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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 23:24

Solidaires

 

 

 

 

Après le relèvement du taux de TVA de 5,5 % à 7 % (hors produits de première nécessité), la non indexation sur l’inflation des seuils du barème de l’impôt sur le revenu, des prestations familiales et des aides au logement, le gouvernement de N SARKOZY choisit, encore une fois, de s’attaquer aux salarié-es les plus fragilisé-es pour sauver son fichu « triple A ».

C’est, en effet, aujourd’hui que le ministre du travail, Xavier Bertrand, doit, après concertation avec le ministre de la Fonction publique, prendre une décision afin de faire cesser la « fraude sociale » dont la fraude aux arrêts de maladie. Pour lui, 10 à 15 % des arrêts de longue durée sont considérés comme abusifs. Pour tenter de donner un peu de légitimité à ses coups bas, et s’attirer les faveurs de certains, le gouvernement éprouve, de plus en plus, un malin plaisir à opposer les salariés du public à ceux du privé. Pour autant, nul ne sera épargné, car plusieurs pistes semblent être à l’étude :

* pour les fonctionnaires, il s’agirait d’instaurer soit un délai de carence de 1 jour, soit une action sur les« primes » puisqu’une partie du revenu est versée sous forme de primes dans la Fonction publique ;

* pour les salariés du privé, le délai de carence pourrait passer de 3 à 4 jours.

« En sanctionnant financièrement les abus, nous créerons un effet dissuasif qui fera reculer la fraude » affirme le ministre du travail.

Pour Solidaires, cette façon de montrer du doigt de présupposés arrêts de maladie de complaisance, c’est faire injure, non seulement aux salariés, du public comme du privé, qui souffrent chaque jour de pratiques managériales insupportables et de stress liés aux conditions de travail souvent pénibles, mais également au corps médical.

En instaurant de façon systématique, un délai de carence, ou en l’augmentant, le gouvernement n’agit en rien contre une « éventuelle fraude sociale ». Mais ce qui est certain, c’est qu’il fait des économies en diminuant directement les prestations sociales des plus démuni-es.

Le Président de la République répète son agacement à l’égard des fraudeurs, et son souci de ne pas perdre le moindre centime d’euros. Mais, si l’an dernier, le gouvernement a détecté « pour un montant de 458 millions d’euros » de fraude aux prestations sociales, il omet de dire qu’il ne fait rien pour véritablement juguler la fraude fiscale qui se situe (chiffres validés par le Conseil des Impôts) entre 45 et 50 milliards d’euros par an.

L’union syndicale Solidaires condamne, sans appel, ces mesures injustes qui sont une nouvelle atteinte aux droits sociaux. Solidaires appelle l’ensemble des salarié-es à construire un rapport de force permettant de faire reculer ce gouvernement.

Paris le 15 novembre 2011

 

Commentaire perso et question con :

C’est QUOI construire un rapport de force ?

Espérons qu’il ne s’agisse pas d’un rapport de farces …

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 22:13

 

Dolores.jpg

 

Dolorès Riposte (collages sur buste en résine)

 

Dolores-dos.jpg

 

Dolorès Riposte (vue de dos)

 

jambes-graphiques.png

 Jambes graphiques (collages sur 1/2 buste en résine)

 

jambes-graphiques-face.jpg

 

Jambes graphiques (vue de face)

 

jambes-graphiques-detail.jpg

 

Jambes graphiques (détail)

 

Nos désirs

Nos désirs (collages sur buste en résine)

 

Nos-desirs-vue-de-dos.jpg

 

Nos désirs (vue de dos)

 

nos-desirs-visage.jpg

 Nos désirs (détail)

 

nos-desirs-detail-2.jpg

Nos désirs (détail)

 

FemmeS.jpg

 

femmeS (Collages sur buste en résine)

 

femmeS-dos.jpg

femmeS (dos)

 

 

Jean-rumain.jpg

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 23:08

 

Nom de code : BE1D, pour « base élèves 1er degré » (BE1D). Présentée comme une « aide à la gestion » et au « pilotage pédagogique », cette usine à ficher les enfants dès la maternelle continue de faire des victimes.

Des enseignants perdent leur fonction de direction pour leur seul refus de BE1D. Parfois sans base légale, comme ce fut le cas juste avant la rentrée 2011 pour Philippe Wain, dans le Loir-et-Cher, muté d’office sans commission disciplinaire. Les enseignants du primaire qui refusent les réformes ont toujours aggravé leur cas en dénonçant les rouages liberticides de ce « casier scolaire ».

 

Mise en place d’un casier scolaire

Ce fichier a pourtant été déployé dès l’année 2005 de manière totalement clandestine, comme le jugera en juillet 2010 le Conseil d’État (cf. l’historique). À ses débuts, il a tout d’un épouvantail : il ne contient pas seulement les données d’état civil, les coordonnées des parents et le périscolaire.

C’est un embryon de « casier social » : origines ethniques, sanitaires et sociales de la famille, « besoins particuliers » (suivi Rased…), « compétences » acquises au cours de leur scolarité, absentéisme signalé… Le tout sous le regard des maires, les « co-gérants » du fichier, intronisés entre-temps « super-sheriff » de la prévention de la délinquance. Il faudra attendre mi-2008 pour qu’un certain consensus entre syndicats et organisations parvienne à faire reculer le ministère.

