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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 16:01

 

 

 

 

En 10 ans, le RASED de la circonscription où je travaille a vu son effectif divisé par 3.

Divisé par 3 !

Ce saccage va bien au-delà du « non remplacement d’un fonctionnaire sur 2»…plusieurs postes étaient tenus par des collègues loin de l’âge de la retraite !!

Forcément, comme nous sommes inutiles et invisibles, il n’y a pas de quoi s’en émouvoir…

D'ailleurs, qui s'en émeut ??

Puisque ce saccage est accepté par TOUS et TOUTES, le RASED, dans cette circonscription se réduit maintenant à une petite dizaine de personnes…

Quel luxe !!!

Une petite dizaine de personnes, inutiles et insignifiantes pour 5000 élèves…

5000 élèves, majoritairement issu-e-s de familles en difficultés sociales (doux euphémisme)

Ce RASED, dans cette circonscription, n’est qu’UN exemple parmi d’autres (un parmi les autres…)

 

Un RASED inutile et insignifiant qui doit cependant continuer de :

 

Participer aux équipes éducatives, participer aux ESS,

Aider les familles lors des démarches d’orientation ou d’affectation

Participer aux nécessaires réunions avec la PMI, le PRE, le médecin scolaire

Participer aux CAR (Commission d’Affectation et de Régulation) et aux réunions préparatoires… et, forcément justifier les demandes de maintien (quoi qu’on pense des maintiens, des redoublements…QUI COUTENT CHERS !!!)

Contacter l’orthophoniste, le CMP, le CAMSP, la MDS, la MDPH, la CDO, l’éducateur, le SESSAD…

S’assurer que les courriers sont arrivés à leur destinataire (c’est fou ces postiers qui ne trouvent la boite à lettre de la MDPH…humour)

Faire face aux situations d’urgence (ou considérées comme situations d’urgence)...faire comprendre que derrière l’urgence, il y a certainement une situation complexe et donc qu’une « réponse » immédiate n’est pas adaptée…

Faire face aux IP (Informations Préoccupantes) hélas de plus en plus nombreuses, les rédiger, aider à les rédiger, évaluer les situations…rencontrer les familles pour expliquer cette démarche….S’entendre dire, de plus en plus qu’une mesure éducative sera mise en place…dans un an…

Réaliser les bilans, les bilans, les bilans, les bilans…

Assurer les prises en charge par défaut (en attendant de la place, en attendant une notification, une affectation, ou parce que quelqu’un l’a décidé…)

Recevoir les familles lors des conflits école /famille

Aider les élèves (ET LES FAMILLES !!!!! ) à re-trouver une estime de soi "minimum"...

Accompagner les familles

 

ET assurer les prises en charge, pédagogiques, rééducatives, psychologiques que certains considèrent comme du bricolage…

 

et aussi...

Ne pas avoir le temps de faire de la prévention (élèves et familles)

Ne pas avoir le temps d’accompagner les élèves de PS et MS (et les familles)

Ne pas avoir le temps nécessaire pour mettre en place des actions sur le langage, la production d’écrit, la conscience phonologique, la citoyenneté…

Devoir renoncer à des aides indispensables

Constater et déplorer le recours aux emplois précaires (AVS par exemple) pour tenter de colmater les brèches

Constater l’hyper médicalisation de la difficulté (scolaire ou non)

Constater les délais d’attente dans certains CMP (parfois 18 mois !!!)

Constater la souffrance des enseignant-e-s, et s’entendre dire que nous sommes des personnes ressource… «Vous êtes des professionnels…et devez donc gérer aussi les pétages de plombs »

 j’en oublie…

 

Constater aussi (à tort ou à raison, j’en suis heureux…) que, de plus en plus de demandes d’aide émanent directement des parents. Elles s’avèrent toujours justifiées…

Petite précision au sujet de ces demandes d’aide : le plus souvent, les familles ne traversent pas la cour de l’école pour se rendre au RASED…Ces demandes se font grâce aux dialogues qui se sont instaurés à la «grille » de l’école, aux moments des entrées, sorties ; lorsqu’en me rendant dans une école je rencontre des mamans qui papotent. Bien sûr, il faut avoir, et prendre un peu de temps…

 

Tout cela, c’est la situation actuelle…

Il semble que 3000 d’entre nous - inutiles et invisibles- vont disparaître à la rentrée prochaine…tout comme d’autres inutiles et invisibles qui tentent encore de mener leurs missions de service public pour toutes et tous…

 

Quel avenir demain ?

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 20:16

Sélection, volontairement subjective de photos issues de boston.com.

 

Pour la traduction des légendes, j'ai préféré vous laisser faire...

 

 

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Shoppers enter a department store at midnight in Covington, La. Early signs point to bigger crowds at the nation's malls and stores as retailers like Macy's and Target opened their doors at midnight.

 

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 Balloons at an Oakland, Calif. retailer advertise sale prices to shoppers on November 24, 2011. The store opened before midnight to encourage early shopping.

