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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 20:12

 

Depuis le 20 octobre, de nombreux incidents perturbent les représentations de la pièce « Sur le concept du visage du fils de Dieu » de Romeo Castellucci. Les catholiques traditionalistes de l’Institut Civitas, alliés à d’autres mouvements d’extrême droite, manifestent souvent de manière violente contre le prétendu caractère blasphématoire de cette pièce.

 

 

Les jets d’huile de vidange côtoient les tentatives d’infiltration et de perturbation de la pièce, couteaux et autres lacrymogènes en poche. Le mardi 29 novembre, ils se mobilisent à nouveau contre la programmation de la pièce au Théâtre de la Rose des Vents à Villeneuve d’Ascq. Ce n’est qu’un prétexte pour mener une offensive nationale et déverser sur la place publique leur idéologie religieuse fanatique et fasciste.

 

Ceux qui hurlent au blasphème en se revendiquant porte-parole des chrétiens de France sont en réalité, et avant même d’être des intégristes, des membres d’organisations fascisantes. Depuis quelques années, l’extrême droite connaît un regain d’activisme sous des formes de plus en plus provocatrices et violentes : marche des cochons à Lyon, saccages de kebabs, attaques et intimidations de militants antifascistes, manifestation d’extrême droite radicale à Lille, campagnes anti-IVG, croisade intégriste contre des œuvres d’art jugées « blasphématoires », etc. C’est intolérable. L’extrême droite et les intégrismes religieux constituent une menace à la liberté de création et d’expression.

 

 

 

A chaque fois qu’elle a dirigé une ville ou un état, l’extrême droite s’est employée à interdire des spectacles et à retirer des bibliothèques des ouvrages contraires à son idéologie, voire à les brûler. En 1989, des catholiques intégristes n’hésitaient pas à incendier un cinéma parisien qui projetait La Dernière Tentation du Christ de Scorsese. Il nous semble urgent d’agir pour ne pas en arriver là.

 

Pour ne pas laisser s’instaurer un climat d’intimidation et de pression préjudiciable à la liberté de création, et ne pas laisser les fascistes occuper l’espace public sans réaction, nous appelons à un Rassemblement antifasciste le mardi 29 novembre Rendez-vous à 19 h au Métro Pont de Bois Collectif Antifasciste de Lille

(sources : FA de Béthune, luttennord.wordpress.com ; turbulences-sociales.org ...)

 

Your-own-world.jpg

 (Jean Rumain. Your own world. Collages sur toile. 80 x 120 cm)

 

 

Si je relaye modestement cette initiative, c'est BIEN SUR parce que j'y adhère...mais... une manif un MARDI....à 19h00...au métro Pont de Bois.....ça pose question, non ?

en plus, on ne pourra même pas finir la manif à l'Ecart...

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 18:41

Journée d'actions pour dénoncer les crimes des banques lors du Contre-G20 à Nice en Novembre 2011. Une pièce, "Le Tribunal des banques", suivie d'un débat et d'une action de rue, les "Bankbusters".

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 20:40

 luter plus

 

"Un parmi les autres" : restaurer les RASED une exigence pour 2012, un pari pour les autres

Les dangers qui pèsent sur les Réseaux d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté sont de plus en plus connus du grand public. L’idée que l’aide personnalisée n’est en aucun cas substituable à un travail en profondeur accompli par des enseignants formés à ce type de travail et disposant du temps nécessaire pour le faire commence à faire son chemin. La pression constante exercée par les organisations syndicales et le collectif RASED en lutte, dont vous pouvez trouver le site  ICI  est à l’origine de l’émergence de l’idée que nous avons là un dispositif indispensable pour école réellement républicaine.

Il reste que le travail d’un réseau est largement méconnu. Le métier d’enseignant spécialisé nécessite engagement, technicité et reconnaissance. L’engagement implique que les spécialistes puissent compter sur une institution qui soutient cet engagement ce qui n’est pas compatible avec la destruction jubilatoire poursuivie avec férocité par un ministre comme Luc Chatel. La technicité est directement liée à des modalités de formation conséquentes alors que la navigation budgétaire à vue de la droite implique l’usage aveugle du rabotage aveugle et systématique. La reconnaissance c’est d’abord la capacité à utiliser la vision des acteurs de terrain pour mener les changements en profondeur de notre système éducatif. il nous reste beaucoup de chemin à faire pour une éducation nationale, décentralisée, proche des acteurs qu'ils soient professionels ou usagers.

