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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 23:41

 

 

Objet de révolte

 

 

 

 

Communiqué du SNUIPP 62 :



Pour nous, c’est le 31 janvier /101 grèves et manifestations pour l’école

A la rentrée 2012, 5 700 postes d’enseignants seront purement et simplement supprimés dans l’école primaire, le SNUipp-FSU lance un appel national à 101 grèves et manifestations pour l’avenir de l’école.

Dans notre académie (Lille), ce sont 1020 postes qui sont supprimés, dont 399 pour le 1er degré.

Postes langues, remplacement, Rased, maternelle, animateurs, Ctice, formateurs, conseillers pédagogiques, ASH, fermeture de classes, fermetures d’écoles, fusions, regroupements... tous les secteurs de l’école sont touchés.

Faites mieux avec moins, encore et toujours : tel est le crédo du ministre de l’éducation qui feint d’ignorer les conséquences désastreuses d’un budget calamiteux, tout particulièrement pour nos élèves les plus fragiles, pourtant de plus en plus nombreux, crise oblige...

Exit les deux ans de l’école maternelle, remplacements sacrifés, fn programmée des Rased... telles sont les conséquences d’un programme clairement défni pour supprimer 5 700 postes à la rentrée prochaine.

Grand adepte des comparaisons internationales, le ministre néglige de dire qu’avec moins de six enseignants pour 100 écoliers, la France est pourtant bien mauvaise élève.

L’aide aux élèves en difficulté sera la grande perdante, loin du fameux objectif de diminuer l’échec scolaire par trois au début du quinquennat.

D’ores et déjà certains départements connaissent le nombre d’enseignants en moins pour septembre 2012.

Budget, suppression de postes, formation, évaluations, carrières, salaires... Autant de raisons d’agir !

Avec 101 grèves et manifestations, le SNUipp lance un appel national pour l’avenir de l’école !

Le 31 janvier en sera un temps fort à Paris comme en province : de nombreux départements appelleront ce jour à l’action.

Partout, tout au long des mois de janvier, février, soyons nombreux !

 

Communiqué du SE UNSA 62 :



carte scolaire, grève du 31 janvier

Carte scolaire : mobiliser !!! Les cartes scolaires se suivent et se ressemblent. A l’issue de ce quinquennat, 80.000 emplois d’enseignants seront passés à la trappe, alors que dans le même temps, l’École aura dû accueillir plus de 100.000 élèves supplémentaires. Notre académie est la plus touchée, avec 1020 suppressions, dont 399 dans les écoles !

Suite à notre dépôt d’alerte sociale, nous avons été reçus par la rectrice vendredi 13 janvier. Elle nous a informés de la répartition des suppressions entre le Nord et le Pas-de-Calais dans les écoles :

Département du nord : - 236 postes

Département du Pas-de-Calais : - 163 postes

Les maternelles seront à nouveau impactées violemment, notamment à travers le recul de la scolarisation des moins de 3 ans, mais aussi tous les postes « hors classe »…. Par ailleurs, il n’est pas possible que la promesse du président (« pas de fermetures de classes ») soit respectée.

Le 2ème point de l’alerte sociale portait sur l’aide administrative aux directeurs d’école. Là non plus, le gouvernement ne respecte pas son engagement et nous l’avons rappelé à la rectrice.

Cette rencontre nous conforte dans la nécessité d’une riposte franche et massive. Nous serons tous en grève mardi 31 janvier ! L’ensemble des acteurs du système éducatif (enseignants, parents, élus, monde associatif…) doit se mobiliser pour repousser cette politique destructrice et régressive.

Vous risquez une fermeture ou espérez une ouverture ?

(...)

RASED: Les réseaux d’aide risquent de payer un lourd tribut pour cette carte scolaire qui va encore retirer de nombreux postes à notre département. Afin de préserver au mieux les postes de maîtres E, de maîtres G et de psychologues scolaires, nous demandons aux directeurs de bien vouloir transmettre ce mail et la pièce jointe (à nous retourner) au réseau d’aides s’il y en a un rattaché à leur école.

SEGPA en danger: L’UNSA-Education a participé à un Groupe de Travail SEGPA à l’Inspection Académique mercredi 11 janvier. Lors de ce Groupe de Travail, l’Inspecteur d’Académie nous a présenté les pistes de réflexion concernant l’avenir des SEGPA. Malheureusement, le contexte de saignée budgétaire que notre académie subit ne permet pas d’envisager les propositions qui nous ont été présentées avec sérénité…

L’argument principal est que nous scolarisons proportionnellement beaucoup plus d’élèves en SEGPA que les autres académies. Certes, mais la réalité sociale de notre académie est bien là !

Une politique plus inclusive est envisagée. En d’autres temps, et avec d’autres interlocuteurs au ministère - pourquoi ne pas y réfléchir ? Mais dans l’état, comment imaginer un seul instant que les classes seraient alors allégées et que des aides seraient mises en œuvre… alors qu’on a supprimé ces aides (RASED !) qui existaient dans les écoles ?...