Mais ce « recul » sonne comme une stratégie : que faisait dans un fichier scolaire la mention de la nationalité, la date d’arrivée en France des parents, leur « culture » ou langue d’origine ? En retirant des champs qui n’avaient rien à y faire (officialisé dans un arrêté du 20 octobre 2008), le ministère de l’Éducation nationale réussit sa diversion : le front d’opposition se disloque, alors que les éléments retirés réapparaîtront plus tard sous forme de sous-fichiers (absentéisme, évaluations nationales, livret personnel de compétences, etc.). Pire : dans sa version actuelle soi-disant « épurée », figure encore le « pays de naissance de l’enfant », s’il suit des classes d’intégration (type Clis) et la mention de son cursus peut donner des éléments sur sa santé, par exemple si l’enfant a été scolarisé à l’hôpital…

 

 

Croiser les fichiers

Pour assurer les interconnexions futures, un « identifiant national élève » (INE) a été instauré en catimini. Car BE1D cache la forêt « BNIE » : la base nationale des INE, créée en 2006 pour le premier degré, alors qu’il existe depuis plus longtemps dans le second degré. D’ailleurs, les deux bases fusionneront bientôt dans un « répertoire national » (RNIE), propre à immatriculer les enfants dès 3 ans pour les suivre durant toute leur scolarité, dans leurs études supérieures et jusque dans les fiches de Pôle-emploi (via le livret de compétences). L’INE sert aussi de « pivot » aux fichiers Affelnet (passerelle pour entrer en 6e ou en seconde) et APB (post-Bac).

Le principal argument brandi par la rue de Grenelle pour rassurer le bon peuple – avec la complicité active de la Cnil –, c’est la sécurité des accès. Pour entrer dans la base, on se connecte sur une page web « sécurisée » par un seul identifiant (celui de l’école) et un mot de passe enfantin. Ce n’est qu’en 2008, soit trois ans après sa création, qu’un système plus solide se met en place, grâce à des « clés OTP » [1] distribuées aux directeurs et dans les mairies. Ces clés doivent « blinder » la serrure.

Manque de pot, en mars 2011, le fabricant américain de ces gadgets reconnaît une importante faille dans le dispositif. Le marchand d’armes Lockeed Martin n’en veut plus. Mais le ministère, lui, fait la sourde oreille. Au même moment, la FCPE des Yvelines révèle, preuves à l’appui, que des données extraites de BE1D se sont évadées sur internet : à quoi sert une porte blindée si la fenêtre reste ouverte ?

 

 

Des enfants cobayes

L’autre manœuvre du ministère est d’avoir fait croire à une « expérimentation », alors que les

cobayes étaient de « vrais » enfants. Aucun bilan ne sera publié avant la « généralisation » du fichier décrétée à la rentrée 2009. Dans son arrêt de juillet 2010, le Conseil d’État l’écrira noir sur blanc : toute expérimentation de ce type n’a pas lieu d’être, avant de blanchir le ministère et lui donner trois mois pour « revoir sa copie ». En juin 2009, le Comité des droits de l’enfant de l’Onu avait déjà considéré qu’un tel fichier devait reposer sur la loi (seul un arrêté existe pourtant), que seules des données « anonymes » devaient sortir de l’école pour qu’il soit conforme à la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). ¦

Jérôme Thorel, Journaliste et membre du CNRBE.

 

Notes : (1)  OTP pour One Time Password : un mot de passe dynamique (qui change régulièrement) est généré par une petite clé électronique. Le directeur en est responsable jour et nuit, même pendant les congés. Il est donc responsable de tout accès frauduleux utilisant ce passe-partout.

 

Source : cnt-f.org/nautreecole

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 22:25

 

 

 

Ils bossent, dorment dans leur voiture : interdits de parking

 

Jusqu'ici tolérés, ces artisans, salariés, maraîchers... qui dormaient sur l'esplanade du bois de Vincennes ont été menacés de fourrière par les forces de l'ordre.

Ce mardi-là, le début de la nuit prend des reflets orangés au-dessus du château de Vincennes. L'air est plutôt frais : l'hiver arrive doucement au bout du XIIe arrondissement.

Les mains dans les poches de vestes épaisses, Manu, Sarah, Stéphane et Ludo – les prénoms ont été changés – regardent les véhicules stationnés sur le parking de l'esplanade. Ici, un break ; là-bas, un utilitaire ; plus loin, un camion dont les vitres sont calfeutrées – « C'est le camion de prostituées », selon Manu.

D'habitude, sa voiture est garée là. Mais pas ce soir, pas depuis plusieurs jours. Artisan sur la région parisienne une partie de l'année, il l'a aménagée pour passer la nuit dedans.

« C'est plus pratique pour mon boulot. Et puis, vu le prix des loyers dans le coin... »

Il avait donc pris l'habitude de s'installer sur cette aire, coincée entre le château et le bois de Vincennes.

« Depuis plusieurs années, c'était toléré », raconte Stéphane, quinqua qui bosse dans le transport. Jusqu'à la deuxième quinzaine d'octobre, précisément.

