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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 18:32

 

Contribution de SUD Éducation pour le Congrès International de Dresde sur la Désobéissance (du 27 au 29 janvier 2012)

 

 

SUD Éducation est un syndicat qui lutte en faveur de l’autogestion et tente de la mettre en pratique. Il veut un fonctionnement antihiérarchique dans le domaine de l’éducation mais aussi dans les entreprises, les services publics et la société en général.

Sur un même lieu, chacun-e peut et doit participer à la prise de décision ainsi qu’aux responsabilités qui font qu’il ou elle s’engage pour le bien de toutes et tous. Cette prise de responsabilité de toutes et tous est indispensable pour une transformation coopérative de l’école. Le syndicat SUD Éducation lutte contre les réformes qui visent à augmenter le pouvoir des chefs, comme c’est le cas en ce moment avec la réforme du projet d’évaluation des enseignants. Il tente d’impulser une grève et les actions les plus fortes possibles pour obliger le gouvernement à abandonner ces nouveaux textes qui introduisent les méthodes managériales des entreprises privées dans le système public d’éducation.

Il ne combat pas pour préserver l’école telle qu’elle est mais veut la transformer. Le syndicat analyse le système éducation français actuel comme un système qui produit la caporalisation, infantilise les enseignant-e-s et les autres personnels. Cette organisation pyramidale dépossède les personnels de leur métier.

Dans nos écoles les syndicalistes sont attentifs à faire respecter le pouvoir décisionnel du conseil des maîtres, à développer le travail d’équipe, le partage de l’information, etc. La collégialité, l’horizontalité, l’égalité des personnels sont mises en avant, revendiquées et pratiquées dans la mesure du possible.

La Fédération lutte contre toutes les créations de hiérarchies intermédiaires, de fonctions, de petits chefs. Elle combat tout ce qui divise les personnels et les met en concurrence : le recours à la rémunération aux primes et aux heures supplémentaires, aux contrats précaires, etc. Elle revendique l’égalité entre tous les personnels, par la création d’un corps unique de la maternelle à l’université. Elle souhaite que tous les personnels puissent discuter en toute égalité, de manière solidaire, des décisions qui les concernent. Elle se prononce pour l’égalité des salaires et des statuts, contre la hiérarchie, en faveur d’une direction collégiale ou coopérative des écoles.

La collégialité a en effet des conséquences pédagogiquement positives en ce qu’elle permet la fluidité des échanges, le travail d’équipe, la responsabilisation de tous les membres de la communauté éducative, la concertation, la cohérence des pratiques, la formation réciproque, la recherche. Elle implique des revendications spécifiques en terme de temps de concertation, de décharges, d’indemnité et de formation. Concrètement le syndicat apporte son soutien à toutes les équipe et tous les collectifs qui vont en ce sens. Il tente de faire vivre ce fonctionnement collégial dans la mesure de ses moyens. Il utilise ses moyens de communication (journal, sites internet, etc.) pour faire connaître ces pratiques et les mettre en débat avec les collègues travailleurs-euses de l’éducation.

Il lutte contre l’autonomie des établissements scolaires qui vise à les privatiser, à les mettre en concurrence. Le syndicat veut se réapproprier la notion d’autonomie dans un sens collégial et démocratique et tente de l’inclure dans ses fonctionnements syndicaux. Sa commission exécutive est composée de plusieurs co-secrétaires fédéraux et pas d’un seul secrétaire général par exemple. De plus, il se déclare en faveur de toutes les pédagogies qui favorisent la coopération, l’entraide, l’égalité et la liberté plutôt que la mise en concurrence, la hiérarchie, le « respect » de l’autorité. Il valorise les pédagogies d’entraide et d’émancipation. Il organise des stages, s’est doté d’une commission, rencontre des acteurs pédagogiques pour faire avancer ces questions.

Il considère que les questions des personnels salariés et des élèves se rejoignent. Il refuse la notation, l’arbitraire, la hiérarchie tant pour les travailleurs que pour les élèves.

Le syndicat s’est doté d’une commission anti-hiérarchie pour réfléchir à ces questions. Il a produit une brochure et organise un colloque.

Il se dote aussi d’outils pratiques et juridiques pour lutter contre le harcèlement et la souffrance produite par la hiérarchie. Il est convaincu que c’est le rapport de force collectif qui produit des avancées sur ce terrain plutôt que la négociation voire la connivence avec les chefs. Il lutte aussi contre l’intrusion d’institutions autoritaires dans les écoles comme l’armée, la police.