Le SE-UNSA sera reçu en audience par la rectrice mercredi 18 janvier. Les SEGPA seront à nouveau à l’ordre du jour.

Nous continuerons à nous battre pour que tous nos élèves puissent êtres accueillis dans la structure qui leur convienne le mieux. Nous refusons que la seule logique d’économie budgétaire guide les décisions en matière éducative.

 

Communiqué du SNUDI-FO 62 :



Retrait des textes sur l'évaluation

Abandon de toutes les suppressions de postes

GREVE NATIONALE le 31 janvier

 

 

Communiqué de Sud Education :

Pour SUD, la multiplicité des revendications appelle l’unité des luttes.

Le 15 décembre2011, à l’appel d’une intersyndicale nationale, une grève avait mobilisé l’ensemble de la profession, premier et second degré, révoltée contre l’ignominie d’un projet de mise au pas : les nouvelles modalités d’évaluation, dévolue dans les faits au seul supérieur administratif direct dans le secondaire, et centrée sur des objectifs qui relèvent moins de considérations pédagogiques que de l’adhésion à des projets d’établissements, ou à ceux du chef d’établissement. Ces nouveaux dispositifs visent bien à domestiquer les enseignants et à restreindre leur capacité de résistance dans le contexte de la mise en place de réformes contestées et des suppressions massives de postes qui les accompagnent et qui se poursuivent.

SUD éducation a participé aux mobilisations du 15 décembre en dépit d’une très mauvaise date : mais il fallait réagir au projet du gouvernement et préparer les suites nécessaires de cette bataille. Ainsi lors de l’interfédérale du 4 janvier, la Fédération SUD éducation a proposé un appel à la grève premier et second degré et à des Assemblées générales, vers le 18 janvier idéalement, ou le 31 si cette date proposée par le SNES recueillait les suffrages des organisations. Nos propositions n’ont pas été reprises.

Dans cette configuration nouvelle, SUD éducation définira sa position sur la grève du 31 janvier lors de ses instances nationales qui se tiendront le 19 janvier, avec l’objectif de contribuer à la construction d’un mouvement social dans l’éducation.



Communiqué de la CNT 59-62 :


  ardoise-ecole-greve-31janv2012-chat-cnt.jpg

Éducation : halte aux suppressions de postes & à la dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels !

Après les 40 000 supprimés depuis 2008, les 14 000 nouvelles suppressions de postes annoncées par Luc Chatel sont une étape supplémentaire dans la politique de destruction de l’école publique que les ministres de Sarkozy auront pratiquée pendant 5 ans.

Les promesses n’engagent que ceux qui croient les menteurs, pourtant Sarkozy avait promis au printemps dernier qu’il n’y aurait plus de fermetures dans le primaire. Alors que les postes de non-enseignants sont en voie de disparition et que les réseaux d’aide sont exsangues des successives suppressions de postes, il faudra que le primaire liquide 5 700 postes. Dans les villes, ce seront des classes surchargées qui empêcheront un suivi des élèves en difficulté. Dans les campagnes s’ajoutera une généralisation des classes à cours multiples, rendant le métier plus contraignant pour les enseignants. Comment apprendre à lire à 32 CP-CE1 ? Comment gérer des quadruples niveaux à 28 élèves ?

Le secondaire est aussi largement touché avec plus de 6 500 postes à rendre. Alors que la difficulté des conditions de travail et le manque de reconnaissance de la profession poussent des collègues jusqu’au suicide, Luc Chatel n’a comme unique réponse qu’une nouvelle vague de suppressions de postes. Pourtant, comment garantir la « réussite de tous » avec les tailles disproportionnées que peuvent prendre les classes, comment gérer des terminales de 38 élèves ? Mais les suppressions de postes contribuent aussi à un abaissement de l’éventail éducatif, la disparition de l’enseignement de l’histoire en terminale S constituant un sinistre exemple de l’abandon d’une politique éducative générale permettant à chacun d’acquérir une culture générale suffisante. Les seuls recrutements que le Ministre opère sont ceux d’Équipes Mobiles de Sécurité et autres agents de sécurité qui participent un peu plus au climat délétère qui peut régner dans certains établissements.

Toute les académies sont touchées, même celles dont les effectifs sont en augmentation, faisant fi de toute perspective. Pourtant Luc Chatel nous assure que le niveau d’encadrement reste suffisant. Mais comment se fait-il que les annonces de recrutements de chômeurs sur des postes d’enseignants se multiplient dans les Pôles Emploi ? Comment se fait-il que le nombre de remplacements non assurés augmente chaque année ? La seule réponse est que cette politique s’inscrit bien dans la déconstruction du système éducatif, préparant ainsi la privatisation de l’enseignement.

