Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 19:57

 

Il y aurait 60 millions d’habitant-e-s en France …

 

12 millions auraient regardé la prestation de Zébulon 1°, sauveur du monde, le 27 octobre sur TF2 et sur France 1…

 

Selon un sondage Opinon way pour "Le Figaro", 55 % des Français ont été convaincus par l'intervention télévisée du président de la République

 

Soit 55% de 12 millions…

= 6 600 000 spectateurs / spectatrices

 

6 600 000 spectateurs/spectatrices par rapport à la population « française »,

 

ça représente : 11%.

 

Voilà comment en quelques lignes on peut passer de

« plus de la moitié  des français soutient Zébulon »

 à

« à peine plus de 10% des français croient encore aux promesses de Nicolas 1° »

 

 

 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:36

 

L'étude des familles homoparentales bientôt au programme de lycée....

C'est officiel (C’est TF1.fr qui le dit) : l'étude des familles homoparentales va désormais figurer, au même titre que les autres types de familles, au programme des classes de terminale littéraire dans la spécialité "Droit et grands enjeux du monde contemporain".

Selon le Journal officiel, la disposition entrera en application à la rentrée scolaire 2012-2013. L'étude des familles homoparentales va désormais figurer, au même titre que les autres types de familles, au programme des classes de terminale littéraire dans la spécialité "Droit et grands enjeux du monde contemporain" (DGEMC), selon le Bulletin officiel spécial du ministère de l'Education nationale.

Le texte du programme initial intitulé "L'évolution de la famille" stipulait: "Après avoir constaté l'absence de définition de la famille, on montrera, par une analyse juridique et historique qu'elle a profondément évolué et qu'elle est devenue multiforme (famille biologique, adoptive, monoparentale, recomposée, nucléaire, élargie) et on proposera aux élèves d'en rechercher une définition". Le nouveau texte ajoute désormais la mention "homoparentale" entre les mots "monoparentale et recomposée".

Pour le ministère, cette mesure s'inscrit dans le cadre de la revalorisation de la filière littéraire

 (et les autres filières ???!!!...) :

 

"Cet enseignement a pour objectif de faire découvrir le droit aux élèves en leur montrant comment le droit aborde les questions contemporaines". Le programme précise que les thèmes retenus "mettent en scène des situations réelles afin de montrer comment le droit y est présent

 ( ???!!!)

 et avec quels instruments, quels résultats et quelles limites il y répond", ajoute-t-il. Ainsi, pour le thème "La vie, le corps, la santé", "il est fait référence à des réalités ou des questions qui font débat et le programme précise que 'le cours sera l'occasion d'expliciter la portée juridique de quelques grands enjeux actuels' (procréation assistée, euthanasie, dons et ventes d'organes)", poursuit-il.

"Réponses apportées par le droit"

Actuellement l'homoparentalité, qui fait débat dans notre société, ne bénéficie d'aucun cadre légal. Mais, le ministère de l'Education "tient à préciser que la mention de ces questions de société ne signifie aucunement qu'elles aient une reconnaissance et une définition légales". "Mentionner ces questions de société permet seulement de montrer aux élèves les réponses apportées par le droit sous toutes ses formes (loi, réglementation, jurisprudence)", insiste-t-il.

Dans un communiqué, l'association des familles homoparentales (ADFH) se "félicite de la prise en compte des familles homoparentales dans ce programme éducatif, et rappelle qu'elles constituent aujourd'hui une réalité incontestable dans la pluralité des formes familiales existantes. Dans un contexte de vives polémiques et de pressions conservatrices liées à l'étude du genre dans les programmes de première, l'ADFH veillera à ce que le thème de l'homoparentalité soit traité de manière correcte et approfondie dans les manuels de DGEMC à paraître pour la rentrée 2012". "Les textes officiels concernant les lycées évoquaient déjà l'homosexualité, mais c'est la première fois qu'ils évoquent l'homoparentalité", a déclaré Alexandre Urwicz, coprésident de l'ADFH qui revendique, après un an d'existence, plus de 600 adhérents.

[et 600 adhérent-e-s ??]

 

==

ET POURTANT...

Un mois après le rejet, par l'Assemblée nationale, d'une proposition de loi PS de l'opposition visant à "ouvrir le mariage aux couples de même sexe", l'UMP a exposé, dans un rapport présenté le 13 juillet, ses propositions pour "valoriser la famille durable", un contrepied au projet socialiste qui ne fait pas l'unanimité au sein même du parti présidentiel.

A l'issue d'un groupe de travail qui a réuni 53 députés UMP, les auteurs du texte, Anne Grommerch et Hervé Mariton, ont listé une trentaine de propositions visant à "promouvoir la famille durable." "Nous faisons le choix de soutenir l'institution du mariage, point de départ de la famille, et meilleur garant de la protection de cette cellule et de chacun de ses membres", argumentent les parlementaires en préambule. Parmi ces propositions, se détachent notamment le maintien et la hausse d'un intérêt fiscal au mariage, la réaffirmation de ce dernier comme le "lien de deux personnes de sexe différents", et la priorité donnée à l'adoption d'enfants par des couples plutôt que par des personnes célibataires.

LES COUPLES HÉTÉROSEXUELS PRIVILÉGIÉS

Conformément à sa proposition de loi rejetée au printemps par la majorité, le Parti socialiste s'est engagé, dans son programme pour la présidentielle, à ouvrir à "tous les couples le droit au mariage". Le projet UMP vise à "maintenir une différence subjective et créancière" de droits entre le pacs ou le concubinage et le mariage. "Un contrat civil comme le pacs, qui s'inscrit dans l'instant, ne peut porter les mêmes droits que l'institution du mariage", estiment les parlementaires UMP qui proposent également de rétablir, seulement pour les nouveaux mariés, la triple déclaration d'impôts la première année de l'union, fiscalement avantageuse.

Les couples hétérosexuels doivent être privilégiés dans la procédure d'adoption, selon l'UMP, qui estime qu'"avoir deux parents de sexe différent [est] un bien élémentaire de l'enfant". Le parti veut donc "prioriser l'adoption par les couples ou par les célibataires du cercle familial. (...) La monoparentalité peut être une circonstance de la vie, elle ne doit pas fonder le projet." L'adoption par des célibataires devrait donc être limitée aux "accidents de la vie" (décès des parents) et réservée aux seuls membres de la famille ( oncle, tante...). Un point de vue qui rejoint celui de Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate et candidate à la présidentielle. L'ex-ministre du logement de Nicolas Sarkozy s'est en effet prononcée pour l'interdiction pure et simple de l'adoption par une personne célibataire, afin d'éviter que des couples homosexuels "détournent la loi".

