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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 16:10

 

 

 

 

Loin de se lamenter sur l’inadéquation démontrée des nouvelles évaluations nationales cm2, les inspecteurs nivernais préconisent clairement aux enseignants de faire bachoter leurs élèves.

En effet, désormais, la qualité de l’enseignement se mesure à l’aune des résultats obtenus à ces épreuves. L’UMP prévoit, dans un prochain mandat présidentiel éventuel, de publier ces résultats école par école.

 

 

(Autre)  proposition, qui avait été un temps évoquée par Xavier Darcos lorsqu'il était ministre de l'Éducation, les évaluations pour les élèves de CE1, CM2 et 5e pourraient «devenir publiques», «afin de montrer la valeur ajoutée de chaque école et collège» (lefigaro.fr....désolé)

 

Mais en attendant ces jours heureux, les premières comparaisons associées à ces évaluations portent sur les résultats des différents départements.

Quel honneur ce serait pour la Nièvre de se trouver en tête de toutes les progressions !

Il y a pour cela un moyen simple : entraîner un peu les élèves à l’avance... Il serait toutefois périlleux et aléatoire de laisser les enseignants bricoler dans leur coin face à un enjeu aussi décisif, mieux vaut donc leur donner des consignes claires.

 

Voici donc le message reçu dans certaines écoles de ce département, en provenance de leur inspecteur :

 

 

La sécurisation des parcours et la poursuite des compétences acquises depuis 2008

Je vous propose de vous appuyer sur les savoir-faire que vous avez développés depuis l’avènement des évaluations CM2 en proposant à vos élèves des prétests.

En effet, placées en janvier, les évaluations CM2 permettaient de mettre en place des aides ciblées, aide personnalisée, stage de remise à niveau, différenciation pédagogique ou reprise de notions carencées pour tout le groupe classe.

Comme je l’ai évoqué à plusieurs reprises durant les réunions de directeurs ou les animations pédagogiques, certains élèves peuvent être gênés par des épreuves en temps limité, stressés par le protocole voire perturbés par des consignes différentes de celles habituellement usitées dans la classe.

Cette passation aura de plus l’avantage de préparer les élèves à ce type d’épreuves.

Janvier 2012 : passation des pré-tests qui permettront d’avoir une photographie de la classe à ce moment de l’année. Vous utiliserez les protocoles de janvier 2011.

 

Les résultats ne sont pas à faire remonter, mais à collecter et analyser au niveau de chaque école à partir d’un fichier Open office fourni, et à transmettre aux parents.

Suit un calendrier prévoyant :
- « Février 2012 : mise en place des différentes aides en fonction de l’analyse des résultats des évaluations CM2
- Mai 2012 : du 21 au 25 évaluations nationales CM2. Les équipes enseignantes pourront ainsi mesurer la marge de progrès depuis le mois de janvier »...

Rien n’interdit, bien sûr, de s’y mettre dès aujourd’hui...

 

Teach to test.

Ces préconisations, si surprenantes encore en France, font cependant partie du paysage aux USA. Leurs effets ont été dénoncés par Mme Ravitch, ancienne ministre de l’Éducation Nationale de M. Bush.

Cette dame avait d’abord fermement soutenu et contribué à instaurer aux USA une culture de l’évaluation dans les écoles, assortie d’obligation de résultats. Elle partageait alors la conviction qui fleurit chez nos gouvernants actuels, que c’est le seul moyen de rendre le système éducatif efficace et performant. Mais cette dame a eu l’honnêteté de faire le bilan de ce choix politique, et celui-ci s’est révélé plutôt désastreux.

Parmi les aspects contre-productifs de cette évaluationnite, notre chercheuse a relevé la déplorable tendance à « teach to test », enseigner juste pour les tests, qui avait fleuri dans les écoles.

Le fait d’être évalués sur les résultats des élèves incite les établissements à réduire les enseignements des matières non testées. De plus, les cours s’arrêtent très tôt dans l’année pour laisser place à un entraînement intensif à des QCM... Tout cela sans donner aux élèves américains un meilleur niveau scolaire, même dans les matières testées.