 

 

noel 4 Windy LaFerney (right) checks her e-mail while her son Caisen LaFerney, 4, plays an electronic game and Windy's mother Nicki Lawrence hangs out in their tent in front of a department store in Mesquite, Texas on November 21, 2011. They set up their tent late Sunday night so they could be the first people in the store early Friday morning for Black Friday shopping

 

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A 65-foot white fir tree is loaded onto a truck for its 20-day journey to Washington on November 5, 2011 after the U.S. Capitol Christmas tree was cut from the Stanislaus National Forest near Sonora, Calif. The tradition of "The People's Tree" began in 1964, and the job of providing it rotates among national forests. Come January, when the tree has served its purpose, it will be ground into mulch and spread across the Capitol gardens

 

 

 

 

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  : Workers paint Christmas trees made of twigs along a street in Manila.

Bientôt chez VOUS...

 

 

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 Radio City Rockettes present s'mores frozen hot chocolate, their annual holiday season dessert in New York on November 21, 2011. The dessert is served in a goblet dripping in marshmallow fluff and filled with a blend of 14 cocoas, topped with honey graham cracker crumbs, mini marshmallows, swirls of chocolate sauce, whipped cream and garnished with a graham cracker cookie topped with a toasted marshmallow, chocolate shavings, a drizzle of chocolate sauce and a Radio City light-up stirrer.

 

 

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 People queue up to buy "El Gordo" Christmas lottery tickets in downtown Madrid November 22, 2011.

 

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…Oh non l'homme descend pas du singe
Il descend plutôt du mouton…

 

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EDF lui coupe l'électricité, il meurt dans un incendie à cause d'une bougie.

Ce chômeur qui ne payait plus ses factures est mort quelques heures seulement après le blocage de son compteur.

 

Noyeux Joël...

 

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 21:36

 

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> 20 JANVIER : PÉDAGOGIE ET RÉVOLUTION

 

Rencontre avec Grégory Chambat, auteur du livre « Pédagogie et révolution / Questions de classe et (re)lectures pédagogiques » paru récemment aux éditions Libertalia.

 

Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse. Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice. Ce parcours pédagogique emprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus : l’apport du syndicalisme révolutionnaire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révolution libertaire espagnole. Car, si la postérité a conservé la trace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut toujours une pratique collective et sociale. Dans le domaine de la pédagogie, comme dans celui de l’action militante, ceux qui savent de quoi ils parlent sont ceux qui font… Montaigne      l’affirmait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allumer un feu »… Il est temps de souffler sur les braises      !

 

Sommaire :

- Préface de Charlotte Nordmann

- Vers une pédagogie socialement critique…

- Un mythe qui a la vie dure : l’école de Ferry selon Jean      Foucambert.

- Aux sources du syndicalisme : ni curés, ni patrons, ni État !

- Instruire pour révolter : Pelloutier ou la pédagogie d’action      directe.

- Albert Thierry : l’homme en proie aux enfants.

- Francisco Ferrer : une école pour la Sociale ?

- Espagne 1936 : l’école fait sa révolution.

- Korczak : l’autre insurrection de Varsovie.

- Ivan Illich : une société sans école.

- La pédagogie des opprimés de Paulo Freire.

- Bourdieu et l’école.

- Jacques Rancière : l’école ou la démocratie ?

- Freinet… jusqu’où ?

 

L’auteur : Enseignant depuis 1995, Grégory      Chambat travaille avec des élèves non-francophones dans un collège de Mantes-la-Ville (78). Militant de la CNT éducation, il participe au comité de rédaction de la revue N’Autre école. Il a publié « Instruire pour révolter : Fernand Pelloutier et l’éducation, vers une pédagogie d’action directe» et coordonné le livre d’entretiens « École : une révolution nécessaire » (éditions CNT).

Références du livre : éditions Libertalia, collection Terra Incognita, 216 pages, octobre 2011

Pour commander le livre (14 €, frais de port inclus) :  Cliquer ICI 

 

 

 > 16 MARS :

SÉLECTION

ET REPRODUCTION SOCIALE(S)

 

Projection-débat avec la participation de Brigitte Monfroy, sociologue à l’IUFM Nord Pas-de-Calais

T’avais qu’à mieux travailler à l’école !

      Certaines inégalités sociales sont parfois présentées comme «      normales » puisque nous aurions toutes et tous les mêmes chances      de réussite, en particulier à l’école : c’est le principe même de      la méritocratie. Cette idéologie est contredite, depuis plus de      trente ans, par des recherches montrant une corrélation forte      entre l’origine sociale des élèves et leur réussite scolaire. La      France est d’ailleurs aujourd’hui un des pays où le poids de      l’origine sociale est le plus fort dans l’explication des niveaux      de réussite scolaire.

La reproduction sociale est-elle une fatalité ?