DIVERGENCES À L'UMP

Toutefois, selon Edwige Antier, députée UMP et membre du groupe de travail qui a donné lieu à ce rapport, les propositions de ses collègues Anne Grommerch et Hervé Mariton ne correspondent pas entièrement au débat qui a été mené. "Notre mission était de formuler des propositions visant à concilier travail et vie familiale, et la conclusion du rapport déborde sur la question de l'adoption par des parents célibataires, le mariage homosexuel... Des points qui n'ont pas été réellement débattus", observe la députée, qui émet des "réserves" sur plusieurs des propositions de ses collègues.

"On ne peut revenir sur le droit pour une personne célibataire d'adopter un enfant acquis en 1966 " estime-t-elle. "Aujourd'hui, beaucoup d'enfants sont élevés par des couples homosexuels et des parents seuls... Il n'est pas possible de jeter un voile sur l'existence de cette partie de la population française." Selon l'Insee, la France comptait en 2006 environ 2 millions de familles monoparentales ou recomposées ; depuis 2004, plus de 130 000 divorces sont prononcés en France chaque année.

LE PS DÉFEND LE MARIAGE HOMOSEXUEL

"Le rapport souligne encore qu'il est préférable pour un enfant d'être élevé par ses deux parents, mais est-ce une règle absolue ? Je n'en suis pas certaine" poursuit Edwige Antier qui, en réponse aux conclusions de ses collègues, propose la création d'une nouvelle mission, clairement anglée sur les questions liées à la composition de la famille. "Il y a au sein de l'UMP des débats à mener sur le statut des beaux-parents, sur l'homoparentalité" estime cette élue UMP qui, en juin, n'avait pas voté contre la proposition de loi socialiste pour le mariage homosexuel.

Au sein de l'opposition socialiste, le débat sur la question du mariage et l'adoption pour les couples de même sexe ne fait plus débat. "Le PS a pris position très clairement sur sa volonté de modifier le Code civil, tant en ce qui concerne le mariage homosexuel que l'homoparentalité " expliquait le député socialiste Patrick Bloche au Monde.fr en juin. "Ces engagements ont été validés dans le projet socialiste pour 2012 et engagent tous les candidats à la primaire socialiste", précise le parlementaire. Quant à la supériorité d'un modèle familial sur un autre, le point est également tranché rue de Solférino: "Ce qui compte avant tout, c'est la qualité du projet familial pour l'intérêt même de l'enfant. Et, en cela, nous considérons que l'orientation sexuelle ne doit pas être un élément de discrimination", résume Patrick Bloche.

(source : lemonde.fr)

 

Un séminaire pour «guérir» les gays et les lesbiennes

 

«L’homosexualité n’est pas une maladie, martèle Arc en ciel Toulouse (AEC), dès lors l’idée que l’on pourrait en «guérir» ne repose sur aucune réalité. Surtout, elle encourage une stigmatisation coupable qui explique notamment la surreprésentation des adolescents LGBT dans les statistiques sur les risques suicidaires, aux États-Unis comme en France».

 

L’objet de la colère de cette association LGBT toulousaine? Un tract distribué depuis quelques semaines aux habitant-e-s, invitant celles et ceux qui souhaiteraient «guérir» de leurs «penchants homosexuels» à participer à un séminaire de Torrent de vie à l’église évangélique de la ville.

 

Torrents de vie est la petite sœur francophone d’une organisation américaine du même nom, Living Waters, qui s’inspire des ouvrages d’Andy Comiskey, un homosexuel prétendant être devenu hétéro après avoir eu une illumination divine. S’appuyant sur une lecture littérale de la Bible, les écrits de Comiskey ont fait un tabac dans les milieux évangéliques. Au fil des ans, Living Waters a essaimé aux États-Unis et en Europe.

 

Aux âmes égarées, l’organisation propose de nombreux séminaires de «restauration de la personnalité» en partant du principe que «l’homosexualité serait la conséquence de cassures durant l’enfance, en particulier dans la relation avec les parents, et notamment face à une mère surprotectrice et un père distant, ou en cas d’abus».

 

Toutefois, le chemin vers la guérison n’est pas gratuit. Pour vous débarrasser de vos penchants homosexuels, il vous en coûtera tout de même 20 séminaires à 300 euros, soit 6000 euros au total. AEC interpelle donc les pouvoirs publics et les responsables municipaux sur «les dangers des tractages qui présentent encore l’homosexualité comme une pathologie dont les coûts de guérison alimentent, aux dépens des plus faibles et des plus démunis, on ne sait quelle trésorerie».

 

L’homophobie est vraiment une plaie dans notre société c’est pour cela il est temps de descendre dans les rues et dire Non à cette ignominie.

(source : FA de Béthune)

 

 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 15:21

20110927 4

 

Si vous n’avez pas pu voter aux élections du 13 au 20 octobre 2011, écrire d’urgence à :

 

jenaipaspuvoter@sudeducation.org

 

 

Ces élections constituent un scandale !

 

Tout semble avoir été fait pour que la participation soit en berne. De nombreux électeurs, de nombreuses électrices se sont vu-e-s « éjecté-e-s » de la liste électorale, d’autres ont été confronté-e-s à des dysfonctionnements qui se sont parfois révélés insurmontables.

 

 

La fédération des syndicats SUD éducation étudie les possibilités juridiques d’invalidation des élections professionnelles.

 

C’est pourquoi nous avons besoin de tous les témoignages et de détails sur les difficultés auxquelles vous avez été confronté-e-s

 

(non inscription sur la liste électorale, problème d’adresse mel, identifiant non transmis, impossibilité de voter etc.)

 

 

Nous n’avons qu’une exigence :

que les électeurs et électrices lésé(e)s

soient rétabli(e)s dans leurs droits !

 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 13:09

 

Tsar Bomba est une bombe à hydrogène développée par l’Union soviétique. C'est l'arme la plus puissante jamais utilisée dans l'histoire de l'humanité. Larguée par un bombardier Tupolev Tu-95, elle explosa le 30 (31 ?) octobre 1961 au-dessus de l'archipel de la Nouvelle-Zemble dans l'Arctique russe, anciennement soviétique.