Dans le Nord Pas-de-Calais, les 1 020 suppressions de postes annoncées pour la rentrée 2012 toucheraient aussi bien le premier et le second degrés que les postes administratifs et auraient pour conséquence la dégradation des conditions de travail des personnels et des élèves (fermetures de classes, de sections, d’établissements, augmentations du nombre d’élèves par classe, extinctions de certains corps de personnels, disparition des RASED, torpillage du remplacement, liquidation de l’enseignement professionnel au profit de systèmes privés ou semi-privés…).

Face à tous ces coups, il n’est pas question d’attendre un quelconque sauveur, au risque de se réveiller avec les mêmes liquidateurs au pouvoir. Il est temps d’en finir avec les mobilisations éparpillées qui ne nous ont menées à rien ces dernières années. Seul un mouvement fort et prolongé, s’appuyant sur les décisions prises par la base, sera à même de créer le rapport nécessaire à l’arrêt de ces suppressions et à la mise en place d’une politique éducative tenant compte des besoins des élèves et des personnels.

Des préavis couvrent les personnels souhaitant se mettre en grève dès aujourd’hui. La CNT 59/62 soutient les actions déjà mises en place. Elle appelle à coordonner et amplifier ces actions en les faisant converger le 31 décembre (date de la prochaine grève nationale & intersyndicale dans l’éducation) et en préparant d’ores et déjà la suite du mouvement.







(vote ou pas),

le 3° tour se prépare aujourd'hui...

Convergence des luttes !!


 

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 22:45

 

 

 

 

 

Facebook piraté : Hoax ou réalité ???

en tout cas c'est là.

 

- On vient de l'entendre sur Europe1!!! le site Facebook est piraté et des idiots émettent des vidéos et photos pornographiques avec votre nom sur les murs ou les profils de vos amis sans que vous le sachiez, mais vos amis peuvent les voir et considérer qu'elles viennent de vous. Copiez ce message sur votre mur, et publiez le pour garder votre image propre vis à vis de vos amis.

 

-

Il est fort possible que ce soit vrai..le pouvoir des hackers est sans limite...Il permet aussi de faire connaître de contenu de sites...identitaires...(Cf Lyon 14 janvier !!!)....NEANMOINS.... il est clair que dans les semaines et mois à venir, les réseaux sociaux vont prendre de l'ampleur et de l'importance...Bref, si j'étais un gouvernement menacé...d'expulsion au mois de mai, je ferais en sorte que le moins de personnes possible ne participe à ces réseaux, par exemple en faisant planer une ..menace

 

- et :  ça ne nous empêche pas de continuer

 

 de LUTTER (notamment) ici...

 

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 20:49

 

Comment Candide, rencontrant son ancien maître,
découvrit notre système scolaire
et ce qui advint de son optimisme…

J’ai eu peur mon cher Maître, de vous avoir perdu,
Après toutes ces années, qu’êtes-vous donc devenu ?

Je dirige, Candide tout un système scolaire
Le plus grand, le plus beau de notre système solaire !
Lis donc ces documents et vois notre talent
Pour prendre des mesures en à peine cinq ans.

(Deux heures plus tard)

Ayant lu avec toute l’attention qui se doit
J’avoue ne pas comprendre certains de vos exploits.
Pourquoi vous refusez l’accès en maternelle
A des petits auxquels ça eut donné des ailes ?

Me crois-tu devenu soudain irresponsable
Pour les avoir privés de leurs jolis cartables ?
Je t’assure qu’ils sont plus heureux chez leur nourrice
qu’entassés et pleurant dans une classe à 36 !

M'en direz-vous autant pour tous ces lycéens
Dont les parents soucieux s’inquiètent au plus haut point ?
Où est donc l’intérêt, puisqu'on les ratatine,
D’appliquer un rangement réservé aux sardines ?

Tu penses comme au passé ignorant désormais
Que nous ne craignons plus les cohortes élevées.
Nos parcours aujourd'hui sont « personnalisés »
J'ai une formule magique : « individualisez » !
Ne nous abaissons plus à penser quantité,
Quand nous avons pour guide la noble qualité !

Ça ne doit pas être aisé pour vos jeunes professeurs,
Surtout quand ils ne voient plus un seul formateur.
Pourtant les étudiants se plaignaient à raison
Même en IUFM d'un manque de formation.

Lancés dans le grand bain des pires situations
Nous verrons mieux ainsi tous ceux qui surnageront.
Crois-tu qu’en formation différence il y a
Qu’on la reçoive par l’État ou sur le tas ?

Pourquoi avoir supprimé la classe du samedi ?
La semaine de 4 jours recueille bien des lazzi.

Car avant de devoir se retrousser les manches
Chacun souffle en famille puis… boulot le dimanche !