 

(source et suite : quelle école pour demain ? )

 

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 18:26

 

Figure emblèmatique des anarchistes français, enseignante, communarde, écrivaine, poète, militante et propagandiste infatigable.
Fille naturelle d'une servante, elle naît le 29 mai 1830 au château de Vroncourt (Haute-Marne). Elevée au château, elle y reçoit une bonne éducation qui lui permettra de poursuivre des études pour devenir institutrice. Mais, déjà rebelle, elle refuse de prêter serment à l'Empire et préfère ouvrir une école libre à Audeloncourt (en 1853) puis à Millières (en 1855). Elle arrive ensuite à Paris où, poursuivant son oeuvre éducative, elle prend part dès 1869 aux réunions politiques ; elle y rencontrera Jules Vallès, Eugène Varlin et surtout Théophile Ferré avec qui elle se lie.

  

Elle collabore aux journaux d'opposition et écrit de la poésie. Le 12 janvier 1870, habillée en homme et armée d'un poignard, elle est parmi la foule qui assiste aux funérailles du journaliste Victor Noir, assassiné. Après la chute de l'Empire, elle devient Présidente d'un Comité républicain de vigilance des citoyennes du 18ème arr. et dirige une école. Le 22 janvier 1871, en habit de garde national, elle participe à la fusillade de l'Hôtel de Ville contre le gouvernement accusé de lâcheté. Dès le 18 mars, elle prend une part active à la Commune de Paris où, toujours préoccupée d'enseignement elle se dépense sans compter, à la fois propagandiste au Club de la Révolution et collaboratrice du "Le Cri du Peuple" de Jules Vallès, prenant part aux combats et secourant les blessés. Durant la Semaine sanglante, elle tire ses dernières cartouches sur la barricade de la Chaussée Clignancourt et parvient à échapper aux Versaillais, mais elle se livrera pour faire libérer sa mère retenue en otage.

 


Le 16 décembre 1871, elle est condamnée par le 6e conseil de guerre à la déportation dans une enceinte fortifiée. Le 29 aout 1873 après 20 mois de prison elle est embarquée sur "La Virginie" en direction de La Nouvelle Calédonie où elle accoste quatre mois plus tard au bagne sur la presqu'île Ducos (c'est durant ce trajet qu'elle se déclare anarchiste). Elle s'intéresse alors aux Canaques à qui elle va dispenser des cours, et prendra ensuite la défense des tribus canaques lors de leurs révoltes contre le colonialisme.


Amnistiée en juillet 1880 avec les autres communards (après avoir refusé des mesures de grâce individuelle), elle arrive le 9 novembre 1880 à Paris où elle est accueillie triomphalement par les ouvriers parisiens. Elle reprend aussitôt son action militante et assiste en juillet 1881 au Congrès anarchiste international à Londres. Le 8 janvier 1882, elle est inculpée d'outrage à agent et condamnée à quinze jours de prison, suite à la manifestation marquant le 1er anniversaire de la mort de Blanqui.

 

Le 9 mars 1883, arborant un jupon noir comme drapeau, elle est en tête d'une manifestation des sans-travail, au cours de laquelle deux boulangeries sont pillées. Recherchée puis arrêtée, elle est condamnée le 22 juin 1883 à six ans de prison pour "incitation au pillage". Libérée en janvier 1886 elle devient rapidement la figure de proue des anarchistes donnant d'innombrables conférences à travers la France. Le 3 juin 1886 lors d'un meeting de solidarité avec les grévistes de Decazeville, elle est condamnée à quatre mois de prison pour insultes envers le gouvernement (mais bénéficiera d'une remise de peine). Elle mène alors une intense propagande en faveur de la grève générale. Le 22 janvier 1888, lors d'une conférence au Havre, un individu tire 2 coups de revolver sur elle. Blessée d'une balle à la tête, elle fera pourtant tout pour obtenir la grâce de son agresseur. A nouveau inquiétée suites aux émeutes du 1er mai 1890 à St-Etienne et à Vienne, elle s'exile alors en Angleterre. Elle y retrouve le communard Rochefort et se lie avec les nombreux anarchistes exilés dont Kropotkine.

 Elle ouvre une école libertaire pour les enfants de réfugiés, qu'elle est contrainte de fermer quelques semaines plus tard suite à une provocation policière. En 1895, elle se rend à Paris puis accompagne Sébastien Faure dans une tournée de conférences et fonde avec lui "Le Libertaire".

