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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 18:16

 

Forcer les salariés à accepter un baisse temporaire de leurs salaires pour garder leur l'emploi. La recette n'est pas nouvelle. Sauf que cette fois-ci elle est défendue par Nicolas Sarkozy, le Président du « Travailler plus pour gagner plus » !

 

En juillet 2009, Laurent Jeanneau écrivait dans le magazine Alternatives Economiques : « (...) Gagner moins pour continuer à travailler ! A la faveur de la crise, la tentation de rogner sur les salaires se fait de plus en plus pressante. Fiches de paie tronquées, rémunérations gelées, RTT supprimées… (...) Une pilule amère, que les entreprises tentent de faire avaler aux syndicats en invoquant la préservation de l'emploi (...) »

Or, en 2011, nous expliquent Le Monde et Les Echos, une idée forte pour l'emploi, défendue par Nicolas Sarkozy ferait son chemin : « (...) le développement d'accords compétitivité-emploi, sur le modèle de l'Allemagne. Le principe : échanger temporairement des baisses de salaires et/ou de temps de travail contre une préservation de l'emploi (...) En clair, il s'agirait de permettre aux chefs d'entreprise de négocier avec les représentants du personnel des accords (...) En échange d'une flexibilité accrue des salariés, ceux-ci obtiendraient des garanties pour leur emploi ou des investissements. Ces accords s'imposeraient automatiquement aux salariés, sans nécessité de signer des avenants individuels au contrat de travail comme actuellement (...) »


Il va de soi que cette idée est accueillie avec la plus grande bienveillance par le Medef et surtout l'UIMM dont l'un de leurs représentants déclare : « Nous sommes prêts à avancer sur cette question qui s'inscrit dans notre réflexion plus large sur la compétitivité équitable» Pour la bonne raison que ce sont eux qui en sont les initiateurs !

Ce qui reviendrait à transformer les salariés en sorte « d'actionnaires » sans titre ni droit, si ce n'est celui de participer aux pertes mais jamais au bénéfices. Où alors avec des montants indécents de 8 à 20 €, comme ceux de la prime dividendes !

Quelle confiance peut-on accorder aux organisations patronales et au gouvernement tous deux promoteurs de cette « voie d'avenir » ?

A priori aucune, dans la mesure où rien n'empêchera une baisse continue des salaires en fonction de la durée de la (ou des ) crise(s) et des impératifs de compétitivité. Car, à la moindre revendication d'augmentation de salaire ou d'amélioration des conditions de travail, on leur opposera : le coût trop élevé de la main d’œuvre qui plombe la compétitivité de l’entreprise au niveau mondial !

D'où un abandon progressif mais définitif pour les salariés de l'idée d'un simple retour à leur salaire antérieur ou du rétablissement d'acquis sociaux sacrifiés en échange du maintien dans l'emploi !

La CGT a raison de rapeller les engagements non tenus par plusieurs entreprises ayant eu recours à cette technique du « Gagner moins pour continuer à travailler »

Le plus symbolique étant Continental : « (...) Une majorité (52 %) des 2.500 employés des trois usines Continental Automotive du sud-ouest de la France ont voté pour le plan présenté par la direction de Continental (...) Pour mémoire, les 1 120 salariés de Continental de Clairoix avaient eux aussi accepté de revenir aux 40 heures et d’abandonner des primes pour sauver l’emploi sur le site. Quelques mois plus tard, en 2009, dans une vague de colère sans précédent, les « Conti » avaient appris la décision de, finalement fermer le site »


On pourra aussi évoquer : « (...) General Motors, la société américaine avait raisonné en ces termes. Au Mexique, la main-d’œuvre est de 14 % moins élevée qu’en France, alors si les Strasbourgeois voulaient retourner dans le giron américain, ils devaient faire un effort et baisser de 10 % le coût de leur main-d’oeuvre. Leur travail n’était pas mis en cause, ni la santé de l’entreprise qui était bénéficiaire, mais, leurs salaires étaient tout simplement plus élevés que ceux pratiqués au Mexique (...) »

 



Deux exemples parmi tant d'autres, qui permettent de mettre en doute la sincérité des engagements revendiqués par les organisations patronales et qui séduisent notre Président.

