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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 16:25

 

à l'initiative de Sud Education 29

 

Enquête sur les conditions de travail des enseignants

 

Temps pour répondre : 10mn (plus si vous avez beaucoup de choses à dire).

Cette enquête est réalisée dans le cadre d’une réflexion collective sur les conditions de travail des enseignants. Suite à deux formations syndicales sur la souffrance au travail conduites par un psychologue du CHU de Brest, il est apparu important d’essayer de faire un état de lieu plus large. Avec l’accompagnement méthodologique d’une sociologue de l’UBO, un groupe de travail (12 personnes) s’est constitué au sein de SUD Education 29 pour mener à bien ce projet. Nous souhaitons que le plus grand nombre d’entre vous prenne le temps de remplir, mais aussi de diffuser ce questionnaire.

Nous vous remercions par avance de répondre avanat le 10 février, date des vacances, et de contribuer ainsi à la réalisation d’un premier état de la question pour le département du Finistère.

 

 

répondre en ligne ou sur papier : CLIQUER ICI

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 15:20

 

Communiqué de la FCPE :

 

La FCPE déplore que le ministère persiste à ignorer l'injonction du Conseil d’Etat de novembre dernier d'entamer une concertation pour remédier aux effets de l'annulation de l'arrêté de mai 2010 réformant la formation des enseignants. Elle demande donc au Conseil d'Etat d'exiger l'application immédiate de son arrêt.
Pour faire diversion, Jacques Grosperrin, député UMP, vient de déposer une proposition de loi contre la formation des enseignants, qui sera mise à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale le 8 février prochain.
La FCPE appelle les parlementaires à rejeter la proposition de loi de Jacques Grosperrin.
Ce texte, applaudi par le ministère de l'Education nationale, aura deux effets inacceptables pour la FCPE : rendre possible la formation des futurs enseignants de l’Ecole de la République par des établissements privés au détriment des IUFM et des universités publiques, et supprimer tout cahier des charges national pour en fixer les contenus. Ainsi, de prétendues formations de futurs enseignants pourront être proposées sans que le contenu en soit nullement fixé ni dispensé - donc garanti - par l’Etat.
En soutenant cette proposition, le ministère va au bout de sa logique de privatisation et de dislocation de la formation des enseignants.

 

 

Une autre question se pose :

 

Chaque jour, nous apprenons que des classes de maternelle vont fermer,

chaque jour, nous apprenons que des postes d'enseignant-e-s de RASED vont être supprimés, éradiqués...

Ces postes sont occupés,on est maintenant dans une autre "logique" que celle du non remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur 2...

Ces enseignant-e-s ont suivi une formation -parfois même spécifique- et estiment à juste titre que la suppression de leur poste est une rupture illégalle de contrat.

 

Est-il utile de rappeler que le problème qui se pose va bien au delà d'une simple revendication "corporatiste" ??

 

Chaque jour, nous constatons que des élèves en difficulté(s) n'ont pas droit aux aides dont ils ont besoin...

Chaque jour, nous constatons le recours à des "emplois" précaires pour tenter de palier à cette criante réalité !!

Chaque jour, nous apprenons que des enfants prêt-e-s à être scolarisé-e-s, socialisé-e-s à l'école maternelle n'y auront pas droit!!

 

 

Rappel :

 

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Et le 1° février ????????

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 18:32

 

 

Communiqué intersyndicale du 18 janvier 2012

CGT,CFDT, Solidaires,FSU,UNSA

 

 

La présence de Sarkozy venant présenter ses vœux au monde rural était pour nous une véritable provocation. En effet, s’il y a bien un département qui souffre et au prix fort, des conséquences de la politique menée par Sarkozy et son gouvernement au service du MEDEF et de la finance c’est bien l’Ariège :

o Un taux de chômage dépassant les 11% supérieur à la moyenne nationale et régionale,

o Un haut niveau de précarité frappant davantage les femmes, les jeunes et les chômeurs de longue durée. Dans le même temps, la moyenne des salaires est inférieure à celle que l’on connaît au plan régionale et national.

o Une industrie qui s’appauvrit, la funeste RGPP ainsi que la loi Bachelot et la réforme des collectivités locales qui affaiblissent les services publics avec chaque année un nombre d’emplois supprimés de plus en plus important. Au plan national, ce sont 150.000 emplois supprimés en 4 ans. Sur notre département ce sont plusieurs dizaines.

La venue de Sarkozy intervenait également la veille du sommet social. Ce dernier doit annoncer la mise en place de la TVA sociale et de nouveaux cadeaux au patronat. Pour la CGT, CFDT, Solidaires, FSU et UNSA ce sommet est un affichage politique préélectoral.

