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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 20:03

 

 

« Mon 1er contrôle d’identité » est une série de web stories de 5 minutes, durant lesquelles les artistes nous font le récit du premier ou du pire contrôle d’identité qu’ils ont eu à subir. Sur un ton drôle ou un peu plus grave, ils nous font part de ce moment délicat qu’est le contrôle d’identité. Les stories « Mon 1er contrôle d’identité » mettent la lumière de façon originale et décalée sur une véritable question de société, et font la promotion d’une action nationale et inédite contre le contrôle au faciès.

 

 
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"Mon 1er contrôle d'identité"
Un nouvel épisode
chaque lundi et jeudi à 18h00 à partir du 21 novembre 2011.

www.stoplecontroleaufacies.fr

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 21:00

Court métrage qui a remporté l'oscar d'animation en 2010, Logorama est une animation essentiellement constitué de marques et où Ronald la mascotte de la restauration Mac Donalds joue le méchant, voix françaises par Omar et Fred. Ça fait quand même peur lorsqu'on se rend compte du nombre de marques que l'on est capable de reconnaître.

 

Prenez un ¼ d’heure pour regarder…

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 20:09

 

(Texte de Lili-oto)

 

  (Lili-oto. Faubourg des sans domiciles fixes)

 

 

A la veille de la présidentielle 2012 l’instrumentalisation politique s’est déjà engagée, et des opportunistes vont nous voler notre droit de parole, c’est une coutume politique en France. Ils vont s’exprimer au nom d’artistes qu’ils ne sont pas et qu’ils ne représentent pas. Ceux qui ont le plus à perdre, des élus adossés et soutenus par des artistes subventionnés ou institutionnalisés seront mis en avant dans les médias. Chez les artistes, ce sont ces auteurs créateurs politiquement corrects, dans les rails qui vivent de la générosité des bons réseaux, ceux du ministère de la culture, des collectivités territoriales, des régions, des départements ou des mairies. Chez les élus, ce sont les élus de droite et les élus de cette gauche dite de la rigueur qui soutiennent les généreux collectionneurs d’art qui se sont engrossés sur le dos de la population grâce à la crise économique, grâce aux niches fiscales ou l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux. " Ce que disent les artistes " ne peut en aucun se réduire en une parole globale ou universelle, d’un statut commun avec des réalités partagées. C’est un non-sens politique, et surtout un gros canular, une insulte à la sociologie de l’art et à l’ethnologie de l’art. Nos situations sont disparates, inégales et arbitraires.

 

Tout est politique

 (Jean Rumain. Tout est politique)

 

 

Dans l’art contemporain, être artiste c’est seulement pour une petite minorité, moins de 1% des artistes plasticiens : bien vivre de son activité, posséder un atelier d’artiste, exposer dans les grandes manifestations internationales, fréquenter l’oligarchie internationale de la finance et de l’industrie. Pour 99% des artistes plasticiens c’est la misère, la précarité, une précarité sans nom. Certainement plus de 97% d’entre eux ne possèdent pas ou plus d’atelier, n’exposent plus et pratiquent plus ou au ralenti leur activité artistique, ils n’ont plus de visibilité sur la scène nationale ou régionale. Ce sont des conditions scandaleuses, avilissantes, abjectes dans un pays riche. Une réalité nauséabonde, écœurante, suffocante que beaucoup de candidats politiques à l’élection présidentielle dissimuleront pour embellir leurs bilans politiques. Aujourd’hui, nous, "artiste", nous n’avons plus les moyens de mener à bien nos objectifs, vivre sur les pâturages de notre propre expérience esthétique. Jamais notre activité artistique n’a été aussi sinistrée, détériorée et pressurée. Il faut remonter à plusieurs siècles pour trouver une telle censure sournoise par le biais de facteurs économiques qui n’ont rien à voir avec la crise dont le seul objet est l’interdiction, la prohibition de toute activité artistique autonome et indépendante des pouvoirs politiques et économiques. Le néolibéralisme a un visage comme je l’ai expliqué maintes fois, celui d’une culture aux ordres de ce post-fascisme financier, et nous, artistes, nous en connaissons depuis trois décennies ses méfaits et ses graves nuisances.