« (...) Dans un contexte de concurrence mondiale, pour garder nos industries et donc nos emplois, serions-nous amenés à allonger notre temps de travail et à baisser nos salaires ? Sommes-nous à même de sortir gagnants de cette compétition ? (...) » Demande le site Emploi-pro, qui nous assène un exemple que n'aurait pas renié le Medef.

« (...) Fin juillet 2008, Herbert Hainer, patron d’Adidas, avait estimé que, « en Chine, les salaires, qui sont fixés par le gouvernement, sont progressivement devenus trop chers ». Une partie de la production du groupe allemand a, dès lors, été transférée au Laos, Cambodge, Vietnam, considérés comme plus compétitifs (...) »

Alors, direz-vous, devant une possible détresse des actionnaires menacés ... de gagner moins, comment les salariés pourraient-ils refuser de diminuer leurs salaires ? D'ailleurs, Xavier Bertrand totalement séduit par le concept affirme que la généralisation d'accords compétitivité-emploi : « peuvent être une voie d'avenir »

Quel timing pour la mise en place de cette « voie d'avenir » ?

Dans l'immédiat, Nicolas Sarkozy et les organisations patronales reconnaissent que le projet à peu de chance d'être adopté avant les élections présidentielles et législatives. Néanmoins, le message est clair : les salariés savent maintenant à quoi ressemblerait leur avenir, en cas de reconduction du Président sortant, et de son actuelle majorité !

(Source texte : Slovar sur Marianne2.fr)

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 15:29

 Soupe à l'oignon gratinée

 

Quand Pôle emploi traite les chômeurs comme des enfants.

 

Des membres du Mouvement des chômeurs et précaires en lutte (MCPL) se sont présentés dans une des agences de Pôle emploi à Rennes pour assister à un entretien collectif « obligatoire » destiné aux enseignants chômeurs. Outrés par l’attitude méprisante et les propos infantilisants tenus par madame C., responsable d’équipe à l’agence, les membres du collectif ont réagi en lui adressant une lettre ouverte.

 

Rennes, le 5 décembre 2011

Madame C.,

Le 14 novembre 2011, à 13 h 15, un entretien collectif était organisé dans votre agence Pôle emploi de Rennes. Cet entretien obligatoire, à destination des enseignants chômeurs, visait, d’une part, à leur rappeler que le pays n’avait plus besoin de leurs services – l’Éducation nationale étant devenue le champ de ruines que l’on sait – et, d’autre part, à les orienter poliment vers des dispositifs de reclassement grotesques, nommés cible-emploi ou trajectoire-emploi, dont le suivi est assuré par des sous-traitants privés, afin qu’ils puissent ambitionner au plus vite les dernières sous-offres des secteurs dits en tension (restauration, bâtiment, services), et goûter aux joies de la flexibilité, des cadences infernales et des salaires de quatre sous.

je lutte des classes

 

 

Ayant eu vent de l’existence de cette mascarade, c’est tout naturellement que le Mouvement des chômeurs et précaires en lutte (MCPL) a tenu à s’y présenter, afin de voir à quelle sauce les personnes convoquées allaient être mangées ce jour-là, et afin de leur faire connaître l’existence, à Rennes, d’un collectif de soutien et d’organisation des chômeurs.

Malheureusement, madame C., le 14 novembre 2011 à 13 h 15, abusant de votre physionomie, vous vous êtes interposée physiquement pour nous empêcher de pénétrer dans votre salle de réunion et de nous mêler aux autres participants. Un des chômeurs présents ayant manifesté son incompréhension et sa colère, parce qu’il souhaitait justement que nous y fassions entendre notre voix, vous avez débarqué en furie dans la pièce, jouant les flics pour identifier celui qui avait eu l’outrecuidance de réclamer notre présence, avant de lui dire comme une vieille maîtresse : « Soit vous restez-là et vous vous taisez, soit vous m’accompagnez dans mon bureau ! »

Ce ne sont pas nos mots, ce sont les vôtres !