 

Si l’exigence d’une action spécialisée auprès des enfants en difficulté devient de plus en plus évidente pour l’opinion, une connaissance large de ce qui en fait le quotidien fait encore défaut. La FNAREN (Fédération Nationale des rééducateurs de L’Education Nationale que vous pouvez trouver  ici  ) qui regroupe nombre de ceux qu’on appelle les maitres G a réalisé un documentaire « Un parmi les autres »qui présente ce qu’est l’exercice de ce métier méconnu et menacé. On y voit comment se déploie une action singulière au service d’enfants différents pour leur permettre de retrouver le chemin des apprentissages

On ne peut après avoir vu ce film qu’être persuadé que le combat pour les réseaux d’aide est primordial. Il faut le mener non seulement pour enrayer la casse mais aussi pour restaurer la capacité d’intervention des maitres spécialisés. Qui pourra prétendre alors que la création de postes dans l ‘éducation nationale est une folie ?

 

 

Ce film sera présenté au cinéma Les Studios le jeudi 1er décembre. La projection sera suivie d’un débat. Un extrait ci-dessus pour vous donner un premier éclairage sur un film à diffuser largement.

http://pichon.typepad.fr/blog/

 

(Source : mediapart.fr/blog/jeanmarcpichon)

 


--

Ce film a été diffusé le 24 juin au Sénat

Il le sera, notamment :

Le vendredi 25 novembre à 20h au cinéma Utopia à  Tournefeuille (Haute Garonne)

 

Le mercredi 30 novembre : à l’initiative du Collectif RASED 62 :

projection et débat à HOUDAIN (62)

Pour  Plus d'infos

Le 1° décembre : cinéma les Studios à St Pierre des corps (Indre et Loire)

 

 (Taper "un parmi les autres" sur votre clavier , interpellez les lieux de diffusion possibles)
 
 
 
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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 19:29

 

Centre de détention de Roanne (Loire) : à l'isolement pour s'être plaint des mesures de sécurité́ imposées lors des visites familiales

Vendredi 18 novembre, la direction du centre de détention de Roanne décidera de lever ou de maintenir pour une durée de 3 mois, la décision de placement a l''isolement prise à l'’encontre de G.A. lundi dernier. Cette mesure fait notamment suite aux critiques formulées par l'intéressé sur le fonctionnement des parloirs, et à ses « demandes répétées » d'être entendu par le chef d'établissement, deux motifs qui ne sont pas susceptibles de justifier en droit une mesure d'isolement.

Lundi 14 novembre, la direction du centre de détention de Roanne a décidé de placer G.A. à l'isolement provisoire, procédure pouvant être utilisée par le chef d'établissement « en cas d'urgence », « si [cette] mesure est l'unique moyen de préserver la sécurité des personnes ou de l'établissement » d'après les textes. Elle envisage - vendredi 18 novembre - de prolonger ce placement pour une durée de trois mois. A l'appui de sa décision, l'administration pénitentiaire reproche 3 faits à l'intéressé. En premier lieu, elle relève qu'il est « à l'initiative » d'une « pétition adressée à l'OIP sur le fonctionnement des parloirs famille et des UVF » (unités de vie familiale, structures permettant aux personnes condamnées de recevoir leurs proches pendant plusieurs heures sans surveillance). En fait de pétition, la direction produit un courrier qui ne lui avait pas été caché : c'est l'avocat de G.A. lui- même qui la lui avait transmise, mi-octobre, pour soutenir la démarche de son client. En deuxième lieu, la direction estime que les « demandes répétées » de l'intéressé pour « être entendu aux côtés de [son] avocat par le Chef d'établissement suite à cette pétition » constituent un autre motif de placement à l'isolement.

 

 


Ces deux motifs ne sont pourtant pas susceptibles de caractériser un risque d' « incidents graves » que la mesure d'isolement est censée prévenir aux termes des textes en vigueur. Contactée par téléphone le 17 novembre, la direction a indiqué « réserver [ses] observations pour demain », jour du débat contradictoire préalable à la décision définitive à intervenir.

Dans le courrier en cause, G.A. déplore le déroulement des fouilles à corps pour « tous les détenus » à l'occasion des parloirs, où ces derniers « sont mis à nus, avec l'obligation de se tourner, de face et de dos, de lever les pieds et les bras, voire d'ouvrir la bouche pour certains ». Il se plaint également des mesures de contrôle auxquelles sont soumises les familles avant d'accéder aux UVF. Il explique : « nos épouses (...) sont obligées d'étaler le contenu de leurs valises ou sacs, y compris lingerie (...). Pendant ce temps les autres personnels hommes ou femmes qui se trouvent bloqués au portique sont spectateurs de cette inquisition humiliante, qui pourrait se dérouler n'importe où ailleurs, à l'abri des regards indiscrets par du personnel uniquement féminin ». L'administration indique à l'OIP être très attentive « à ce que les UVF et les parloirs se déroulent dans de très bonnes conditions » considérant qu'ils représentent « un moment très privilégié pour les personnes détenues et leurs familles ». Cependant, elle estime que la « pétition » ne concerne que la situation de G.A., précisant ne pas avoir été saisie par d'autres personnes.