Enfin il a été partie prenante d’un mouvement de désobéissance dans l’éducation nationale en France. Des enseignants, surtout du premier degré (avec des enfants de 3 à 12 ans) ont refusé de mettre en place des réformes :
- ils n’ont pas fait l’aide individualisée qui vise à remplacer le cours en groupe-classe par une séance construite sur le modèle du coaching avec un petit groupe d’enfants en difficulté ;
- ils n’ont pas appliqué les nouveaux programmes qui remettent au goût du jour le cours magistral, le bourrage de crâne, en niant tous les acquis des recherches des sciences de l’éducation ;
- ils n’ont pas saisi les élèves dans un fichier informatique liberticide : Base Élève.

Les désobéissants ont analysé ces ordres de l’État comme remettant en cause les missions de l’enseignant et de l’école. Ils ont décidé de ne pas obéir à ces injonctions. Ils ont beaucoup été sanctionnés et ont vu le syndicat intervenir par tous les moyens pour soutenir les personnels : organisation de grèves, de rassemblements, aide juridique etc.

Bref contre l’école néolibérale et capitaliste SUD Éducation oppose la résistance, la désobéissance et travaille à mettre en oeuvre une grève générale interprofessionnelle, internationale — au moins européenne — pour changer de société.

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 21:34

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 20:48

 

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 17:45

 

 

 

 

A Saint-Nicolas-Lez-Arras :

 

 

 

mobilisation à Saint-Denis

 

 

 

 

 

 

manifestation des enseignant(e)s au Mans

 

 

 

 

 Paris (version BFM)

 

 

 

 

 

 

 Rappel :

Réunion du collectif "RASED 62"

 

Le mercredi 1er février (le lendemain de la grève) à 14h30 au local "solidaires" 71 bis avenue Roger Salengro à Saint Laurent Blangy.

Ordre du jour :

Faire le point sur les suppressions de postes
Organiser la lutte tous ensemble et chacun dans son coin pour défendre les RASED dans le 62, la mobilisation de chacun, localement, avec les  "rased", les parents, les élus, les médias, pétitions, nuit des écoles, etc.

Venez nombreux avec des idées et de l'énergie.

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 16:43

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Réseau "Des Ponts Pas Des Murs"

Lettre ouverte aux candidat(e)s à l’élection présidentielle de 2012

 

Madame, Monsieur,

Le réseau international « Des Ponts Pas Des Murs » est constitué d’associations de défense des droits de l’Homme, de solidarité internationale, d’associations de migrants et de soutien aux migrants et d’organisations syndicales. Les associations françaises du réseau sont regroupées au sein d’une plateforme nationale.

 

 

Nous considérons que les migrations permettent d’établir des ponts entre les sociétés et ne voulons pas d’une France et d’une Europe qui se transforment en forteresse.

Les dirigeants des pays du Nord affirment rechercher une « solution » à ce qu’ils appellent le « problème » de l’immigration, solution qui passerait par un contrôle plus strict des frontières, par une « gestion concertée » des « flux » migratoires et par toute une série de dispositifs répressifs.

Ils savent que leurs déclarations et leurs politiques instrumentalisent des fantasmes à des fins électorales. Ils savent aussi qu’une politique responsable nécessite des politiques nationales fondées sur la dignité et l’égalité des droits et la recherche de réponses par une transformation de l’organisation mondiale.

Aujourd’hui, à quelques mois de l’élection présidentielle en France, nous tenons à affirmer à l’attention de l’ensemble des candidat.es que nombre des citoyen·nes qu’ils et elles souhaitent représenter refusent la croissance exponentielle des moyens donnés à la guerre aux migrant·es, s’indignent qu’on enferme des personnes au motif qu’elles ont été qualifiées de migrants illégaux, n’admettent pas qu’on mène en leur nom des politiques restreignant les droits sociaux, économiques et politiques des immigré·es présent·es dans les pays du Nord.

Ils et elles n’acceptent pas non plus que dans les pays d’émigration comme dans les pays d’immigration, les Etats les plus puissants organisent le pillage et l’exploitation de migrant·es utiles à leurs économies et tentent de contraindre les pays les plus pauvres à prendre part, par exemple via des accords de réadmission, aux politiques dites d’« immigration choisie » et au chantage à l’aide au développement.

Nous affirmons que dans chaque pays, et pour nous en France, l’Etat doit veiller à promouvoir l’égalité des droits entre migrants et ressortissants nationaux et que dans le travail d’élaboration des codes et lois concernant les migrations comme dans les politiques migratoires menées par les exécutifs nationaux ou internationaux, les libertés fondamentales, dont celle d’aller et venir, doivent être garanties.

Vous trouverez ci-après des principes à affirmer et des points qui doivent faire l’objet de mesures immédiates, actés par l’ensemble des organisations et associations françaises membres du réseau Des Ponts Pas des Murs.