 


Après de nombreux allers-retours entre Londres et Paris (avec la police aux trousses), elle rentre en France en 1904 et va poursuivre avec Ernest Girault une tournée de conférences qui l'amènera jusqu'en Algérie. De retour, très affaiblie, elle meurt dans un hôtel de Marseille le 9 janvier 1905, à l'issue d'un meeting.
Le 22 janvier 1905, ses funérailles entre Paris et le cimetière de Levallois-Perret seront suivies par une foule immense.

 

La tâche des institueurs est de donner au

 

 peuple les moyens intellectuels

 

 de se révolter

 

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 17:23

Fric-2.jpg 

Un premier coup d'oeil sur Wikipédia :

La taxe Tobin, suggérée en 1972 par le lauréat du prix Nobel d'économie, James Tobin, consiste en une taxation des transactions monétaires internationales afin de ne plus inciter à la spéculation à court terme. Le taux choisi serait faible, de 0,05 % à 1 %.

L'idée du professeur Tobin a connu un certain engouement depuis la crise mexicaine de 1992-1994. Le projet a été évoqué au sein de l'ONU et du G7 d'Halifax en 1995. Robert Mundell a argumenté que cela constituerait une incitation puissante à la mise en place de monnaies communes comme l'euro.

Depuis sa fondation en 1998, l'association ATTAC défend, entre autres, l'idée de l'instauration de cette taxe et participe au mouvement altermondialiste. Elle s'est depuis implantée dans beaucoup de pays, et propose des analyses étudiant la possibilité pratique de la mise en place de la taxe.

J Tobin quant à lui s'est distancié de l'utilisation faite de son idée. Il déclarait ainsi en 2001 : « J’apprécie l’intérêt qu’on porte à mon idée, mais beaucoup de ces éloges ne viennent pas d’où il faut. Je suis économiste et, comme la plupart des économistes, je défends le...libre-échange. De plus, je soutiens le FMI, la Banque mondiale et l’OMC, tout ce à quoi ces mouvements s’en prennent. On détourne mon nom. ». Une telle taxe aurait selon lui, dans le même entretien, un intérêt pour limiter les mouvements de court terme sur les monnaies mais ne doit pas être interprété dans une logique altermondialiste.

 

 

Un rappel :

 

voir cet échange entre le conte de Neuilly et Robert Hue au sujet de cette taxe

            - la vidéo n'est pas intégrée, l'INA n'est pas tès partageur...

            - on y retrouve déjà les mêmes qu'aujourd'hui...

 

Voir la vidéo

 

 

 

 

 

Communiqué d'ATTAC France :

attac.jpg

 

Taxe Tobin à la française : un bluff indécent

Henri Guaino annonce ce matin à BFM une taxe Tobin française avant la fin 2O12. De qui se moque le gouvernement ? Il y a à peine un mois le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, s’opposait au vote par le Sénat d’une telle taxe, estimant que la France "ne peut légiférer seule" car ce serait "contre-productif" et cela "nuirait à la place financière de Paris".

Depuis deux ans déjà Nicolas Sarkozy orne ses discours d’envolées lyriques sur la taxe Tobin. Il avait promis que le G20 de Cannes marquerait une avancée décisive : l’échec a été total. Aujourd’hui, à trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, il prétend la décider seul, éventuellement avec l’Allemagne. Cette annonce est purement opportuniste : elle ne vise qu’à atténuer l’effet désastreux de l’annonce de la TVA « sociale », dont chacun sait qu’elle frappera d’abord les couches populaires. Elle manque totalement de crédibilité : contrairement à ce qui se fait toujours avant d’introduire un nouvel impôt, tout indique que Bercy n’a mené aucune étude sérieuse de faisabilité pour préparer la mise en place d’une telle taxe au plan français.

Tous les actes de Nicolas Sarkozy – réformes fiscales, réforme des retraites, sauvetage des banques sans contrepartie, casse des services publics… - montrent qu’il gouverne pour la finance. Rappelons également que Nicolas Sarkozy a supprimé en 2008 l'impôt de bourse, qui taxait à la Bourse de Paris les transactions sur actions au taux de 0,3%. Nicolas Sarkozy joue donc de façon indécente avec le symbole de la taxe Tobin pour tenter de redresser son image de Président des riches. La manipulation politique est trop grossière pour que les citoyens se laissent abuser.