« Un dimanche soir, après une manifestation pendant laquelle le site était fermé, les forces de l'ordre nous ont dit qu'on ne pouvait pas se garer là : il n'y avait pas de lumière. On a quand même passé la nuit. Et la soirée d'après, ils nous ont menacé de fourrière. Alors on est partis. »

« On sait qu'on peut compter sur les habitués »

  • Manu a 32 ans, il fait partie d'une entreprise spécialisée dans les travaux en hauteur. Il s'est aménagé ce qu'il appelle un « petit espace douche » dans un camion « qui fait la taille d'un engin de livraison ». Il passe plusieurs semaines dans le coin avant de reprendre un job de saisonnier en station dans les Alpes.
  • Sarah, elle, a 28 ans et travaille dans le même secteur d'activité. Elle passe ses semaines dans un camion équipé, dans lequel elle a mis une partie de ses économies, histoire d'avoir « ce qu'il faut de confort », notamment pour ce qui est de la toilette et du lit. Le week-end, elle rentre dans sa région d'origine, où elle a un logement.
  • Stéphane, 57 ans, vivait dans le XIIe arrondissement de Paris, partageant sa vie entre ses activités dans la capitale et ses rendez-vous en province. Aujourd'hui, il vit à plein temps dans son véhicule. Cela fait plusieurs années qu'il vient sur le parking de l'Esplanade de Vincennes : il bouge à intervalles réguliers, notamment quand le parking est fermé six à huit fois dans l'année.
  • Ludovic a 54 ans. Il dit qu'il touche « le RMI » et c'est avec ça qu'il essaie de s'en sortir. Depuis qu'il est dans cette situation, il a lui aussi pu aménager son véhicule... sans trop dire comment il se débrouillait pour tout ce qui fait partie de la vie quotidienne.

« Il est arrivé qu'avec certaines personnes de passage, il y ait une ou deux histoires mais sinon, on sait qu'on peut compter sur les habitués en cas de besoin », explique Ludovic.

« Je peux dire que quand vous êtes une femme seule avec un camion, ce n'est pas rien de savoir qu'ils sont là. Une fois, mes proches sont venus avec moi. Ce qu'ils ont vu les a rassurés », ponctue Sarah.

« Avec la crise, on voit s'installer de plus en plus de monde »

Direction le lac Daumesnil : deux jours après, on les dégageait à nouveau. « On ne comprend pas », lâche Manu.

« Jusqu'ici, ça arrangeait pas mal de gens : des jeunes en galère, des gens qui bossent mais dorment dans leur voiture, des SDF... et quand le parking était fermé ponctuellement, on n'a jamais forcé le passage ».

Des gars qui se garent, puis qui redémarrent... « mais c'est vrai qu'avec la crise, on voit s'installer de plus en plus de monde », remarque Stéphane, qui avait un logement pas loin, avant.

 esplanadevincennes-arret-caravaning_0.jpg

L'affichette interdisant caravaning et camping en véhicule dans le bois de Vincennes (Nicolas Robert)

 

Du coup, la dizaine d'habitués a essayé de savoir pourquoi tout ça avait changé. Mairie du XIIe (« à laquelle le bois est administrativement rattaché »), préfecture (qui n'a pas répondu à nos sollicitations). Les coups de fil s'enchaînent, les réponses pour savoir avec qui discuter beaucoup moins. Stéphane s'emporte :

« Le 1er novembre, on a découvert de petites affiches annonçant que le caravaning et le camping-caring seraient systématiquement verbalisés dans tout le bois. Mais nous, on n'était pas dans le bois ! »

« Je ne suis pas prostituée, je suis SDF »

Après avoir quitté le parking (et récolté une prune de 375 euros), Manu a mis les voiles. Comme les autres.

« Le problème, c'est qu'on ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage et on n'a pas les moyens d'aller dans un camping payant comme celui de Champigny-Joinville. »

« Là-bas, c'est jusqu'à 30 euros la nuit pour mon camion. En un mois, ça fait 900 euros. Moi, je peux pas », glisse Sarah, qui se sentait protégée sur l'esplanade de Vincennes. Ludo poursuit :

« Ça me changeait de l'époque où j'avais un panneau “Je ne suis pas une prostituée, je suis un SDF” sur mon camion pour que les flics me laissent dormir. »

A l'incompréhension se mêle les regrets. « On était entre habitués », dit Stéphane.

« Une fois, j'ai donné un coup de main à Ludo quand il s'est retrouvé enfermé dehors en pyjama, en plein hiver. »

Le groupe rigole. Pas longtemps. Manu conlut :

« Les gens ont de plus en plus de mal à se loger mais on nous laisse de moins en moins de solutions pour nous débrouiller. Moi, je pourrais plus bosser dans le coin si je peux pas dormir ici. Je me mettrais au chômage dans le Sud... »

 

 (Source : Rue89, Nicolas Robert)

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 21:52

Sud

 

 

Pétition pour l’arrêt du vote électronique.

 

Le vote électronique qui vient d’avoir lieu du 13 au 20 octobre lors des élections professionnelles dans l’éducation nationale a été désastreux. Il constitue pourtant un test avant son extension probable à toutes les élections professionnelles, voire aux élections politiques, et à ce titre, il doit être dès maintenant dénoncé.

 

(...)



 

Ce sabotage dont le ministère de l’éducation nationale porte

l’entière responsabilité condamne définitivement le vote électronique. Les signataires exigent l’arrêt des votes électroniques et le retour à des opérations de vote démocratiques et contrôlables avec des bulletins papiers et des urnes physiques.

  

  

signer la pétition en ligne

  

  

version imprimable

 

à renvoyer à la Fédération des syndicats SUD éducation
17, boulevard de la Libération
93200 Saint Denis
Tél. : 01 42 43 90 09
Fax : 01 42 43 90 32

(voir l'intégralité du texte de la pétition ) 

 

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 22:36

 

Mobilisation générale au Barcarès, une station balnéaire des Pyrénées-Orientales : le maire a demandé par écrit à tous les employés municipaux d'assister à la célébration du 11 novembre. Selon lui, c'est un devoir pour tous les fonctionnaires.