La Tsar Bomba était une bombe H conçue à l'origine comme une bombe à trois étages, dite FFF (fission-fusion-fission), mais finalement réduite en une simple bombe H (fission-fusion). D’une puissance d’environ 57 mégatonnes, ce fut la plus puissante bombe (de toute l'Histoire) à avoir jamais explosé, jusqu'à nos jours. Elle fut réalisée pour pouvoir servir de base à des bombes de 100 mégatonnes, selon le souhait de Nikita Khrouchtchev qui déclarait déjà dans ses discours que l’URSS disposait d’une telle bombe.

Le 3e étage en uranium, destiné à atteindre 100 mégatonnes ne fut cependant pas utilisé pour le test, il fut remplacé par du plomb inerte afin de limiter sa puissance à 50 mégatonnes. Cela aurait engendré une augmentation de 25 % des retombées radioactives mondiales depuis l’invention de la bombe nucléaire. L’engin expérimental tirait son énergie à 97 % de la fusion thermonucléaire, ce qui indiquerait que l'étage primaire de fission était une bombe A de 1,7 mégatonne.

Elle fut conçue en moins de 4 mois à l’institut panrusse de recherche scientifique en physique expérimentale par une équipe de physiciens formée autour d’Igor Kourtchatov et comprenant notamment Andreï Sakharov. Elle avait une masse de 27 tonnes, une longueur de 8 m et un diamètre de 2 m.

Effets de l’explosion

 

La bombe explosa à 11h32 (heure de Moscou), le 30 octobre 1961, à une altitude de 4 000 m au-dessus de la cible et 4 200 m au-dessus du niveau de la mer, lors d’un test dans l’archipel de la Nouvelle-Zemble (océan Arctique). Elle fut larguée d’un bombardier Tu-95 piloté par Andreï E. Dournovtsev de 10 500 m d’altitude. La bombe était équipée d’un parachute pour permettre au bombardier de s’éloigner à une distance de sécurité de la zone d’explosion. La détonation développa une boule de feu de 7 km de diamètre. L’éclair de l’explosion fut visible à plus de 1 000 km du point d’impact et le champignon atomique en résultant parvint à une altitude de 64 km avec un diamètre de 30 à 40 km. Au niveau de l’explosion, tout était effacé, le sol avait été nivelé et faisait penser à une « patinoire ». Des maisons de bois furent détruites à des centaines de kilomètres, d’autres perdirent leur toit. La chaleur fut ressentie à 300 km. La Tsar Bomba pouvait infliger des brûlures au troisième degré à plus de 100 km de distance alors que la zone de destruction complète se situait dans un rayon de 25 km, et la zone de dommages importants à un rayon de 35 km[1].

L’explosion a été estimée à 57 mégatonnes par les États-Unis. Plus tard, les scientifiques russes ont annoncé une puissance de 50 mégatonnes. Par comparaison, la bombe Little Boy avait une puissance de 13 à 16 kilotonnes (0,013 à 0,016 mégatonne) soit 3125 fois moins forte. Les Soviétiques auraient limité la puissance, prévue initialement à 100 mégatonnes, afin selon le mot de Khrouchtchev, « de ne pas briser tous les miroirs de Moscou ».

 

 

 

 

 Sur ce schéma un comparatif avec la bombe de 50 mégatonnes

 

Eniwetok est un atoll corallien situé dans les îles Marshall en Micronésie, au centre de l’océan Pacifique. Au XXIe siècle, il est surtout connu comme lieu d'essais nucléaires par les États-Unis dans les années 1950.

 

C’est là qu’a été testée la première bombe à hydrogène de 15 mégatonnes, sous le nom de code Ivy Mike dans le cadre de l’opération Ivy, le 1° novembre 1952.



Ce sont 43 essais nucléaires aériens ou souterrains qui ont été faits sur Enewetak de 1948 (opération Sandstone) à 1958, non sans conséquences environnementales et sanitaires. L’atoll n’a été ni décontaminé, ni dépollué ou nettoyé, dans la mesure de ce qui était techniquement et économiquement possible que dans les années 1970, et sera suivi pour très longtemps, un des problèmes étant que ces sites hautement contaminés sont aussi très menacés par la montée des océans induites par le réchauffement climatique, dans une zone où tremblement de terre et tsunamis ne peuvent pas non plus être exclus. L’atoll d’Ewinetok est de ce point de vue parmi les plus préoccupants.

Ce n’est que le 15 mai 1977, que l’armée américaine a ordre de commencer à décontaminer les îles. Il y a eu six morts accidentels durant les travaux, celles-ci ne furent pas reliées aux radiations contenues dans les lieux.

(sources : wikipédia –extraits-)



bp40

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 22:10

 

 

Le bilan de la FIAC 2011

La 38ème édition de la FIAC vient de se clôturer. Près de 21 pays représentés, 168 galeries, près de 70 000 visiteurs, la FIAC 2011 fut un véritable succès.

Si les collectionneurs et les marchands redoutaient l’effet de la crise économique sur le marché de l’art, les ventes de Londres la semaine dernière avaient déjà quelque peu calmé les angoisses, la FIAC a définitivement démontré la vitalité du marché de l’art face aux marasmes environnants.

Plus de Cour Carré cette année, c’était donc uniquement au Grand Palais que les visiteurs avaient rendez-vous. Sous la nef du Grand Palais, au rez-de-chaussée, les grandes galeries, au premier étage, les galeries émergentes.

Au premier étage justement on retrouvait dès l’entrée la galerie Lovenbruck qui exposait les « lèvres » de Alina SZAPOCZNIKOW

et une carcasse de voiture signé Fabien GIRAUD

et Raphael SIBONI. Encore des formes de métal un peu plus loin dans la galerie TORRI, avec le jeune Florian PUGNAIRE.

 

Si le premier étage était assez inégal entre émergence et décoration le rez-de- chaussée était quasi muséal. Impossible de tout décrire, mais on retiendra le stand assez « bling-bling », créé par Karl Lagarfeld de la galerie suisse GMURZYNSK et ses belles éponges de Yves KLEIN, ainsi qu’un Joan MIRO tissé. Ce n’était pas la seule galerie à avoir fait le pari de l’art moderne, on retrouvait aussi chez Vedovi et TORNABUONI ART des « concetto spaziale » de Lucio FONTANA.

Juste à côté Zlotowski avait dédié son stand à Simon HANTAÏ.

Du côté de l’art contemporain il y en avait pour tous les goûts aussi.