La taxe Tobin est possible dès 2012, en Europe, au taux de 0,1%, en incluant les produits dérivés et (contrairement au projet de la Commission européenne) les transactions sur les devises, pour freiner fortement la circulation des capitaux et la spéculation et pour financer les biens publics mondiaux, à commencer par la lutte contre la pauvreté et le changement climatique. La France pourrait bien sûr montrer l’exemple. Mais il faudrait une volonté politique, pas un bluff médiatique.

Attac France,

Paris, le 6 janvier 2012

 

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 23:06

  

 

Alexandra cherche un emploi.

 

Elle n'a donc pas hésité à se connecter sur le site dont Nadine Morano, ministre de l'Apprentissage et de la formation professionnelle, a vanté les mérites sur BFM.TV...

 

 

La suite ? ....Cliquez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Moralité :

ne pas confondre COPS et COPS....

 

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 17:58

 

SUD Education Vendée dénonce l’utilisation de la fonction publique et de ses agents à des fins purement électoralistes.

SUD Education Vendée a appris de source sûre que le ministère de l’Education Nationale avait demandé aux académies (rectorat et IA) de donner ordre aux chefs d’établissements des collèges et lycées (de Vendée et d’ailleurs) de procéder dès le mois de janvier au recrutement (2 contrats pour un établissement de taille moyenne) "d’emplois aidés" (contrat précaire CUI) pour une durée maximale de six mois.

Cette injonction arrivée en ce début d’année dans tous les établissements de France permettrait de recruter 30 000 chômeurs et faire baisser d’autant les chiffres du chômage avant les élections... Dans le courrier envoyé au chef d’établissement, il n’est pas fait mention du respect des règles notamment celle de demander l’accord du conseil d’administration avant de procéder au recrutement…

SUD Education Vendée dénonce l’utilisation de la fonction publique et de ses agents à des fins purement électoralistes. Cette information révèle un gouvernement aux abois prêt à tout pour camoufler la réalité du chômage et espérer ainsi obtenir sa réélection.

SUD Education réaffirme son opposition au recours à la précarité dans l’Education Nationale notamment aux « contrats aidés » et demande aux membres élus des conseils d’administration de voter contre ces recrutements.

(Sud Education Vendée, le 6 janvier 2012)

 

A lire également :

Présidentielles : promo sur l'emploi aidé pour cacher les chômeurs

 

 

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 16:39

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Appel de syndicalistes contre la politique xénophobe du gouvernement et les idées du Front national



Mobilisation et vigilance !

- contre la politique xénophobe et discriminatoire de Sarkozy
- face au Front National toujours à l’affût

Nous, syndicalistes, attachés au progrès social, assistons à une grave régression des droits sociaux et à une avancée de la xénophobie, terreau des idées d’extrême droite. Nous vivons et constatons au quotidien :
• Le développement d’une gestion des salariés par la précarité, dont les premières victimes sont les jeunes et les femmes.
• Le gel des salaires et des traitements, la baisse des retraites, réduisant gravement le pouvoir d'achat d’une grande partie de la population ; des centaines de plans de licenciements condamnant jeunes et salariés âgés au chômage.
• Le traitement d'exception réservé aux salariés dits « sans papiers »

Le candidat président avait promis : « travailler plus pour gagner plus », mais dans les faits ce sont les plus riches qui sont les gagnants et les inégalités ne se sont jamais autant creusées ! Entre 2004 et 2007, les 0,001 % des mieux payés ont gagné 40 % de plus !

Une politique qui favorise la banalisation des idées de l’extrême-droite.
Depuis 2007, le gouvernement Sarkozy-Fillon n’a cessé d’avoir recours aux idées les plus réactionnaires, anti-immigrés et anti-jeunes. Depuis l’épisode du karcher censé nettoyer les banlieues jusqu’au débat nauséabond sur l’identité nationale en passant par l’affaire des « auvergnats » trop nombreux selon le ministre Hortefeux, la liste des clins d’œil appuyés à l’extrême droite est longue. Les actes ont suivi les paroles : fermeture du centre de réfugiés de Sangatte, reconduite musclée de « clandestins » aux frontières, caractère arbitraire des régularisations de sans papiers, criminalisation des soutiens (délit de solidarité) …

Une politique qui s’en prend aux plus démunis et qui vise à diviser.
Aujourd’hui, la politique antisociale du gouvernement se découvre au grand jour, notamment au travers de sa réforme sur les retraites. En outre, avec l’affaire Woerth-Bettencourt, il apparaît pour ce qu’il est : le gouvernement de Neuilly et de l’exclusion ! Pour preuve :
• Démantèlement des camps de gens du voyage et de Roms
• Déchéance de la nationalité pour certains français « d’origine étrangère » condamnés
• Attaque contre le droit d’accès aux soins pour les sans-papiers (Proposition de restriction de l’Aide Médicale d’Etat)
Et demain, jusqu’où iront-ils ?
Bien sûr le FN savoure sa « victoire idéologique » et somme le pouvoir de passer aux actes.