La lettre que nous ont fait parvenir des internautes du Barcarès (4 000 habitants hors saison) est originale. La carrière de son auteur, le maire (ex-UMP) Alain Ferrand, l'est aussi.

Elu en 1995, il est devenu inéligible quatre ans plus tard, après une condamnation pour abus de biens sociaux. Sa femme est élue et lui succède. En juin dernier, elle est à son tour condamnée, pour prise illégale d'intérêts. Son mari se présente, et remporte la municipale au premier tour.

Dans la lettre que nous avons reçue, Alain Ferrand invite « l'ensemble des employés communaux » à venir célébrer avec lui la République et ses morts :

« Ces valeurs républicaines sont celles que doivent partager sans exception tous les employés communaux : en choisissant la fonction publique, vous bénéficiez de ses avantages, et vous devez également en assurer les devoirs.

Le devoir de mémoire est l'un de ceux que je souhaite vous rappeler par ce courrier, en vous demandant de bien vouloir désormais assister aux commémorations majeures dont le 11 novembre fait partie. »

Contactée vendredi par Rue89, la mairie du Barcarès n'a pas donné suite. En tout cas, elle prend le 11 novembre très au sérieux. Selon une autre lettre transmise par nos internautes, la directrice générale des services de la commune a rappelé mardi aux employés qu'il était « de [leur] devoir » d'être présents. Vive la France !

(Source : rue89)

  le courrier du maire

 

 

 

A quand un appel

de tous les maires

 pour célébrer

LA Commune ?

 

 

 

 

 

 

 

 Reclu

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 21:53

 

 

DarK-os le voulait déjà, l’UMP nous le ressort !!

 

L'UMP propose d'expérimenter le port de l'uniforme à l'école

 

L'UMP a proposé jeudi d'expérimenter, dans les établissements scolaires volontaires, le port d'un "vêtement commun", afin de "gommer les inégalités sociales" et de renforcer "un esprit de cohésion et d'appartenance commune à un établissement".

"La décision de mettre en place" une telle règle vestimentaire "serait discutée et approuvée dans les conseils d'administration des établissements", peut-on lire parmi les 15 propositions de l'UMP sur le pacte républicain et la nation, destinées à alimenter le projet pour 2012 du futur candidat Nicolas Sarkozy.

Une généralisation du port de l'uniforme "ne serait envisagée qu'après une évaluation du dispositif et des aspects bénéfiques supposés d'une telle initiative", précise le parti majoritaire.

L'objectif est de "gommer les inégalités sociales mais surtout de renforcer un esprit de cohésion et d'appartenance commune à un établissement".

Par ailleurs, le port d'un vêtement commun "différent de celui de l'instituteur pourrait créer un climat favorable au renforcement du prestige de l'enseignant", selon l'UMP.

Dans un communiqué, Camille Bedin, secrétaire nationale du parti en charge de l'égalité des chances, estime que, "sans aller jusqu'au +retour de l'uniforme+, qui pourrait paraître désuet, établir un code vestimentaire n'est pas une mesure d'ordre simplement symbolique".

"Son expérimentation dans certains établissements, sensibles notamment, pourrait avoir une portée directe pour le quotidien des familles qui recherchent dans l'école plus qu'une source de savoirs, un véritable lieu de vivre-ensemble et de transmission des règles", insiste-t-elle.

Mme Bedin souligne que "de plus en plus de jeunes dans les quartiers populaires sont envoyés par leurs parents dans des établissements privés -au prix de sacrifices financiers importants- parce qu'ils recherchent par là une discipline et un cadre rigoureux pour l'éducation des enfants".

(Source : AFP sur news.fr.msn.com ; francesoir.fr ; europe1.fr ; lepoint.fr ;  mais aussi sur machin.com ; truc.fr ; apoil.be ; enfin…partout)

 

En fait, TOUS les projets de Darcos au

 sujet desquels certains croyaient qu'il y

 avait recul ou abandon reviennent, un par

 un, toujours avec la même logique...

 

Quand on croit qu'c'est fini...

 

hé ben, ça r'commence !!!

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 22:31

 

 

 

 

Le 11 novembre 1918, la première barbarie mondiale s'achève enfin. Cette guerre qui a causé tant de malheurs, de souffrances et de destructions s'achève sans que la justice sociale ne s'impose au monde, ni que les fauteurs de guerre, hommes politiques, responsables militaires, industriels marchands d'armes, et profiteurs en tout genre ne soient inquiétés (bien plus encore, les futurs traités comme celui qui se tiendra à Versailles seront cause de ressentiments et prépareront les futures hécatombes et autres revanches).
Tous les villages de France vont bientôt se couvrir de monuments commémoratifs exaltant l'esprit guerrier, l'amour de la patrie, le sacrifice patriotique, et je ne sais encore quelles autres fadaises pour lesquelles tant de millions d'individus sont morts ou ont été meurtris.
Seuls quelques villages comprendront le vrai sens de la guerre et ne céderont pas au militarisme ambiant, ils oseront même afficher leur idéal pacifiste voire leur antimilitarisme, comme la sculpture de cet élève révolté brandissant le poing et désignant les paroles "Maudite soit la Guerre" gravées sur le monument aux morts de Gentioux (Creuse). Monument réalisé à l'initiative de Jules Coutaud, maire socialiste et ancien combattant de Gentioux. Monument inauguré en 1922, par les seuls élus locaux et la population, la préfecture ayant refusé d'être représentée. Il faudra attendre l'année 1985 pour une inauguration plus officielle.
Ce monument est devenu, au fil des manifestations pacifistes et libertaires qui s'y déroulent tous les ans, un symbole du pacifisme et du rejet de la guerre et du militarisme.