 

Alertez 005

   (Jean Rumain. Parlez moi d'amour)

 

Des locaux vides appartenant aux collectivités, aux ministères, vous en trouvez plein les villes, mais les élus de droite et de cette gauche de la rigueur refusent de les prêter, de les mettre à la disposition de la créativité artistique, de la singularité. Pourquoi ? Car le néolibéralisme nie l’individu, la collectivité, le sens du commun et tous les attributs du sentiment humain et donc sa propre créativité. La spéculation immobilière ne profite que si vous maintenez une pénurie immobilière tout en bas de son échelle, ceci explique aussi ce refus de prêter des espaces vacants aux artistes et le grand nombre de SDF depuis que Chirac a brisé la loi de 1948 et que la gauche de la rigueur n’a rien fait pour la réintroduire. Jusqu’en 1986, la loi de 48 permettait aux artistes d’avoir des ateliers à des prix dérisoires et les rues n’étaient pas l’habitat collectif des plus démunis. Aujourd’hui si vous vous amusez à les squatter vous vous retrouver devant un arsenal de lois qui font de vous un vulgaire délinquant, un voyou, un voleur et un malpropre.

 

Cité rouge

 (Jean Rumain. Cité rouge) 

 

La pratique de l’art est de plus en plus réservée aux riches ou aux salariés qui ont des revenus suffisants pour payer des loyers d’atelier. Sinon vous pouvez vous rendre chez les mamies, dans des clubs de poterie, de peinture, de sculpture qui ont les largesses des élus, aussi bien à l’UMP qu’au parti socialiste car dans les deux cas le clientélisme politique est roi. Il va de soi que je ne suis pas opposé à ces mamies qui venaient souvent dans nos expositions et qui s’aperçoivent aujourd’hui que nous n’avons plus notre place dans la cité. Nous donner des moyens de pratiquer, ce n’est pas élaborer des programmes politiques dans le cadre d’une élection présidentielle pour un marketing populiste. Nous donner les moyens de pratiquer sans être dans l’arbitraire du pouvoir de quelques élus ou dirigeants institutionnels ou administratifs locaux, c’est une décision à la portée de tous les élus, facile à mettre en oeuvre et non un argument de campagne politique.

 

fragile

   (Jean Rumain. Fragile)

 

Doit-on imposer aux élus des quotas : un atelier d’artiste pour 300 habitants, un ouvrier pour 3 élus, un chômeur au parlement sur 4 parlementaires, un locataire sur deux députés et sur deux ministres… Doit-on imposer la transparence financière des institutions, la transparence globale de leur gestion comme celle de la sélection des artistes, de leurs dirigeants ? Dans une démocratie, normalement NON ! Alors où en sommes-nous ? Dans quel régime politique vivons-nous ? Nous allons voter l’année prochaine en aveugle car partout en France tout est opaque. Les faiseurs de pouvoir, ces néolibéraux ont fait le nécessaire pour voiler notre société, l’égorger, la dissocier puis la restructurer au service d’une oligarchie haineuse de tout sentiment humain, malfaisante pour la collectivité et venimeuse pour toute notion d’équité des biens publics, communs et partagés. Ils cumulent les mandats, ils ne partagent rien avec leurs propres militants même pas les mandats politiques. Comment voulez-vous qu’ils partagent quoi que ce soit avec nous ? Certainement pas nos souffrances, les plaies d’une crise économique qui ne cessent pas de nous saigner à vif, dans les tripes comme dans nos cœurs, chez les anciens, dans les familles comme dans notre jeunesse.