      Il y a une quarantaine d’année, les sociologues Bourdieu et      Passeron faisaient de la « reproduction sociale » la fonction      première de l’école. Cette analyse est-elle encore, voire plus que    jamais, d’actualité ? L’école ne fait-elle que « reproduire », au      sens d’enregistrer de manière « passive », les inégalités sociales      ou participe-t-elle « activement » à leur (re)production ? Une «n’autre école » est-elle possible ? Quoi qu’il en soit, comprendre  la genèse des inégalités sociales à l’école semble bien constituer    aujourd’hui un enjeu d’importance, enjeu indissociablement scientifique et politique…

 

> 11 MAI : AUTORITÉ ET SAVOIRS

 

Projection-débat avec la participation de Thomas Barrier, formateur à l’IUFM Nord Pas-de-Calais

 

La relation pédagogique semble être de nature asymétrique. Dans l’ordre des savoirs, les enseignants sont supposés plus avancés que leurs élèves et c’est d’abord sur ce critère qu’ils-elles sont aujourd’hui recruté-e-s. Vue sous cet angle, la relation pédagogique possède quelques similarités avec la relation d’autorité. Cette similitude (réelle ou supposée) vient parfois en soutien d’un discours réactionnaire : les difficultés scolaires      d’aujourd’hui seraient dues à un déficit d’autorité des maîtres-détenteurs-des-savoirs. A l’opposé, la pédagogie      antiautoritaire peut-elle faire l’économie d’une réflexion sur la  place des savoirs dans les relations enseignants/élèves ?  L’enseignant peut-il se comporter en simple tuteur ? Du côté des élèves, des recherches ont montré les relations existantes entre la soumission à l’autorité du maître et l’absence d’investissement      dans les situations d’enseignement. Ce phénomène mérite particulièrement l’attention dans la mesure où ce sont souvent les élèves d’origine populaire qui sont les plus demandeurs d’une  prise en charge par les enseignants et par l’institution. Comment, dans ce contexte, faire face à cette demande sans pour autant      installer un rapport de dépendance ? Comment favoriser un engagement autonome des élèves ? Un rapport aux savoirs qui soit constructif ?

 

> 15 JUIN :

L’UNIVERSITÉ  EXPÉRIMENTALE DE VINCENNES

 

Projection-débat sur une expérience unique dans la foulée de mai 68

 

L’université expérimentale de Vincennes a été créée dans la      foulée de mai 68. Rasée un été de 1980, il n’en existe aujourd’hui  plus de trace même si elle est à l’origine de l’actuelle Université Paris 8 à St-Denis. Il reste néanmoins un expérience sociale, pédagogique et politique unique : mise en avant de l’interdisciplinarité (une licence comprend par exemple au moins deux spécialité distinctes) ; suppression du contrôle terminal, du      cours magistral (les amphis ne servent guère qu’aux AG) ; rapports enseignants/étudiants bouleversés ; ouverture aux non bacheliers, aux salarié-e-s (ouverture de l’université de 7 à 24h, le samedi,  etc), aux parents (crèches…) ; ouverture vers de nouvelles disciplines ; et surtout, une effervescence politique difficilement imaginable dans le contexte actuel de mise au  des universités (LRU, IDEX, etc). De nombreux documents concernant cette expérience (articles, films, documents historiques, etc) sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.ipt.univ-paris8.fr/hist/     

 

CNT          éducation Nord Pas-de-Calais. 32 rue d’Arras, 59000 Lille

      03 20 56 96 10   ssec5962@cnt-f.org

 

 

Plan d'accès

 

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 21:07

 

Avec moins peut-on encore faire bien ?

"Si on appliquait la loi, les hôpitaux s'arrêteraient de fonctionner". Cette confidence de Philippe Blua, président du syndicat des managers publics de santé, illustre la situation où se trouve le service public avec l'application de la RGPP (révision générale des politiques publiques). Le 30 novembre, le Snpden, premier syndicat de personnels de direction de l'éducation nationale, invitait des syndicalistes de la sécurité, de la magistrature, de la santé et de l'éducation a échangé sur les restrictions qu'ils connaissent et leurs conséquences.

Un constat partagé. Presque partout les syndicalistes signalent des suppressions de postes. Dans la magistrature, Virginie Duval, secrétaire générale de l'Union syndicale des magistrats, souligne le manque de greffiers ou de personnels de la PJJ. Pour l'UNSA Police, Philippe Capon signale la suppression de 10 000 postes. La RGPP frappe aussi directement les budgets. Pour Philippe Blua à force de calculer au plus juste les hôpitaux sont à la limite de la brisure. Payés à l'acte, ils fuient les missions d'intérêt général. Les commissariats de police ne sont plus entretenus suffisamment confie Sylvie Feucher, secrétaire générale du syndicat des commissaires. V Duval signale le manque de sécurité et d'entretien dans les tribunaux.