Sans le dire, ce sont de nouveaux efforts qui vont être demandés aux salariés. Dans la suite des plans d’austérité supportés à 80% par les salariés, c’est pour les acquis sociaux qui sont la cible de Sarkozy.

Dans le même temps, 210 milliards d’euros de dividendes ont été versés par les entreprises en 2010.

Environ 1000 Ariégeois et Ariégeoises étaient rassemblés à l’appel de l’intersyndicale

départementale CGT, CFDT, Solidaires, FSU et UNSA et du collectif de défense de l’hôpital de Lavelanet. Elles, ils étaient présents pour porter les propositions de l'intersyndicale en termes d’augmentation de salaire, d’alternative aux licenciements, taxation des mouvements spéculatifs…

Ce rassemblement s’est transformé de façon spontanée en manifestation. Une centaine de mètres parcourus, des forces de polices (civiles, CRS, GIPN,) en nombre disproportionné, se sont interposées,

nous avons sombré dans la démesure et les violences policières.

Des dizaines de manifestants ont reçu des éclats de projectiles de caoutchouc provenant de grenades de dispersion, d’autres ont été fortement intoxiqués par du gaz lacrymogène qui a nécessité un arrêt de travail conséquent pour l’une d’entre elle.

Des plaintes ont d’ores et déjà été déposées pour violences policières.

Parmi les victimes, des syndicalistes, des anonymes, des militants politiques, des élus mais aussi des enfants et des retraités, vomissaient en réaction aux gaz ; quel beau pays que le nôtre !

Certains peuvent toujours regarder ailleurs en donnant des leçons de démocratie…Ils seraient bien inspirés tant qu’ils sont encore au pouvoir de condamner de tels agissements sur le territoire Français. Cet acte inacceptable et gratuit doit tous nous interpeller sur les véritables motivations d’un gouvernement prêt à tout en ces périodes électorales pour afficher sa fermeté par des violences policières et s’attaquer ainsi aux droits individuels de chacun comme celui de manifester.

Les organisations syndicales CGT, CFDT, Solidaires, FSU, UNSA condamnent de tels agissements et s’interrogent sur :

Qui a donné l’ordre aux forces de l’ordre de nous tirer dessus ?

o Les services de sécurité de la Présidence de la République ?

o Le Préfet de l’Ariège?

o Le Directeur départemental de la sécurité publique ?

En tout état de cause les responsables quels qu’ils soient portent une grande responsabilité et ont fait preuve d’un manquement manifeste de discernement.


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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 18:04
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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:28

 

 

George ORWELL -de son véritable nom Eric BLAIR- (25 juin 1903 à Motihari au Bengale ; 21 janvier 1950).

 

Journaliste et "écrivain politique" anglais, combattant antifranquiste.

George Orwell n'est pas vraiment un anarchiste, sinon un "anarchist tory (conservateur)". S'il figure ici, c'est pour son magnifique livre, "Hommage à la Catalogne libre" (fruit de son expérience espagnole), mais aussi pour ses dénonciations des dangers du totalitarisme : "La ferme des animaux" et "1984".

Après une éducation anglaise, il s'engage en 1922 comme officier de police en Birmanie (colonie anglaise), mais il en démissionne en 1928 pour se consacrer à l'écriture. Sans argent il vit "Dans la dèche à Paris et à Londres", où il exerce divers petits boulots.

Fin 1936, alors que fait rage la Guerre d'Espagne qui met aux prises les républicains avec la tentative de coup d'État militaire menée par le « Caudillo » Francisco Franco, Orwell et son épouse rejoignent, par l’intermédiaire de l’Independent Labour Party (ILP), qui leur a remis des lettres de recommandation, les milices du POUM, après un bref détour par Paris, où Orwell rend visite à Henry Miller qui tente en vain de le dissuader de se rendre en Espagne.

 

Orwell, à son arrivée à Barcelone, est fasciné par l'atmosphère qu'il y trouve : lui qui l'année précédente se désolait de ne pouvoir rompre la barrière de classe qui sépare le bourgeois qu'il est de ces prolétaires qu'il était allé rencontrer, empêchant toute rencontre véritable entre les uns et les autres, découvre une société dans laquelle cette barrière, à ce qu'il lui semble, est en train de s'effondrer. Les milices du POUM, notamment, dans lesquelles il est nommé instructeur (grâce à l'expérience acquise dans ce domaine lors de ses années birmanes), lui apparaissent comme étant « une sorte de microcosme de société sans classes ».