 

 

Le jour où le soleil a éclaté

   (Jean Rumain. Le jour où le soleil a éclaté)

 

 

Que construisons-nous pour nos enfants ? Ces décideurs vivent dans le déni de réalité. Ils se voient tous comme des pachas, des petits monarques à trente sept milles euros la chambre pour une nuitée au G20, leurs sommeils comme leurs parties de cul ne sont sereins que cousus de fil d’or. Nous, nos jours sont décousus par ce nouvel ordre économique mondial néolibéral mafieux s’amplifiant et s’exemplifiant. Ils nous somment de subir une paralysie totale du vivant. Ils nous imposent de réduire nos vies en une vie désossée de tout sentiment. Ils nous mentent et ils nous méprisent ouvertement. Il serait temps que la population réapprenne à se faire respecter, respecter le sens et les valeurs de son humanité.

 

 

Objet de révolte

   (Jean Rumain. objet de révolte)

 

 

Ce que disent des artistes et non ce que disent les artistes, c’est un ras le bol général comme chez les ouvriers, artisans, chômeurs, commerçants…

Ce que disent des artistes et non ce que disent les artistes, c’est que cette politique culturelle sadique est un acte gratuit inhumain dirigé par une petite clique de prétentieux qui confondent mandat politique et mandat de maquereau ou de maquerelle.

Ce que disent des artistes et non ce que disent les artistes, c’est qu’aucune enquête n’a été ouverte en France sur l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux grâce aux spéculations véreuses, aux conflits d’intérêts et aux délits d’initiés dans le marché international de l’art contemporain. Aux États Unis les enquêtes et poursuites ont vu le jour alors pourquoi rien en France ?

Ce que disent des artistes et non ce que disent les artistes ; « nous n’avons pas les moyens de faire gagner une élection à un candidat, mais nous avons grâce à notre aura, nous, 150.000 artistes plasticiens en France, les moyens de lui faire perdre une élection. Avis !

Ce que disent des artistes et non ce que disent les artistes ; « les politiciens locaux qui nous empêchent de poursuivre notre activité alors que le prêt de locaux ne coute rien à la collectivité sont nos réels adversaires politiques et que la couleur de leur drapeau ne changera rien à notre détermination ».

Ce que disent des artistes et non ce que disent les artistes ; « la communauté artistique ne se laissera pas diviser par quelques manipulateurs qui cherchent à nous monter les uns contre les autres au nom de l’esthétique, au nom de la distinction, au nom de l’herméneutique, au nom d’un art dit contemporain contre des arts dits singuliers, au nom du racisme ou d’un nationalisme à trois francs six sous, au nom d’une oligarchie de conservateurs de musées ou au nom de conservateurs politiquement ringards qui dirigent nos institutions, au nom d’un populisme culturel de masse ou au nom d’un populisme culturel nationaliste…

Lili-oto

 

Be Street

  (Jean Rumain. Be street)

 

 Rêve Générale

  (Jean Rumain. Rêve générale)

 

 

 

(Lili-oto)

 

(Lili-oto)

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 19:12

 

L’Union Locale des Syndicats CNT de Lille vous invite à un atelier informatique ayant pour thème l’anonymat sur internet.

Comment fonctionne internet ? Comment fonctionne le web ? Quelles informations peuvent obtenir sur moi l’État, les sociétés commerciales, où mes voisins lorsque je surfe sur le net ? Comment être anonyme sur le réseau ? Comment se prémunir de la répression policière, du profiling commercial ?

C’est à toutes ces questions et à bien d’autres encore que nous répondrons ensembles ce samedi lors d’un atelier incluant des travaux pratiques.
N’hésitez pas à ramener vos ordinateurs portables.

Rendez-vous ce samedi 26 novembre, 14h à la Maison des Syndicats CNT du 32 rue d’Arras à Lille.

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 18:36

 

Le tribunal administratif de Montreuil a rejeté le recours d'une mère du collectif Mamans toutes égales, contre le règlement d'une école de Seine-Saint-Denis.

Une école élémentaire peut exiger dans son règlement intérieur que des mères musulmanes qui accompagnent des enfants lors de sorties scolaires ôtent leur voile ou leur foulard : selon le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis), il n'y a en effet rien de contraire à la loi ou aux principes constitutionnels.