Nous vous demandons de nous préciser votre position et vos engagements sur chacun de ces points.

 

1 Principes à affirmer et à porter au niveau européen et international
- L’égalité des droits
- La liberté de circulation
- La lutte contre les discriminations, la xénophobie, le racisme
- La dissociation entre accords économiques et de coopération et les migrations
- L’implication de la société civile et des migrant-e-s dans toutes les négociations

 

2 Mesures immédiates en France portant sur :
- La régularisation des sans-papier-e-s
- La reconnaissance d’une citoyenneté de résidence
- La ratification de la convention internationale sur les droits des migrant-e-s
- La dépénalisation des infractions au séjour et la fermeture des centres de rétention administrative
- La renégociation des accords de coopération sur une base équitable et transparente
- L’abrogation des lois répressives et le retour du droit au séjour pour les étranger-e-s malades
- La révision des politiques de visa en conformité avec le respect des droits fondamentaux

Dans l‘attente, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Paris, le 30 Janvier 2012

 

Signataires :
- ACORT
- ADER
- ATMF Solidaires
- ATTAC
- Terre des Hommes France
- CCFD Terre Solidaire
- CRID
- Emmaüs International
- Enda Europe
- Eunomad France
- France Amérique Latine
- FSU
- GISTI
- IDD
- IPAM
- La Cimade
- La FASTI
- Ligue des Droits de l’Homme
- Mouvement de la Paix
- Réseau foi et justice Afrique Europe
- SIAD
- Solidaires
- Terre des Hommes France
- Terre Solidaire


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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:57

 

 

 

J'ai débuté ma carrière
dans un hold-up up audacieux
y avait d'la cervelle par terre
les flics étaient très nerveux
continué dans un boxon
dans le slip d'une souris
puis passé dans le ceinturon d'un marchand de paradis
qui s'fit dézinguer plus tard
mais ça c'est une autre histoire,
c'était un tueur a gages
qu'arrondissait ces fins de mois
c'est pas qu'dans ce boulot là
on soit souvent au chômage
surtout que par les temps qui courent
la liberté et l'amour
travaillent pour la République
comité d'action civique
je me suis multiplié
chez un type assez bizarre
qui travaillait tard le soir
à la plume et au pochoir
voyagé dans des mallettes
dans des fourgons des tablettes
dans des jean's et de la soie
en Jaguar et en Matra
j'suis même passé dans vos poches
grippés par vos doigts crochus
doigts crochus
j'étais même au PMU
au parti et à Minute
avant de faire la culbute
dans les poches de Lavilliers
oui mais ça n'a pas duré
j'ai dormi chez des prélats
entre deux doigts d'Arnica
trois bons mots une caresse
au vicaire et sur les fesses
je suis le pouvoir d'achat
je suis celui qui décomplexe
je suis le dernier réflexe
qu'on n'est pas prêt d'oublier
essayez d' me supprimer
dans un coin sur la planète
y'en a qui f'raient une drôle de tête
y'en a même qui en sont mort
Allende dans le décor
je suis passé sous des tables
j'ai glissé sur des tapis
dans des poches confortables
j'ai pris un peu de répit
dans les mains d'un mercenaire
puis dans la révolution
j'ai participé mon frère
à des tas d'combinaisons
si tu savais c'que je sais
dans quelles mains je suis passé
tu n't'en ferais pas beaucoup
pour ta p'tite éternité
j'ai voulu me racheter
mais voila j'étais trop cher
depuis que les financiers
mettent mes vertus aux enchères
depuis que les poètes maudits
comptent leurs économies
j'suis une pute aux nerfs d'acier
je sais tout mais j'dirais rien
c'est peut être préférable
pour l’idéal républicain
j'aimerais crever tu sais
j'aimerais qu'on m'foute la paix.

 

(Bernard Lavilliers, 1975)

 

Qui a dit que ce texte avait vieilli ????

 

 
 
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 20:22

Une journée banale sous le ministère de Claude Guéant

 

Paris, aéroport Charles-de-Gaulle. Une « reconduite aux frontières » comme beaucoup d’autres. À l’arrière de l’avion, un homme menotté crie et se débat. Au silence et à la honte des passagers succède leur révolte. Résistance interdite, répliquent les CRS, qui traquent dans l’avion ceux qui ont osé se lever et prendre la parole. Derrière les chiffres proclamés par le ministère de l’Intérieur, la réalité.