 

Après avoir passé quelque temps sur le front d'Aragon, Orwell retourne à Barcelone, où il participe aux « troubles de mai » qui opposent les forces révolutionnaires au gouvernement catalan et au PSUC et qui verront la victoire de ces derniers. Il retourne au front où il est blessé à la gorge. Démobilisé, contraint de quitter clandestinement l'Espagne pour ne pas être arrêté (le POUM, dénoncé comme un « parti fasciste » par la propagande du PSUC, est déclaré illégal le 16 juin 1937), Orwell et son épouse gagnent la France, d'où ils rejoignent l'Angleterre.

 

Orwell, à son retour à Londres, est atterré par la manière dont les intellectuels de gauche (en particulier ceux qui appartiennent au Parti communiste ou en sont proches) rendent compte de ce qui se passe en Espagne, et notamment par les calomnies répandues sur le compte du POUM, systématiquement accusé d'être soit une organisation fasciste, soit une organisation manipulée par les fascistes : c'est dans l'optique de rétablir la vérité quant aux événements dont il a été témoin qu'il entreprend alors de rédiger son Hommage à la Catalogne qu'il fait paraître, avec quelques difficultés, en avril 1938.

 

« "On était en décembre 1936.(...) J'étais venu en Espagne dans l'intention d'écrire quelques articles pour les journaux, mais à peine arrivé je m'engageai dans les milices, car à cette date, et dans cette atmosphère, il paraissait inconcevable de pouvoir agir autrement. Les anarchistes avaient toujours effectivement la haute main sur la Catalogne et la révolution battait encore son plein.(...) C'était bien la première fois dans ma vie que je me trouvais dans une ville où la classe ouvrière avait pris le dessus. in: Hommage à la Catalogne »

 

À partir de ce moment, écrira-t-il en 1946, « tout ce [qu'il] a écrit de sérieux [...] a été écrit, directement ou indirectement, et jusque dans la moindre ligne, contre le totalitarisme et pour le socialisme démocratique ». Dans cette perspective, il se décide à adhérer à l'ILP au mois de juin 1938, estimant que « le seul régime qui, à long terme, peut accorder la liberté de parole est un régime socialiste ».

 

Il prend part aux événements de mai 1937, puis retour sur le front de Huesca où, le 20 mai, une balle lui traverse la gorge. Blessé et dégoûté des trahisons staliniennes, il rentre en Angleterre où il se remet à l'écriture. La guerre voit son engagement dans la garde nationale anglaise, puis il devient speaker à la BBC. En 1943, il est directeur de rédaction du journal "The Tribune" et ensuite envoyé spécial de "The Observer".

 

 

 

« C’était une journée d’avril froide et claire. Les horloges sonnaient treize heures. Winston Smith, le menton rentré dans le cou, s’efforçait d’éviter le vent mauvais. Il passa rapidement la porte vitrée du bloc des « Maisons de la Victoire », pas assez rapidement cependant pour empêcher que s’engouffre en même temps que lui un tourbillon de poussière et de sable.

Le hall sentait le chou cuit et le vieux tapis. À l’une de ses extrémités, une affiche de couleur, trop vaste pour ce déploiement intérieur, était clouée au mur. Elle représentait simplement un énorme visage, large de plus d’un mètre : le visage d’un homme d’environ quarante-cinq ans, à l’épaisse moustache noire, aux traits accentués et beaux.

Winston se dirigea vers l’escalier. Il était inutile d’essayer de prendre l’ascenseur. Même aux meilleures époques, il fonctionnait rarement. Actuellement, d’ailleurs, le courant électrique était coupé dans la journée. C’était une des mesures d’économie prises en vue de la Semaine de la Haine.

Son appartement était au septième. Winston, qui avait trente-neuf ans et souffrait d’un ulcère variqueux au-dessus de la cheville droite, montait lentement. Il s’arrêta plusieurs fois en chemin pour se reposer. À chaque palier, sur une affiche collée au mur, face à la cage de l’ascenseur, l’énorme visage vous fixait du regard. C’était un de ces portraits arrangés de telle sorte que les yeux semblent suivre celui qui passe.

 

Une légende, sous le portrait, disait : BIG BROTHER VOUS REGARDE. » extrait de 1984

 

 

« Bêtes d'Angleterre et d'Irlande,

Animaux de tous les pays,

Prêtez l'oreille à l'espérance

Un âge d'or vous est promis.

 

L'homme tyran exproprié,

Nos champs connaîtront l'abondance,

De nous seuls ils seront foulés,

Le jour vient de la délivrance.

 

Plus d'anneaux qui pendent au nez,

Plus de harnais sur nos échines,

Les fouets cruels sont retombés

Eperons et morts sont en ruine.

 

Des fortunes mieux qu'en nos rêves,

D'orge et de blé, de foin, oui da,

De trèfle, de pois et de raves

Seront à vous de ce jour-là.