Le ministre de l'Education Luc Chatel « a pris acte » de ce jugement rendu mardi, qui s'appuie sur le principe de neutralité du service public de l'éducation. Non sans satisfaction, comme on peut l'imaginer : Chatel avait déjà publiquement soutenu (1) une école de Pantin (93 également) qui avait refusé qu'une femme voilée accompagne une sortie à laquelle participait son fils.

A Montreuil, des mères voilées soutenues par d'autres non-musulmanes

La polémique avait pris de l'ampleur pendant le débat sur l'identité nationale agité par l'UMP au début de l'année. De nombreuses voix s'étaient élevées pour trouver choquant, de la part de l'Education nationale, de se mêler de la tenue vestimentaire des mères d'élèves.

L'école Paul-Lafargue de Montreuil, dans une modification apportée à son règlement intérieur, a prévu que les parents accompagnateurs ne puissent pas porter de signes religieux :

« Les parents volontaires pour accompagner les sorties scolaires doivent respecter dans leurs tenues et leurs propos la neutralité de l'école laïque. »

Cinq mères voilées dont les enfants sont scolarisés à Paul-Lafargue ont rejoint le collectif Maman toutes égales (2). Elles ont été soutenues par d'autres mères, non-musulmanes.

La mairie de Montreuil (avec à sa tête Dominique Voynet) a dénoncé la modification du règlement intérieur de l'école. L'inspectrice générale a jugé que la question ne relevait pas de sa compétence. Une manifestation (3) a été organisée le 2 mai, en vain.

Le règlement d'une école, pas « tenu de contribuer à la cohésion sociale »

L'une des mères de ce collectif, Sylvie Osman, a introduit un recours en excès de pouvoir pour faire annuler la disposition, jugée discriminatoire et contraire à la liberté religieuse.

Le rectorat a plaidé pour le rejet de sa requête, les parents assurant selon lui bénévolement des fonctions « d'agents publics » et le port du foulard ayant « un effet de prosélytisme ». Le tribunal administratif a suivi ce raisonnement, jugeant que :

  • la modification au règlement intérieur de l'école était « une application du principe constitutionnel de neutralité du service public » ;
  • la disposition attaquée « ne portait pas une atteinte excessive à la liberté de pensée, de conscience et de religion » ;
  • rien dans la loi ne dit qu'un règlement intérieur d'une école « soit tenu de respecter ou de contribuer à la cohésion sociale ».

Autrement dit : la décision de l'école est une atteinte à la liberté, –mais « pas excessive“– et peut-être même une atteinte à la cohésion sociale –mais rien ne l'interdit...

Un jugement qui ne clôt pas le débat

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, désireux d'apaiser la polémique, a récemment renoncé à interdire les femmes voilées des sorties scolaires (4). Il n'y aura pas de loi, contrairement au souhait de Chatel, a-t-il promis.

Mais le débat reste vif. Par son jugement, le tribunal administratif ne le clôt pas, au contraire : les mères voilées continuent d'être stigmatisées comme des dangers pour la République.

(Source : rue89.com)

(1) : Chatel soutien une école qui avait refusé...

(2) : mamans toutes égales

(3) : manif

(4) : "position" de Guéant  (le 25 octobre....le jugement date du 23 novembre...)

Le jugement du tribunal

Le communiqué de Chatel

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 19:29

protection-sociale.jpg

 

 

Tract du Collectif "Notre santé en danger "

 

Nous sommes aujourd’hui confrontés à une dégradation de notre système de santé dans son ensemble qui conduit à une limitation de l’accès aux soins pour des millions de personnes. A commencer par les 4 millions de français qui n’ont pas de couverture complémentaire et qui, pour 29% d’entre eux, renoncent aux soins.

 

La situation des plus précaires, quand à elle, est telle qu’une organisation comme Médecins du Monde parle de « mise en danger coupable ». Nous voyons resurgir des épidémies d’un autre temps tuberculose, rougeole, gale…

 

Ces difficultés d’accès et le renoncement aux soins qui les accompagne s’étendent désormais à des couches de plus en plus larges de la population.