Tout cela a des conséquences sur les missions et les hommes. Le mot qui revient sans cesse c'est "burnout". Récemment le rapport Fotinos soulignait son importance chez les enseignants. Le même phénomène existe chez les hospitaliers, explique P Blua, les magistrats (V Duval) ou les policiers, selon S Feucher. Les missions ne peuvent plus être assurées correctement. Pour Patrick Roumagnac, du SIEN Unsa, les inspecteurs sont victimes du "fantasme de l'expertise" : on leur fait livrer des chiffres aux dépens du temps passé à accompagner les enseignants. Faute de magistrats la Justice ne peut pas appliquer la loi sur la tutelle. Pour la police, on privilégie la répression à la prévention, pourtant plus gratifiante. Partout c'est l'intérêt du travail qui est en jeu. Et parfois même sa légalité. V Duval témoigne qu'elle n'est pas en état de respecter tout le temps la procédure faute de moyens.

"La RGPP est une tronçonneuse confiée à un aveugle", explique Philippe Tournier, du Snpden. "Elle coupe sans regarder. Quand il y a un problème, les politiques n'assument pas leurs restrictions devant les citoyens. Ils culpabilisent les individus et dégradent le service public". "On est sur des thématiques communes", estime P Tournier. " A un moment les décisions ont des conséquences pratiques. La communication ne peut pas régler tous les problèmes". Le fait de partager ces problématiques rend chaque syndicat plus réactif et efficace. C'est cette réalité aussi qu'il souhaite imposer aux décideurs.

(Source : François Jarraud sur cafepedagogique.net)

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 22:52

4Tomorrow, une com­mu­nauté inter­na­tio­nale de desi­gners encou­ra­geant la créa­tion d'affiches sur des pro­blèmes de société, orga­nise dans le cadre de son concours annuel pos­ters for tomor­row une expo­si­tion de 100 affiches pour le droit à l'éducation. Réalisée en par­te­na­riat avec l'UNESCO, cette expo pren­dra place du 8 au 11 décembre au musée des Arts Décoratifs de Paris.

Dix affiches de ce dia­po­rama ont été sélec­tion­nées par un jury de pro­fes­sion­nels comme les meilleures des 100 affiches choi­sies pour l'exposition, sur quelques 2.800 contri­bu­tions. Ces dix pos­ters intè­gre­ront la col­lec­tion per­ma­nente de plu­sieurs musées de design renom­més, dont celui des Arts créatifs.

(source et suite de l’article : nousvousils )

 

Perso, j'adore l'affiche n° 9 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 20:05

 

 

Question subsidiaire: combien coûtent les déplacement de celui qui n'est pas en campagne électorales tout en étant déjà en campagne électorale pour ne pas dépenser tout de suite les sous de la campagne électorale ?

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:00

 

Agriculture : Le beau cadeau de noël de l'UMP au lobby semencier ?

L'UMP souhaiterait remettre en cause le droit pour les agriculteurs de ressemer librement leur propre récolte. Une proposition de loi les obligerait à payer une redevance qui tomberait dans la poche de l'union française des semenciers !

Si à l'UMP on aime fustiger les assistés, on sait quand c'est nécessaire assister les lobbies. Témoin la proposition de loi de Christian DEMUYNCK et plusieurs de ses collègues, relative aux certificats d'obtention végétale, n° 720, déposée le 24 septembre 2010 au Sénat et actuellement en débat à l'Assemblée Nationale.

Sous couvert de protéger la propriété intellectuelle sur les variétés végétales « (...) lequel permet de rémunérer la recherche (...) », elle vise à mettre en place un système de rente pour les multinationales semencières, toutes réunies au sein de l’Union française des semenciers

En fait nous expliquent la Coordination nationale pour la défense des semences fermières : « cette proposition de loi bénéficie uniquement à la filière semencière, dont les objectifs sont essentiellement guidés par l'intérêt commercial » Et la Confédération Paysanne : « Cette proposition de loi veut interdire aux paysans de semer leurs propres semences, provenant de leur récolte, pour les forcer à acheter celles de l'industrie (...) »

En effet, l'article 14 de la proposition de loi prévoit : « (...) que les agriculteurs utilisant des semences de ferme (...) paient une indemnité aux titulaires des COV dont ils utilisent les variétés, afin que soit poursuivi le financement des efforts de recherche et que les ressources génétiques continuent d'être améliorées (...) »

COV, késako ?

« Les créateurs de nouvelles variétés peuvent faire protéger celles-ci. Cette protection est attestée par un titre de propriété appelé "certificat d'obtention végétale". Il interdit à quiconque la production et la vente des semences de la variété sans l'accord de son propriétaire l'obtenteur (...) » nous dit le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences)

En fait, résume la Confédération Paysanne : C'est une forme de propriété industrielle sur les plantes cultivées.

Quelles peuvent être les conséquences de ce texte ?