Pourtant, les griefs de l'intéressé sont corroborés par plusieurs témoignages reçus à l'OIP. Dans un courrier en date du 12 septembre, la femme d'un détenu estime que la pratique des fouilles « infligée aux femmes passant le portique du CD lors des entrées à l'UVF » constitue « une violation de l'intimité ». Acceptant que « l'on passe les affaires personnelles dans le dispositif à scanner », elle s'offusquait de la pratique consistant à « déballer, article par article, sur le tapis, chacun des objets contenus dans la moindre trousse, chacun des sous-vêtements et effets personnels, au vu et au su de tout le monde, à deux pas de la porte d'entrée alors que tout le personnel interne à la prison continue d'entrer par la porte principale et assiste donc complaisamment à ce grand déballage puisqu'il est bloqué par notre propre passage sous le portique ». Malaise partagé par deux autres femmes, dont une rapporte : « nos affaires sont entièrement sorties (...) mais par des hommes, et c'est très gênant de voir un surveillant homme regarder nos sous-vêtements et tout ce qui s'ensuit ».

En troisième lieu, la direction motive sa décision par un « courrier anonyme » qui « dénonce [G.A.] comme ayant incité à un mouvement collectif ». Outre qu'elle n'allègue aucune protestation collective des détenus ces derniers mois, la direction souligne elle-même avoir « reçu » le courrier délateur « le 13 octobre 2011 » soit plus d'un mois avant de procéder au placement en urgence de l'intéressé à l'isolement. Au téléphone, elle est restée silencieuse sur ce point.

L'OIP rappelle :

- que l'isolement est une mesure « de protection ou de sécurité » (article 726-1 du code de procédure pénale) qui doit « procéder de raisons sérieuses et d'éléments objectifs et concordants » permettant « de redouter des incidents graves de la part de la personne détenue concernée ou dirigés contre elle » (circulaire du 14 avril 2011 relative au placement à l'isolement des personnes détenues) ;

- que le Comité de prévention de la torture du Conseil de l'Europe vient de rappeler dans son rapport annuel publié le 10 novembre que « l'isolement ne doit être utilisé que dans des circonstances exceptionnelles, en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible »;

- qu'en application de l'article 10 de la Convention européenne des droits, la libre expression des personnes détenues sur leurs conditions de détention est spécialement protégée. La Cour européenne des droits de l'homme va jusqu'à considérer que, « eu égard à la vulnérabilité des personnes détenues, [...] les punitions infligées aux prisonniers » doivent « reposer sur des justifications particulièrement solides » même s'ils ont « formulé de fausses accusations concernant leurs conditions de détention » (CEDH, Yankovc/Bulgarie,11 décembre 2003, §134).

(Source : oip.org  Observatoire International des Prisons)

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:59

 

N'ayant pu intégrer la vidéo dans l'article,
 
cliquer sur ce lien :
 
 
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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 20:37

 

 

La situation des CIO s’est très fortement dégradée dans l’académie ces dernières années, et cela va continuer. Trois CIO ont encore été démantelés en 2011, et quatre CIO devraient l’être en 2012, sans compter ceux encore à venir et déjà planifiés par le rectorat, d’après le compte-rendu de la dernière réunion du Comité technique paritaire académique (CTPA).

Cela nécessite une réaction forte et collective.

 

L’intersyndicale académique (SUD éducation, SNES-FSU, SGEN-CFDT, SNFOLC) appelle donc à la grève le mardi 22 novembre 2011.

Elle appelle aussi à se réunir en assemblée générale à 10h00 au 28 rue des archives à Lille (local FSU). Cette AG sera suivie d’un rassemblement devant le rectorat pour refuser le démantèlement du réseau des CIO dans le Nord et le Pas de Calais, et défendre le service public d’éducation.

SUD éducation 59/62 soutient pleinement cette initiative et appelle à se rendre à l’AG et au rassemblement. Des préavis permettent aux personnes qui le souhaitent de participer à cette mobilisation.

Le gouvernement, en cohérence avec son projet d’école et de société de la concurrence généralisée (mais pas avec les mêmes moyens pour tout le monde...), souhaite empêcher que le service public d’orientation soit au service de tou-tes les élèves et étudiant-es. Il ne s’agira plus de les accompagner vers la réalisation de leurs aspirations conformément à leurs possibilités, mais d’effectuer un tri selon les desiderata des entreprises locales.