 

O Comme brillent tous nos champs,

Comme est plus pure l'eau d'ici,

Plus doux aussi souffle le vent

Du jour que l'on est affranchi

 

La ferme des animaux (1945), extrait »

 

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 19:38

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:56

 

Bavures policières : la technique qui tue.

Sept policiers sont actuellement en procès à Grasse, dans les Alpes-maritimes. Accusés d’avoir tué un jeune homme, Hakim Ajimi, au cours d’une violente interpellation en 2008, ils seront fixés sur leur sort dans plusieurs semaines. En cause : la technique « d’asphyxie posturale » pratiquée par la police française sur les interpellés, interdite dans plusieurs pays européens mais toujours autorisée ici... malgré au moins cinq morts.

 

« Asphyxie mécanique consécutive à une compression thoracique et à une clef de bras pratiquées par les policiers avec trop de force et durant trop longtemps ». Telles sont, selon les expertises réalisées au cours de l’enquête, les causes de la mort de Hakim Ajimi. Violemment interpellé le 9 mai 2008 à Grasse (Alpes-maritimes) par deux policiers de la Brigade anticriminalité (BAC), le jeune homme de 22 ans est décédé peu après. Plusieurs témoins de la scène ont rapporté que les fonctionnaires, dont le procès se déroule actuellement à Grasse, ont continué à faire pression sur le dos et la nuque du jeune homme alors que, menotté à terre, il s’asphyxiait.

Cette technique d'interpellation, extrêmement violente, est interdite dans divers pays, notamment en Suisse et en Belgique. Selon Amnesty international, certains États américains l’auraient aussi proscrite. Pas la France. En 2010, la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) précisait les précautions à prendre quand les policiers envisagent d’en faire usage : « Lorsque l’immobilisation de la personne est nécessaire, la compression – tout particulièrement lorsqu’elle s’exerce sur le thorax ou l’abdomen – doit être la plus momentanée possible et relâchée dès que la personne est entravée par les moyens réglementaires et adaptés. Ainsi, comme le soulignent régulièrement les services médicaux, l’immobilisation en position ventrale doit être la plus limitée possible, surtout si elle est accompagnée du menottage dans le dos de la personne allongée. Il en est de même, a fortiori, pendant le transport des personnes interpellées. »

Au moins cinq morts par « asphyxie posturale »

Ces « gestes techniques professionnels en intervention » (GTPI), selon le jargon policier, servent aussi pour les reconduites à la frontière de personnes en situation irrégulière. C’est d’ailleurs dans un manuel d'instruction pour la Police aux frontières, relatif à l’éloignement par voie aérienne des étrangers en situation irrégulière, que l’on trouve des précisions : « L’escorteur exerce une traction sur le vêtement en lui imprimant un mouvement de rotation autour du cou. Il maintient cette pression entre trois et cinq secondes pour assurer la contrainte de régulation phonique et la relâche tout en gardant les points de contrôle. Le contrôle et le dialogue avec le reconduit sont maintenus en permanence. Le temps de pression et de relâchement ne doivent pas dépasser trois à cinq secondes. » Ces techniques déstabilisent l’individu physiquement, puisque le contrôle de la tête modifie les repères sensoriels. Elles diminuent sa résistance et l’empêchent de crier. Le manuel liste ensuite les atteintes traumatiques possibles selon la fréquence, la puissance et la force utilisées : « détresse ventilatoire et/ou circulatoire, défaillance de l’organisme, risque vital ».

Mohamed Ali Saoud, le 20 novembre 1998 à Toulon. Karim Aouad, le 20 février 2004 à Marignane. Hakim Ajimi, le 9 mai 2008 à Grasse. Lamine Dieng, dans le 20ème arrondissement de Paris, en juin 2007. Ali Ziri, le 20 juillet 2009, à Argenteuil...

 

Au moins cinq personnes sont décédées des suites de ces immobilisations, d’après plusieurs associations de défense des droits de l’homme. En 2007, la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour « violation du droit à la vie ».

 

 

Le 1er janvier 2012, Wissam El-Yamni, 30 ans, a aussi perdu la vie à Clermont-Ferrand peu après son interpellation jugée extrêmement brutale par des témoins. Encore une « asphyxie posturale » qui aurait dégénérée ? Plutôt que d’esquisser une once de remise en cause de ces techniques d’interpellation, le syndicat d’officiers et de commandants de police Synergie-officiers (second syndicat d’officiers, proche de l’UMP) préfère rappeler que « ce délinquant était très alcoolisé, sous l’emprise du cannabis et d’une forte dose de cocaïne lors de son arrestation, alors qu’il était dans un état d’excitation extrême et s’en était pris aux policiers en leur lançant des projectiles ». Malgré sa mort, les policiers clermontois auraient « fait de leur mieux pour maîtriser un individu déchaîné par la prise de ces substances ». Pas la moindre condoléance aux familles et amis des victimes.