Selon la Conférdération Paysanne qui a mis en ligne une pétition transmise à votre député : « La proposition de loi vise à étendre ce droit de propriété aux récoltes, aux semences qui en sont issues et aux aliments qu'elles produisent jusque dans nos assiettes. Elle voudrait interdire aux paysans d'utiliser une partie de leurs récoltes comme semences, ou pour quelques espèces comme le blé, ne les y autoriser qu'en échange du paiement de royalties à l'industrie. Elle veut ensuite interdire la commercialisation des semences que les paysans sélectionnent et conservent dans leurs champs. En cas d'utilisation « illégale » de semences de ferme ou de non-paiement des royalties, elle voudrait que la récolte et les produits issus de la récolte soient considérés comme une contrefaçon ! Or l’industrie semencière n’a jamais rien payé pour utiliser toutes les semences qu’elle a prises dans les champs des paysans afin de sélectionner les siennes (...) »

Mais, où vont ces royalties et que représentaient-elles si la loi s'appliquait ?

Selon le très informé site Bastamag : « (...) 85 % des sommes récoltées par la Contribution volontaire obligatoire sont reversées directement aux obtenteurs, et 15 % servent à alimenter le Fonds de soutien à l’obtention végétale en blé tendre (...) l’application de la proposition de loi entraînerait un prélèvement supplémentaire sur le revenu des agriculteurs français estimé à 35 millions d’euros (...) »

Bien que la gauche ait déposé nombre d'amendements, il est assez probable que la proposition finisse par être adoptée.

Au delà du scandale que représente la mise en place de cette taxe/rente dont la majeure partie, part directement dans la poche des semenciers et de leurs actionnaires, on pourra s'étonner que la FNSEA, sorte de Medef du monde agricole, soutienne la proposition de loi.

En effet, son président Xavier Beulin, proche de l'UMP : « (...) affirme sa volonté de préserver le pôle semencier français et préconise de faire participer aussi les éleveurs au financement de la recherche, en leur faisant payer une redevance sur les semences de ferme, y compris les fourragères, destinées à produire l'alimentation de leurs animaux »

Ce qui améliorerait la rente des semenciers, puisque : « (...) les agriculteurs paient une contribution volontaire obligatoire seulement en cas de commercialisation de leurs semences. Ceux qui ne faisaient que la replanter pour nourrir leurs animaux en étaient exonérés (...) »

Il faut dire, écrit La France Agricole, citant la Confédération Paysanne, que : « Le président de la FNSEA, à la tête du groupe Sofiprotéol (qui est un fonds d'investissement ) : « (...) détient des participations dans plusieurs grands groupes semenciers français : Euralis Semences, Limagrain, RAGT Génétique, Serasem du groupe InVivo (...) » un hasard certainement !

En attendant, le vote des députés, le champagne patiente, au frais, à l’Union française des semenciers.

 

(source : marianne2.fr)

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 17:27

 

 

L’école française est inégalitaire parce que la société l’est aussi. Et parce que le système éducatif favorise les plus favorisés. Une analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du magazine Alternatives Economiques.

Sur les 81 élèves entrés à l’Ecole nationale d’administration (Ena) en 2009, seuls quatre avaient un parent ouvrier. En troisième cycle à l’Université, les fils et les filles d’ouvriers ne sont pas mieux lotis : ils ne représentent que 4,5 % des doctorants. Ces inégalités sociales ne commencent pas dans l’enseignement supérieur : elles sont au contraire le résultat d’un processus observable dès la petite enfance. Ainsi, en sixième, le score moyen en mathématiques des enfants de cadres est déjà supérieur de 16 points à celui des enfants d’ouvriers.

Le caractère inégalitaire de l’école française n’est pas nouveau. Ce que l’on mesure en revanche de mieux en mieux, c’est que le système hexagonal est l’un des plus inégalitaires parmi les pays riches. Tel est notamment l’un des enseignements du Programme international pour le suivi des élèves (dit "Pisa") mené par l’OCDE auprès de 470 000 jeunes de 15 ans dans 65 pays.

 

 

 

 

Un culte du diplôme

L’enquête de 2006 l’avait déjà montré pour les mathématiques [1 ], mais l’analyse a été confirmée par les résultats de l’enquête 2009 dans le domaine de la compréhension de l’écrit. Le système français en ressort à nouveau marqué par des disparités particulièrement fortes de performances scolaires entre les élèves. En outre, l’enquête fait apparaître une hausse des écarts entre élèves par rapport aux résultats antérieurs : en France, la part des plus mauvais élèves et des meilleurs s’accroît. A l’inverse de ce qui se passe dans la plupart des pays de l’OCDE, où c’est au contraire le groupe des élèves moyens qui tend à augmenter. Bref, non seulement l’école française est inégalitaire, mais elle l’est de plus en plus.

Ces inégalités scolaires sont tirées notamment par un culte du diplôme particulièrement fort dans notre pays. Les diplômes y exercent en effet une emprise plus importante que dans d’autres pays sur le destin social des individus au-delà de l’école elle-même [2 ]. Dans un contexte de "lutte des places", cette survalorisation des diplômes aiguise la compétition scolaire en la chargeant d’enjeux encore plus lourds, et la rend d’autant plus impitoyable pour les plus faibles.