Sans aucun débat, le gouvernement transforme ainsi l’ensemble du service public d’éducation en changeant ses objectifs : il ne s’agit plus de permettre l’épanouissement de chacun-e, mais de profiler et trier les jeunes selon des critères définis par les entreprises en les considérant comme de simples rouages d’une économie au service du plus grand profit d’une minorité.

(source :  SUD Educ 59-62

convergence-des-luttes.jpg

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 19:13

 

C’est la pénurie… de personnels ! Face au dépeçage en règle du service public d’éducation – plus de 50 000 postes supprimés depuis 2007 – le Rectorat d’Orléans-Tours en est venu à solliciter les retraités de l’éducation nationale Ce serait donc aux retraités d’occuper les emplois des jeunes se destinant au métier d’enseignant ? Pour SUD éducation, il y a maldonne !

Par une lettre-circulaire en date du 18 octobre 2011, Madame le Recteur proposait à nos collègues retraité-e-s de venir effectuer quelques missions en échange de modestes émoluments. Pitoyable entreprise de débauchage… Plutôt que de chercher ainsi à cacher la misère dans laquelle est plongée l’Éducation nationale du fait des politiques d’austérité, nous avons, nous, une bien meilleure idée pour assurer correctement le service public d’éducation :· Restaurer les postes supprimés · Recruter massivement · Titulariser tous les précaires

Je me savais irremplaçable, mon poste ayant été supprimé lors de mon départ à la retraite, mais je ne me pensais pas indispensable ."

Cette phrase, tirée du courrier qu’a envoyé à Madame le Recteur l’une de nos camarades retraitées, exprime bien tout le grotesque sinistre de cette proposition lamentable. Partie en retraite, elle voit son poste supprimé ? Cela n’empêche pas le Rectorat de la rappeler pour reprendre du service…

La réponse de notre camarade au Recteur est reproduite ci-dessous : nous n’avons rien à y ajouter !

"Chère Madame, C’est avec émotion que j’ai pris connaissance de votre lettre-circulaire du 18 octobre 2011 et je vous remercie d’avoir retrouvé mon adresse avant que je n’atteigne la date de péremption (j’aurai 65 ans dans quelques mois). Je me savais irremplaçable, mon poste ayant été supprimé lors de mon départ à la retraite, mais je ne me pensais pas indispensable. Certes, vous avez raison, ma pension mériterait d’être revalorisée mais enfin je n’en suis pas réduite à la charité publique. En ce qui concerne mon contact avec les élèves, je ne l’ai pas perdu, rassurez- vous. Je rencontre encore de nombreux anciens élèves qui, faute de poste dans l’enseignement, sont réduits à garder des enfants pour 9 euros de l’heure. Je me permettrai donc de leur transmettre vos coordonnées ; car, je vous l’avoue, la vieille bête que je suis a honte de songer, même un instant, à disputer la pitance de ces pauvres enfants. Puisque vous semblez disposer de quelques sous, embauchez-les, créez des postes pour eux ! J’ai fait mon temps, place aux jeunes ! Avec toute ma sympathie, Une ex-professeure de lettres modernes”


(Source : sudeducation18.org)

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:42

 

 