Pensez-vous vraiment, madame C., qu’un chômeur c’est seulement quelqu’un qui doit fermer sa gueule ? N’est-ce pas vous qui auriez été mieux inspirée de vous taire, ce jour-là, plutôt que de nous ressortir les uns après les autres tous vos clichés méprisants sur les cancres du marché du travail, les mêmes qui circulent aujourd’hui dans les hautes sphères de la direction nationale de Pôle emploi et du ministère de l’Effort national ?

Non mais, écoutez-vous !

Alors comme ça, si vos foutus entretiens collectifs sont obligatoires, sous peine de radiation – nous répétons : sous peine de radiation –, ce serait parce qu’une majorité d’usagers n’aurait pas, selon vos propres termes, les « capacités intellectuelles » d’en évaluer tous les bienfaits ? Comme s’il n’était pas de notoriété publique que vos petites animations et vos dispositifs à deux balles n’étaient rien d’autre qu’une mise en scène grossière et ridicule pour persuader l’opinion publique que vous vous préoccupez réellement de notre sort, et du problème du chômage !

Quant aux autres, chômeurs récalcitrants, « philosophes » comme vous dites, rebelles, vous voudriez les envoyer faire un petit tour en « maçonnerie », hein ! Parce que ça leur « ferait le plus grand bien » ? Est-ce vraiment l’idée que vous vous faites de la maçonnerie, madame C. : un châtiment corporel et un instrument de rééducation politique ? Ou est-ce le sort que vous voudriez réserver à tous ceux qui ne goûtent pas vos entretiens collectifs, auxquels on les prie de participer en leur mettant le couteau sous la gorge : les travaux forcés ?

 Le jour où le soleil a éclaté

 

 

On n’ose imaginer, à vous entendre, ce que vous devez penser des camps de travail obligatoire que le gouvernement nationaliste hongrois veut imposer aujourd’hui aux allocataires des prestations sociales (en grande partie Roms), sous la surveillance de policiers à la retraite ? On n’ose imaginer encore ce que vous devez penser des heures de travaux d’intérêt général que le gouvernement français veut imposer prochainement aux bénéficiaires du RSA, pour les punir de profiter honteusement du système ?

Mais c’est quand nous avons fini par évoquer le droit à l’accompagnement, qui est aussi pour nous une forme concrète et élémentaire de solidarité entre les chômeurs, que vous nous avez sorti le grand jeu. Ça vous aurait fait tellement mal au cul d’avoir à vous plier devant la loi, et de céder à notre requête, que vous avez simplement feint d’en ignorer l’existence au point de contredire sous nos yeux l’une de vos subordonnées ! Et parce que nous refusions de lâcher le morceau, vous avez poussé la mauvaise foi jusqu’à nous demander textuellement (quel sang-froid !) : « Eh bien montrez-le moi, ce document qui prouve que vous avez le droit d’accompagner cette personne ! » Belle preuve de zèle à l’égard de la maison : à quand une promotion à la direction régionale ? À quand la Légion d’honneur ? En vérité, madame C., vous auriez été bien avisée de relire l’article 24 de la loi 2000-321 du 12 avril relative au droit des citoyens dans leurs relations avec les administrations, qui stipule noir sur blanc que tout chômeur, dans ses rapports avec Pôle emploi, peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix .

Vous nous direz que ce sont seulement trois mots en l’air de votre part. Mais ces trois mots révèlent bien l’image dégradée et dégradante que vous vous faites aujourd’hui des chômeurs et des laissés-pour-compte de la guerre économique, vous et tous les cadres de Pôle emploi ; ainsi que votre obstination à prendre les causes de la crise pour des remèdes miracles. Si ça va si mal pour les chômeurs, est-ce que c’est vraiment « la faute aux 35 heures », comme vous nous l’avez confié, donc au partage du temps de travail, ou est-ce que c’est à cause de cette idéologie rétrograde et arriérée des heures supplémentaires, de la baisse des salaires et du productivisme effréné, qui dégouline de vos bouches comme de celles de Laurent Wauquiez, de Laurence Parisot et des néo-esclavagistes du CAC 40 ?

 luter plus

 

 

Surtout, madame C., n’avez-vous pas conscience, en nous parlant de la sorte, c’est-à-dire en nous prenant quand même un peu pour des cons, que vous aggravez de manière préoccupante la fracture qui sépare les usagers et les conseillers de Pôle emploi, et que vous exposez par là même ces derniers à la colère – bien légitime – de tous les chômeurs humiliés. C’est qu’il y a ceux qui cassent les pots. Et il y a ceux qui les payent...

De toute façon, madame C., le chômage, c’est aussi ce qui vous pend au nez, à vouloir confier comme ça tous vos usagers à des organismes privés, qui se font des couilles en or sur leur dos et celui du contribuable. Et elles se frotteront bien les mains, ces boîtes de gestion de la misère, quand les salariés de Pôle emploi auront tous été mis au rancart pour restrictions budgétaires, comme les enseignants que vous infantilisez en leur imposant vos fichus entretiens collectifs. Vous vous retrouverez plus vite que prévu à nos côtés, pour partager une réjouissante séance de coaching organisée par l’un ou l’autre de vos partenaires privés sur le banc des « déficients intellectuels » et des « analphabètes », comme vous dites.

Satiété générale

 

 

Quoi qu’il en soit, ceux qui tiennent de tels propos sont nuisibles pour les chômeurs et les précaires, mais aussi pour toute la collectivité, et ils n’ont assurément rien à faire dans un service public de l’emploi ! Pardonnez-nous de vous rappelez cette évidence, madame C., mais Pôle emploi appartient surtout et d’abord à ses usagers ! Dans ces conditions, nous pourrions demander votre renvoi immédiat, et applaudir en voyant votre nom s’ajouter à la longue liste des demandeurs d’emploi, juste à côté des nôtres. Mais contrairement aux petits chefs et aux irresponsables de votre espèce, nous ne résoudrons jamais à radier qui que ce soit ; même une mauvaise comédienne comme vous, madame C.. Nous nous contenterons donc d’exiger, auprès de qui de droit, que l’on vous trouve un autre poste, dans une autre agence ; un poste où vous ne serez plus en rapport ni avec des conseillers ni avec des chômeurs, ce dont nous croyons que tout le monde trouvera à se féliciter.

Veuillez agréer, madame C., nos plus sincères salutations.

Le Mouvement des chômeurs et précaires en lutte

Contact : mcpl2008@gmail.com / mcpl.revolublog.com

 

(source texte : bastamag.net)

 

 Sans la nommer

 

 

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 20:31

Solidaires

 

Communiqué de l'Union Syndicale Solidaires

 

Répression syndicale, crimina­li­sation du mouvement social, limites du droit de grève, réquisition de grévistes et aujourd’hui utilisation de forces « de l’ordre » pour casser une grève : notre démocratie est en danger.

La répression syndicale est un élément omniprésent dans les relations de travail en France, où faire taire les syndica­listes et les salariés qui troublent le climat serein nécessaire à l’exploi­tation, est une conception particulière des relations sociales. La répression se banalise, devient une pratique courante. Selon les statis­tiques des inspecteurs du travail, de plus en plus d’élus et mandatés sont licenciés chaque année. Des milliers de militants supportent petits harcèlements quotidiens, retard de carrière, licenciement, procès…