La France, championne des inégalités sociales à l’école

Impact du milieu social sur le score en compréhension de l’écrit, données 2009. Pour un score moyen de 500 points.

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Par ailleurs, ces inégalités de réussite ne sont pas la contrepartie d’un niveau plus élevé des élèves : si l’on en juge par ses résultats dans les différents domaines explorés par les enquêtes Pisa (mathématiques, sciences, compréhension de l’écrit), le modèle scolaire hexagonal présente des performances très moyennes par rapport aux autres pays riches examinés par les enquêtes Pisa. Comme l’a montré la sociologue Nathalie Mons [3 ] les pays qui réussissent le mieux sont ceux qui cherchent au contraire à élever le niveau moyen en unifiant au maximum les parcours.

 

 

 

Le poids d’une société inégale

D’où viennent ces inégalités scolaires ? D’abord du milieu social d’origine. Avec la Nouvelle-Zélande, la France est le pays riche au sein duquel les origines sociales des élèves ont l’impact le plus fort sur leurs résultats : une variation d’un point (sur 100) de l’indice de milieu social fait varier le score des élèves de 50 points (pour une moyenne de 500 points), contre 38 points en moyenne dans l’OCDE. Pourtant, la société française est loin d’être la plus inégalitaire parmi ces pays, du moins si l’on en juge par les disparités de revenu par exemple. Pour comprendre la force des inégalités sociales en matière scolaire en France, il faut cependant dépasser ce niveau d’observation.

La montée du chômage et son maintien à un niveau particulièrement élevé en France, ainsi que la précarisation de l’emploi et l’instabilité qui en résulte, ont fragilisé les familles du bas de l’échelle sociale et joué sur les résultats scolaires de leurs enfants. Ainsi, par exemple, une famille qui ne présente pas les garanties nécessaires pour accéder à un logement suffisamment grand ne met pas ses enfants dans la meilleure situation pour réussir à l’école : comme l’ont montré les économistes Eric Maurin et Dominique Goux, le surpeuplement du logement exerce en effet une influence négative sur les résultats scolaires [4 ]. De même, seuls ceux qui en ont les moyens peuvent payer à leurs enfants des cours privés pour tenter d’améliorer leurs bulletins scolaires, aidés en cela par de substantielles réductions d’impôts.

Ensuite, la ségrégation sociale croissante au niveau des territoires fait que les "bons" élèves se retrouvent de plus en plus souvent dans les mêmes établissements et les "mauvais" dans d’autres. Or, on sait que lorsque mauvais, moyens et bons élèves sont réunis dans les mêmes classes, c’est un puissant facteur de progrès pour les plus faibles. La mixité scolaire est en ce sens un élément central de la diminution des inégalités sociales à l’école.

 

 

 

 

Un système élitiste et inefficace

Face aux inégalités sociales, le système éducatif ne peut pas tout. De fait, le rôle premier d’un système d’enseignement est d’éduquer les élèves, et non de rapprocher leurs milieux. Sauf à soustraire les enfants à leur famille dès le plus jeune âge, il doit toujours composer avec les atouts inégaux liés à ce milieu social.

Il pourrait cependant faire nettement mieux. Peu ou prou, tous les pays connaissent une crise de l’emploi et les inégalités sociales à l’école ne sont pas récentes… La singularité française est de cultiver un système élitiste qui n’a rien de républicain. Sa justification s’appuie d’ailleurs sur un passé largement idéalisé. Contrairement à l’image d’Epinal, l’école des années 1950 n’a jamais profité massivement aux couches sociales défavorisées. Le mythe du boursier élevé aux plus hautes dignités est l’équivalent du self made man américain : il existe, certes, mais dans des proportions très limitées et sert surtout à justifier le maintien des inégalités.

Dans les années 1970 et 1980, pour rattraper le retard considérable qu’elle avait pris en matière d’éducation, la France a ouvert les portes de ses collèges et lycées au plus grand nombre. Mais elle n’est pas allée au bout de cet effort. Contrairement aux souhaits des réformateurs de l’époque, la façon de faire l’école a peu évolué, notamment dans l’enseignement secondaire. Celui-ci est resté marqué par la forte place réservée aux savoirs académiques, la dévalorisation des savoirs professionnels et techniques et le fétichisme de l’évaluation permanente. Au total, collèges et lycées ont continué et continuent encore de favoriser les enfants de diplômés : un élève dont le père est enseignant a quatorze fois plus de chances d’obtenir le bac général que celui dont le père est ouvrier non qualifié, selon le ministère de l’Education nationale. Et ces inégalités se poursuivent dans l’enseignement supérieur : l’université généraliste reçoit presque deux fois moins de moyens par étudiant que les grandes écoles sélectives ; trop peu, en tout cas, pour développer des premiers cycles de grande qualité et des conditions d’études dignes de ce nom.