Vous avez imposé l’aide personnalisée
Aux élèves les plus faibles, ceux en difficulté.
Matin, midi ou soir, on frôle l'overdose,
Quand les autres enfants jouent ou bien se reposent…

Encore une belle idée que j'assume pleinement :
Aux élèves les plus faibles d'être les plus résistants !

Mais comment justifier ce qui semble être un drame,
Avoir encore une fois modifié les programmes ?

Si nous avions voulu vraiment les appliquer
Il aurait trop fallu de choses chambouler.
Les programmes – qu’ils soient scolaires ou politiques -
Sont écrits pour rassurer l’opinion publique !

De toutes les nations de notre continent
Vous affichez le pire des taux d'encadrement !

Je respecte le Grenelle de l’environnement !
Les élèves entassés se chauffent mutuellement.
Et le bilan carbone pendant mon ministère,
Restera dans l'histoire comme étant exemplaire !

Vous manquez tout de même souvent de professeurs
Et c'est bien Pôle emploi qui joue les recruteurs.
Comment expliquez-vous de devoir appeler
De simples étudiants et même des retraités ?

Ainsi les étudiants entrent dans la vie active,
Et nos vieux sortent enfin d'une vie trop passive !

Vous deviez diviser par trois l’échec scolaire.
Or, c’est bien des RASED qu’il ne reste qu'un tiers.

Isolés, démunis face à l'échec scolaire,
Les profs progresseront pour se tirer d'affaire !

Et pendant les vacances, au lieu d'être à la mer,
Ces stages pour les enfants en échec scolaire ?

Une remise à niveau...mais du pouvoir d’achat
Pour nos chers enseignants au salaire raplapla !

Oui, vos professeurs sont très mal rémunérés,
Est-ce trop demander que de les augmenter ?

En maintenant si basses leurs rémunérations,
Ils connaissent bien la vie de la population.
Ils ressentent mieux ainsi chaque difficulté,
Tout comme quand un médecin est déjà enrhumé !

C'est fini la retraite à cinquante-cinq ans
Il faudra patienter encore près de dix ans ?

Il faut gérer ensemble des problèmes similaires,
Qu’on ait l’âge d’un enfant ou celui de grand-mère
Car dans chacun des cas au final il ne reste
Que deux priorités : les couches et puis la sieste ! (rires)

Maître, vous me troublez, votre humour est cynique
Et fausse ma vision du devoir étatique.
Je compte encore sur vous, apportez vos lumières :
D'où vient la suppression de la carte scolaire ?

Si tu vois dans quel état de délabrement
Sont restés certains de nos établissements,
Tu comprendrais alors que nous encouragions
Les meilleurs à tenter cette forme d’évasion !

Je reconnais mon maître qui a réponse à tout.
Mais j’aimerais poser mes questions jusqu’au bout.
Pourquoi diable évaluer des élèves en janvier
Sur des notions qu’ils n’ont pas encore étudiées ?
Et cette notation que vous appelez binaire,
Je la juge franchement on ne peut plus sévère !

Tu ne mesures pas leur chance en vérité
De découvrir la suite en exclusivité !
Quant à la correction voulue au ministère
Elle vient récompenser les meilleurs du primaire.
Enfin grâce à nos primes de quatre cents euros
chacun a su faire une bonne tête aux totaux !

Vous avez la dent dure et des termes vengeurs
Quand vous vous en prenez aux désobéisseurs.
Vous faites réellement preuve de méchanceté
En affirmant qu’ils se sont trompés de métier !

Tu n' sais pas tout Candide. Avant la politique,
J’apportais mes services au monde des cosmétiques.
Ensuite j'ai présidé aux destins du tourisme !
J'ai donc, comparé à ces barbus gauchistes,
Une grande expérience du changement de métier
Que j'aimerais à mon tour les amener à goûter !

Et pour les jours de grève, vous imposez en somme
A toutes les communes le service minimum ?

A ma grande surprise, quand il y a des grèves
Les gens s’en aperçoivent, et vois-tu, ça m'énerve !
Le service minimum va les rendre invisibles
Et même pour tout te dire, en partie inutiles.
En évitant aux profs d'aller manifester,
C'est leur pouvoir d'achat que je veux préserver !

Tout de même, je sursaute, quelque chose m'affole,
Vous réintroduisez la morale à l’école ?

Ah... l’argent fait régner partout la corruption,
Tu serais effrayé du nombre de biftons !
En ayant pour bagages la morale à leur guise,
Nos élèves seront moins tentés par les valises !

Mais comment justifier qu'il y ait moins d'EVS
Pour tant d’handicapés qui sombrent dans la détresse ?

C’est que nous avons fait le difficile pari
De développer chez eux toute leur autonomie !

Sans vouloir abuser, vous voulez de l'anglais,
Dans les classes maternelles tout au long de l'année.
Or je lis, étonné, dans le même moment
Que vous faites la chasse à vos intervenants !