 

Totale impunité

Jusqu’à présent, aucun policier n’a été condamné. Les fonctionnaires mis en cause dans la mort de Hakim Ajimi, en 2008, sont actuellement jugés au tribunal correctionnel de Grasse. Alors que les crimes relèvent de la cour d’assises. Et le procureur n’a requis que des peines avec sursis. Dans un rapport publié en 2011 consacré aux familles des personnes mortes lors de leur interpellation, Amnesty international rappelle que « dans les affaires où des responsables de l’application des lois sont mis en cause, l’enquête – lorsque enquête il y a – n’est pas conforme aux critères de rapidité, d’indépendance, d’impartialité et d’efficacité établis par les normes internationales relatives aux droits humains ».

L’organisation internationale suggère aussi l’utilisation de méthodes de contrainte « pleinement conformes aux normes internationales relatives aux droits humains, notamment la Convention européenne des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention des Nations unies contre la torture, le Code de conduite pour les responsables de l’application des lois (...) ». « Ne serait-il pas opportun que la France décide d’interdire le recours à des techniques d’immobilisation aussi risquées ? » interroge de son côté la Ligue des droits de l’homme. Rappelant qu’en France, la peine de mort a été abolie il y a trente ans... Vraiment ?

 

(Source texte : Nolwenn Weiler sur bastamag.net)

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:36

 

À compter du 1er janvier 2012, les poules pondeuses de l'Union européenne devraient théoriquement disposer d'un peu plus de place dans les cages collectives des élevages en batterie.
Elles vont passer de 550 cm2, soit la surface d'une feuille A4, à 750 cm2.

 

L'Europe veille à l'espace vital des poules, on est content pour elles...

Septembre 2011, une collègue accueille 32 élèves de grande section dans sa classe parisienne de 40 m2.
1,25 m2 par enfant...
Il n'y a pas d'autres alternatives : les enfants vont passer une année d'école vissés sur une chaise, à chuchoter.
Pas de coins jeux, pas de déplacements, pas d'échanges possibles.
À 5 ans.


Janvier 2012, deux collègues sont absents dans cette école d'une grande ville nouvelle.
Il n'y a pas de remplaçant.
Les enfants sont alors répartis dans les autres classes : 38 élèves pour tout le monde.
Une école entière privée d'enseignement.
Une batterie entière d'enfants de 3 à 5 ans va passer une journée dans des conditions de vie, de sécurité inimaginables.
Une journée puis une autre ici ou ailleurs.


Heureusement qu'il y avait quelques malades ce jour là !

C'est d'ailleurs un argument récurrent : en maternelle, on peut gonfler les classes parce qu'il y a des malades...

Les enfants français sont alors vraiment excessivement malades, parce que nul part en Europe, on n'entasse ainsi les élèves.

La moyenne européenne pour le préprimaire est de 1 enseignant pour 14,3 élèves !
Aucun pays européen ne traite si mal ses enfants, j'oserais dire pour l'avoir vécu : aucun pays de l'UE ne les maltraite autant.

Et si après les poulets, on s'occupait un peu de nos enfants...

Fixons 2 seuils vitaux pour les élèves de maternelle :

Un nombre de m2 par enfant en dessous duquel on ne peut descendre (on arrive bien à l'imposer pour les poulets, pourquoi pas chez les humains).

Un nombre d'enseignant par élève qui permette les apprentissages et une sécurité tant physique qu'affective :
un enseignant pour 25 élèves.


(Mais on ne demande pas mieux que de s'aligner sur les taux d'encadrement d'un modèle de réussite en matière d'éducation : la Finlande avec son enseignant pour 11,2 élèves en préprimaire...)

Après avoir garanti ces minimums vitaux pour l'enfant, on pourra parler d'apprentissages, de réussite scolaire et de la nécessaire formation des enseignants à la maternelle.

Allez, chiche !

(source texte : maternailes.net)

 

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:14

 

Communiqué de Sud Education

 

La saignée des postes se poursuit dans l’Education Nationale, aggravant toujours plus les conditions de travail des personnels et les conditions d’étude des élèves. Encore plus de 10000 postes en moins cette année, plus de 80000 depuis 2007 !

 

 

C’est bien la casse du service public de l’éducation qui se poursuit !

 

 

Les lycées professionnels sont particulièrement touchés cette année, dans le cadre d’un ensemble de projets visant à casser la formation professionnelle publique, au détriment, principalement, des élèves des classes populaires (loi relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie...).