(Source : ephemanar)

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 19:30

 

Cité scolaire Balzac (Paris, XVII°) : Un lycéen a été arrêté hier par la police pour rébellion. Deux élèves ont été blessées. La grève des enseignants se poursuit dans cet établissement du XVIIe aux classes surchargées.

Colère et émotion hier à la cité scolaire Honoré-de-Balzac (XVIIe) à la suite des incidents qui se sont produits lors du blocage de cet établissement le matin par les élèves. Un lycéen de 17 ans a été placé en garde à vue et deux élèves ont été blessées au cours d’une bousculade.

La grève déclenchée pour la troisième fois hier par les enseignants pour protester contre les classes surchargées et le manque de moyens dans ce gros lycée et collège, situé le long du boulevard Bessières a été reconduite aujourd’hui.

Hier matin, une centaine de lycéens avait bloqué avec une chaîne l’entrée de cet établissement comptant 2000 élèves en soutien aux enseignants en grève. Un barrage filtrant avait été installé sur une entrée secondaire pour laisser passer les collégiens. Tout a dégénéré lorsqu’un policier a sectionné la chaîne pour libérer l’accès pompiers. « Les policiers ont tenté de nous repousser et ont attrapé un élève à la gorge avant de le plaquer au sol et de le rouer de coups, raconte Emile, en terminale. Puis ils l’ont menotté et emmené. Nous avons tenté de bloquer le véhicule de police en nous mettant en travers du boulevard Bessières. » Dans la bousculade, une jeune fille a eu le tibia fracturé et une autre a été légèrement blessée.

La police présente une autre version : « Le commissaire accompagné d’un gardien de la paix ont tenté de parler avec le meneur pour mettre fin au blocage, mais il les a bousculés. Le policier a été blessé à la main. » Le garçon de 17 ans a été arrêté pour rébellion, outrage et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, et placé en garde à vue. Il a été relâché en fin d’après-midi. Il comparaîtra devant le parquet des mineurs en décembre.

Alerté, l’inspecteur d’académie s’est rendu sur place dans la matinée pour tenter de ramener le calme. « Nous réclamons cinq postes de surveillants, deux postes administratifs supplémentaires et attendons qu’un poste d’infirmière soit pourvu, indique une représentante syndicale du Snes. » Ils dénoncent aussi « de graves dysfonctionnements dans les emplois du temps, avec des trous et des cours qui se chevauchent » ainsi qu’un « manque de dialogue avec leur direction ». Ils ont décidé de poursuivre leur action aujourd’hui. « Les élèves sont très choqués et très remontés, poursuit la déléguée du Snes. Nous ne voyons pas comment nous pourrions gérer les classes dans ce contexte. Il va falloir que la situation évolue. »

Hier soir, à l’issue d’une réunion avec les professeurs, les parents ont décidé d’appeler à une école morte aujourd’hui et à un rassemblement jeudi devant le rectorat.

(source : leparisien.fr)

 

A noter que lefigaro.fr évoque une…Bousculade entre lycéens et policiers.

 

Le point de vue de Lutte Ouvrière :

Depuis la rentrée de la Toussaint, les personnels de la cité scolaire Honoré-de-Balzac, sont en mouvement pour protester contre la dégradation croissante de leurs conditions de travail. L'établissement recrute à la fois des élèves de milieux relativement favorisés, en particulier dans les classes internationales mais aussi des quartiers populaires de la porte Pouchet et de la porte de Clichy.

La rentrée scolaire de septembre s'est faite dans des conditions particulièrement chaotiques : emplois du temps difficiles pour les élèves, avec pour certains jusqu'à 11 heures de trous par semaine, des chevauchements de cours qui obligeaient des élèves à choisir entre un cours d'histoire ou un cours d'anglais, des groupes de classe qui, le 15 octobre, n'étaient toujours pas constitués, un emploi du temps définitif seulement au 7 novembre, bref une désorganisation totale aggravée par la politique de Sarkozy et de Chatel, le ministre de l'Éducation nationale. Ainsi, la cité scolaire a perdu de nombreux postes administratifs, techniques, enseignants, vie scolaire. On ne compte qu'une seule infirmière pour 2 000 élèves. Trois surveillants seulement sont présents par jour au lycée (1 100 élèves). Un demi-poste de laborantin n'est toujours pas pourvu au collège. Cinq contrats aidés sur sept, surtout affectés dans des services administratifs, n'ont pas été renouvelés. Pour les deux autres, à la documentation et à la surveillance des entrées, leur contrat se termine le 31 décembre.

Quant aux effectifs des classes, ils deviennent insupportables, tant pour les élèves que pour les enseignants. Toutes les classes du lycée sont au minimum à 35 et entre 30 et 32 au collège. Tous les dédoublements de classe ont disparu. Les cours d'anglais et d'espagnol se déroulent à 36 élèves !