Nous, syndicalistes, nous nous opposons fermement à cette politique de division, de stigmatisation et de répression qui vise d’abord à faire diversion face au mécontentement qui enfle dans le pays. Nous nous y opposons aussi parce qu’à terme, elle ne peut que renforcer le FN.

Un nouvel emballage mais le danger est le même
Le FN veut se donner une image plus présentable avec Marine Le Pen. Mais fût-il relooké en brun marine, ce parti n’en reste pas moins un danger. De plus, des petits groupes l’aiguillonnent par des initiatives médiatiques stigmatisant les musulmans (apéros racistes, listes « anti-minarets ») ou s’en prenant aux homosexuel-le-s et au droit à l’avortement.
Toute cette mouvance d’extrême droite est confortée par les surenchères gouvernementales et les passerelles qui se reforment avec certains courants des partis de droite sensibles à l’idéologie frontiste et sa pression électorale. Cette menace s’inscrit dans une montée de l’extrême-droite dans plusieurs pays : Suède, Pays-Bas, Autriche, Hongrie, Suisse, Etats-Unis ( mouvement Tea Party ) ...
Nous devons redoubler nos efforts pour redonner corps à la nécessaire vigilance syndicale et antifasciste.
Plus que jamais il appartient aux organisations et aux structures syndicales de :

• Former leurs militants au combat contre les idées racistes, xénophobes et homophobes sur le lieu de travail
• Dénoncer, sans relâche, auprès des adhérents et des salariés, le caractère mensonger et nocif de « l’offre politique » de l'extrême-droite.
• Contribuer aux mobilisations les plus larges et unitaires contre l’extrême droite et contre toutes les politiques qui la favorisent.

(source : visa-isa.org )

 Signer la PETITION EN LIGNE

 

 

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 15:03

 

En ce 5 janvier 2012, Nicolas Sarkozy présentait ses voeux au monde de l'éducation, un exercice qu'il affectionne particulièrement. Nous connaissons tous son attachement aux enseignant(e)s, à l'école laïque, à l'école pour tous et toutes...

 

Quelques morceaux choisis du discours...sarkostique :

 

 

 

Il faut accepter enfin de dire que la prelière mission de l'école est de préparer à la vie active....

Il faut accélérer le rapprochement entre l'école et le monde du travail.

Après avoir réformé l'école primaire et le lycée, la priorité c'est maintenant le collège." ...Il faut certainement recentrer la 6 e et la 5e sur les enseignements fondamentaux



Je veux le réaffirmer aujourd'hui avec force et une certaine gravité: dans la situation financière qui est la nôtre, nous devons et nous pouvons, dans l'Education Nationale faire mieux avec les mêmes moyens!"



Nous avons ainsi beaucoup diminué le nombre objectivement trop élevé de professeurs qui n'étaient pas devant les élèves: en supprimant 8000 postes.

Imaginer la recréation de postes dans l'éducation nationale n'est pas seulement irresponsable sur le plan budgétaire. C'est aussi une aberration sur le plan pédagogique qui ne fera qu'accentuer le malaise enseignant



Il faut dire les choses. L'école ne peut pas tout. Mais elle peut beaucoup. La meilleure éducation commence par l'instruction

dès l'école primaire, il faut que se constitue de véritables équipes de professeurs soudés autour du chef de l'établissement



 

 

Pour se souvenir (2009) :

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 19:36

 

Le 6 janvier 1858, naissance de Sébastien FAURE à Saint-Etienne.
Figure importante de l'anarchisme français.
Il fut séminariste avant d'être libre-penseur, et socialiste du parti ouvrier avant de devenir anarchiste en 1888. Après l'éxécution d' Auguste Vaillant en 1894, il devient le tuteur de sa fille Sidonie. Il est jugé six mois plus tard lors du Procès des trente, il y sera acquitté.