Parallèlement, le ministère n’a pas encore pris acte du refus, par la profession, de son projet de réforme de l’évaluation des enseignants, qui représente l’avènement d’un management sur le modèle de l’entreprise capitaliste obéissant à des logiques comptables et non éducatives, mais aussi l’individualisation, la mise en concurrence, la caporalisation des personnels.

La notation-évaluation déjà mise en place pour les personnels non-enseignants a déjà démontré sa nocivité avec l’augmentation des pressions hiérarchiques, l’infantilisation des personnels, la gestion individualisée des carrières que l’on veut désormais étendre aux enseignants. La fédération SUD éducation dénonce ce projet et appelle à construire dans l’unité la mobilisation pour le contrer.

 

Le projet d’évaluation des enseignants doit être retiré !

Les modalités d’évaluation-notation des personnels administratifs, ouvriers, de santé et du social doivent être abandonnées !

Tous les postes supprimés doivent être rétablis !

 

C’est sur ces revendications que SUD Education appelle tous les personnels de l’Education Nationale, de la maternelle à l’université, à se mettre en grève le 31 Janvier 2012, et à se réunir en assemblées générales pour déterminer les suites de l’action.

Elle les appelle également à manifester leur opposition à ces mesures et suppressions de postes sous les formes les plus adaptées à la réalité locale de la mobilisation : reconduction de la grève là où c’est possible, manifestations, rassemblement – boycott des comités techniques, etc.

Elle s’adresse dès aujourd’hui aux fédérations de l’éducation nationale pour leur proposer de s’associer à cet appel.


Rappelons également (si nécessaire) que les (dé)mesures de carte scolaire contribuent encore, et encore au démentèlement de l'école maternelle et à l'asphyxie des RASED...

Chaque jour on apprend les projets de suppressions massives de postes occupés par des maître-sse-s G !!!

 

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 18:10

 

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(Shame on you. Collages sur toile, 72 x 110. Jean Rumain )

 

Des inégalités salariales aux violences sexuelles : le quotidien des femmes au travail

 

En France, la moitié des salariés sont des femmes. Aux inégalités de salaires et de carrières persistantes, qui se répercutent au moment de la retraite, s’ajoutent des violences sexistes et sexuelles : chaque année 3 000 viols sont perpétrés sur le lieu de travail, souvent dans une quasi-impunité. Des associations et des syndicalistes se mobilisent sur ce sujet encore tabou.

 

 

« À travail égal, salaire égal ! » Le slogan date de… 1972. Quarante ans plus tard, on est évidemment loin du compte. En 2008, les écarts salariaux moyens entre hommes et femmes sont de 23,6 % dans le secteur privé et de 17 % dans la fonction publique d’État. Et à l’heure où sonne la retraite, les femmes perçoivent, en moyenne, 40% de moins que les hommes. La structure même de l’emploi explique en grande partie ces différences de revenus. Puisque les messieurs ont des carrières plus complètes – les trois quarts des temps partiels sont occupés par des femmes – et davantage d’emplois qualifiés, donc mieux payés.

La lutte contre les temps partiels imposés, dont le nombre a explosé depuis les années 1990, apparaît cruciale. Les syndicats doivent aussi faire de la lutte contre les inégalités hommes/femmes une question prioritaire. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. « Il y a des accords de principe, mais peu de bagarres sont menées, souligne Annick Coupé, de l'Union syndicale Solidaires. Il semble que ce soit toujours moins grave pour une femme d’avoir un salaire réduit. »

 

Des inégalités peu combattues

En 2008, au moment, où débute la crise, des négociations sont menées entre les syndicats et le patronat. Les mesures d’aides au chômage partiel sont activées. « C’est très bien. Il fallait le faire, commente Annick Coupé. Mais qui s’est déjà posé la question des salaires amputés des caissières, par exemple ? Qui s’est demandé comment, elles, bouclent leurs fins de mois ? Il est encore très ancré que les salaires des femmes viennent en appoint. »

Divers textes, arrachés au fil des années, mentionnent l’obligation pour les partenaires sociaux de négocier sur ces questions. En 1983, est imposé le rapport annuel de situation comparée (RSC) entre les hommes et les femmes, pour les entreprises de plus de 300 salariés du secteur privé. À partir de 2001, direction et syndicats sont tenus de négocier sur l’égalité professionnelle.

Cinq ans plus tard, en 2006, apparaît l’engagement de réduire les écarts salariaux. Des mesures permettant de supprimer les écarts de rémunération doivent être prises avant le 31 décembre 2010. Et, depuis le 1er janvier dernier, les entreprises d’au moins 50 salariés doivent disposer d’un accord collectif sur l’égalité professionnelle ou, au minimum, d’un plan d’action.