Tous nos maîtres d'école, miraculeusement
Ont eu, non sans surprise, soudain leur agrément !
Avec moins d'assistants, ça devait être pire,
Or nos instituteurs parlent la langue de Shakespeare !

Si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
Pourquoi toutes ces banderoles sur les façades qui grondent ?

Nous voulions que les maîtres, en art soient bien à l'aise
Pour garder l'exception culturelle française !

Je dois prendre congés e vous fais confident.
En secret Cunégonde porte caché notre enfant.
Dites-moi juste le nom du pays si brillant
Où l'on vous a laissé exercer vos talents.

Je t'invite à y vivre, malgré ton ignorance !
Réfléchis grand dadais, ce pays c’est la France !

Merci pour ce conseil, je saurai l’éviter,
Et j’emmène Cunégonde en Finlande accoucher !

(par Sylvain Grandserre sur    reseaueducation.blogspot.com  )

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:52

 

 

Un arrêté anti-tracts sur le marché à Valenciennes

 

 

 

La municipalité demande à ceux qui tractent de se soumettre à autorisation 15 jours avant.

 

 

 

Un arrêté municipal qui ne passe pas inaperçu à Valenciennes. La ville interdit désormais la distribution de tracts publicitaires, dépliants et imprimés sans l'autorisation du maire ... motif invoqué : la propreté sur la voix publique. Une décision qui fait débat.

  

  

 

 
 
Objet de révolte

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:40

 

 Nous sommes les persecutés De tous les temps et de toutes les races Toujours nous fumes exploités par les tyrans et les rapaces Mais nous ne voulons plus flechir Sous le joug qui courba nos peres Car nous voulons nous affranchir de ceux qui causent nos miseres Refrain : Eglise, Parlement, Capitalisme, Etat, Magistrature Patrons et Gouvernants, liberons nous de cette pourriture Pressant est notre appel, donnons l'assaut au monde autoritaire Et d'un coeur fratenel nous realiserons l'ideal libertaire Ouvrier ou bien paysan Travailleur de la terre ou de l'usine Nous sommes dès nos jeune ans Reduits aux labeurs qui nous minent D'un bout du monde à l'autre bout C'est nous qui creons l'abondance C'est nous tous qui produisons tout Et nous vivons dans l'indigence Refrain L'Etat nous ecrase d'impots Il faut payer ses juges, sa flicaille Et si nous protestons trop haut Au nom de l'ordre on nous mitraille Les maitres ont changés 100 fois C'est le jeu de la politique Quelques soit ceux qui font les lois C'est bien toujours la même clique Refrain Pour defendre les interets Des flibustiers de la grande industrie On nous ordonne d'etre prets A mourrir pour notre patrie Nous ne possedons rien de rien Nous avons horreur de la guerre Voleurs, defendez votre bien Ce n'est pas à nous de le faire Refrain  
 (Attribué à Sébastien Faure) 
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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 15:47

 

Faute de places, un appel sur deux au

 Samu social n'aboutit pas

Des milliers de demandes d'hébergement n'ont pu être satisfaites en décembre. La situation des couples avec enfants est critique.

 

Près d’un appel sur deux (49%) au numéro du Samu social, le 115, n’a pas abouti à une solution d’hébergement en décembre, par manque de place, une proportion qui passe à 61% pour les couples avec enfants, selon le baromètre hivernal du 115 publié vendredi par le quotidien la Croix.

 

Selon ce baromètre de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars) dans 37 départements (hors Paris), «23.867 demandes d’hébergement d’urgence n’ont pas été satisfaites au cours du mois de décembre sur 48.618 appels», soit «près de la moitié (49%) des sollicitations des sans-abri qui n’ont pas obtenu de réponse positive».

«Ce chiffre reflète la gestion de l’exclusion “au thermomètre”, qui adapte avant tout l’offre d’hébergement d’urgence aux conditions climatiques avant de s’adapter aux besoins des personnes. Au manque de places pérennes pour accueillir les personnes, s’ajoute la douceur de cet hiver qui limite l’ouverture des dispositifs temporaires», déplore la Fnars dans son enquête.

 

En 2006, nous entendions pourtant ceci :

 

 

La situation est particulièrement critique dans la Loire (91% de réponses négatives), le Rhône (88%), la Guadeloupe (83%) et la Loire-Atlantique (68%).

«L’absence de places disponibles demeure le principal motif de réponses négatives», à 60%, selon la Fnars. Les ménages avec enfants sont particulièrement mal lotis. Ils représentent 46% des personnes ayant appelé le 115 en novembre, et 35% en déce

mbre. Mais seuls 39% d’entre eux ont obtenu un hébergement, contre 60% pour les personnes isolées.

Etre étranger n’aide pas non plus à s’abriter du froid. «Les personnes de nationalité étrangère qui sollicitent le 115 ont une plus faible attribution de places d’hébergement (35%) que les personnes de nationalité française (63%)», constate la Fnars.