 

 

Ce 20 janvier, le décollage est prévu à 10 h 30 depuis l’aéroport Charles-de-Gaulle. À l’embarquement, le personnel de bord est fort prévenant et ne signale aucune particularité sur le vol. À l’arrière de l’avion, pourtant, un homme hurle. « Laisse-moi, je veux descendre ! J’ai pas volé, j’ai pas tué, moi je suis pas esclave. » Il est entouré par quatre hommes et une femme, dont les brassards indiquent « police aux frontières ». « Je veux partir pour moi-même, je veux emmener le mot liberté avec moi. » En réponse à ses cris, il y a d’abord le silence des passagers. Et un terrible sentiment d’impuissance et de honte.

« Je n’aime pas non plus assister à ça, dit un steward. Mais on n’a pas le droit de s’en mêler. Mieux vaut peut-être pour lui qu’il soit là que dans un charter. Ici, au moins, on est là, on voit leurs pratiques, et on est avec lui. » Prière donc aux passagers de se montrer sourds, muets et consentants. Mais l’avion a du retard, et l’homme, malgré le tranquillisant injecté dans son bras, se débat toujours autant. Dans sa bouche, les mêmes mots reviennent en boucle. « Ne vous inquiétez pas, ça va finir par se calmer », assure le steward. En fond sonore, la voix du personnel : « Nous sommes heureux de vous accueillir sur ce vol Air France à destination de Conakry. »

L’heure tourne, les visages se crispent, l’indignation marque les regards. Soudain, un homme se lève : « Je n’ai aucune envie de voyager dans ces conditions-là. » Malgré l’appel au calme immédiat lancé par le personnel de bord, d’autres passagers se lèvent à leur tour. « C’est vrai, on ne peut pas accepter ça, c’est pas normal. » La peur recule à mesure que de plus en plus de passagers se lèvent et appellent à rester debout. « Si cet avion partait pour les États-Unis, vous imposeriez ça aux passagers ?, s’insurge un autre homme. C’est parce que l’on part en Afrique ? » « Pourquoi l’attacher comme un chien ? Qu’est-ce qu’il a fait ? »

 

« Entrave à la circulation d’un aéronef et rébellion »

L’homme menotté, voyant les gens se lever, se met à taper encore plus fort avec ses pieds. La panique gagne à bord. L’avion, lui, commence à partir. « Arrêtez l’avion », hurlent les gens. Les enfants pleurent, des passagers cognent contre les coffres à bagages. « Je vous garantis qu’il va se calmer », répond l’agent de la PAF. En fond sonore, la voix du commandant de bord : « C’est la dernière chance que je vous donne pour que l’avion puisse partir, restez tranquilles à vos sièges. » Agents de police et passagers filment tour à tour la scène. Des passagers exigent de parler au commandant de bord, la sécurité à bord n’étant pas respectée. La sanction tombe finalement à 12 h 30, deux heures après l’embarquement : « À cause du comportement de la majorité des personnes qui sont à bord, le vol est annulé. »

« Ça veut dire qu’il n’y a personne qui va partir, vous êtes contents ? », lâche le gars de la PAF. « Et vous, là, vous allez descendre avec nous », en pointant ceux qui ont désapprouvé haut et fort la scène dont ils étaient témoins. L’appareil est renvoyé au parking. En bas de l’avion, une fourgonnette arrive dont descendent une quinzaine de CRS. Une fois l’expulsé débarqué, la stratégie d’intimidation se met en place. Un homme de la PAF passe dans les rangées, pointe par les numéros de siège les personnes qui ont exprimé verbalement leur indignation. « Nous avons le n° 38. Madame, prenez vos affaires et descendez s’il vous plaît. » Les gens cachent leur visage par peur d’être reconnus, certains revêtent leurs lunettes de soleil. « On vous cherchait monsieur, vous vous cachiez ou quoi ? » Et l’inspection se poursuit.

Avec ceux qui refusent de descendre, la seule méthode employée est celle de la violence. Dans les travées de l’avion surgissent des CRS casqués, matraque et bouclier à la main, défilant en file indienne. Ils viennent chercher un passager de force, accroché à son siège. Au total, huit passagers sont débarqués, poursuivis pour entrave à la circulation d’un aéronef et rébellion. Le personnel est sollicité par la police pour connaître les noms de ceux qui ont été débarqués. Ils seront finalement relâchés trois heures plus tard, sans avoir écopé d’amende. En attendant les bus ramenant les passagers au terminal, un homme témoigne : « Ces expulsions sont monnaie courante sur les vols en direction de l’Afrique. Ce qui a fait réagir les gens, c’est lorsque l’homme a parlé d’esclavage. Voir quatre type blancs menotter un gars dans l’avion et l’expulser, ça évoque tout de suite la traite négrière. On n’a pas oublié le discours de Dakar de monsieur Sarkozy. »

 

(Source texte : Sophie Chapelle sur bastamag.net)

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 20:06

 

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Communiqué de Sud Education Aveyron

 

Attaque sans précédent contre l’enseignement professionnel !

