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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 22:33

Ils sont hauts comme trois pommes, portent encore des couches et ne se séparent pas de leur doudou. Et pourtant ces bambins ont pris le chemin de l'école. À Saint-Matthieu, ils sont accueillis dans un jardin d'éveil porté par l'association Croc'la vie. Une structure inédite pour pallier la non scolarisation des moins de 3 ans.

·         Seule la barrière indique que ce n'est pas tout à fait une classe. À l'intérieur : un coin lecture, un tableau pour peindre, un espace dînette mais aussi quelques doudous ici et là. Bienvenue au jardin d'éveil qui a éclos à l'école Saint-Matthieu dans le quartier de Belencontre ! « On voulait faire quelque chose qui ressemble à l'école sans être l'école. Une structure qui soit une passerelle entre la crèche et l'école », explique la directrice Véronique Rommelaere. C'est elle et Manuela Wecxsteen qui ont imaginé cet accueil. Toutes deux sont éducatrices auprès d'enfants. Elles créent l'association Croc'la vie et lancent ce jardin d'éveil. « On va avant tout aller au rythme de l'enfant avec un atelier par jour. Le but est l'apprentissage de l'autonomie qu'à la fin de l'année ils sachent mettre leur manteau tout seul, ranger les jouets... » Le projet défini, il fallait trouver un havre. L'école Saint-Matthieu, dont deux classes ont été fermées, dispose de places. « Il fallait que le jardin d'éveil soit attenant à une école pour recevoir l'accord de la CAF. » Les deux conceptrices rencontrent le chef d'établissement Antoine Pannecoucke. « Cela fait deux ans que l'on se triture l'esprit pour savoir comment accueillir les petits qui ne peuvent pas être scolarisés. Nous avons deux options : soitla surcharge des classes pour accueillir des tout-petits, ce qui n'a pas de sens soit l'ouverture d'une autre structure. » De son côté, le COTEC (Comité tourquennois de l'enseignement catholique) ne veut pas ouvrir des classes « hors contrat » comme dans le Pas-de-Calais. « Je crois qu'il est important de confier la petite enfance à la petite enfance dans un équipement adapté. L'OGEC (organisme de gestion de l'enseignement catholique) n'a pas cette compétence. » Le COTEC voit donc d'un bon oeil l'initiative portée par l'association Croc'la vie, présidée par Benoît Smagghe. « Pour que le jardin d'éveil voie le jour, il fallait un investissement bénévole. » Le projet est aussi soutenu par la CAF, la PMI et la ville de Tourcoing. « Le jardin de 24 places est financé par la Caisse d'allocations familiales et la contribution des parents qui est moins importante qu'une place en crèche », précise Serge Rossit, secrétaire général du COTEC.

Des enfants pas encore des élèves

À la rentrée, 23 enfants sont inscrits dans cette nouvelle structure qui est ouverte cinq jours sur sept. « Nous avons beaucoup d'enfants dont les parents sont venus nous voir pour les inscrire à l'école, or faute de moyens nous ne pouvons accueillir les tout-petits. Nous leur avons proposé le jardin d'éveil qui est ouvert à tous et qui n'est pas un passage vers l'école Saint-Matthieu », précise Antoine Pannecoucke.

Croc'la vie a décidé de donner priorité aux parents travaillant tous les deux. « Cela a été un soulagement pour des parents qui cherchaient une place désespérément. » Si ces bambins nés en 2009 prennent chaque jour le chemin de l'école pour aller au jardin d'éveil, ils restent dans leur cocon : pas de récréation commune avec les élèves de l'école maternelle, repas avant les grands... « Peut-être en fin d'année, nous ferons quelques récréations communes », précise Véronique Rommelaere qui avec Manuela Wecxsteen et une salariée prennent en charge les enfants toute la journée. « Même lors des repas alors qu'à l'école les enseignants ne sont pas présents. » Pour l'instant, l'expérience porte ses fruits. « Nous avons eu des retours très positifs. » Croc'la vie et le COTEC espèrent ouvrir d'autres jardins d'éveil dans d'autres établissements, pour apporter une réponse aux familles mais aussi pour assurer de futurs effectifs à l'école privée. Comme quoi les tout-petits prendront encore demain le chemin de l'école. •

 

(source : la voix d'son nord)

 

a pu école

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 21:24

Quelle école voulez-vous ? Celle de Joly, Valls, Villepin, Le Pen ?

 

 

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Rue89 s'est plongé dans les programmes éducatifs des principales personnalités en lice pour la présidentielle.

C'est un sujet essentiel : tous les candidats considèrent l'école comme « matrice de la société ». D'un parti à l'autre, quatre préoccupations reviennent avec insistance :

  • la formation des professeurs : hormis à l'UMP, un consensus est en train de se dégager quant à la nécessité de redonner une formation pratique aux enseignants ;
  • le développement du soutien scolaire gratuit : pour Mélenchon, les socialistes, Morin et l'UMP, il doit être organisé dans les murs de l'école (mais pour l'UMP, c'est un dispositif à réserve aux écoles primaires de ZEP) ; Villepin le restreint aussi aux « communes défavorisées » mais préconise de l'organiser en dehors de l'école ; Borloo rêve d'offrir des activités ludiques aux élèves de CP et CE1 en difficulté « pour les placer en situation de réussite » ; Montebourg, lui, veut instaurer une étude obligatoire du primaire à la terminale ;
  • la petite enfance : le NPA prévoit des lieux d'accueil gratuits, EELV et le PS veulent garantir une place en crèche pour chaque enfant, l'UMP veut développer des « jardins d'éveil pour élargir l'offre de garde pour les 2-3 ans » tournés vers « les milieux défavorisés ». Le Nouveau Centre suggère de rendre l'école obligatoire à partir de deux ans dans les zones urbaines sensibles et les « zones rurales isolées » ;
  • des solutions pour les zones sensibles : dans l'ensemble, il s'agit de se donner les moyens de mieux encadrer les élèves de ZEP ou de ménager les profs en réduisant le nombre d'enfants par classes (Valls, Royal), le nombre d'heures de cours par enseignant (Aubry) ou la taille des collèges (Bayrou).