Depuis la rentrée les discussions sont vives pour savoir comment réagir face à cette situation calamiteuse. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase a été versée par notre proviseure quand elle a voulu organiser une réunion pour mettre en place un projet d'établissement, grand dada du rectorat. D'où la réaction unanime : « Comment mettre en place le futur alors que le présent ne fonctionne pas ? »

Le jeudi de la rentrée de la Toussaint, la grève démarrait. Vendredi 4 novembre, plus de 150 professeurs et élèves se sont retrouvés devant le rectorat de Paris. Une délégation était reçue par le directeur d'académie, qui a écouté poliment mais s'est bien gardé de s'engager sur les postes non pourvus.

Mardi 8 novembre la grève était reconduite. Les lycéens ont bloqué l'entrée de l'établissement dès 8 heures pour faire valoir leurs revendications, et n'ont eu pour réponse que l'intervention musclée de la police. Un élève a été arrêté violemment et une autre a le tibia cassé. La colère était à son comble. L'inspecteur d'académie, présent dans l'établissement, a alors octroyé un emploi de surveillant, proposition jugée dérisoire.

Le rectorat compte sur l'essoufflement du mouvement. Pas si sûr que cela.

Correspondant LO

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:42

 

 

Luc Chatel annonce qu’«il y aura le même nombre de classes à la rentrée 2012 qu'à la rentrée 2011»

La semaine dernière, lors de l’examen des crédits de la mission «Enseignement scolaire», en réponse à une question posée par Jacques Pélissard, député du Jura, président de l’Association des maires de France, Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, a indiqué qu’«il y aura le même nombre de classes à la rentrée 2012 qu'à la rentrée 2011». «Cela représente un effort important en termes d'organisation, car nous allons poursuivre le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Certaines classes fermeront et d'autres ouvriront, car l'éducation nationale doit s'adapter à l'évolution démographique et à la situation de la carte scolaire, mais le nombre restera constant dans le cadre du budget que vous examinez», a ajouté Luc Chatel.
Au cours du débat, au nom de l’Association des maires de France, Jacques Pélissard avait attiré l’attention du ministre sur la question des classes primaires. «En deçà d’un certain seuil, la diminution du nombre de classes risque de nuire au taux d’encadrement et d’entraîner une déprise des zones agricoles. Après son discours en Lozère, le président de la République vous a adressé le 3 août dernier une lettre indiquant qu’à démographie constante, il n’y aurait pas de suppression nette de classes primaires», a précisé Jacques Pélissard au cours de la discussion.

(Source : maire-info.com)

 

Assemblée nationale Commission élargie

Quelques extraits des échanges à l’assemblée nationale (Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)

Mercredi 26 octobre 2011. Projet de loi de finances pour 2012.  Enseignement scolaire

M. Gérard Gaudron, rapporteur pour avis de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, pour l’enseignement scolaire. Conformément aux usages de notre commission, Xavier Breton et moi-même avons choisi un thème d’investigation auquel nous consacrerons l’essentiel de notre avis : les RASED.

Il s’agit là d’un sujet important et sensible. La réforme de 2008, qui a combiné suppression de postes et « sédentarisation » de certains maîtres, est mal vécue par les intéressés. La confusion entre aide personnalisée et aide spécialisée a en effet – au moins la première année – « brouillé » le rôle des RASED. Depuis lors, ils se sentent affaiblis en raison d’une diminution des départs en formation spécialisée et d’un étranglement – c’est le terme que nous avons entendu – des frais de déplacement.

L’exécution du budget 2012 se fera sous la contrainte de la suppression de 5 700 postes – sans fermeture nette de classe – dans l’enseignement public du premier degré. Les RASED devront y contribuer.

L’inquiétude des personnels et des parents d’élèves est donc réelle.

Quelles sont les perspectives d’évolution des réseaux ?

Les témoignages que nous avons entendus nous ont convaincus que les maîtres spécialisés disposent souvent des outils leur permettant de comprendre les difficultés rencontrées par les élèves qui ne parviennent pas à comprendre les codes implicites qui régissent le travail en classe.

Cependant, et malgré tout le savoir-faire des personnels, les réseaux n’ont jamais donné pleine satisfaction. Une évaluation – peu connue – a été conduite en 1996-1997 par l’Inspection générale de l’éducation nationale. L’auteur du rapport, que nous avons entendu, a identifié des dysfonctionnements, en particulier les dérives de certains maîtres qui tendent à privilégier la psychologie au détriment de la construction des processus d’apprentissage. Sont également critiqués la pratique consistant à retirer des élèves de la classe pour les aider et le défaut de pilotage des réseaux.

D’une manière générale, l’externalisation du traitement de la difficulté scolaire ne peut donner satisfaction à ceux qui ont foi en la promesse d’égalité de l’école. On ne peut accepter éternellement un système dans lequel un enseignant spécialisé arrive tel jour, à telle heure, pour « prélever » trois élèves dans la classe afin de renforcer leurs compétences.

M. Xavier Breton, rapporteur pour avis de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, pour l’enseignement scolaire. Compte tenu des éléments que vient d’exposer Gérard Gaudron, nous aimerions connaître votre sentiment, monsieur le ministre, sur trois scénarios d’évolution pour les RASED, sachant qu’un bilan qualitatif de la réaffectation des enseignants spécialisés dans les classes ou les écoles éclairerait utilement notre réflexion.

Un premier scénario est celui de l’extinction progressive des réseaux. Il serait évidemment incompréhensible. En outre, il suppose que tous les enseignants du primaire soient en mesure de gérer des classes hétérogènes.