 

 

 

 

Une crise des moyens

Les mesures prises depuis plus de dix ans en France ont encore dégradé la situation. Les dispositifs de soutien pour les plus défavorisés - des zones d’éducation prioritaire jusqu’au soutien individuel - se sont développés avec des moyens très réduits. Au nom de l’échec d’un "collège unique" qui n’a jamais eu les moyens de réussir, on a progressivement recréé des filières de sélection précoces à partir de la classe de troisième, qui constituent un puissant facteur d’inégalités sociales. La réduction du nombre d’enseignants, en particulier dans les réseaux d’aides aux élèves en difficulté (RASED), pénalisent encore les plus défavorisés. Enfin, sans surprise, l’assouplissement de la carte scolaire n’a fait que renforcer la ségrégation scolaire.

Tout porte à croire que cette situation ne changera pas de sitôt, en tout cas aussi longtemps que le contexte économique et social sera marqué par les effets de la crise et des politiques budgétaires restrictives. De plus, parents et enseignants ont été échaudés par un nombre considérable de "vraies-fausses" réformes, qui ont rarement été construites autour de l’intérêt de l’enfant. Et les forces sociales qui défendent le statu quo scolaire occupent le terrain médiatique…

Extrait de du magazine Alternatives Economiques - Hors-série n° 088 - février 2011.

Notes :

[1 ] Un grand nombre de résultats sont disponibles sur le site du Programme international pour le suivi des élèves. Sur le même sujet, on pourra également se reporter à L’élitisme républicain. L’école française à l’épreuve des comparaisons internationales, par Christian Baudelot et Roger Establet, La République des Idées-Seuil, 2009.

[2 ] Voir les analyses de François Dubet, Marie Duru-Bellat et Antoine Vérétout dans Les sociétés et leurs écoles. Emprise du diplôme et cohésion sociale, Seuil, 2010.

[3 ] Dans Les nouvelles politiques éducatives. La France fait-elle le bon choix ?, par Nathalie Mons, PUF, 2007.

[4 ] Voir " Surpeuplement du logement et retard scolaire ", Données sociales 2002-2003, Insee.

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 15:21

 

Brest. Arrêté comme pervers, il meurt d’un arrêt cardiaque

Des parents d’une école de Brest, qui l’accusaient à tort d’avoir voulu enlever une fillette, l’ont pris à partie lundi. L’homme a succombé à un malaise fatal, lors de son arrestation.

Jean-Claude Basset avait 65 ans. Il a été déclaré mort lundi, à 17 h 50, sur le trottoir devant son immeuble de la rue Capitaine-Lelièvre, dans le quartier de Kergoat, à Brest (Finistère). Quelques minutes plus tôt, trois policiers en tenue l’avaient interpellé dans le hall, au milieu d’une quinzaine de personnes qui le cernaient. Police Secours avait reçu l’appel d’une femme, à 16 h 40 : « On a repéré un pervers sexuel qui tourne autour de l’école. La semaine dernière, il a essayé d’enlever une petite fille. On l’a poursuivi. On l’a bloqué dans le hall. Venez vite ! »

Aucune suite pénale

Les policiers arrivent. Ils voient une fillette en pleurs. Ils extraient l’homme de la foule, le menottent et le font monter dans leur fourgon. Là, le retraité perd connaissance. Les policiers lui enlèvent les menottes, l’allongent sur le trottoir, lui prodiguent un massage cardiaque en attendant les pompiers et le Samu. En vain. L’autopsie pratiquée, hier, confirme la mort par arrêt cardiaque. Le vendredi 18 novembre, près de l’école, Jean-Claude Basset a pris par la main une fillette de 3 ans qui était perdue. « Il a voulu la ramener à l’école, explique le commissaire Daniel Ansellem, patron de la police brestoise. Mais une mère de famille a trouvé anormal que cet homme à l’aspect très négligé prenne un enfant par la main. Elle lui a pris l’enfant, l’a ramené à sa mère et lui a raconté la scène. »

La mère de la fillette ne trouve rien d’inquiétant. Elle attend huit jours, prend conseil auprès du directeur de l’école, puis dépose une main courante, au bureau de police du quartier. Le retraité a été vu près de l’école. Comme des dizaines d’autres habitants qui ne peuvent que passer devant ce groupe scolaire, grand quadrilatère bordé d’immeubles.