 

Or, ce sont les politiques menées ces vingt dernières années qui aboutissent à cette situation : attaques contre la protection sociale, insuffisance de formation et répartition inégale des professionnels de santé, régression des politique sociales, médico-sociales, mise à mal de l’hôpital.

 

La crise ne fait qu’en accentuer les conséquences par la précarisation accrue de centaines de milliers de personnes.

 

Les attaques contre la protection sociale

 

Chaque réforme, chaque projet de loi de financement s’accompagne d’une limitation des prises en charge :

- diminution, voire suppression des remboursements,

 

- instauration des franchises médicales, forfaits, dont le forfait

 

hospitalier qui s’élève aujourd’hui à 540 euros pour un mois

 

d’hospitalisation,

 

- remise en cause des prises en charge à 100% dans le cadre des

 

 affections de longue durée …

 

 

A cela s’ajoutent les dépassements d’honoraires.

 

Dans certaines villes ou/et pour certaines spécialités, ils sont devenus la règle. 76,6 % des chirurgiens les pratiquent en France.

 

Dans le Val de Marne, le dépassement moyen pour une consultation de gynéco est de 40 euros…

 

Diminution et inégale répartition des professionnels de santé.

 

La répartition des professionnels de santé est inégalitaire : dans certains quartiers ou villes, les zones rurales ou semi-rurales, le nombre de médecins généralistes ne cesse de diminuer. Il en est de même pour les professions para-médicales.

 

L’allongement des délais de rendez- vous et l’éloignement géographique qui en résultent, constituent un facteur de renoncement aux soins ; dans un sondage IFOP récent, 58 % des personnes interrogées avaient renoncé à un soin en raison des délais d’obtention d’un rendez-vous, 28% en raison de l’éloignement géographique.

 

Les politiques menées dans le médico-social et le social

 

Les régressions budgétaires frappent l’ensemble du secteur social et médicosocial accueil du handicap, maisons de retraite, services de soins à domicile, réseaux de soins...

 

Les coupes sombres imposées au budget du Samu social et de l’hébergement d’urgence jettent à la rue dans des conditions extrêmes des milliers de personnes, des familles, des femmes enceintes, des enfants. C’ en est l’exemple le plus récent et le plus médiatisé.

 

Comment dans ces conditions assurer le minimum de suivi, de soins quand l’hygiène ne peut même pas être assurée au quotidien ?

 

L’hôpital mis à mal

 

Son affaiblissement est fortement accéléré avec la mise en application de la loi Hôpital Patients Santé Territoires. (Loi Bachelot)

 

Ce sont des centaines de restructurations et de fermetures qui sont à l’oeuvre aujourd’hui, le plus souvent de façon insidieuse.

Ce sont des restructurations sans concertation, sans évaluation des besoins, basées essentiellement sur des « économies à tout prix » conduisant à des dysfonctionnements, à une baisse de l’offre de soins, à un éloignement préjudiciable.

 

L’étranglement financier est organisé par le mode de tarification à l’activité (T2A), et la contrainte d’enveloppes fermées.

L’obligation d’emprunter pour se moderniser, introduit par le plan Hôpital 2007, aboutit aujourd’hui à un endettement des hôpitaux d’autant plus grave qu’il est constitué d’emprunts toxiques (DEXIA).

 

Les partenariats public-privé imposés se font au détriment de l’hôpital offrant au privé lucratif les activités les plus rentables.

 

Pour voir l'ensemble du tract en PDF

 

 

 convergence des luttes

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 16:46

 

En 3 lignes :

 

"Depuis que nous sommes au pouvoir,

 

tout va mieux,

 

nous allons donc poursuivre nos réformes"

 

 

 

En 36 pages :

 

la convention UMP sur l'éducation

 

(voir, notamment, les "propositions" 4, 10, 15.)

 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 14:32

 

Le 24 Novembre sera examinée à l’assemblée un projet de loi, déjà votée au sénat, sur les Certificats d’ Obtention Végétale (COV).