 

En 1895, il fonde avec Louise Michel : "Le Libertaire".

mini_Libertaire-1895.jpg

Lors de l'affaire Dreyfus, il soutient activement celui-ci et céera " Le journal du peuple".

 

En 1900, il publie le journal "Les Plébeiennes" puis en 1901-1902 "Le Quotidien".
En 1904 il crée, près de Rambouillet, une école libertaire "La Ruche". Elle ne cessa de se développer (jusqu'à la guerre qui la contraindra à fermer en 1917).

En 1916, Sébastien Faure lance le périodique "Ce Qu'il Faut Dire", qui sera de nombreuses fois censuré. En 1918, il est emprisonné pour avoir organisé un meeting interdit.
En 1928, en désaccord avec "L'Union Anarchiste Communiste Révolutionnaire", il crée "L'Association des Fédérations Anarchistes", mais reviendra à l'Union Anarchiste en 1934. Il meurt à Royan, le 14 juillet 1942.
Outre ses qualités de pédagogue et d'orateur, il est aussi l'auteur de nombreux libres. "La douleur universelle" (1895), "Mon communisme" (1921), "L'imposture religieuse" (1923), "Propos subversifs", etc.

Il est également l'initiateur de l' Encyclopédie Anarchiste (ici en ligne)

(Source texte :EPHEMANAR )

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 17:08

 

 

 

 
Communiqué de presse du réseau Sortir du nucléaire
Stress-tests nucléaires : l’ASN recommande le chapelet et la pioche

« Tout va bien… mais on a quand même du pain sur la planche et on va aussi croiser les doigts, au cas-où. » C’est en substance le résumé des 375 pages hors-annexes du rapport de l’ASN sur les Evaluations complémentaires de sûreté – autrement dit, les stress-tests. Un rapport “à la louche“ dénué de toute rigueur scientifique.



Ces stress-tests, longuement évoqués suite à la catastrophe de Fukushima pour faire le point sur les installations françaises et leur capacité de résistance, avaient débutés le 1er juin. Pas franchement stressantes pour EDF, pas vraiment rassurantes pour les populations, le Réseau "Sortir du nucléaire" avait alors pointé du doigt des évaluations au rabais (1).

Ce mardi 3 janvier, le verdict est tombé : les centrales françaises seraient sûres, puisque l’ASN ne préconise pas de fermer de centrale, pas même celle de Fessenheim, la doyenne du parc français qui accumule pourtant les failles de sécurité et cristallise les tensions.

 



Des dizaines de milliards d’euros de travaux

Des centrales fiables… enfin, pas tout à fait : de la bouche même du président de l’Autorité de Sureté Nucléaire, des travaux colossaux sont à prévoir, nécessitant des investissements massifs. L’ASN n’a pour l’instant donné aucun chiffre, mais au vu des mesures préconisées par l’autorité, les travaux pourraient se compter en dizaines de milliards d’euros.

Les citoyens, qui devront payer l’essentiel de la facture, sont en droit de se demander le sens de cette conclusion : si le parc nucléaire français est sûr, pourquoi prévoir des travaux pharaoniques, qui s’avèrent lents, compliqués, et immensément chers ? A contrario, si les centrales ne sont pas sûres, cela signifie que leur vie est en jeu : dans ce cas, il est urgent d’arrêter les installations.

Des centrales passables pour un danger acceptable ?

Il faut lire entre les lignes pour le deviner mais l’aveu est là : l’ASN considère que les centrales sont passables… si l’on se réfère aux exigences de sûreté antérieures à Fukushima. Concernant les risques imprévisibles (terrorisme, piratage informatique, crashs d’avions, facteur humain, défaillances simultanées...) il est écrit noir sur blanc qu’aujourd’hui, le seuil de sûreté des installations n’est pas atteint(2).

Les recommandations de l’ASN en matière de travaux ne s’accompagnent pour le moment ni d’un calendrier précis, ni d’un budget défini ; l’ASN a toutefois demandé à EDF de fournir d’ici 6 mois un « noyau dur », soit un ensemble de dispositions matérielles et organisationnelles permettant de contrer la progression d’un accident grave. Le président de l’ASN, M. Lacoste, évoque par exemple une mise en place de « diesel d’ultime secours » pour chaque réacteur, mais « pas avant 2018 ». Et en attendant… on prie ?