Emmanuel Perrotin présentait une « tour Bruxelles » majestueuse d’acier de plus de 3 mètres de haut de l’artiste belge Wim DELVOYE,

des œuvres de Bharti KHER

ainsi qu’un gigantesque tableau de Takashi MURAKAMI.

 

 

 

Face à l’artiste nippon, connu pour ses design pour Louis Vuitton, une statue de Xavier VEILHAN tout juste sortie d’une exposition de l’Espace Louis Vuitton de Tokyo, la galerie tisse des points entre ses œuvres, ses artistes et surtout n’oublie pas une part de marketing !

 

 

Moins tape à l’œil, il fallait rentrer un peu plus dans le stand pour contempler les œuvres de Loris GREAUD chez PACE gallery, de retour après plus de 30 ans d’absence à la FIAC, qui consacrait le plus large de son espace à l’artiste français à peine trentenaire.

 

Des œuvres en noir mais d’une efficacité surprenante. L’artiste prépare une exposition à Beaubourg et représente la scène française contemporaine peu présente au rez-de-chaussée (l’artiste était aussi présent chez Yvon Lambert). L’ancien lauréat du prix Marcel Duchamp, Mathieu MERCIER était lui aussi assez visible,

 

entre un solo show chez Mehdi Chouakri, et des œuvres chez Le Minautore ou Massimo Mini, les autres artistes français n’était malheureusement pas très visibles (Jules BALINCOURT de, l’artiste français le plus coté n’était présent que dans la galerie Thaddeus Ropac avec un petit tableau). Il faut dire que les galeries avaient privilégié les valeurs sûres.

On retrouvait donc bien sûr Damien HIRST avec des cabinets de médicaments chez Gagosian

 

ainsi qu’une autre vitrine à la White Cube, des « flowers » de Andy WARHOL chez Van De Weghe mais aussi chez Gagosian, quelques Roy LICHTENSTEIN (toujours chez Gagosian), des néons de Dan FLAVIN ainsi que des installations de Donald JUDD chez David Zwirner. Bref un rez-de-chaussée qui aurait très bien pu être un lieu d’expositions pour une future vente chez Christie’s ou Sotheby’s.

 

 

 

On retiendra aussi chez Karsten Greve deux installations taxidermistes de Claire MORGAN

ainsi que les fabuleux fragments de livres ouverts de Georgia RUSSELL, à côté d’une petite sculpture de Louise BOURGEOIS et d’un énorme triptyque de Pierre SOULAGES. Beaucoup d’œuvres de Antony GORMLEY de petits formats (enfin, de quelques mètres mais c’est déjà bien moins que les sculptures monumentales de l’ancien récipiendaire du Turner Prize) ainsi que de sculpture anthropomorphique de Tony CRAGG (Chez Marian Goodman, Thaddeus Ropac, Lisson et ailleurs encore).

Alors que Paris Photo n’investit pourtant que dans quelques jours le même endroit (la nef du Grand Palais), on a vu beaucoup de photos cette année. Entre Thomas STRUTH, Florian MAIER-AICHEN, Carlo BALESTRINI, Andreas GURSKY et bien sûr, dopé par son récent record de ventes qui en fait la photographe la plus chère du monde, Cindy SHERMAN, tous les photographes les plus cotés étaient représentés. L’avènement de l’écran plat insuffle un second souffle aux œuvres vidéo, ainsi la galerie coréenne Kukje associée à la galerie Tina Kim de New York présentait des vidéos de Bill VIOLA. Accrochées au mur, les œuvres vidéo, par le passé si encombrantes, s’affichent désormais au mur dans un simple cadre LCD. Les nouveaux médias, dont Artprice consacre une grande partie de son guide du marché de l’art contemporain, s’affichent de plus en plus.

Il y a encore plus à raconter et il y avait encore plus à voir à la FIAC cette année. Prochain rendez-vous pour le marché de l’art à New York dans quelques jours avec les ventes impressionnistes et modernes. Le marché saura-t-il continuer sur sa lancée et faire fi des bouleversements économiques ?

Source © Artprice.com   (photos : Google)

  Punk.jpg

La FIAC, c’est pas la foire !

(par Jean-Max Koskievic, ESG Management School) - Relation entre la qualité esthétique et prix d'une œuvre d'art contemporain : Comment expliquer que des œuvres d'art contemporain physiquement identiques en taille, forme, sujet et technique, puissent avoir des prix si différents? C’est la qualité esthétique de l'œuvre

Depuis deux jours, la Foire Internationale d’Art Contemporain (la FIAC) a ouvert ses portes à tout ce que le monde compte de collectionneurs, experts, marchands, galeristes…mais aussi à tous les curieux (moyennant tout de même la somme rondelette de 32 euros).

Lorsque l’on se promène dans les allées et sur les stands des exposants, ce que l’on entend le plus n’a rien à voir avec un quelconque jugement esthétique sur les œuvres exposées ou sur le message que l’artiste a voulu transmettre, mais concerne une seule chose (à l’image du président Nicolas Sarkozy) : « combien ça vaut ? ».

Cette question peut paraître légitime, qu’est-ce qui pourrait bien expliquer que trois toiles de même taille, forme, sujet et technique, vaudrait l’une 500 €, l’autre 5000 € et la dernière 50 000 € ? Afin de bien comprendre pourquoi le prix d’une œuvre d’art contemporain est une information plus importante que l’œuvre elle-même, il convient de comprendre les particularités du marché de l’art contemporain.

Tout d’abord, les producteurs (les artistes) ne produisent pas prioritairement pour vendre.
En effet, l’argent n’est pas leur motivation première mais la volonté de se créer leur propre identité artistique au travers de leurs œuvres (afin de vendre plus cher après ?). Ainsi, pour parler des artistes contemporains les plus en vogue, certains ont une identité artistique de « provocateurs » comme Maurizio Cattelan, Wim Delvoye ou les frères Chapman, alors d’autres sont « kitch » comme Jeff Koons ou « pop » comme Takashi Murakami.

Ensuite, les collectionneurs (les acheteurs) n’ont aucune idée de la vraie valeur de ce qu’ils achètent. En effet, les règles régissant la valeur d’une œuvre d’art contemporain sont au mieux opaques, voire parfaitement inconnues des collectionneurs.

Par essence même de l’art contemporain, la majorité des œuvres ne sont jamais passées par les fourches caudines des ventes aux enchères, puissants révélateurs d’information, mais uniquement par les mains expertes des intermédiaires du marché (marchands, galeries, collectionneurs, experts et parfois grands collectionneurs).