Mais ce dernier impératif n’est, pas plus que les précédents, assorti de mesures réellement coercitives. « Si rien n’a été mise en place au moment où passe l’inspecteur du travail, l’employeur a six mois pour remédier à la situation. Au terme de ce délai, il peut-être condamné à des pénalités financières d’un montant maximum de 1% de la masse salariale... mais cela reste à apprécier par l’inspecteur », regrette Annick Coupé.

 

Décontamination mentale

L’emploi des femmes pâtit aussi de la très inégale répartition de l’exercice des responsabilités familiales. « Les hommes n’assurent que 35 % des tâches domestiques, et cette proportion n’évolue que très lentement : le ratio n’a augmenté que de 3 % entre 1986 et 1999 ! », rappelle Annick Coupé. Elle souhaiterait que syndicats, patronat et pouvoirs publics encouragent davantage les hommes à prendre leurs congés paternité et parental. « Alors que les hommes en couple restent, pour 90 % d’entre eux, à temps plein quel que soit le nombre de leurs enfants, les femmes ne sont plus que 68 % à travailler à temps complet avec un enfant et seulement 39 % avec plusieurs enfants », détaille l’ Observatoire des inégalités.

Selon Dominique Meda, sociologue, interviewée par nos confrères d’ Alternatives économiques, il faudrait aussi « soumettre l’ensemble de la société à une grande "décontamination", à une radiographie de tous les stéréotypes de genre qui expliquent, de proche en proche, l’ensemble des inégalités : petites filles moins encouragées dans les petites classes, stéréotypes sur les métiers "féminins" et "masculins" véhiculés par les familles, le corps enseignant et les médias tout au long de la scolarité, préjugés sur les rôles familiaux qui font obstacle à un partage égal des responsabilités professionnelles… »

 

3 000 viols au travail par an

Très répandues dans le monde du travail, et le plus souvent impunies, les violences sexistes et sexuelles participent elles aussi à une persistance des inégalités, en même temps qu’elles les génèrent. Le seul sondage national sur ce sujet date de 1991 [2]. 19 % des femmes actives déclarent alors avoir été victimes ou témoins de harcèlement sexuel au cours de leur vie. Seize ans plus tard, en 2007, une enquête de l’Insee montre que près de 5 % des viols dont les femmes sont victimes se produisent sur le lieu de travail. Soit environ 3 000 par an.

Sur les 400 dossiers suivis en 2010 par l’Association européenne de lutte contre les violences sexuelles et sexistes au travail (AVFT), on relève 37 % de harcèlement sexuel, 36 % d’agressions sexuelles et 17 % de viols. « Sachant que, dans la plupart des cas, il y a cumul d’infractions », souligne Marilyn Baldeck, juriste et déléguée générale de l’association.

Dans 80 % des cas, l’agresseur est un supérieur hiérarchique. Les 20 % restant sont commis par des collègues. Tous les corps de métiers sont concernés : bâtiment, bibliothèque, consulat, groupe de cosmétique, café, secteur aéronautique, armée, ministères... font partie des nombreux secteurs répertoriés par l’association en 2011.

 

Impunité pour tous, ou presque

« Je savais que ça existait, mais quand ça m’est tombé dessus, je n’ai rien compris », raconte Julie, 27 ans, secrétaire dans un hôpital. « Un soir, alors que je m’apprêtais à quitter le boulot, mon supérieur hiérarchique m’a passé la main sous le tee-shirt, il m’a touché les seins, et le bas du ventre. » Très en colère, et décidée à faire respecter ses droits, elle est allée porter plainte au commissariat, où elle a été très bien reçue. « Mieux que par ma direction, note-elle, qui m’a dit que j’avais sans doute mal interprété son geste et qu’il valait mieux que je me taise. »

Convoquée à plusieurs reprises au commissariat, puis soumise à une expertise psychologique, Julie a finalement reçu, huit mois après avoir porté plainte, la notification de classement sans suite de sa plainte, pour « preuves insuffisantes ». Pour le moment, son agresseur continue tranquillement d’aller au travail. Alors qu’elle a été arrêtée plusieurs mois, et a subi, à la suite de cette agression, divers soucis familiaux. Qu’elles dénoncent des viols, des agressions sexuelles ou du harcèlement sexuel, les femmes sont bien souvent punies plutôt que félicitées d’avoir osé parler. Leur contrat de travail est rompu, pour diverses raisons : démission, licenciement suite à une déclaration d’inaptitude par la médecine du travail, licenciement pour faute (!), etc.