Tout le mouvement social subit la répression, voire la crimina­li­sation. Ainsi plus de 2 ans après la lutte des Continental contre les 1 113 licenciements annoncés par un groupe multimilliardaire, se tiendra mercredi 4 janvier 2012 à 13h30 à la Cour d’appel d’Amiens le procès pour juger Xavier Mathieu, pourtant relaxé par le tribunal de Compiègne, pour avoir refusé le prélèvement ADN suite à la simple amende à laquelle il avait été condamné, comme cinq autres travailleurs de Continental, pour leur partici­pation à la manifes­tation contre la fermeture de l’usine de Clairoix, à la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009. Nos syndicats SUD Energie et SUD PTT défendent actuel­lement des militants ayant eu le tort de faire grève.

Les limites au droit de grève ne cessent de s’étendre. Les salariés des transports terrestres ne peuvent faire grève qu’après une procédure de 2 semaines (non utilisée pour négocier réellement) et en annonçant 48h à l’avance leur intention de faire grève, ce qui permet toutes les pressions de la hiérarchie.

La réquisition des grévistes : le gouver­nement a tenté de casser les grèves des raffineries de Grand-puits et Gargenvile contre la contre-réforme des retraites en 2010. Le 17 novembre 2011, l’OIT a condamné cette atteinte à la démocratie : les préfets ne pourront plus réquisi­tionner des grévistes qui ne mettent pas en danger la vie, la santé ou la sécurité des personnes.

Et maintenant le gouver­nement envoie des forces « de ­l’ordre » jouer le briseurs de grève en remplaçant les grévistes sur ­leur poste de travail. Après des semaines de refus de négocier, le gouver­nement tente de casser la grève des agents de sûreté (Securitas, Brink’s, Alyzia Sûreté, Vigimark, Samsic, ICTS...) qui contrôlent les passagers avant embarquement.

Le gouver­nement veut passer en force sa politique de régression sociale, d’austérité au profit d’une petite minorité de personnes de plus en plus riche. Il refuse le dialogue social et utilise la répression comme une pression permanente pour pousser le syndicalisme à s’inscrire dans ces relations, en excluant les syndica­listes rebelles, en réprimant un syndicalisme combatif.

Le droit de grève et la démocratie ne sont pas négociables, ils doivent être défendus. Solidaires, avec d’autres forces, s’y emploie avec toute son énergie.

 

Objet de révolte

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 20:27

 

Communiqué SUD Aérien du 22 décembre



Ce matin 22 décembre, le gouvernement a pris la décision de remplacer les grévistes par des policiers de la Police de l’Air et des Frontières !

Les policiers ont reçu ce matin une « formation » en accéléré ( une demi-heure ! ) et ne pratiquent pas la palpation, la « sécurité » et la « sûreté » ne sont donc pas assurées, la décision du gouvernement n’est donc uniquement motivée que par la crainte de voir les aéroports bloqués au moment des fêtes de fin d’année !

Cette décision scandaleuse est significative du virage répressif de plus en plus prononcé de ce gouvernement : la cible est le mouvement social, l’objectif est la criminalisation de ce mouvement social, l’arme est la répression !

Hier, sous l’égide du médiateur, une nouvelle réunion s’est tenue avec l’inspection du travail, une représentante du ministère du travail, le président du syndicat des entreprises de sûreté aéroportuaire et les organisations syndicales : toujours le même blocage sur les salaires de la part des employeurs.

Le médiateur affirme avoir « invité » le principal donneur d’ordre, Aéroport de Paris, ainsi que les compagnies aériennes dont Air France, qui n’ont pas daigné se déplacer.

Aujourd’hui, malgré les pitoyables manoeuvres du gouvernement, la lutte des agents de sûreté continue et s’amplifie !

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:47

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Grève des aéroports :

les Français pris en otage. Mais... quels Français ?