«Ainsi 71% des demandes de personnes issues de l’Union européenne (et parmi elles, une forte majorité de Roumains) et 56% des demandes de personnes étrangères hors Union européenne n’ont pas obtenu de place en décembre, contre 37% des demandes de personnes de nationalité française», indique l’enquête.

Pour la Fnars, «l’accueil des étrangers en détresse est un problème structurel» et par manque chronique de places, «la France n’est pas en mesure d’honorer les conventions internationales qu’elle a signées».

Le 1er décembre, le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu avait assuré que tous les sans-abri qui appelleront le 115 se verraient proposer une place.

En juillet dernier, le fondateur du Samu social, le Dr Xavier Emmanuelli, avait claqué la porte en raison d’une situation «plus gérable», après l’annonce d’une baisse drastique du budget 2011 par l’Etat qui le finance à 92%.

 

 (Source texte : liberation.fr)

 

 

 

 

 
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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 13:14

 

 

 

 

 

A Lille-Fives, les antifascistes ont repris Degeyter

 

 

 

Le Collectif antifasciste de Lille a organisé ce samedi 14 janvier un rassemblement Place Degeyter à Fives pour se « réapproprier le symbole de l'ouvrier ». Une occasion aussi de réfléchir sur la montée du Front national.

 

A qui appartient Pierre Degeyter, compositeur de l'Internationale ? Il y a 3 mois, les groupes de l'extrême-droite avaient terminé leur manifestation devant « la demoiselle de Fives » sur la Place Degeyter. Aujourd'hui, les antifascistes veulent se la réapproprier. Ils se sont donné rendez-vous au même endroit pour « reprendre la Place Degeyter à [leur] compte ».

 

« Nous avons voulu nous réapproprier la Place Degeyter pour le compte de ceux qui se battent pour les travailleurs et les précaires », explique Olivia, porte-parole du Collectif antifasciste de Lille. La manifestation ne s'arrête cependant pas à un simple rassemblement. « Aujourd'hui, 31 % des Français seraient favorables aux idées du Front national. Cela nous énerve mais ne nous surprend pas. Car les gouvernements actuels et précédents banalisent le discours frontiste et les partis politiques reprennent les idées de l'extrême droite. Nous sommes donc là aujourd'hui pour mettre la riposte en place », soutient-elle.

 

Partis de la Place Degeyter, les manifestants se sont dirigés par la suite dans la salle Alain Colas à Marbrerie pour une conférence-débat sur les nouvelles formes de l'extrême droite en France et en Europe.

 

 

Le Collectif antifasciste de Lille, organisateur de la manifestation, se veut un ensemble d'organisations – partis politiques, syndicats, associations – et d'individus se rassemblant pour lutter contre les idées de l'extrême-droite.

 

(source texte : la voix d'son nord)

 

 

 

Opération Lyon Propre

 

Environ 200 nazillons répondaient à l’appel du groupuscule des Jeunesse nationaliste crée par A. Gabriac et Y. Bennedeti samedi 14 Janvier. En même temps a lieu l’Opération Lyon Propre menée par des Anonymous dans le cadre plus large de l’Opération Blitzkrieg contre les groupes néo-nazis à travers le monde. Plusieurs sites appartenant à la mouvance fasciste ont été hackés. Notamment ceux des groupes fascistes ayant leur siège à Lyon. En même temps 1500 personnes manifestent contre le fascisme.

 

 

Les rues de Lyon n’appartiennent pas aux fascistes : 1500 personnes pour le rappeler

 

Alors qu’Alexandre Gabriac et sa clique des jeunes fascistes appelaient à manifester dans les rues de Lyon, près de 1 500 personnes ont répondu à l’appel antifasciste, dont un grand nombre de libertaire, pour rappeler que les rues de Lyon n’appartiendront jamais aux néo-nazi.

 

La situa­tion est rela­ti­ve­ment tendue à Lyon en début d’après-midi. Alors que les anti­fas­cis­tes se ras­sem­blent par cen­tai­nes au cœur du quar­tier de la Guillotière (où Gabriac espé­rait ini­tia­le­ment faire abou­tir sa mani­fes­ta­tion) rien ne laisse pré­sa­ger l’ampleur de la mobi­li­sa­tion anti­fas­ciste, ni du nombre de fas­cis­tes qu’arri­ve­ront à ras­sem­bler, en face, les quel­ques nos­tal­gi­ques de Pétain ras­sem­blés pour l’occa­sion. On blague un peu en pen­sant à tout le mal qui pour­rait arri­ver au local des fas­cis­tes situé au cœur de la Guillotière et on lance les pre­miers slo­gans contre l’extrême droite.