La capacité de ces intermédiaires à déterminer la valeur commerciale d’une œuvre contemporaine vient de leur affirmation selon laquelle ils auraient «du goût », connaitraient la valeur esthétique de l’œuvre, ou comprendraient les facteurs conduisant les forces du marché à déterminer des différences de prix entre des œuvres physiquement identiques (expositions dans différentes galeries et musées, publications d’ouvrages, collections prestigieuses, galeries fameuses,…). Toutes ces informations n’étant évidemment pas à la disposition des collectionneurs.

Ainsi, comme il existe une disparité entre l’information possédée par le marchand/vendeur sur les œuvres qu’il propose et celle disponible pour le collectionneur/acheteur (on parle d’asymétrie d’information), nous allons montrer comment les prix de vente des œuvres d’art contemporain pourront être utilisés comme des signaux de la qualité (ou de la valeur esthétique) des œuvres.

On connait depuis l’article fondateur de George Akerlof en 1970, l’importance de l’asymétrie d’information dans le fonctionnement des marchés. Prenant l’exemple du marché des « tacots » (voitures d’occasion présentant des vices cachés), Akerlof a montré comment les vendeurs possédant de l'information supplémentaire par rapport aux acheteurs sur la qualité des voitures d’occasion seront incités à tromper ceux-ci en leur vendant un « tacot » au prix d'une bonne occasion. En effet, les vices étant cachés et ne pouvant pas essayer la voiture, il n’y a de possibilité pour l’acheteur de différencier une bonne voiture d’occasion, d’un « tacot ». Sachant cela, il aura intérêt à proposer toujours le prix d’un « tacot », quel que soit la voiture d’occasion qu’il voudra acquérir. Comme le vendeur d’une bonne occasion refusera cette offre, l’acheteur obtiendra ainsi l’information lui manquant sur la qualité de la voiture et n’achètera pas le « tacot » !

Sur le marché de l’art contemporain, les « tacots » ce sont les œuvres d’artistes ayant une valeur esthétique, et lorsque les prix des œuvres d’un artiste diminuent, plutôt que de faire augmenter la demande pour ces œuvres (comme le prescrirait la loi de l’offre et de la demande), cela conduit à une baisse de la demande des collectionneurs. La raison en est simple : cette baisse signale que la « qualité » des œuvres de l’artiste diminuent c’est à dire que la carrière de l’artiste est en déclin.

Voilà pourquoi nombres d’artistes contemporains ont vu leurs prix augmenter par la seule décision des intermédiaires, les faisant passer de « la bOhème à la bÉhème» !

(Source : jeanmaxkoskievic sur http://lecercle.lesechos.fr …Ben ouais…)

 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:22

 

Jeudi 20 octobre

19h15 – La nuit est déjà presque tombée. Sous les lampadaires du boulevard de Belleville, sur le terre-plein central, le marché n’est pas très actif. Les vendeurs sont éparpillés. Ces derniers temps, les biffins ont du mal à se réapproprier l’espace régulièrement nettoyé par les flics et les agents de la mairie. Ce soir ne fait pas exception. Il faut dire que la stratégie de harcèlement n’est pas la même qu’à Barbès : ici la colonisation policière a déjà atteint un stade avancé, le contrôle est quasiment permanent. Belleville est depuis longtemps sous occupation. Des équipes de flics en uniforme font des allers-retours incessants, ne laissant que peu de possibilités aux vendeurs pour reposer leurs affaires sur le trottoir.

Les énervés de la BST passent moins souvent, à croire que la hiérarchie leur a ordonné de lâcher du lest, de la jouer mollo. On n’entend plus aussi fréquemment les coups de matraques effrénés du major Toineau contre les poteaux métalliques, annonçant l’arrivée imminente de sa meute policière qu’il mène à la chasse aux pauvres. Pourtant la traque n’est pas finie pour autant et l’étau s’est même resserré. Au lieu de débarquer à l’improviste et de façon violente, les flics sont omniprésents, ils ne quittent plus le boulevard.

19h25 – Deux équipes de flics, sept au total, remontent le boulevard à pas lents. On dirait une battue. Puis ils se séparent : quatre agents de la BSQ DSPAP 11 /85 (Brigade de Soutien de Quartier intégrée à la Direction de la Sécurité de Proximité de l’Agglomération Parisienne) d’un côté, trois agents d’une quelconque Unité de Sécurisation de Proximité de l’autre. Ces derniers, en s’approchant du métro Ménilmontant, font fuir les biffins, roulant des mécaniques et empêchant les moins vifs de récupérer leurs affaires. Un grand flic agrippe un drap qu’une femme rom essaye de replier. Elle ne se laisse pas impressionner, plaisante même en désignant ses affaires : « C’est beaucoup d’argent ». Lui, ironique, lui répond : « Pour gagner de l’argent ’faut travailler » puis « Allez, poubelle ! ». Elle tient bon, alors il lance « Y’a de la place aussi pour vous, vous voulez venir à la benne avec moi ? ». Elle finit par lâcher, résignée.

19h30 – Finalement, les trois flics restent seuls à veiller sur un tas de ballots remplis de vêtements, de bouffe et d’électronique. Un camion-poubelle ne tarde pas à arriver (Derichebourg environnement, camion n°3308 immatriculé AK-908-CG 92), suivi d’un utilitaire de la mairie de Paris (immatriculé 208 QFW 75). Les trois flics saisissent les ballots, aidés par les agents de la mairie, puis les balancent dans le camion-poubelle. On remerciera la mairie de Paris de collaborer avec la police dans ses opérations de nettoyage.

Les trois chasseurs rejoignent leurs collègues, avant de remonter ensemble le boulevard jusqu’au métro Belleville. Sur leur parcours, ils parviennent à contrôler et fouiller quatre personnes (tous étrangers bien sûr) : sur cinq-cents mètres, ça fait une bonne moyenne ! Puis, relax, ils s’arrêtent et bavardent un peu, avant de retourner vers leurs comico respectifs, probablement satisfaits d’avoir contribué au rétablissement de l’ordre républicain.

La chasse aux pauvres prend à Belleville une forme insidieuse, voire silencieuse. Sans trop de remous, la police impose au quartier sa présence et son contrôle permanents. A quelques pas de là, des masses de bobos s’entassent dans les cafés branchouilles, bien loin de cette réalité sociale violente qui ne les concerne pas, mais dont ils sont directement responsables. La flicaille et son contrôle sont un passage obligé vers le règne total et égoïste de la petite bobo sphère alter capitaliste.