Alors, pourquoi des parents ont pris à partie Jean-Claude Basset, lundi ? Il reste beaucoup de témoins à entendre. Mais à ce stade, la police est formelle : « Il n’avait aucun antécédent de pervers. Il n’a jamais eu de problème. »

Ancien ouvrier de l’Arsenal, il était sous curatelle. Il parlait beaucoup aux enfants du quartier. « Il était un peu bizarre, mais c’était un gentil monsieur, témoigne une voisine qui a tout vu de sa fenêtre. Il n’y avait que des femmes. Elles sont arrivées comme des furies. Elles criaient. Des enfants pleuraient. Je leur ai dit qu’il n’était pas méchant. Je suis révoltée ! Il est mort pour rien ! » Si la méprise est avérée, voilà un homme qui sera mort tué par la rumeur. Pénalement, cela n’aura aucune suite

 (source : ouestfrance.fr)

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:14

 

La fédération SUD éducation s’oppose au projet de réforme de l’évaluation des enseignant-e-s et appelle à construire la mobilisation.

- Signez la pétition intersyndicale pour exiger le retrait du décret sur l’évaluation (modalités en fin d’article)

- Tous et toutes en grève le 15 décembre !

 

 

 

Le ministère préparait cette réforme depuis des années. Les projets de décret et d’arrêté réformant l’évaluation des enseignant-e-s sont désormais en circulation depuis le 14 novembre. Ils remplacent à compter de la rentrée 2012 les dispositifs actuels par une modalité unique : un entretien d’évaluation tous les trois ans par le supérieur hiérarchique direct (le chef d’établissement dans le 2nd degré, l’IEN dans le 1er degré). La fédération SUD éducation dénonce ce projet et appelle à construire dans l’unité la mobilisation pour le contrer.

Un management sur le modèle de l’entreprise capitaliste

SUD éducation est opposé à la notation, aux inspections infantilisantes, à l’évolution différenciée des carrières... Mais les nouvelles modalités d’évaluation des personnels sont encore pires ! On passe à l’ère du management sur le modèle de l’entreprise capitaliste.

Cet entretien reposera tout d’abord sur une auto-évaluation, selon des grilles fournies par l’administration. Comme les expérimentations ont déjà permis de le constater, ce processus est particulièrement pervers : on doit soi-même s’évaluer... à travers les yeux de la hiérarchie et ses critères désormais purement comptables.

Individualisation, mise en concurrence, caporalisation

La notation-évaluation déjà mise en place pour les personnels non-enseignants a démontré sa nocivité avec l’augmentation des pressions hiérarchiques, l’infantilisation des personnels, la gestion individualisée des carrières que l’on veut désormais étendre aux enseignants.

Les plus « méritant-e-s » (entendre, « les plus dociles ») seront gratifié-e-s d’un ou plusieurs mois de réduction par rapport à l’ancienneté moyenne pour accéder à l’échelon supérieur, tandis que d’autres seront pénalisé-e-s par des majorations. Ainsi le supérieur hiérarchique aura un pouvoir personnel accru : cela ne peut conduire qu’à des disparités, à des injustices plus grandes que le système actuel, et nécessairement à l’exercice de pressions, voire à des abus de pouvoir.

Ces entretiens contribueront à opposer les personnels, soumettre chacun-e à l’arbitraire, et casser toute résistance collective.

Des logiques comptables et non éducatives

Que va-t-on évaluer ? Le décret d’application de la loi « de modernisation de la Fonction Publique » le précise : en premier lieu « Les résultats professionnels obtenus par le Fonctionnaire » ; cela se traduit dans le projet d’arrêté sur l’évaluation des enseignant-e-s de la manière suivante : il s’agira en premier lieu d’évaluer la capacité de l’enseignant‑e « à faire progresser chaque élève ».

L’enseignant-e sera donc jugé-e sur les résultats de ses élèves, à la « validation des compétences », aux évaluations en primaire, aux examens dans le secondaire, aux taux de passages et redoublements... Chacun-e sera comptable personnellement de ces résultats, devra produire du chiffre : l’humain disparaît, la dimension collective de l’acte éducatif est gommée, tout comme la dimension sociale.

Le fichage des compétences pour les enseignant-e-s aussi

Ces nouvelles modalités d’évaluation des enseignant-e-s s’inscrivent dans une logique globale, celle de l’évaluation par compétences et du fichage généralisé. Après le livret de compétence pour les élèves, une circulaire récente crée en effet un « Livret de compétences » pour les enseignant-e-s eux-mêmes : officiellement un portefeuille de compétences dématérialisé. Publié au Bulletin Officiel le BOEN n° 13 du 31 mars 2011, le point 3 de cette circulaire indique : « Ce portefeuille de compétences dématérialisé peut enregistrer les appréciations et conseils des inspecteurs pédagogiques territoriaux et des conseillers mobilité carrière. Il est mis en place dès l’année de stage. Il s’appuie sur le référentiel de compétences fixé par l’arrêté du 12 mai 2010. »

Des compétences pourront être validées par des formations professionnelles pendant les vacances, ce qui donnera droit à accéder à des postes à profil, autre instrument d’arbitraire et d’individualisation des carrières...

Les raisons ne manquent pas : non à la réforme de l’évaluation des enseignant-e-s, trois fois non aux entretiens d’évaluation !

Nos Luttes ont construit nos droits, notre résignation les détruirait. Mobilisons-nous !


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