Le C.O.V est l’équivalent de la propriété industrielle sur les plantes cultivées. Jusqu’à présent il permettait à l’obtenteur d’une nouvelle variété le monopole de sa commercialisation tout en autorisant son utilisation pour d’autres sélections.

Aujourd’hui le projet vise à interdire aux paysans d’utiliser leurs récoltes pour créer de nouvelles sélections adaptées à leur terroir, aux conditions climatiques et de culture sauf à payer des royalties.

CE PROJET EST INACCEPTABLE : c’est un pas de plus dans le processus de privatisation du vivant par la mise en place de brevets. Il ne vise qu’à renforcer l’hégémonie des grands groupes semenciers, à priver les paysans de leur autonomie et de leur droit ancestral à ressemer, échanger, conserver les semences paysannes.
Ce droit est indispensable à la conservation et au renouvellement de la biodiversité. Nous savons tous que la recherche agronomique ne se fait que dans le sens du profit et que seule une paysannerie libre de ses choix, autonome et solidaire peut garantir la pérennité du stock semencier et la sécurité alimentaire.

CNT – FTTE (Fédération des Travailleurs de la Terre et de l’Environnement)

  (Source : cnt-f.org)

 

--

 

 

(c'est long, ça tombe bien, comme d'hab, y'a rien à la télé)

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 13:20

 

 

Après quinze mois d’immersion dans une brigade anticriminalité, le sociologue Didier Fassin brosse un portrait affligeant de ces unités envoyées en territoire «ennemi».

 

Il y a d’abord ces détails, dont le symbole seul suffirait à illustrer le propos du chercheur : l’iconographie des écussons que se choisissent les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) pour identifier leurs unités : une barre d’immeubles prise dans un viseur de fusil à Courbevoie (Hauts-de-Seine), une meute de loups devant des tours à Brunoy (Essonne) ou encore une araignée prenant dans sa toile une cité à Colombes (Hauts-de-Seine). Et il y a tout le reste. Ambiance suffocante pour celui qui s’y immerge. Durant quinze mois, entre 2005 et 2007, le sociologue Didier Fassin a suivi les policiers d’une brigade anticriminalité (non identifiée) en banlieue parisienne.

 

Depuis la suppression de la police de proximité en 2003 par un Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur, ces BAC - policiers en civil patrouillant en voitures banalisées - sont devenues l’un des principaux visages de la police en zones urbaines sensibles (ZUS). Dans son livre, la Force de l’ordre (Seuil), Didier Fassin en peint un affligeant tableau, succession de scènes où le ridicule et l’inutile le disputent à l’inacceptable en termes de violences et d’humiliations. Ce bilan à charge soulignant les dérives, l’inefficacité, voire la contre-productivité de cette police, rejoint le constat du récent rapport Kepel sur la banlieue ou même le dernier livre blanc sur la sécurité commandé par le ministère de l’Intérieur.

«Jungle». Au-delà, l’anthropologue propose une lecture assez inédite des mécanismes sociologiques qui se jouent au quotidien entre ces policiers et les habitants de banlieues dites «sensibles». Ou comment, vue à travers les vitres d’une voiture banalisée, une population d’administrés est perçue comme une masse menaçante, présumée coupable ou complice d’une insécurité propre aux ZUS.

L’idée, et l’intérêt de la démarche de Didier Fassin, est de s’interroger sur les ressorts de cette hostilité. De son poste d’observation, Fassin a prêté une oreille attentive au vocabulaire des policiers. Pas seulement celui des dérapages, plus ou moins contrôlés en situations tendues, mais sur celui du quotidien au travail, durant ces longues heures d’attente entre deux appels d’urgence. Trois mots en particulier reviennent en boucle dans la bouche des gardiens de la paix : la «jungle», qui désigne la cité, «sauvages» pour délinquants, et le terriblement polysémique «bâtard» employé à tout-va, en guise de «type»,«gars», «individu».

