
Faut dire qu'ils y sont arrivés
Tant que c'était chacun pour sa gueule
leur système pouvait prospérer
Mais fallait bien qu'un jour on se réveil
et qu'les têtes s'remettes à tomber

Refrain :
On lache rien, on lache rien
on lache rien, ON lache riiiiiien
On lache rien (wallou)
On lache rien (wallou)
On lache rien, on lache rien

Ils nous parlaient d'égalité
et comme des cons on les a cru
Démocratie fait moi marrer
Si c'était le cas on l'aurai su
Que pèse notre bulletin de vote
face à la loi du marché,
C'est con mes chers compatriotes mais on s'est bien fait baiser
Que baise les droits de l'homme face à la vente d'un airbus
Au fond y a qu'une règle en somme
se vendre plus pour vendre plus
La république se prostitue sur le trottoir des dictateurs
Leurs belles paroles on y croit plus,
Nos dirigeants sont des menteurs

REFRAIN

C'est tellement con, tellement banal
de parler d'paix, d'fraternité
quand des SDF crève sur la dalle
et qu'on mène la chasse au sans papiers
Qu'on jette des miettes aux prolétaires
Juste histoire de les calmer,
qu'ils s'en prennent pas aux patrons millionnaires
trop précieux pour notre société
C'est fou comme ils sont protégés tout nos riches et nos puissants
Y a pas à dire ça peut aider
d'être l'ami du Président
Chers camarades, chers électeurs,
chers citoyens consommateurs
le réveil à sonné il est l'heure
D'remettre à zéro les compteurs

Tant qu'y a d'la lutte, Y a dl'espoir
Tant qu'y a dl'a vie, Y a du combat
Tant qu'on se bat c'est qu'on est debout
Tant qu'on est debout on lâchera pas
La rage de vaincre coule dans nos veines
maintenant tu sais pourquoi on s'bat
notre idéal bien plus qu'un rêve
Un autre monde , on a pas l'choix

REFRAIN

(hk et les saltimbanks)

 

 
 --

HK & LES SALTIMBANKS

Fils d'immigrés algériens établis dans un quartier populaire de Roubaix, HK se dénit avant tout comme un « Citoyen du Monde ». Un saltimbanque sans frontières, qui souhaite contaminer le monde de ses révoltes, de ses rêves et de sa folie. Car, comme disait Jacques Brel, « le monde sommeille par manque d'imprudence ». On retrouve chez HK ce qu'on n'osait plus espérer depuis ZEBDA, des chansons à la fois entraînantes et engagées, abordant, parfois même avec humour les sujets de sociétés les plus sensibles. Créateur bouillonnant : tour à tour chanteur, conteur, slameur et rappeur, HK se lance aujourd'hui dans une aventure humaine et musicale, qui invite au rassemblement dans une France cosmopolite, plus ouverte, plus tolérante et plus solidaire. HK & Les Saltimbanks proposent une musique nomade aux inuences venues d'Afrique, d'Europe, des Amériques. Une musique faite pour chanter et danser, mais aussi pour se lever et avancer.
 
En concert le samedi 24 mars, 20h30 à l'Arc en ciel à Liévin (62)
 
(tarif plein : 15€, réduit : 13€, abonnés : 10€, groupes : 10€)
 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 19:45

 

Rendez-vous avec l'autogestion

 en juin 2012

Appel public pour une Foire à l'autogestion

La crise économique et financière qui ébranle le monde est aussi une crise de civilisation, face à laquelle les réponses habituelles, néolibérales comme étatistes, sont impuissantes. L'autogestion peut constituer une alternative. Elle sera au centre d'un événement festif et populaire en juin 2012 : la Foire à l'autogestion.
Phénomène planétaire, l'autogestion s'inscrit dans la longue tradition historique des coopératives et des « récupérations d'entreprises », de la Commune de Paris au Printemps de Prague, de la Révolution espagnole à la Pologne d'août 1980, de Lip à l'Argentinazo en 2001. Elle apparaît dans les luttes récentes à Philips-Dreux, à Fralib et à SeaFrance. Elle imprègne également les pratiques alternatives, de la réappropriation collective de l'habitat au lien direct avec les paysans et les producteurs.

 


Ces différentes expériences partagent un horizon commun : décider collectivement des affaires communes, sans déléguer à des dirigeants, aussi bien sur le plan économique que politique. Reprendre en main la production, c'est aussi pouvoir transformer ses modalités et ses finalités. Ancrée dans des pratiques concrètes, portée comme un projet global, l’autogestion est ainsi une réponse possible à la faillite du système capitaliste et étatiste.
La Foire à l'autogestion sera le point de rencontre de toute une galaxie de collectifs, d’associations, d’entreprises, de coopératives, d’organisations syndicales et politiques qui cherchent à faire vivre l'idée d'autogestion.

 

L’événement aura lieu

 

 le week-end

 

du 23-24 juin 2012

 

à Montreuil (93),

 

 

sur le site de la Parole errante, avec des stands, des espaces de débat retransmis à la radio, des projections de films, un concert, un village du livre, un espace enfants, des ateliers pratiques…
Pour rendre concret ce projet, un comité d'organisation se met en place. Nous invitons toutes les personnes, organisations, syndicats, associations, entreprises, coopératives, etc. revendiquant et pratiquant l'autogestion à s’y associer.