 

Les suppressions de postes annoncées confirment notre pronostic : académie de Lille 468 suppressions en LP, Créteil 300 ; Lyon 150 ; Clermont-Ferrand 80 ; Nantes 90 ; Caen 105, Rouen 105, Toulouse 120... Sur les 6 550 suppressions de postes dans le second degré, la part occupée par le lycée professionnel est conséquente ! souvent supérieure à 60% des suppressions... et que dire de l’académie de Toulouse, puisque le rectorat annonce 70 suppressions au total, mais il crée 30 postes en collège-SEGPA et 70 en lycée général, la totalité est supportée par les lycées professionnels qui perdent 120 postes !(8 en Aveyron).

Sud éducation dénonce cette attaque sans précédent. Il est contre la suppression des GRETA, maillon indispensable de la cohésion sociale. Cette formation continue est un outil public de haute utilité sociale, il est garant d’un maillage fort des territoires, des citoyens et des petites entreprises. Il instaure une complémentarité entre formation continue et initiale dans le cadre des missions de service public de l’Education Nationale définies par le code de l’Education, il assure une cohérence dans le dispositif académique de la formation continue. Les personnels des GRETA sont légitimement inquiets de la perspective de création des GIP (groupement d’intérêt public) obligatoire avant le 11 mai 2013 suite à la loi Warssman du 17 mai 2011 et au projet de circulaire transmis début janvier 2012.La dissolution obligatoire des GRETA, puis leur adhésion éventuelle aux nouveaux GIP, détachera la formation continue pour adultes de l’Education Nationale. Que vont devenir les personnels ? Le transfert des personnels aux régions est-il prévu ? L’ARF dément oralement lors de l’entrevue intersyndicale avec cet organisme le mercredi 11 janvier 2012, que les personnels deviennent personnels des régions, mais refuse de l’écrire... Les personnels détachés (directions, conseillers en formation continue) ne le seront plus. Les horaires passeront de 648 ou 810 heures à 1120 heures sans augmentation de salaire... Le recrutement qui se faisait pour les GRETA par concours académique sera désormais privé... Comment vont-ils être financés ? L’ ARF revendique la carte des formations. La création des GIP va fragiliser les GRETA d’un point de vue financier puisque ceux qui dépendent d’EPLE ne pourront plus bénéficier des fonds de roulement pour payer les salaires. Les régions financent déjà la FPA, via le budget des EPLE, on leur demandera de mettre la main à la poche pour mettre les capitaux de départ des GIP...

Sud éducation dénonce la politique de l’Etat qui veut supprimer l’enseignement professionnel.Les nombreuses suppressions de postes dans toutes les académies l’attestent ! Il est à craindre pour les prochaines rentrées des fermetures de lycées professionnels...En Basse-Normandie, selon le Parti socialiste 7 LP sont menacés sur les 24 existants d’ici 2014... Les rectorats justifient ces suppressions par la baisse des effectifs à la rentrée 2012 : 1 435 en lycées professionnels et SEP en Midi-Pyrénées selon le recteur Olivier Dugrip. Cette baisse, si elle est effective, n’est pas la seule raison pour comprendre ces suppressions.

L’État veut développer l’apprentissage, notre président ne cesse de le dire et offre des allègements de charge aux entreprises qui prendront des apprentis...N. Sarkozy veut que la dernière année des sections CAP et de Baccalauréat professionnel passe en apprentissage...

L’enseignement professionnel initial, sous statut scolaire, doit rester le cœur de la voie professionnelle !

Pour effectuer leur stage durant leur formation en lycées professionnels, les élèves ont déjà des difficultés pour trouver une entreprise... ils auront encore plus de mal de trouver seul un maître de stage. De plus, lorsqu’il y a un problème sur le lieu de stage, l’équipe pédagogique peut trouver une solution de rechange à l’élève... Ce ne sera plus le cas en apprentissage. Combien de jeunes laissés sur le carreau , sans aucune formation ? En apprentissage, l’élève reçoit une formation propre à son lieu de stage. Alors que le lycée professionnel offre une formation plus élargie qui permet aux jeunes d’être plus adaptés à toutes les entreprises ; Enfin, l’élève reçoit une culture générale qui lui permet d’acquérir un minimum de connaissances et d’ouverture d’esprit qui lui permettront de ne pas se laisser dévorer par le monde impitoyable de l’entreprise... Quel sera le sort des enseignants des lycées professionnels ? Un passage en collège ou en lycée général ? Il est plus probable qu’avec la fermeture de sections de LP et l’ouverture en apprentissage public de sections équivalentes, sans doute dans les mêmes locaux, on propose aux personnels des PLP sans poste de travailler dans un premier temps au même salaire, mais payés par la Région. Ensuite il suffira aux Régions, la plupart socialistes ne l’oublions pas, de proposer un statut pour devenir personnel de région...avec sans aucun doute l’annualisation du temps de travail…