 

Cette fois, ça suffit. On va sévir ! Pour mater la grève des employés de sécurité dans les aéroports, une réunion de crise s'est tenue lundi à l'Elysée, annonce France Inter. Avec le président, le Premier ministre, et les ministres concernés (à l'exception du ministre des Transports, rappelé en urgence de Londres, mais malencontreusement retenu par un retard de train). Oui, une réunion de crise, comme pour la Libye (mais où est donc BHL ? )

  

Les Français ont assez souffert. Mais quels Français ?

 

Pour suppléer les grévistes,500 CRS et gendarmes seront mobilisés dès mercredi. « Ce sont des personnels de sécurité, ils seront donc parfaitement aptes à effectuer des tâches de sécurité », explique l'ineffable Frédéric Lefebvre, sur France Inter.

Nicolas Sarkozy veut qu'on arrête d'embêter les Français, relate avec conviction Jean-François Achilli, journaliste politique de France Inter. C'est vrai, enfin. « Les Français », qui ont trimé toute l'année dans des conditions difficiles, ont bien le droit de « souffler un peu » (Sarkozy encore, cité par Achilli).

 

Le journaliste de la radio publique ne fait là que relayer la parole présidentielle.

 

Mais sans aucune distance, aucun recul. Il y adhère parfaitement.

 

Sans par exemple jamais se demander si l'expression « les Français » est la mieux adaptée pour désigner les passagers des aéroports lors des départs de Noël. Sans jamais se poser cette question : quelle est la proportion exacte de Français qui prennent l'avion pour aller « souffler quelques jours » pour les congés de fin d'année ?

 

En d'autres termes, quelle fraction de la population exactement est affectée par cette grève ?

 

Des grèses surmédiatisées ?

  

Poser la question, c'est y répondre. A leur décharge, Sarkozy et Achilli sont victimes d'un effet d'évidence : les JT ouvrent sur les grèves des aéroports. Si l'impression de pagaille est si forte à chaque grève du transport aérien, c'est parce que ces grèves sont surmédiatisées par la télé.

Ce qui déplace la question : pourquoi cette surmédiatisation ? Evidemment, parce que ce sujet est un marronnier. Mais aussi, disons-le, parce que les journalistes sont au cœur de cette fraction de la population, qui a les moyens de s'envoler pour les fêtes de fin d'année vers des cieux plus cléments.

 

 

Imagine-t-on, par exemple, le même dispositif de crise quand une CAF ferme pendant deux semaines, pour résorber les retards de dossiers (ce fut récemment le cas dans le Val-de-Marne, à quelques kilomètres d'Orly) ? Imagine-t-on les envoyés spéciaux de Pujadas, en direct pendant quinze jours devant les grilles fermées ? Imagine-t-on des « rmistes pris en otage », pestant au micro contre la RGPP ?

Jamais l'alliance, inconsciente mais objective, d'un système médiatique aux mains des dominants, et d'un pouvoir de droite, n'a été si évidente.

 

(source : rue89)

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:18

 

 

Toujours plus gros, les fichiers de police sont incontrôlables.

 

 

Les fichiers de police sont comme les jardins : il faut les entretenir. Voilà tout le défi auquel ont bien du mal à faire face les ministères de l'intérieur et de la justice, à lirele rapport d'information des députés Delphine Batho (PS, Deux-Sèvres) et Jacques-Alain Bénisti (UMP, Val-de-Marne), déposé mercredi 21 décembre. Car le jardin est luxuriant : de 58 fichiers en 2009, on est passé à 80 en 2011, dont 45 % attendent d'être légalisés (ils n'étaient que 27 % dans l'attente en 2009). Et le nombre de personnes fichées ne cesse d'augmenter : le système de traitement des infractions constatées (STIC), grand fichier judiciaire, est passé de 3,96 millions de mis en cause en 2009 à 6,5 millions en 2011, et de 28 millions à 38 millions de victimes. Le fichier des empreintes génétiques (FNAEG), de 800 000 à 1,79 million sur la même période

 

ILLÉGALITÉ ET MANQUE D'ENCADREMENT, DE CONTRÔLE, DE MOYENS

Les deux parlementaires sont des récidivistes. En 2009, leur premier texte avait fait date. Ils y critiquaient durement le manque d'encadrement, de contrôle, de moyens, et tout simplement l'illégalité de certaines bases de données. Ils y émettaient également une soixantaine de recommandations. Deux ans plus tard, 60% des mesures proposées n'ont pas été prises en compte. Et pas des moindres. La proposition de loi qui avait suivi le premier rapport sur l'encadrement législatif des fichiers a été enterrée.