Signataires à la date du 01 février 2012

Coopératives : scierie coopérative Ambiance Bois (Creuse) ; boulangerie coopérative La Conquête du pain (Montreuil) ; Scop de bâtiment Inventerre (Toulouse) ; Epicerie coopérative Bulles de vie (Fontenay-sous-Bois) ; restaurant associatif La Rôtisserie (Paris 10e) ; imprimerie associative Le Ravin bleu (Combs-la-Ville) ; imprimerie coopérative Expressions II (Paris 11e) ; coopérative Imprimerie 34 (Toulouse) ; société coopérative de production culturelle La Parole errante (Montreuil), épicerie coopérative L’Indépendante (Paris 18e) ; École des métiers de l’information-CFD (Paris 10e) ; coopérative de communication La Navette (Creuse), filature coopérative Ardelaine (Ardèche) ; …
Structures syndicales :
union syndicale Solidaires ; Sundep-Paris ; fédération SUD-Éducation ; fédération SUD-Etudiant ; union Solidaires-Industrie ; SUD-Culture ; fédération SUD-Rail ; tendance intersyndicale Émancipation ; fédération CNT-Éducation ; CNT-Santé-social RP; fédération SUD-PTT ;…
Associations :
Association pour l’autogestion ; Editions Syllepse ; Festival des résistances et des alternatives à Paris ; association Relocalisons ; collectif de diffusion cinématographique Pico y Pala (Paris) ; lieu d’accueil Le Roucous (Aveyron) ; association de quartier la Commune libre d’Aligre (Paris 12e) ; atelier autogéré Cyclofficine (Ivry-sur-Seine) ; Observatoire des pratiques de développement local (Ardèche) ; café associatif La Milonga (Fontenay-sous-Bois) ; Bibliothèque autogérée Antigone (Grenoble) ; journal Article 11 ; site web Autogestion.coop ; Consomm’Solidaire (Paris 13e) ; ICEM-Pédagogie Freinet ; Ecobox (Ile-de-France) ; …
Structures politiques :
Alternative libertaire ; Alternatifs ; Fédération anarchiste ; Fédération pour une alternative sociale et écologique, Parti pour la décroissance ; Mouvement des objecteurs de croissance ; Scalp-Réflex ; Chiche-Paname ; OLS ; …


Information et contact sur: www.foire-autogestion.org

Organisations signataires

Associations

·         Article 11

·         Association pour l'autogestion

·         Autogestion.coop

·         Bibliothèque Antigone

·         Commune libre d’Aligre

·         Consomm’Solidaire

·         Cyclocoop (Ivry-sur-Seine)

·         Eco Box

·         Editions Syllepse

·         FRAP

·         ICEM-Pédagogie Freinet

·         La Milonga

·         La Rotisserie

·         Le Roucous

·         Observatoire des Pratiques de Développement Local et Mondial

·         Pico y pala

·         Relocalisons

Coopératives

·         Ambiance Bois

·         Ardelaine

·         Bulles de vie

·         École des métiers de l’information-CFD

·         Expressions 2

·         Imprimerie 34

·         Inventerre

·         La Conquête du Pain

·         La Navette

·         La Parole errante

·         Le Ravin Bleu

Structures politiques

·         Alternative Libertaire

·         Chiche Paname

·         Fédération anarchiste

·         Fédération pour une alternative sociale et écologique

·         Les Alternatifs

·         Mouvement des objecteurs de  croissance ; Scalp-Réflex ; Chiche-Paname ; OLS ; …

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 18:54

 

 

Grève et manifestation : Les enseignants ne sont pas dans l'attente

 

Mardi 31 janvier, les syndicats Fsu, Sud, Fo et le Snalc ont réussi un mouvement d'une ampleur identique à celui du 15 décembre. La perspective électorale n'a pas calmé le jeu. Une partie des enseignants n'entend pas attendre les élections.

 

 

"Les gens attendent les élections. Mais moi j'attends pas. C'est maintenant que je veux dire que ça va pas".

Depuis le Cher, ces deux enseignantes d'EPS proches de la retraite sont venues manifester à Paris contre les suppressions de postes, les classes surchargées mais aussi la retraite qui s'éloigne. Elles font partie des 9 à 20 000 enseignants qui ont manifesté le 31 janvier à l'appel des syndicats Fsu (Snes, Snep, Snuep et Snuipp), de FO, de la CGT et de Sud. D'après le ministère, 16% des enseignants ont fait grève ce jour au primaire, 12% dans le secondaire. Des chiffres que les syndicats contestent et remontent aux alentours de 40%. "On a bien une poursuite du mouvement" nous a dit Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes, "c'est le signe d'un mécontentement général". Au centre de ce mouvement la réforme de l'évaluation des enseignants qui la confie aux chefs d'établissement. "On peut avoir une évaluation efficace, qui prenne en compte le travail collectif des enseignants. Mais on en est loin". Pour Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, la publication des nouvelles cartes scolaires explique aussi la mobilisation. "Il y a une volonté des enseignants de dire que la rentrée 2012 doit se faire dans des conditions différentes", nous a t-il confié. "N Sarkozy avait promis de sanctuariser l'école primaire. Il ne le fait pas".

 

 

Dans la foule aussi beaucoup d'enseignants des Rased, réunis autour de Loïc Douet et Francis Jauset, du bureau national de la Fnaren. Ils confirment une forte diminution des Rased à la rentrée : environ 2500 postes en moins. Dans certains départements ils disparaissent. C'est le cas en Seine et Marne où les maîtres G sont affectés à d'autres missions.

 

 

Quelles suites ? La Cgt demande "une poursuite rapide et unitaire de la mobilisation". S'il est trop tôt pour savoir ce que décideront ses partenaires, la puissance du mouvement devrait peser sur les programmes des candidats.

 

(source texte : cafepedagogique.net)

 

Objet de révolte

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