La situation est grave, si nous voulons conserver la formation professionnelle dans l’Éducation Nationale, nous devons adresser une riposte très forte à ce gouvernement. C’est pourquoi Sud éducation appelle à la grève du 31 janvier 2012 .

Tous dans la rue, nous devons afficher notre détermination et nous préparer à la lutte !

Nous n’avons rien à attendre des élections présidentielles car aussi bien le gouvernement de droite en place que la position ambiguë du parti socialiste à travers les propos de l’ARF nous montrent qu’ils veulent sacrifier l’enseignement professionnel public !


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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 16:35

 

«Oui, je sais, nous renvoyons aussi des personnes dans des pays où ils risquent la peine de mort»

 

 

Air France expulse... sans résistance

 

Nicanor Haon, coordinateur du projet Boats 4 People, témoigne de l'expulsion à laquelle il a assisté le mercredi 18 janvier, dans un vol Paris-Tunis, et de son impuissance à l'empêcher.

 

Mercredi 18 janvier, 7h05. J'embarque sur le vol Air France 2184 pour Tunis, au terminal 2F de l'aéroport Charles-De-Gaulle. Quatre personnes de la police aux frontières, accompagnées d'un agent d'une autre direction de la police nationale, gardent la porte de l'avion. L'un d'eux nous filme avec une camera fixée à son épaule.

Je prends place au fond de l'avion. Sur la dernière rangée, deux policiers en civil à forte carrure serrent un jeune homme d'une vingtaine d'années. Au milieu de l'allée, un homme en uniforme de l'équipage Air France croise les bras, immobile face au jeune qui tente de se débattre et crie: «Je m'en fous je resterai pas ici, j'ai avalé deux lames de rasoir, je m'en fous je vais crever je sortirai pas vivant de cet avion!!» Les policiers se resserrent contre lui quelques secondes puis le jeune se remet à crier: «J'ai avalé deux lames monsieur!!»

Quelques passagers se retournent un instant puis retournent à leur téléphone portable ou leur journal. Nous sommes en milieu de semaine, l'avion est rempli au tiers, dont la majorité des passagers à l'avant. Le choix de ce vol par la police n'est sûrement pas un hasard.

Ce jeune n'a sûrement rien fait d'autre que de se trouver en France sans papiers, et j'essaye d'attirer l'attention des personnes assises autour de moi sur cette situation, et sur le fait qu'il semble avoir tenté de mettre fin à ses jours. À ce moment-là, quelqu'un commence à dire assez fort: «Les expulsions c'est tout à fait normal monsieur, il y a des règles, si les gens sont illégaux et bien on les renvoie, sinon c'est l'anarchie !!! Ici c'est une démocratie je vous signale!» Je me demande quelle conception de la démocratie peut avoir quelqu'un qui justifie l'enfermement et le déplacement forcé de personnes pour faute administrative ainsi que l'indifférence face à des situations d'une telle violence.

Je me lève et commence à aller parler aux gens un peu plus loin. Plusieurs me répondent qu'il y a maintenant des renvois sur presque tous les vols et que la situation est devenue banale. Je me dirige alors vers l'avant de l'appareil, et annonce à tout le monde que je vais aller parler au commandant de bord, car l'avion est en train de transporter quelqu'un qui est expulsé vers la Tunisie, entravé par des policiers français, et qui ne cesse de crier. Certains me regardent d'un air blasé, l'un se lève presque, mais pour me dire «vous savez, on n'y peut rien de toute façon...» Au fond de l'avion, on entend le jeune qui continue de crier...