Le deuxième scénario est celui de la suppression de la distinction entre maître E et maître G pour ne retenir qu’une seule spécialité. Les maîtres spécialisés seraient alors concentrés dans les écoles à plus gros besoins. Une intervention massive de ces enseignants sur des classes charnières comme le cours préparatoire pourrait en effet être profitable, à condition de définir cette politique sur la base de critères objectifs.

Le troisième scénario combine sédentarisation des maîtres E dans les écoles difficiles et maintien d’équipes de maîtres G, organisées à l’échelle d’un département ou d’un bassin, afin de permettre des interventions ponctuelles, destinées notamment à soulager les enseignants face à certains comportements.

Dans tous les cas de figure, ne faut-il pas élargir le périmètre d’intervention des maîtres spécialisés ? Les postes vacants et la sédentarisation conduisent aujourd’hui à privilégier les deux premières années de l’école élémentaire. Ne faut-il pas effectuer un travail de prévention en maternelle – au moins en grande section ? Et pourquoi oublier les classes du cycle 3 ?

Faut-il par ailleurs autoriser les enseignants spécialisés à participer à l’aide personnalisée, afin d’accroître le potentiel de soutien aux élèves en difficulté ?

Enfin, ne convient-il pas d’élargir le vivier de recrutement des psychologues scolaires en levant l’obligation de devenir professeur des écoles et en organisant une formation spécifique d’une durée de six mois à un an ?

(…)

 

M. Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative.

 

M. Gaudron et M. Breton, dont j’ai apprécié le constat équilibré sur le sujet, m’ont interrogé sur les RASED. Ces réseaux tels qu’ils fonctionnaient jusqu’en 2008, contrairement à ce qui est parfois dit de manière caricaturale, ne donnaient pas entière satisfaction. Ils faisaient déjà l’objet de critiques, notamment de la part de certains chercheurs en sciences de l’éducation. La principale de ces critiques portait sur leur manque d’investissement dans les écoles : les RASED intervenaient parallèlement aux équipes pédagogiques, sans assez d’interaction avec les maîtres travaillant au quotidien avec les élèves.

Mon prédécesseur avait entamé des réformes que nous avons poursuivies, notamment la sédentarisation des RASED. Dans la réforme du primaire de 2008, ont aussi été redéfinis les rôles respectifs dans une même classe des maîtres et des éducateurs spécialisés. Chaque maître consacre désormais deux heures de son service hebdomadaire à du soutien personnalisé. Nous avons également organisé des stages de remise à niveau, dont 244 000 élèves de CM1 et de CM2 ont bénéficié cette année, soit 15 % d’une classe d’âge, ce qui est exactement la proportion d’élèves rencontrant des difficultés en lecture et écriture. Nous avons aussi mis en place un accompagnement éducatif dans les écoles d’outre-mer ainsi que dans les ZEP, et lancé le projet personnalisé de réussite scolaire pour les élèves les plus en difficulté.

La politique d’utilisation des RASED aussi a évolué. Une circulaire de juillet 2009 l’a recentrée sur la prise en charge des élèves en grande difficulté. En 2010-2011, on dénombrait 12 304 enseignants, soit 12 047 équivalents temps plein, sur des postes RASED, dont 3 667 psychologues. L’action de ces derniers doit être confortée et leur nombre sanctuarisé. J’ai proposé aux syndicats, qui le réclamaient depuis longtemps, que les psychologues soient désormais recrutés au niveau du mastère. Cela se justifie au vu de l’utilité de leur mission. La réévaluation du dimensionnement et de l’efficacité de l’action des maîtres E et des maîtres G se poursuivra : la distinction entre les deux n’a pas vocation à disparaître tant que nous ne disposerons pas d’une évaluation plus fine.

En conclusion sur le sujet, le maillage de l’aide spécialisée sur l’ensemble du territoire doit être optimisé et cette aide doit être recentrée sur les élèves en grande difficulté afin que moins d’enfants quittent le premier degré sans maîtriser les savoirs fondamentaux. (…)

M. Diefenbacher m’a interrogé sur la scolarisation des enfants handicapés, notamment sur les personnels leur venant en aide. Il est vrai que ceux-ci ont longtemps été recrutés sous contrat précaire, qu’il s’agisse de contrats aidés ou parfois d’assistants d’éducation, ce qui a pu s’en ressentir en matière de formation. Il y aujourd’hui 60 % de plus d’enfants handicapés scolarisés en milieu ordinaire que lors du vote de la loi de 2005. Nous y avons mis les moyens : en 2011, les crédits consacrés à cet effet ont progressé de 13 % et ils augmenteront encore de 30 % en 2012. Nous avons ouvert des classes ULIS et CLIS supplémentaires et recruté davantage de personnels d’accompagnement.

Nous rencontrions jusqu’alors plusieurs difficultés : manque de formation, précarité des contrats et difficulté à changer d’intervenant auprès de l’enfant une fois qu’un lien très fort s’était créé avec lui et sa famille. Nous avons signé des conventions avec les associations de parents d’enfants handicapés de façon qu’elles puissent, à la fin d’un contrat, reprendre l’intervenant, même si les personnels restent rémunérés par l’État.