Barbès n’en est pas encore là, mais avec le plan de réhabilitation du quartier de la goutte d’or (présenté par les édiles et les urbanistes comme le « dernier quartier insalubre de la capitale »), cela ne saurait tarder. Ils (pas nous, les autres, les pas-gentils) adorent tellement les villes insipides, en verre et sans espaces verts, parsemées de mobiliers urbains métalliques (anti pauvres eux aussi), où chaque corniche abrite sa caméra et ses piques anti pigeons (aussi sales que les pauvres) et où les néons concurrencent les placards publicitaires pour transformer les rues en couloirs d’hôpitaux. Dans leurs villes rêvées, véritables paradis infernaux, des contingents entiers de flics (en pyjama bleu ou en tenue bourgeoise, à pieds, à vélo ou en segway) côtoient des myriades d’agents de sécurité (pauvres et soumis de préférence) et autres citoyens volontaires (pas nous, les autres, les méchants), pour s’assurer que tout est bien en ordre et que chacun rentre bien dans le rang (et vote). Enfin, dans leurs villes, les rues portent des noms comme « avenue Bouygues », « boulevard Vinci », « place Takieddine »...

Mais cessons ici cette prose fataliste. Préparons nos frondes, car l’occupation a repris

 

Mercredi 26 octobre

On arrive sur place entre 9h30 et 10h00. Le marché libre occupe déjà une bonne partie du parvis devant la sortie du métro Barbès. Le soleil est de sortie, mais il fait quand même bien froid.

10h25 – Les flics sont déjà là. Le fourgon blanc bien connu (immatriculé 831 NWR 75) ouvre la voie, conduit par trois flics en uniforme de la « Sécurité de Proximité de l’agglomération parisienne ». Pour ce faire, il emprunte le sens interdit sous le métro aérien et vient se garer juste devant les vendeurs de menthe. Immédiatement derrière lui vient se coller la voiture de police (immatriculée AH-950-WB) de l’unité cynophile, elle aussi conduite par quatre flics en uniforme. Enfin, toujours au même moment, comme tombés du métro, cinq flics en civil pénètrent le marché à la recherche de caddie clandestins et de sacs délinquants.

Deux des flics en civil, toujours sans brassards police (notons qu’on ne les a JAMAIS vu porter leurs brassards), se cachent sous leur capuche noire. L’un d’eux porte devant le visage une écharpe de supporter. Ils prennent des sacs ici et là, les ramènent au fourgon et remontent quelques mètres le boulevard de la chapelle, avant de s’engouffrer dans leurs véhicules et de repartir en direction du magasin Tatie.

10h50 – Fausse alerte : quatre flics de la BAC (sans brassards police) s’arrêtent sur le bord du trottoir et descendent de leur voiture (immatriculée 106 PRS 75 et emboutie sur le côté avant gauche). Il n’en faut pas plus pour disperser le marché. Ils sont venus à l’appel d’un vieil homme qui s’est fait frapper par un inconnu, mais repartent bientôt en laissant le pauvre homme avec sa lèvre en sang et son caddie vide. Le fait d’être pauvre et algérien n’a pas dû jouer en sa faveur pour obtenir l’aide des super-héros de la police nationale...

11h04 – Une demie heure s’est écoulée avant que le fourgon blanc ne revienne avec son escorte. C’est la même équipe. Le flic dissimulé a tombé la capuche, mais garde toujours son écharpe devant le visage. On ne voit que ses yeux et son crâne rasé (c’est bon signe). Dans leur échappée sauvage, les flics essayent d’attraper le sac à main d’une femme. Celle-ci résiste et se fait aussitôt malmener par les rustres de la république, qui l’empoignent par le bras et la forcent à les suivre. Elle a beau crier qu’il s’agit de son sac personnel (cela y ressemble fortement d’ailleurs), il ne la laissent pas partir et l’amènent au fourgon. Là, abandonnant son sac à main, la femme prend ses jambes à son cou et disparaît dans la foule. Peu en importe aux flics qui reprennent leur activité. Ils remontent à nouveau le boulevard et saisissent ce qu’ils peuvent avant de prendre (toujours en sens interdit) la rue des Islettes. Là, ils se lancent à la poursuite d’un groupe de femmes rom. Un homme, tenant à la main un petit garçon, tente de les prévenir en sifflant, en vain. Deux flics en civil viennent le contrôler puis lui demandent de les suivre, toujours avec son petit garçon. Entretemps, les femmes rom se sont faites saisir toutes leurs affaires. Tout est jeté dans le fourgon qui repart aussitôt. Il est 11h11.

Ce qui nous frappe, c’est l’aspect méthodique et furtif de l’intervention, qui n’a duré que sept minutes. La précédente intervention n’a duré que cinq minutes. Les policiers auraient-ils la faculté de caractériser une infraction et d’en identifier l’auteur en quelques secondes ? La déontologie ne voudrait-elle pas que les personnes visées puissent se défendre, faire valoir leurs droits, savoir à qui elles ont affaire, connaître la fonction et le matricule des flics qui les attaquent ?

En réalité, les unités de police se comportent à Barbès (et ailleurs on n’en doute pas) comme des escadrons punitifs, dont les membres se questionnent bien peu sur l’arbitraire de leurs actes. La guerre qu’ils mènent contre les pauvres est de plus en plus légitimée par les autorités, qui n’hésitent pas à multiplier les arrêtés contre ceux qui n’ont rien, à l’exemple de l’arrêté anti-mendicité du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin ou de l’arrêté anti-glanage du maire de Nogent-sur Marne Jacques J.P. Martin.

Lorsque l’Etat rétablira la bonne vieille loi napoléonienne contre le délit de vagabondage, il n’y aura pas à douter que nos flics sans brassards se lanceront spontanément à la poursuite de tous les gens « sans domicile certain, ni moyens de subsistance, et qui n’exercent habituellement ni métier, ni profession » (définition juridique donnée par l’article 270 du code pénal de 1810).

A vos abris, chômeurs, étrangers et sans-abris, la réaction reprend du poil de la bête !