Autre point noir majeur, les fichiers d'antécédents judiciaires de la police et de la gendarmerie. "Les recommandations sont, à de rares exceptions près, restées lettre morte", regrettent les auteurs du rapport. Ainsi du STIC : "Le flux entrant est mieux mis à jour, juge la députée des Deux-Sèvres, mais pas l'arriéré". De nombreuses fiches erronées vont ainsi être transférées dans le nouveau fichier commun police-gendarmerie, qui doit être prochainement mis en place.
Surtout, le mode d'apparition des fichiers n'a pas changé. Ils sont d'abord créés, développés, puis le ministère se préoccupe de fournir un cadre réglementaire à ces acronymes exotiques. Gesterex (terrorisme et extrémismes violents), Octopus (taggeurs), Corail (police judiciaire), etc. attendent l'arrêté ou le décret qui les régularisera.

Il existe un bon exemple des péripéties des fichiers judiciaires et de police : le FIJAISV, fichier judiciaire automatisé des auteurs d'agressions sexuelles et violentes, créé en 2004. Après plusieurs affaires de viols commis par des récidivistes en 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, avait souhaité qu'à l'issue de sa peine, le violeur soit "obligé de pointer dans un commissariat, de signaler un changement de domicile". Tollé des magistrats, réticences des sénateurs. Un fichier est néanmoins créé par la loi Perben 2.

 

FAILLE JURIDIQUE

Sept ans plus tard, le fichier réunit 54 900 personnes, qui doivent justifier régulièrement de leur adresse, en fonction de la gravité des faits. Et comme souvent avec les fichiers, les critères d'inscription ont été élargis progressivement – dans ce cas, à tous les crimes graves. Il mêle donc aujourd'hui un grand nombre de situations, que les forces de l'ordre ont le plus grand mal à hiérarchiser : elles reçoivent, par mois, 2 500 alertes de non justification de domicile des personnes inscrites au fichier. "Trop nombreuses, [les alertes] motivent insuffisamment les services locaux de police et de gendarmerie qui doivent établir la nouvelle adresse du délinquant", notent les rapporteurs.

Quant aux délinquants les plus dangereux, qui devraient chaque mois se rendre au commissariat, une faille juridique empêche leur contrôle : il faut que le suivi soit expressément mentionné dans le jugement, ce que les magistrats oublient de faire. Aujourd'hui, seuls deux personnes fichées sont concernées… Autre bug : 9 000 personnes échappent au contrôle car il ne leur a jamais été notifié.

Dans plusieurs affaires récentes de viols, l'auteur était ainsi inscrit au FIJAISV, et en défaut de justification de domicile. Le rapport décrit le "découragement des forces de l'ordre" qui se retrouvent mises en cause lorsque ce type d'incidents est révélé au grand public. Et Delphine Batho de conclure : "Plutôt que de créer des nouveaux fichiers, comme la base de données de reconnaissance faciale que certains proposent, il vaudrait mieux travailler à la modernisation des outils existants."

 

(Source : Laurent Borredon, lemonde.fr)

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:53

Une petite sélection :

 

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Plus de photos sur STREET ART UTOPIA

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:48

 

                                   Communiqué de la CNT-FTE
 

Les 14 000 nouvelles suppressions de postes annoncées par Luc Chatel sont une étape supplémentaire dans la politique de destruction de l’école publique que les ministres de Sarkozy auront pratiquée pendant 5 ans.