Le Président de la République avait annoncé lors de la conférence nationale sur le handicap le recrutement de 2 000 assistants de scolarisation – c’est là une nouvelle dénomination. Ces professionnels, qui ne seront pas en contrat aidé, bénéficieront d’une formation et d’un accompagnement spécifiques. Mille six cent cinquante ont déjà été recrutés. Nous disposons aujourd’hui du nombre d’auxiliaires de vie scolaire prescrits par les MDPH. Pour autant, il se peut que dans certains départements, on observe un décalage entre les besoins recensés au niveau local et les affectations de crédits de la part des services de l’État. Nous travaillons à une meilleure coordination pour que les auxiliaires de vie scolaire individuels (AVS-i) soient bien présents là où on en a besoin.

S’agissant de la crise du recrutement des enseignants, j’ai lu beaucoup d’articles relevant soit d’une mauvaise information soit d’une désinformation. Nous avons allongé d’un an la formation initiale des enseignants, désormais recrutés au niveau du mastère et non plus de la licence. Or, il y a dans notre pays deux fois moins d’étudiants en mastère qu’en licence. Une sélection est donc déjà opérée en amont par l’université, dont il faut d’ailleurs se féliciter, mais qu’il convient de prendre en compte.

Beaucoup d’analyses s’appuient sur les chiffres de l’an dernier, qui était une année de transition avec une cohorte qui a pu passer deux fois le concours, ce qui biaise les données. Pour les concours externes du second degré, il y avait 69 351 candidats inscrits pour 8 600 places. Le nombre d’inscriptions a augmenté de 11,3 % à l’agrégation, de 5,3 % au CAPES et, pour la première fois depuis très longtemps, de 20% aux concours de professeur de mathématiques, où on rencontrait des difficultés chroniques. Pour le premier degré, le nombre d’inscrits n’a pas varié, restant comme l’an passé de 42 000.

 

M. Olivier Jardé. Je souhaite vous interroger sur le protocole d’évaluation en grande section de maternelle annoncé il y a quelque jours pour le repérage précoce des enfants les plus fragiles. Il faut être cohérent : on ne peut pas déplorer que 15 % des enfants quittent l’école primaire sans maîtriser la lecture et refuser l’idée d’un repérage précoce des lacunes qui nuiront aux apprentissages. En quoi consistera ce repérage ?

(…)

Ma troisième question porte sur les RASED. Où en est la réforme de ce dispositif-ressource, élément de la politique d’adaptation et d’intégration scolaire ? La fréquence de prise en charge des élèves est trop faible : que signifie aider un élève une demi-heure par semaine ? Quand l’aide apportée en classe ou sur le cycle ne permet pas d’atteindre les objectifs visés, quelles actions spécifiques proposez-vous ?

 

M. Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative. M. Jardé m’a interrogé sur les protocoles dits d’ « évaluation » à l’école maternelle. Je tiens à préciser à ce sujet que le document qui a été diffusé n’avait pas vocation à l’être : il s’agit d’un document de travail interne au ministère et encore en discussion. Du reste, le terme d’ « évaluation » n’est pas le vocable qui convient, car il peut entraîner une confusion avec le dispositif qui vaut pour le premier degré, qui vaudra désormais aussi en fin de classe de cinquième et qui concerne la totalité d’une cohorte ; j’y reviendrai. Pour l’école maternelle, il n’est absolument question de cela : il s’agit de repérer les difficultés scolaires – et non pas, j’y insiste, les troubles du comportement. Le document est en cours de réécriture et il sera soumis aux organisations syndicales car nous allons effectivement travailler au repérage précoce des difficultés. Tous les spécialistes du langage indiquent que l’apprentissage de la lecture se joue à la fin de la dernière année d’école maternelle et à l’entrée au cours préparatoire ; nous devons donc repérer les difficultés dès qu’elles apparaissent afin d’apporter aux élèves concernés l’enseignement personnalisé dont ils ont besoin.

Je ne suis pas favorable à la création de structures spéciales pour les enfants intellectuellement précoces. Je considère préférable d’intégrer ces enfants dans les classes « ordinaires » en prévoyant d’enrichir et de personnaliser l’enseignement qui leur est dispensé, en l’accélérant le cas échéant et en leur proposant des options complémentaires.

J’ai abordé la question des RASED dans ma réponse à vos rapporteurs pour avis.

 

Monsieur Schneider, je suis partisan d’une évaluation permanente de notre système éducatif, visant à améliorer ses performances. Je pense avoir été le premier ministre de l’éducation nationale qui ait assumé les conclusions de l’enquête internationale PISA, bien qu’elle n’ait pas été à notre avantage. On nous a expliqué pendant des années que cette enquête, centré sur un enseignement de tradition anglo-saxonne, ne correspondait en rien à notre système éducatif, présenté comme unique au monde. Les enquêtes PISA sont sans doute imparfaites, mais elles permettent de nous comparer.

 

 

M. Régis Juanico. L’éducation nationale n’est pas une entreprise !

M. Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative. Nous faisons ce qui aurait dû être fait il y a quinze ou vingt ans : nous essayons d’adapter le système éducatif au monde d’aujourd’hui en faisant davantage confiance aux acteurs locaux, en leur donnant plus d’autonomie et de marges de manœuvre. Je considère que les équipes éducatives sont plus qualifiées que le ministre, le recteur ou l’inspecteur d’académie pour définir la pédagogie adaptée aux enfants qu’ils accueillent. Telle est la politique qu  e nous menons.

Par ailleurs, il est faux de dire que le taux d’encadrement serait en France à un niveau d’une faiblesse record.

M. Yves Durand. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’OCDE !

 

(pour lire la totalité des "échanges" : cliquer ICI)

  

   

 

 

 

 

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Published by jean-rumain
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