Des investissements colossaux, un non-sens économique

Au moment même où le Président de la République parle d’une hausse de la TVA de plusieurs points et que la France traverse une crise économique sans précédent, la note paraît d’autant plus salée.

Elle l’est à plus forte raison au regard d’une très récente étude des énergéticiens de l’association Global Chance, qui estime qu’une sortie totale du nucléaire coûterait 60 milliards d’euros de moins qu’une poursuite du programme nucléaire français (2). La sortie du nucléaire, comme l’a démontré notre voisin allemand, serait beaucoup plus légère pour les finances publiques, tout en permettant la régénération du tissu économique et industriel français, en créant au passage d’ici 2020 plus de 600 000 emplois qualifiés non délocalisables.

Jean-Marie Brom, physicien nucléaire et porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" conclue ainsi : « Ce rapport présente l’intérêt d’être rigoureusement non scientifique, car il ne repose que sur des études anciennes et non réactualisées : il est impubliable dans une revue scientifique. Par ailleurs, il est politique : on y trouve toutes les raisons de continuer les centrales, ou de les arrêter, selon la lecture qu’on en fait. Enfin, il est profondément religieux : nous devons espérer que rien ne se passe d’imprévisible d’ici à ce que l’on ait fait les travaux… »

-----------------------------
(1) Lire à ce sujet le dossier d’actualité en ligne sur notre site “Stress tests“ des réacteurs : EDF pas trop stressée : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Stress-tests-des-reacteurs-EDF-pas
(2) Voir le rapport de l’ASN en page 225 -226 : http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2012/Rapport-de-l-ASN-sur-les-evaluations-complementaires-de-surete-ECS
(3) Voir l’étude Quels coûts comparatifs pour une sortie du nucléaire en 20 ans et un scénatio de poursuite du nucléaire comme le scénario DGEC, à télécharger sur le sitehttp://www.global-chance.org/spip.php?article259

(source textes :  sortirdunucleaire )

 

bp40

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 19:30

 

Le 4 janvier 2007, mort de Carles FONTSERÈ à Gérone (Catalogne).
Un des plus importants affichistes anarchistes catalans de la révolution espagnole.
Il naît le 9 mars 1916 à Barcelone d'une famille carliste (branche monarchiste), il s'en éloigne et débute une carrière artististique. Il commence comme illustrateur et s'affilie début 1936 au Syndicat des Dessinateurs Professionnels (SDP) aux côtés d'Helios Gómez. Lorsqu'éclate la révolution, il met alors son talent au service des organisations de gauche et en particulier de la C.N.T et la F.A.I pour lesquelles il va réaliser de nombreuses affiches qui vont compter parmi les plus fortes. Dans un souci de propagande, il sera aussi à l'origine des fresques qui orneront les trains sillonnant la zone républicaine. En 1937, il s'engage dans les Brigades Internationales sur le front de Madrid. Après la déroute, il se réfugie en France où il est interné comme tant d'autres dans les camps du sud de la France. Il séjourne ensuite à Paris avant de partir travailler au Mexique en 1948. L'année suivante il s'installe à New York où, durant 23 ans, il va poursuivre sa carrière comme dessinateur de Comics et autres bandes dessinées. Il sera aussi directeur artistique, photographe et même chauffeur de taxi. Dans les années soixante, il travaille avec Salvador Dalí en tant que scénographe. En 1973, il retourne en Catalogne et se fixe à Porqueres près de Gérone. Après la mort de Franco, il va militer pour la réapropriation par la Catalogne des archives de la guerre civile retenues à Salamanque. En 1986, lors d'une exposition sur l'anarchisme catalan et la guerre, il réalisera une dernière affiche pour les compagnons. Il se consacre ensuite à la rédaction de ses souvenirs qui paraîtront en trois volumes, en catalan : "Memòries d'un cartellista" (1995), "Un exilat de tercera à París durant la segona guerra mundial" (2004) et "París, Mèxic, Nova York memòries (2004).
A voir, en français, l'ouvrage collectif publié par les Editions Libertaires: "Espagne 36, Les affiches des combattants de la liberté".

(source texte : ephemanar )

 

 

 

 

 

 

 

 

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