 

Samedi 29 octobre

Barbès, toujours Barbès. On y est dès 9 heures, alors que les biffins s’installent encore timidement, n’occupant que le parvis du métro. La régularité de notre présence s’explique par notre volonté de maintenir une veille permanente. Depuis deux semaines, on a eu la sensation que les tensions étaient retombées et que le copwatch avait somme toute eu un impact. On se rassure comme on peut. Les flics s’abritent sous leur capuche et ne s’attardent pas, comme si quelqu’un leur avait dit « Les gars, calmez un peu le jeu » (N.B. : dans la police on tient très peu compte des filles). Et puis dans leurs remarques au moment des contrôles, on sent que leur image commence à les obséder.

9h45 – Fausse alerte : quatre flics en uniformes fondent à travers la foule, ne font que passer. Les vendeurs s’échappent, croyant à une intervention, vent de panique qui semble beaucoup amuser les flics. Ils partent déjà.

9h50 – Fausse alerte : une voiture de police (immatriculée 75 N-5767-G) s’arrête au milieu de l’intersection du boulevard de la Chapelle et de la rue Guy Patin. Elle y reste en stationnement pendant plusieurs longues minutes. Les vendeurs sont inquiets, mais ne rangent pas leurs affaires. Dans la voiture, deux flics scrutent avec insistance la foule, puis repartent comme ils sont venus.

10h25 – Le fourgon blanc arrive, plus tard que d’ordinaire. La porte latérale s’ouvre et deux flics en civil en sortent (c’est interdit normalement de transporter des personnes à l’arrière d’un fourgon sans banquettes, non ?). L’un d’eux sort spontanément sa matraque télescopique et s’en sert pour faire des moulinets dans les airs, histoire de se faire respecter sans doute (c’est ça la force brute). Dans la fine équipe, seule la femme porte le brassard police, mais en pendentif à sa veste, juste sous un gros crucifix (quand t’es en civil, même la laïcité y passe). La foule se disperse et la petite troupe se lance. Un, deux, trois sacs, un caddie. Difficile de compter le nombre de prises.

10h29 – Les flics repartent. Ils ont battu un nouveau record de vitesse : l’intervention éclair a duré 4 minutes.

12h08 – Les mêmes flics sont de retour. Cette fois-ci ils sont arrivés de l’intérieur du métro Barbès. Mais il semblerait que leur fourgon a eu un petit contretemps, car ils errent dans la foule, le portable à l’oreille. Ce n’est pas la première fois que ça arrive. Du coup, ils vont de droite à gauche, font remballer les biffins sur leur passage, mais ne prennent rien. L’un d’eux reste en retrait, semble avoir perdu ses collègues. Comme pris d’une angoisse, il met sa capuche noire sur la tête et erre encore quelques secondes avant de retrouver l’un de ses comparses qui est en train de sermonner un vendeur au pied des grilles du métro. Ils finissent par se regrouper et remontent la rue des Islettes pour s’en retourner bredouille chez eux. Sans fourgon, ils sont perdus.

12h48 – Mince, cette fois-ci c’est pour nous ! Alors que les mêmes flics en civil s’en prennent à un groupe de tchétchènes devant le dépôt RATP, deux copains s’approchent pour voir ce qu’il se passe. Deux femmes et un homme viennent de se faire confisquer deux caddies et deux sacs remplis. Les flics les contrôlent et restent autour de leur prise, en attente de leur fourgon. Deux d’entre eux se sont décidés à mettre leur brassard police. Les deux autres visiblement s’en fichent. Les personnes interpellées tentent de négocier pour récupérer leurs affaires, tandis qu’une foule se regroupe autour par curiosité (dont un sociologue qui était là pour étudier la situation). Deux copains s’y mêlent aussi.

Il n’en faut pas plus pour qu’un des copains soit reconnu par les flics. Il tente de s’esquiver, mais aussitôt deux flics l’interpellent et l’obligent à se rapprocher de leurs collègues. Damien (un des flics) lui demande de mettre les mains contre le mur, puis le fouille et contrôle ses papiers. Pourquoi ? Pour le simple fait d’être là, même sans caméra.

Florilège de propos de flics :

Ah ba on se connait ! Vous voulez retourner voir le chef ? [réponse du copain : c’est vous qui décidez]

C’est votre adresse actuelle ça ? Vous avez une résidence sur Paris ? Ça doit vous coûter cher de venir tous les weekend. [Réponse : je suis un grand voyageur]

Vous faites quoi dans la vie ? [Réponse du copain : ça je n’ai pas à vous le dire] Ah oui, je sais bien, vous êtes journaliste [ils n’ont décidément rien compris]

Vous n’avez rien d’autres à faire ? Quand vous vous ferez agresser, vous viendrez nous voir [toujours la même rengaine]

Vous avez quel âge ? 22 ? Combien il a [a son collègue] ? ...26.

Chacun prend ses responsabilités [à la question du copain : pourquoi vos collègues ne portent pas leur brassard ?]

On n’en peut plus d’avoir nos visages sur des sites internet. Après on risque la mort (sic) [à la question du copain : pourquoi certains de vos collègues se cachent le visage ?] Vous savez le fondement de ce qu’il se passe ici ? [Comprendre « pourquoi on intervient ici »]

Ces gens volent les stocks alimentaires [en parlant des biffins].

Ça vous fait plaisir de faire ça. Le soir, quand vous allez vous coucher, vous êtes contents de votre journée [réponse du copain : vous vous intéressez à ce que je ressens maintenant ?]

Finalement, il lui rendent les papiers et s’en vont avec leurs caddies. On se rassure en se disant qu’au moins pendant ces vingt minutes, ils n’ont fait chier personne d’autre.

Des veilleurs des marchés libres.

(Source : paris.indymedia.org)

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 19:44

 

 

Les opérateurs de Skying Blue en grève aussi

 

CRÉTEIL (VAL-DE-MARNE)

Les abonnés du programme de fidélité d’Air France Skying Blue auront peut-être du mal à joindre un téléopérateur aujourd’hui. Le syndicat SUD-Aérien de la société BlueLink, filiale d’Air France qui gère les appels des clients de ce programme, se joint au mouvement de grève des hôtesses et des stewards d’Air France jusqu’au 2 novembre.

 « Nos conditions de travail sont également dégradées, estime Frédéric Karar, délégué syndical SUD-Aérien chez BlueLink. On a beaucoup de pression pour des salaires peu élevés. » 300 des 500 salariés de l’entreprise travaillent dans ce call-center, basé à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). D’après le syndicaliste, le mouvement, entamé hier, devrait être suivi par au moins 50% des salariés. « Les gens qui auront leur vol annulé vont avoir du mal à nous joindre pour trouver un autre avion, prétend le représentant syndical. » Frédéric Karar parle de planning surchargé… Il dénonce également la politique de délocalisation de BlueLink : « Il y a de moins en moins d’activité sur le plateau au profit des filiales à l’étranger… On soupçonne la direction de vouloir réduire nos effectifs. » Celle-ci n’a pas souhaité répondre à nos questions. Air France indique de son côté que cette grève n’aura pas d’impact sur l’accessibilité au service.