« Les harceleurs agissent parce qu’ils ont une quasi-certitude d’impunité, regrette Marilyn Baldeck. En 2009, il y a eu 78 condamnations pour harcèlement sexuel. Dont 25 % cumulés avec des agressions sexuelles. » Et selon les juristes de l’AVFT, ce très faible pourcentage de condamnations est directement lié à la définition même de l’infraction, trop évasive. « La loi ne dit pas ce qu’est le harcèlement. Il est écrit : “Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle.” Mais les violences sont beaucoup plus larges que les comportements visant à coucher. Ce devrait être tout ce qui gâche la vie des victimes, peu importe l’intention du harceleur ! » Dans la législation européenne, dont la France est censée devoir s’inspirer, l’intentionnalité de l’auteur n’est pas requise. Les effets du comportement dénoncé peuvent suffire à caractériser l’infraction.

 

Des délits qui ne sont pas des blagues

Attouchements, obligation à regarder des sites pornographiques, confidences intimes, blagues qui ne font rire que ceux qui les formulent, agressions, viols… Les comportements pouvant plomber la vie des femmes au travail sont divers et variés. « Mais le mal-être généré n’est pas exprimé par les femmes, constate Annick Coupé. Elles sont convaincues de ne pas être normales. Elles se débrouillent avec ce qui leur arrive. »

Et les syndicats ne sont pas assez présents à leurs côtés. « Nous avons trop souvent tendance à renvoyer les personnes qui s’adressent à nous vers des associations. Ou, pire, à minimiser le problème. Ce qui nous décrédibilise totalement », ajoute Christophe Dague, de la CFDT, en charge du programme Respectées. Instauré en 2009, le dispositif propose formations et sensibilisations des militants : délégués syndicaux, délégués du personnel, conseillers prud’hommes, conseillers du salarié…

« L’objectif est que ces militants soient identifiés comme aidants par les victimes et qu’ils fassent de la prévention », explique Christophe Dague. À Solidaires, la formation des délégués syndicaux devrait commencer cette année. « Il s’agit de rappeler que cela existe et dire que ce n’est pas extra-syndical. Seule la vigilance collective peut être efficace. C’est trop compliqué pour les victimes de se défendre seules, explique Annick Coupé. Mais cette première prise de conscience rencontre beaucoup de résistance. Trop d’entre nous restent persuadés qu’il s’agit d’une affaire privée. »

 

Responsabilité de l’employeur

Au sein des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), dans les commissions égalité, en tant que délégués syndicaux ou délégués du personnel, chacun peut, à son échelle, faire de la prévention. « Nommer les infractions est un préalable indispensable », explique Frank Mikula, président de l’Union des navigants de l’aviation civile (Unac). C’est l’objet du bulletin édité par le syndicat et qui a été distribué en 2011 aux 15 000 stewards et hôtesses de l’air d’Air France. « Avec, en plus, la formation de nos délégués, nous espérons agir en amont des violences, en plus de pouvoir accueillir les victimes. »

« Nous entendons aussi mettre les employeurs face à leurs responsabilités, insiste Frank Mikula. Une hôtesse de l’air d’une cinquantaine d’années est venue me raconter il y a peu qu’elle s’était plainte à son manager du fait que son commandant de bord lui avait posé la main sur les cuisses. “ À ton âge, du devrais être flattée”, lui a-t-il rétorqué. C’est absolument scandaleux ! Je suis allée voir la direction des ressources humaines pour qu’ils se rendent compte que le défaut de formation et d’information de leurs équipes est grave, et qu’il faut y remédier ! »

Dans le code du travail, il est précisé que l’employeur doit prendre des mesures pour prévenir le harcèlement et les agressions sexuelles et sexistes. « Et tout le monde a des prérogatives statutaires et légales sur ces questions, reprend Marilyn Baldeck. Le médecin du travail peut exiger de l’employeur qu’il trouve une solution. L’inspecteur du travail peut saisir le procureur et diligenter une enquête. Mais cela n’a jamais été une priorité et, en plus, ces deux corps sont en train de disparaître purement et simplement. »

 

 

Tolérance zéro

 

Pour Annick Coupé, il est important de « rappeler les souffrances vécues » pour éclairer les uns et les autres. L’instauration de la tolérance zéro semble aussi indispensable. « Il faut faire des rappels à la règle réguliers, reprend Christophe Dague. Les agresseurs savent mesurer leurs risques. Si le cadre d’équipe dit et répète que ce ne sera pas toléré. S’il précise que les sanctions seront immédiates, licenciement inclus, les gars ont – curieusement – moins de pulsions sexuelles irrépressibles… »

« Le monde du travail doit participer à la transformation de notre société vers plus d’égalité entre les hommes et les femmes », insiste Annick Coupé. Les acteurs associatifs et syndicaux qui ont entamé ce long mais indispensable travail concèdent que cela prend du temps… et que ce n’est jamais gagné. Raison de plus pour s’y mettre au plus vite.

 

(source texte : bastamag.net)

 

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Published by jean-rumain
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