Fassin décrit aussi l’emploi moins généralisé, mais non sanctionné, d’une terminologie ouvertement raciste - «crouille», «bougnoules» -, comme l’affichage décomplexé d’opinions d’extrême droite. Il raconte le poster Le Pen placardé dans un bureau du commissariat, les tee-shirts «732» (référence aux exploits de Charles Martel) portés en intervention, à la vue des administrés. «La racialisation est un effet essentiel de la relation entre les policiers et les habitants», observe Didier Fassin.

 

Depuis sa création, il y a vingt ans, la brigade qu’a suivie Didier Fassin n’a compté en ses rangs que des hommes blancs. La discrimination sexuelle est justifiée par des arguments d’efficacité. La discrimination raciale par des arguments xénophobes. Cette discrimination, initialement imposée par un membre de la hiérarchie, en a entraîné une autre, naturelle : les volontaires pour intégrer ces unités correspondent à ce profil.

Quatre cinquièmes des gardiens de la paix sont issus du monde rural ou de petites villes. En arrivant, ils connaissent des quartiers les représentations sociales qui en existent, celles que véhiculent les médias : un univers dangereux. Les policiers de la brigade qu’a suivie Didier Fassin étaient pour la plupart originaires du Nord - Pas-de-Calais, fils d’ouvriers, de mineurs, d’employés ou d’agriculteurs. Au bout de plusieurs années, leur connaissance du terrain se sera finalement peu étoffée.

Préjugés. Les membres de la brigade étudiée par Fassin n’habitent pas ces cités, ce qui peut s’entendre pour des raisons de sécurité. Mais, plus surprenant, beaucoup ne vivent pas non plus en Ile-de-France, leur région d’affectation. Grâce au système de récupérations, en travaillant quatre jours d’affilée, ils partagent des appartements à plusieurs et rentrent «chez eux» le reste de la semaine.

Selon Fassin, cette double distance (origine socioculturelle et géographique) participe du sentiment d’hostilité vis-à-vis de ce monde - la banlieue - qui n’est pas le leur, confortant d’initiaux préjugés culturalistes. Mécanisme entretenu depuis une dizaine d’années par des directives politiques où la rhétorique volontiers belliqueuse («reconquérir les zones de non-droit», «déclarer la guerre à la délinquance») et truffée de références sur une identité et une cohésion nationale menacées vient valider cette idée que la population des banlieues constituerait en soi un «ennemi». A réprimer, plutôt qu’à protéger.

 

 

«Etudier la police est devenu quasi impossible»

Didier Fassin, sociologue, explique les conditions dans lesquelles se sont déroulées ses recherches :

 

Prof de sciences sociales à Princeton (New Jersey) et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Didier Fassin a suivi, de 2005 à 2007, une BAC en banlieue parisienne. Avant d’interrompre son enquête, faute d’autorisation du ministère.

La méthode de votre enquête et la façon de la raconter constituent une démarche assez inédite pour un chercheur. Pourquoi ce choix ?

L’ethnographie, l’observation prolongée de la vie d’une collectivité humaine, fait partie des sciences sociales, mais n’avait jamais été employée en France pour étudier la police sur le terrain. Rendre compte de mon enquête a cependant été difficile. Je voulais à la fois analyser les faits de la manière la plus rigoureuse possible et permettre aux lecteurs de les appréhender en tant que citoyens. Ce qui se passe dans les quartiers me semble trop méconnu et trop important pour n’être discuté que dans le monde de la recherche.

On est frappé par l’absence d’autocensure des policiers. Comment se fait-il qu’en votre présence, ils s’adonnent à des comportements racistes, discriminatoires, voire violents ?

Ma présence a certainement modifié leurs pratiques. Les policiers me disaient parfois : «Si vous n’aviez pas été là, ça se serait plus mal passé.» Avec le temps, ils se sont habitués à ce que je sorte avec eux et ils ne se sont guère censurés, ni dans leurs mots ni dans leurs actes. Il est remarquable qu’ils aient pu considérer ce que je rapporte comme n’ayant pas besoin d’être dissimulé à un chercheur.