 

 

Vers 14h30 le cor­tège s’élance en direc­tion de Bellecour, quel­ques élus et repré­sen­tants de partis, suivi d’un camion CGT, ouvrent la marche. Oh sur­prise, le camion sono ne nous abreuve pas des niai­se­ries habi­tuel­les, mais passe un peu de musi­que (les bérus, plus étonnant encore un chant de la CNT de 1936) et enchaine les slo­gans. Juste der­rière suit le cor­tège liber­taire, dense et entouré de ban­de­ro­les, loin d’être assez nom­breu­ses pour limi­ter la foule. Pas la peine de se comp­ter, la presse et la fli­caille s’en char­ge­ront, une chose est sûre, nous sommes nom­breux et déter­mi­nés cette après-midi à Lyon pour faire face à l’extrême droite. Quelques autres cor­tè­ges sont pré­sents, de partis (NPA ou les Verts) ou de syn­di­cats (SUD, CGT, FSU). Et sur­tout beau­coup de gens déter­mi­nés, sans étiquette par­ti­cu­lière, vien­nent appor­ter leurs forces, la mani­fes­ta­tion gagnera également en nombre tout au long de son par­cours.

 

 

 

Rapidement quel­ques fumi­gè­nes sont cra­qués et vien­nent ajou­ter à l’ambiance, mais dès l’arri­vée à Bellecour force est de cons­ta­ter que l’accès au Vieux Lyon, pour l’occa­sion offert à l’extrême droite par la pré­fec­ture, nous est défendu par des bar­riè­res anti-émeutes. La pré­sence poli­cière, bien visi­ble, n’est pour­tant pas collée à la mani­fes­ta­tion comme on en a sou­vent l’habi­tude. C’est que la ten­sion est pré­sente, et que l’actua­lité poli­cière aug­mente encore l’ani­mo­sité à leur encontre. La mort de Wissam et d’autres sont à l’esprit de beau­coup (des cama­ra­des de Clermont-Ferrand feront d’ailleurs en fin de mani­fes­ta­tion une inter­ven­tion à ce sujet).

 

 

 

Ce qui devait arri­ver arriva, et lors­que les bar­riè­res anti-émeutes se retrou­vent en vue du cor­tège, une partie de celui-ci tente d’y accé­der, mais rejoin­dra la mani­fes­ta­tion quel­ques minu­tes plus tard. Laquelle, après un pas­sage aux Terreaux, lon­gera les quais en sens inverse jusqu’à Bellecour, cher­chant régu­liè­re­ment les failles du dis­po­si­tif poli­cier. Lequel reçoit au pas­sage quel­ques pro­jec­ti­les (magni­fi­que jeté de sapin d’ailleurs). Les fachos ne sont pas visi­bles en face et la mani­fes­ta­tion finis­sant place Bellecour, la plu­part des par­ti­ci­pants se dis­per­sent avec l’assu­rance que les fachos n’auront pas occupé Lyon aujourd’hui, et avec pour cer­tains la décep­tion de ne pas avoir pu les empê­cher d’accé­der à St-Jean comme au reste de la ville.

 

Quelques infor­ma­tions nous par­vien­nent d’ailleurs au long du par­cours de la fai­blesse de la mobi­li­sa­tion fas­ciste. Entre les que­rel­les de cha­pel­les avec les iden­ti­tai­res, le GUD, ou bien 3e Voie (alors plan­quée à Crémieu), Gabriac aura à peine réussi à ras­sem­bler deux cents per­son­nes pour l’écouter faire l’apo­lo­gie de Pétain en direct (« le plus grand mili­taire fran­çais » dixit). Dont de nom­breux grou­pes venus de loin, voire d’autres pays, puisqu’il aura même accueilli une délé­ga­tion de racis­tes hon­grois. Sa petite mani­fes­ta­tion a tout de fas­ciste : marche au pas, en rang, dra­peau et ser­vice d’ordre se voyant déjà en milice fas­ciste. Leur par­cours leur aura tou­te­fois laissé la sur­prise de longs murs recou­verts de slo­gans anti­fas­cis­tes : et non, nazis, vous ne serez jamais chez vous à Lyon !

 

 

Trois inter­pel­la­tions ont eu lieu à proxi­mité de Saint-Jean, trois anti­fas­cis­tes qui ont visi­ble­ment réussi à tra­ver­ser le pont. Nous sommes sans nou­vel­les d’eux à l’heure actuelle. Au moins une autre per­sonne a été arrêté lors des face à face avec la police devant les ponts de la Saône, on est également sans nou­velle de cette per­sonne. Les infor­ma­tions sur les arrê­tés sont les bien­ve­nues pour orga­ni­ser le sou­tien.

 

(source texte et photos : rebellyon.info)

 

 

 

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 00:00

 

 

 

Le 15 janvier 1809, naissance de Pierre-Joseph PROUDHON, à Besançon.
Penseur, économiste, sociologue et révolutionnaire, considéré par certains comme le "Père de l'anarchisme", même si son oeuvre novatrice et variée n'est pas exempte de contradictions (en particulier sur la place des femmes dans la société, qui sera l'un des principaux griefs retenus contre lui).
Après avoir travaillé dans l'imprimerie, un de ses premiers ouvrages voit le jour en
1840 : "Qu'est-ce que la propriété?". Ce livre fait immédiatement scandale et Proudhon échappe de peu à des poursuites judiciaires.