(source : laparisien.fr)

Sud-aerien.jpg

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 17:13

 

On crèvera pas !

Cette fois c’est sûr, le directeur (tournant) de publication de la Brique est envoyé devant le juge par un des journalistes de la holding Voix du Nord. C’est le 16 novembre prochain à 14h00 au TI de Lille. Le fond de l’affaire : les articles d’un journaliste de la Voix du Nord, qui, selon nous, racialise les faits divers ; rapportant ses chroniques à l’origine ethnique des gens alors que cela n’est utile, sauf pour formuler des calembours douteux. Face à lui, on fera valoir la liberté d’expression et le droit de critiquer ces médias dominants. La Brique ne crèvera pas cette année ! Pour venir le gueuler avec nous et assister à ce procès, rendez-vous le mercredi 16 novembre à 13h30 devant le tribunal, avenue du peuple belge.

 

De la dope du fric et des putes, ce sera le 4 novembre au Centre Culturel Libertaire, 4 rue Colmar, dans le cadre d’une soirée de soutien à la Brique (yeah !). Le spectacle de Gérald Dumont et Junior Cony sera suivi d’un concert. 20h30, entrée à prix libre, on sera ravi-e- de vous voir.

Publié dans le n° 29 de La Brique (en kiosque depuis quelques jours)

voir également :

http://labrique.net/numeros/numero-27-mai-juin-2011/article/la-brique-en-proces-soutenez-la

A lire, page 6 de ce même numéro, l’article consacré au spectacle De la dope du fric et des putes.

 

 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 19:26

Vendredi 28 octobre, il est 19h25.

 

Dans quelques heures vous verrez, en direct,

sur Paris première à 22h45, ceci :

 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article
28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 15:13

 

L’ennemi vient toujours d’ailleurs, c’est bien connu. Il est mystérieux, obscur, indéfinissable, singulier, inconcevable, mais pourtant si commode. On peut ainsi, grâce à lui,  justifier les peurs et les fantasmes les plus infondés ; on peut légitimer les réformes, les lois les plus extravagantes…Si besoin est, on nous explique, avec force « pédagogie » et médiatisation que c’est pour le bon fonctionnement de notre société.

Ainsi, l’ennemi « trop vieux » justifie la réforme des retraites, l’ennemi « jeune » justifie les dérives sécuritaires, l’ennemi « délinquant potentiel » justifie les fichages, l’ennemi(e) « femme » justifie les écarts de salaire, le sexisme, , les pelotages impunis, les 2806… L’ennemi « pauvre » justifie les arrêtés anti-mendicité, l’ennemi(e) prostitué(e) justifie les exclusions des centres-villes, l’ennemi Rom justifie les Charters, l’ennemi syndicaliste justifie des modes d’élection opaques, l’ennemi « ami d’hier-dictateur d’aujourd’hui » justifie les bombardements et la guerre…Total(e)…

Si on dispose d’un disque dur de 1000000000 Go, on peut ainsi dresser la liste des ennemie-e-s (ajoutons une bonne clé USB, puisque chacun(e) de nous a ses…propres ennemie(e)s.

Depuis quelques mois, un nouvel ennemi est apparu…Encore plus obscur, encore plus insidieux, et, paraît-il, encore plus dangereux : la menace de la dégradation de la note AAA française par les agences de notation…

On peut s’étonner qu’en France la perspective d’une note soit aussi effrayante alors que la culture de l’évaluation et de la compétition s’y est largement implantée…

 

Quelques éléments glanés sur Wikipédia :

- Une agence de notation est une entreprise ou une institution chargée de la notation des collectivités (États…) ou des entreprises selon certains critères définis par une réglementation ou par les acteurs du marché.

- Les relations entre donneur d’ordre et agence de notation sont particulières en ce sens que l’agence est employée par l'acteur de marché qui souhaite être noté, ce qui soulève la question de l'indépendance de l'agence dans le processus de notation.

- Les agences de notation financière insistent sur le fait que leur notation est une opinion.

A propos d’opinion, une majorité de citoyen(ne)s constate les difficultés pour se loger, pour trouver un travail décent, pour manger 1 ou 2 fois par jour (quand je dis manger…il faudrait encore un bon disque dur), pour être respecté(e), pour se soigner, pour avoir accès à une véritable culture…

Cette même majorité (qui était pourtant majoritaire en 2007) constate aussi le délabrement des services publics (RGPP, non remplacement d’un fonctionnaire retraité sur deux, pressions hiérarchiques, le curé meilleur que l’instit’, des soins qui deviennent un rêve à défaut d’un droit, culture de l’évaluation, précarisation, isolement des élèves et des familles…Donnez-moi un nouveau disque dur…)

Alors, forcément, ça râle (un peu), ça s’indigne même, ça développe des discours populistes et démagos (vite récupérés, au-delà même de leurs idéologies), et finalement, ça fait naître un(e) nouvel(le) ennemi(e) : l’électeur, l’électrice de 2012…

L’érection du prince Zébulon, sauveur du monde ne serait pas assurée !!

On tente un nouvel ennemi : un représentant de la social-démocratie, présenté comme responsable de tous les maux passés et de ceux à venir et auquel on reproche aussi de n’avoir rien fait…

Il pourrait dit-on (enfin, dit-il…ça sent le sapin) créer 60 000 postes dans l’Education nationale…

 

Si la note française est dégradée, la dette s’en trouvera accrue et nous connaîtrons les affres helléniques, la rigueur, l’austérité…nous serons la risée du monde etc etc…Il faut donc maintenir le cap et réduire encore plus le nombre de fonctionnaires qui sont responsables de la dette publique…

Ainsi, la menace de la baisse de la note permettra de justifier « comme une lettre à la poste » la suppression de plus de 30 000 postes de fonctionnaires (dont 14000 dans l’éducation nationale et parmi eux 3000 postes de RASED).

Si nous croyons à la menace de la perte du triple A, ne sommes-nous pas des triples buses ?


 

Repost 0
Published by jean-rumain
commenter cet article