Ce que vous décrivez est proche de la réalité dont témoignent les jeunes des quartiers populaires. La parole du chercheur est-elle nécessaire pour attester cette réalité ?

J’ai voulu corriger la double injustice qui fait que les victimes de cette exception sécuritaire ne sont pas entendues lorsqu’elles disent ce qu’elles vivent. Je ne veux pas substituer ma parole à la leur, mais j’espère que ce que j’écris permettra de comprendre l’expérience de la police dans les banlieues. Le chercheur a une légitimité que le jeune de cité n’a pas.

Vous écrivez que cette enquête constitue aujourd’hui une «improbable aberration», tant le ministère de l’Intérieur contrôle désormais toute la recherche sur l’institution policière. Pourquoi ce verrouillage ?

Il n’a jamais été facile d’étudier la police. Mais ces dernières années, c’est devenu quasiment impossible. La moindre demande remonte jusqu’au ministre qui oppose un refus poli. En fait, la politique sécuritaire, qui s’appuie à la fois sur la croyance que la délinquance et la criminalité minent notre société (alors qu’elles sont, au moins pour les faits les plus graves, en diminution depuis cinquante ans) et sur l’idée que la police y remédie efficacement (alors qu’elle contribue à produire les problèmes dans les banlieues), suppose qu’on n’aille pas y regarder de près.

Quelles ont été les réactions dans la police ?

Je n’ai pas eu de réaction jusqu’à présent. Il est difficile d’interpréter un silence, surtout s’agissant d’une profession dont les prises de parole sont souvent sanctionnées. Une hypothèse serait une désapprobation de mes analyses. Une autre, à laquelle je veux croire, est que mes constats sont partagés par beaucoup de gardiens de la paix, d’officiers, de commissaires, frustrés du rôle que le pouvoir leur fait jouer. Si mon livre permettait de faire entendre ce mécontentement, je serais heureux d’avoir contribué à un débat sur cette exception sécuritaire qu’on a imposée sur une partie du territoire et de la population.

Dans la même période, les policiers ont été exposés par les médias, au travers d’abondants reportages. L’éloignement des chercheurs et la surmédiatisation contrôlée sont-ils liés ?

Les faits les plus graves (mort de jeunes, affrontements) sont sous les feux des médias. Pour corriger cette image, la police accepte qu’un journaliste passe une nuit avec une BAC, qu’un documentaire bienveillant soit réalisé ou qu’une fiction d’apparence réaliste soit produite, dans des conditions contrôlées. En revanche, la recherche, qui s’effectue dans la durée et de manière indépendante, est bien plus dangereuse par ce qu’elle donne à voir.

(Source : liberation.fr)

lire le prologue de LA FORCE DE L'ORDRE

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:14

Avant ça :

 

 

 

La FCPE 62 reste mobilisée contre les mesures gouvernementales qui détruisent notre école publique

Mercredi 7 décembre à 18h00

au Conseil Général à ARRAS (rue Ferdinand Buisson),

la FCPE 62 en partenariat avec la Ligue de l’Enseignement

organise une grande soirée débat :

« 2012 : quel avenir pour l’école publique ? »

Intervenant-e-s :

§  Claude Lelievre (historien de l’éducation)

§  Yves Durand (député, spécialiste de l’éducation),

§  Claire Leconte (Chronobiologiste)

§  Pierre Frackowiak (Vice-président de la ligue de l’enseignement)

§  Jean-Jacques Hazan (Président FCPE Nationale)

 

Source : www.fcpe62.org ; http://rased-en-lutte.net/

Affiche-FCPE-couleur

Il me semble INDISPENSABLE que cette soirée ne se résume pas à une seule réunion d'enseignant-e-s,

il me semble INDISPENSABLE que les

parents s'y sentent invités, s'y sentent partenaires...

à nous, de les y inviter...(tracts, dialogues, affiches... et... et aussi ...)

 

 

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Published by jean-rumain
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