 

En 1841 et 1842, paraîtront le 2e puis 3e mémoires sur la propriété. Le dernier "Avertissement aux propriétaires" est saisi. Proudhon, poursuivi, sera finalement acquitté.
Pendant l'hiver 1844, il rencontre, à Paris,
Bakounine, Marx, etc. Le 15 octobre 1846, est publié : "Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère". Il y a rupture avec Marx qui fait paraître, le 15 juin 1847 "La misère de la philosophie"; Proudhon y est traité de petit bourgeois.
Après la révolution de février 1848, (où il fait paraître le journal "
Le Représentant du Peuple"), Proudhon est élu, le 4 juin, aux élections complémentaire de l'Assemblée nationale.

 

Le 31 juillet 1848, il y prononce un violent réquisitoire contre la bourgeoisie. Début 1849, il tente la création d'une "Banque du Peuple", mais à la suite d'articles parus dans "Le Peuple", il est condamné à trois ans de prison. Il y restera jusqu'en juin 1852.

 

"Les confessions d'un révolutionnaire pour servir à l'histoire de la révolution de février", écrites pendant son incarcération, sont publiées en octobre 1849. "La révolution sociale démontrée par le coup d'Etat du 2 décembre" sort en juillet 1852. "De la justice dans la révolution et dans l'église", paru en 1858, lui vaut à nouveau 3 ans de prison, mais il se réfugie en Belgique, où il continue à écrire.
Il rentre à Paris fin 1862. "Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution" paraît le 14 février 1863 alors que Proudhon est malade. "De la capacité politique des classes ouvrières" ne sortira qu'après sa mort, survenue à Passy le 19 janvier 1865.
Théoricien du fédéralisme et du mutualisme, sa pensée aura une profonde influence sur toute l'histoire sociale des 19ème et 20ème siècles.
"- Qu'êtes-vous donc? - Je suis anarchiste."

 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 19:46
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Vaut-il mieux un triple A ou un simple A ?

 

 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 17:01

13/01/2012 - CTA Creteil : la FSU et Sud éducation quittent la séance, refusant de transformer la réunion en chambre d’enregistrement des suppressions d’emplois !

 

  



La FSU (5 élus) et Sud éducation (1 élu) ont décidé de quitter le CTA et de faire le communiqué de presse ci-joint. FO (2 élus), l’UNSA (1 élu) et la CFDT (1élu) ont décidé de rester en séance. Devant le refus du recteur de mettre au vote sa proposition de répartition des retraits d’emplois par département et devant sa proposition de ne mettre au vote qu’une information sur les différents points de l’ordre du jour (ce qui ne lui créait aucune obligation de re-convoquer un CTA en cas de vote unanime contre), nous avons décidé de quitter la séance.

La majorité des représentants des personnels (FSU et SUD-Education), élus par les enseignants ont pris la décision de quitter le Comité Technique Académique (C.T.A.) de l’académie de Créteil. En effet, après avoir entendu nos premières remarques, le recteur de notre académie a annoncé qu’il ne soumettrait pas au vote les points mis à l’ordre du jour. Il considère, en effet, que la répartition des moyens étudiés aujourd’hui n’est qu’un point d’information.

Dans le contexte de nouvelles suppressions massives, alors que les écoles et les établissements de l’académie de Créteil sont déjà en difficulté, le recteur indique, de cette manière, que la parole de nos collègues sur les conditions d’enseignement de notre académie n’a que peu de valeur. Il construit ainsi une mascarade de concertation, en transformant le Comité Technique en chambre d’enregistrement.

D’après l’article 34 du décret 2011-184, les C.T.A. doivent être consultés par un vote formel sur la gestion des emplois. De plus, lors du Comité Technique Ministériel, l’engagement avait été pris de prendre l’avis des C.T. de proximité, en l’occurrence le CTA, sur ces questions.

Les organisations FSU et SUD Education de l’académie de Créteil refusant de cautionner cette parodie de concertation appellent les personnels à participer massivement aux actions nationales et départementales dans la période à venir.

 

Le recteur transformant le CTA en chambre d’enregistrement, voici les mesures qu’il impose :

Répartition académique des moyens 1er degré à la rentrée 2012 :

Toujours plus d’élèves, toujours moins d’enseignants !

Faire mieux avec beaucoup moins ?

173 emplois sont supprimés dans le 1er degré : 56 emplois d’assistants de langue, et 117 emplois d’enseignants du 1er degré. L’augmentation annoncée par le document préparatoire au CTA du 13 janvier 2012 est de 4075 élèves pour l’académie :

creteil.jpg

 

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