Le commandant accepte de me voir et m'attire dans un coin pour me dire qu'il ne fera rien tant que la sécurité des personnes n'est pas menacée. Je lui demande, un peu hors de moi, s'il n'y a «pas assez de bordel». Il me répond agacé: «oui». Je retourne donc dans la cabine et ne trouve d'autre chose à faire que de me joindre aux cris du jeune, entrecoupés par les policiers qui tentent de le faire taire. Mon téléphone n'a ni crédit ni batterie, je ne peux appeler personne. Mes nerfs commencent à lâcher mais je continue de crier, au milieu de l'allée, qu'Air France est responsable de cette situation scandaleuse et inhumaine. L'équipage, qui garde le sourire depuis le début, me dit qu'il faut me calmer, qu'il n'y a aucun problème et que si je suis choqué, ils acceptent de me changer de siège pour me mettre à l'avant de l'avion. Je l'ignore, mais le personnel est simplement en train de répondre à l'argumentaire selon lequel la compagnie ne respecte pas, en termes de confort, son contrat avec le client qui a payé pour voyager dans un avion de passagers et non un fourgon cellulaire volant. Dépassé par plusieurs échanges au cours desquels on me répond avec le même type d'argument commercial, je finis, hors de moi, par aller prendre mes bagages en disant que je refuse voyager avec une compagnie qui expulse des personnes. On me fait descendre de l'avion, et on m'indique la sortie de la zone internationale. J'ai un fort sentiment d'impuissance.

En sortant de la zone internationale, je me rappelle avec stupeur qu'en quittant l'avion, j'ai oublié mon sac à dos sous mon siège. Je croise par hasard, au même instant, l’hôtesse qui a enregistré mes bagages de soute, à qui j'explique, épuisé, mon oubli. Elle appelle dans la précipitation la porte d'embarquement pour signaler à l'avion de revenir car, dit-elle, c'est une question de sécurité et l'avion est obligé de retourner au terminal pour débarquer le sac. Or, l'avion est sur la piste et allait décoller. C'est la panique, les deux employées sur place courent de la porte au comptoir, passent des coups de téléphone. L'une m'explique avec calme mais fermeté que cette opération est en train de coûter plusieurs milliers d'euros à la compagnie. J'imagine une situation dans laquelle une telle perte financière se produirait à chaque fois qu'un avion sert pour une expulsion. Cela en sus d'une petite heure de retard.

Il est huit heures et quart, l'avion finit par revenir à une autre porte, l’hôtesse m'accompagne jusqu'à l'appareil en me mettant en garde contre la colère du commandant de bord. Je le vois d'ailleurs sortir du cockpit et se diriger vers la porte d'un air furieux, mais devant lui un autre membre de l’équipage me rend mon sac et la porte est aussitôt refermée par le personnel technique. L'hôtesse me dirige une nouvelle fois vers la sortie. Lorsque je lui signale que l'on ne connaît rien du sort des étrangers renvoyés en Tunisie, elle me répond: «Oui, je sais, nous renvoyons aussi des personnes dans des pays où ils risquent la peine de mort», tout en gardant le même visage stoïque.


Phénomène étrange, je dois repasser le contrôle des passeports comme si j'arrivais en France. Au niveau des guichets, une dizaines d'hommes dorment à même le sol, en marge des files d'attente et près de la porte d'un bureau de police. Des personnes sûrement en procédure pour être conduites en zone d'attente. Je reprends doucement mon souffle et commence à me dire que, hormis une heure de retard et quelques milliers d'euros, je n'aurais pas eu grand impact sur le départ de ce vol d'expulsion. Le jeune au fond de l'avion sera remis aux autorités tunisiennes. Comme combien d'autres et dans quelles conditions? Impossible de le savoir.

À ce jour, le gouvernement tunisien ne donne aucune information concernant les personnes expulsées vers son territoire depuis la France ou d'autres pays. Cela, qu'il s'agisse de Tunisiens ou de personnes d'autres nationalités. De plus, aucune organisation de la société tunisienne n'a accès aux lieux d'enfermement des étrangers ni aux données les concernant.

De mon côté, il semble que j'ai eu de la chance de ne pas être mis en garde à vue. Le délit d'«entrave à la circulation d'un aéronef», pour lequel ont été poursuives de nombreuses personnes qui se sont montrées solidaires de personnes expulsées, prévoit un emprisonnement de cinq ans et une amende de 18 000 euros. Il semble qu'Air France ait gardé dans mon dossier de réservation un résumé des raisons pour lesquelles j'ai demandé à être débarqué de ce vol. Par ailleurs, le fait que la police aux frontières filme l'ensemble des passagers à l'entrée des avions qui transportent des expulsés n'annonce rien de rassurant.

(source texte : mediapart.fr )

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 15:55

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Projet d’une « maison des ouvriers » à Bruay (62) :

Faisons barrage à l’extrême droite la plus violente et aux « maisons brunes » !