Les intérimaires de Randstad ont arrêté leur grève de la faim après obtention d’une table ronde à la fin de l’année. Mardi 8 novembre, sept syndicalistes CGT intérimaires ont entamé une grève de la faim au siège de Randstad à Saint-Denis (93). Randstad est le 2e groupe mondial de ressources (in)humaines après Manpower. En France, il a racheté Vediorbis, l’Appel médical et d’autres boîtes d’intérim. Il emploie 5 000 salariés fixes (dont 500 au siège et en agences) et entre 70 et 80 000 équivalents temps plein (soit quelque 100 000 salariés différents) chaque mois. La discrimination syndicale y est très forte : la majorité des élus CGT n’ont plus de mission (et vivent uniquement du paiement de leurs heures de délégation). C’est aussi ce qui explique le choix de leur modalité d’action après avoir épuisé tous les cadres légaux de négociations avec leur patron et les pouvoirs publics. Ils ont en effet entamé depuis janvier, où deux intérimaires sont morts en cours de mission, une bagarre pour obtenir une législation protégeant les intérimaires (qui aboutirait à réduire le recours à l’intérim, comme par exemple, l’extension des législations allemande, espagnole ou portugaise qui interdisent le recours à l’intérim dans le BTP, qui représente 50 % du marché de l’intérim en France et est un gros pourvoyeur en accident du travail graves et mortels), et plus contraignante à l’égard des entreprises utilisatrices (avec un suivi des missions par les agences). Ils ont contacté tous les politiques de gauche ainsi que les organisations syndicales pour demander du soutien. La confédération CGT leur a tout de suite annoncé qu’elle ne pouvait soutenir la modalité de lutte de grève de la faim. Par contre, au niveau des politiques tout le monde a répondu (FDG, PS, NPA, Chevènement). Le NPA de Saint-Denis a été présent dès le premier jour. Des sections syndicales locales (CGT Plaine-Commune) et la secrétaire de l’union locale de Saint-Denis ont également apporté leur soutien. Le mardi 8, Mélenchon est passé avec des élus de Saint-Denis et pas mal de médias. Ainsi que Patrick Braouzec, député de Saint-Denis. Mercredi 9, ils ont accueilli avec beaucoup de chaleur Olivier Besancenot et Alain Krivine et ils étaient en contact téléphonique quotidien avec Philippe Poutou, qu’ils considèrent comme un des leurs puisqu’il a été intérimaire avant d’être embauché par Ford. Ces soutiens ont secoué Randstad et les pouvoirs publics qui ont proposé aux grévistes de la faim une table ronde (impossible depuis des mois) pour la fin de l’année. Les syndicalistes ont donc décidé d’arrêter la grève de la faim, mais pas de suspendre la mobilisation. Ainsi, le 15 novembre, ils comptaient être présents avec les salariés de PSA, car les intérimaires seront les premières victimes du plan de 6 800 suppressions d’emplois prévues par PSA. (Source : npa2009.org)

 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:19

la voix 2

 

Surenchère. Face à la crise suscitée par les nouveaux textes sur l'évaluation des enseignants, Luc Chatel jette de l'huile sur le feu en dévoilant une vision ultra libérale de l'éducation : fin de la carte scolaire, sélection précoce, recrutement par le chef d'établissement. Le PS n'est pas en reste.

"si l'on fait des réformes d'organisation et de structures du système éducatif, oui, il sera possible de réduire encore le nombre de postes en ne remplaçant pas un certain nombre de départs en retraite", annonce Luc Chatel dans un entretien accordé aux Echos. Le ministre affirme une vision libérale de l'Ecole jusque là plutôt dissimulée. Ainsi sur la mise en concurrence des établissements. Il juge "nécessaire " la publication des résultats des établissements, une mesure demandée par l'UMP. " Les parents attendent de la transparence. Mais il faut pour cela mettre en place des outils totalement objectifs". "Nous testons un recrutement par le chef d'établissement", poursuit-il, " car c'est lui qui est capable d'apprécier ses besoins. Il sera difficile de généraliser cela du jour au lendemain. Mais c'est l'horizon. Il faut donner plus de marges de manœuvre aux établissements".

Sur la suppression de la carte scolaire, il y voit " le point final d'une réforme en profondeur du système éducatif. C'est la liberté de choix des parents. Cela ne peut se faire que le jour où l'on aura des indicateurs totalement transparents et objectifs. C'est le cap qu'il faudra poursuivre".

"On a le droit à treize ans de ne pas être à l'aise dans sa classe dans le cadre d'un enseignement général, et le "pré-pro" peut vous aider à vous intéresser à l'école sans pour autant faire toute votre vie dans une voie spécialisée", affirme le ministre justifiant ainsi l'orientation précoce des jeunes et l'enterrement du socle commun.

Pour le PS, Vincent Peillon, en charge de l'éducation pour le candidat F Hollande, voit en Luc Chatel "un sauvageon bouffi de morgue et de suffisance". "De plus en plus de jeunes sortent du système sans diplôme, les inégalités s'accroissent, le niveau de qualification stagne", dénonce V Peillon. Il conclue en évoquant "le cancre Chatel".

(Source : cafepédagogique.net)

 

lutter ou subir

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 17:23

 

 

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, dénoncent fermement les plans d’austérité et de rigueur décidés et imposés par le gouvernement.

L’austérité en France et en Europe n’est pas la solution à la crise. Au contraire, elle risque d’entraîner la récession.

Le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales. Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales

Après la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA décident d’agir ensemble pour s’opposer à ces mesures et obtenir d’autres solutions. Avec un appel commun, elles s’adresseront aux salariés pour interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d’entreprises dans la période du 1er au 15 décembre. Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se retrouveront rapidement après le 15 décembre, afin d’en tirer le bilan et d’envisager, ensemble, de nouvelles initiatives en janvier.

Montreuil, le 18 novembre 2011

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