 

Luc Chatel vient de faire un sacré cadeau de Noël au monde enseignant en annonçant la suppression de 14 000 nouveaux postes après les 40 000 supprimés depuis 2008.

Les promesses n’engagent que ceux qui croient les menteurs, pourtant Sarkozy avait promis au printemps dernier qu’il n’y aurait plus de fermetures dans le primaire. Alors que les postes de non-enseignants sont en voie de disparition et que les réseaux d’aide sont exsangues des successives suppressions de postes, il faudra que le primaire liquide 5 700 postes.
Dans les villes ce seront des classes surchargées, qui empêcheront un suivi des élèves en difficulté, dans les campagnes s’ajoutera une généralisation des classes à cours multiples, rendant le métier plus contraignant pour les enseignants. Comment apprendre à lire à 32 CP-CE1 ? Comment gérer des quadruples niveaux à 28 élèves ?

Le secondaire est aussi largement touché avec plus de 6 500 postes à rendre. Alors que la difficulté des conditions de travail et le manque de reconnaissance de la profession poussent des collègues jusqu’au suicide, Luc Chatel n’a comme unique réponse qu’une nouvelle vague de suppressions de postes.
Pourtant comment garantir, la « réussite de tous » avec les tailles disproportionnées que peuvent prendre les classes, en effet comment gérer des terminales de 38 élèves ? Mais les suppressions de postes contribuent aussi à un abaissement de l’éventail éducatif, la disparition de l’enseignement de l’histoire en terminale S constitue un sinistre exemple de l’abandon d’une politique éducative générale permettant à chacun d’acquérir une culture générale suffisante.

Les seuls recrutements que le Ministre opère sont ceux d’Équipes Mobiles de Sécurité et autres agents de sécurité, qui participent un peu plus au climat délétère qui peut régner dans certains établissements.

Toute les académies sont touchées, même celles dont les effectifs sont en augmentation, faisant fi de toute perspective. Pourtant M. Chatel nous assure que le niveau d’encadrement reste suffisant. Mais comment se fait-il que les annonces de recrutements de chômeurs sur des postes d’enseignants se multiplient dans les Pôles Emploi ? Comment se fait-il que le nombre de remplacements non assurés augmente chaque année ? La seule réponse est que cette politique s’inscrit bien dans la déconstruction du système éducatif, préparant ainsi la privatisation de l’enseignement.

Face à ces coups, il n’est pas question d’attendre un quelconque sauveur, au risque de se réveiller avec les mêmes liquidateurs au pouvoir. Il est temps d’en finir avec les mobilisations éparpillées qui ne nous ont menées à rien ces dernières années.

 

 La FTE-CNT rappelle que seul un mouvement fort, s’appuyant sur les décisions prises par la base sera à même de créer le rapport nécessaire à l’arrêt de ces suppressions et à la mise en place d’une politique éducative tenant compte des besoins des élèves et des personnels.

 


Fédération des Travailleurs/euses de l’éducation CNT


18 avenue de la Gloire 31500 Toulouse
- Tel : 06 26 50 01 36    - Mail : fede-educ@cnt-f.org


 

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 19:06

L'humaniste Valérie Pecresse dans ses oeuvres :

 

Les classes populaires apprécieront

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 18:42

 

offensive 1

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 offensive 3

 

 (Source : revue Offensive. page 15, n° 32)

 

La revue Offensive consacre son dernier numéro à la question de la libération sexuelle)

 

extrait du sommaire :

Pas derévolution sans libération sexuelle !

Education sexualisée vs éducation sexuelle

Corps en (dés)accords

Vieillesse, le sexe buissonier

Pornographie, l'économie des corps

Une "libération sexuelle" à géométrie variable

Si je veux, quand je veux !

La contraception masculine

Plaisirs solitaires

Et les hommes...?

Je t'aime si tu est libre...

En finir avec le tout-géntital

Utopies sexuelles

 

 

Rendez-vous chez votre kioskier préféré !!

 

 

 

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Published by jean-rumain - dans Article
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