 

C’est dans un article d’une page du journal « la Voix du Nord », mi janvier, que Serge Ayoub, autoproclamé « socialiste de préférence nationale », ancien leader des sinistres skinheads du Parc des Princes (le Klan) et surnommé Batskin, a annoncé l’inauguration à venir (début février selon nos informations) d’une « maison des ouvriers » à Bruay-La Buissière, dans le Pas de Calais.
Après l’ouverture de la maison de l’Artois dans la commune voisine d’Auchel et de la maison flamande à Lambersart, VISA alerte les habitants du bassin minier sur la réalité de ces individus rassemblés dans un groupuscule d’extrême extrême droite : le Front populaire solidariste. Ce nom, à lui seul, devrait faire bondir n’importe quel salarié.

 

Par ailleurs, contre ce projet fasciste, il existe une pétition en ligne que VISA soutient.

 

 

VISA 2 

Un conglomérat de crânes rasés, des propos dignes de « la terreur ».
Le FPS regroupe aujourd’hui plusieurs groupuscules français et étrangers : Troisième voie, les nationalistes autonomes, Opstaan (flamand), Nation et Front comtois… Les identitaires d’Auchel et de Lambersart font également partie de cette bande et tous étaient bien présents à Lille le 8 octobre dernier. A l’issue de cette manifestation, qui avait généré une contre manifestation antifasciste où les militants étaient 5 fois plus nombreux, Ayoub a pris la parole avec des termes extrêmement belliqueux : « dans toute la France, des comités de salut public seront instaurés…/… les exploiteurs et leurs valets seront traînés devant le grand tribunal de l’Histoire…/… je vous le certifie, la justice populaire sera implacable comme toujours. Pour ces ennemis du peuple, quatre murs, ce sera trois de trop. »
Un véritable appel à fusiller tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Terrifiant !!

Une « maison brune », une odeur de « maison commune ».
Fidèle à ses bonnes vieilles techniques d’implantation, l’extrême droite se concentre dans les régions particulièrement sinistrées économiquement et socialement où elle espère pouvoir répandre plus facilement son discours contre ce qu'elle désigne comme la « mafia UMPS » et les syndicats.
De plus, l’ouverture de cette 3ème maison « brune » dans la région Nord - Pas de Calais rappelle furieusement l’esprit des « Maisons communes » instituées sous Pétain par la charte du travail. Voici 2 articles de cette charte du 4 octobre 1941 :

ARTICLE 50. - Afin de faciliter le fonctionnement des Comités sociaux, et d'affirmer la solidarité corporative, il est créé une Maison commune par famille professionnelle. La Maison commune est, dans chaque circonscription, le siège du Comité social.
ARTICLE 53. - Différentes familles professionnelles peuvent utiliser pour installer leur Maison commune des locaux situés dans un même immeuble. Les Comités sociaux interprofessionnels peuvent utiliser une Maison commune particulière qui devient la Maison des corporations.

Un piège pour les salariés et les chômeurs
Ces maisons où « une permanence s’y tiendra 3 fois par semaine afin de recevoir les habitants des environs » sont en fait de véritables « camps de base politiques » dont l’objectif est avant tout de recruter des électeurs désorientés. Pour y parvenir et créer la confusion, le FPS n’hésite pas à reprendre des attributs des grandes luttes ouvrières, mais cette manœuvre ne doit tromper personne :
- Front populaire : Que l’extrême droite, qui plus est une de ses franges les plus violentes, s’arroge ce terme lié à l'antifascisme dans une région où les luttes sociales ont été historiquement remarquables, est une injure faite avant tout aux acteurs et aux héritiers des grandes grèves de 1936.
- Solidariste : Ce mot, qui fait penser à la notion solidarité, correspond en fait à un courant de l’extrême droite apparu en France en 1967, bien que ses membres réfutaient ce positionnement et se disaient en dehors du clivage droite-gauche. Ils refusaient le matérialisme et s'opposaient aussi bien au « marxisme totalitaire » de l'URSS qu'au « capitalisme international » des États-Unis. En 1975, l'Union solidariste fut notamment crée autour de Jean-Pierre Stirbois et Michel Collinot. Ses militants venaient en partie du Mouvement solidariste français (MSF) et du Mouvement jeune révolution (MJR). En 1977, l'Union solidariste rejoignit le Front national. Il est essentiel de rappeler à quel héritage politique ils se réfèrent.

Ces maisons sont donc bel et bien des repaires de militants d’extrême droite qui puisent leurs racines dans les idéologies les plus réactionnaires possibles, comme autrefois le national-socialisme, qui n'avait décidément rien de socialiste.
Si VISA se félicite du rejet par la population d’Auchel de la maison des identitaires de l’Artois, 
notre association de militants syndicaux antifascistes demeure vigilante et combative face à ces imposteurs sociaux, face à ces pires ennemis des salarié-es.

 

(source :  VISA-isa.org )

visa

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