Valls et l'UMP proposent de mieux payer les profs qui y exercent. Le PS veut revoir la sectorisation pour y intégrer un indice de mixité sociale (« l'enseignement privé sera concerné »). Villepin, lui, veut abandonner la « logique des zonages » mais offrir « un droit personnalisé à l'enseignement prioritaire pour aider les élèves qui en ont besoin en fonction de critères sociaux ou scolaires ».

En dehors de ces quatre points consensuels, nous avons tenté d'isoler, pour chaque candidat, la proposition qui reflète le mieux sa vision de l'école.

Nous n'avons pas retenu la nécessité de « revaloriser » le métier d'enseignant, de donner la priorité à l'acquisition des fondamentaux (lecture, écriture, calcul…) en primaire ou de mieux associer les parents d'élèves aux décisions. Là-dessus, tout le monde est d'accord.

De la même manière, pour les candidats à la primaire socialiste, nous avons écarté ce qui est déjà prévu par le programme du parti (et qui ne dit rien de leurs priorités personnelles) :

  • scolarisation obligatoire dès 3 ans ;
  • retour à la semaine de cinq jours ;
  • réinstauration d'une formation professionnelle des enseignants…

De gauche à droite, voici donc les priorités de quatorze potentiels candidats.

 

► Philippe Poutou : abolition des notes et de l'orientation

Le NPA refuse toute note, tout classement. Il défend une école commune pour tous de 3 à 18 ans sans sélection ni orientation.

L'avis de l'enseignant sur un élève ne peut être communiqué qu'à sa famille. « Nous refusons tout fichage de l'enfance, nous nous opposons à toute compilation publique ou numérisation des “performances”, des “capacités” ou des “compétences” d'un être humain », prévient le programme du parti.

► Jean-Luc Mélenchon : un enseignement d'égale qualité en filière générale et professionnelle

Le Front de Gauche prévoit que l'investissement de l'Etat dans les filières professionnelles soit augmenté de 50%. Mélenchon n'a pas oublié qu'il a été ministre délégué à l'Enseignement professionnel.

► Eva Joly : un collège vraiment unique

Europe Ecologie - Les Verts veut « réinventer » le collège unique :

« Cette école doit être commune et ne doit donc comporter aucune série ou filière, pas plus qu'elle ne pratiquerait le redoublement. »

Le brevet devrait sanctionner « notamment une culture professionnelle, la culture transmise dans cette école fondamentale incluant des savoirs technologiques et un véritable contact avec le monde professionnel ».

Ensuite, deux lycées possibles : professionnel ou général et technologique. Dans ce dernier, les séries seraient supprimées. Chaque élève pourrait se construire un parcours personnalisé en piochant dans des modules.

► Arnaud Montebourg : non à l'enseignement à la carte

Le président du conseil général de Saône-et-Loire entend revenir sur la libéralisation des choix scolaires, pour que l'école cesse d'être le premier lieu où s'applique l'idéologie néolibérale. Il ne veut plus de classes différenciées (les classes européennes, bilangues, « allemand première langue et latin »…) mais un « tronc commun de la scolarité obligatoire » pour « tous les élèves jusqu'à 15 ans » pour que « tous les élèves » reçoivent les mêmes savoirs. Une école commune réunirait primaire et collège en un établissement unique.

► Ségolène Royal : un deuxième adulte face aux élèves

La présidente de la région Poitou-Charentes défend l'idée d'un « deuxième adulte dans certaines classes » pour épauler l'enseignant et accompagner les élèves en difficulté.

► François Hollande : prise en charge des enfants garantie dès 2 ans

Le président du conseil général de Corrèze veut pousser l'Etat et les collectivités à « coopérer avec les associations » pour que les enfants à partir de 2 ans puissent être « pris en charge », si les parents en font le choix. « Pour les 2,7 millions d'élèves les plus démunis, il faut aussi donner à leur famille un droit prioritaire pour la garde de leurs enfants. »

► Martine Aubry : plus d'autonomie pédagogique pour les enseignants

La maire de Lille a peu d'idées sur l'éducation en plus de celles contenues dans le projet socialiste. Elle flatte les enseignants en leur promettant une plus grande autonomie pédagogique « pour qu'ils puissent se concerter et travailler en équipe, partager et transmettre les initiatives qui marchent et qu'il faut mutualiser ».

► Manuel Valls : salaire doublé pour les profs de ZEP

Le député-maire d'Evry veut réserver les classes de ZEP aux professeurs les plus expérimentés. Et majorer de 100% leur salaire. « Enseigner aux Tarterêts, ce n'est pas la même chose qu'enseigner à Neuilly. »

► François Bayrou : plus de jours travaillés, mais moins d'heures de cours par jour

Le MoDem voudrait aligner le rythme des écoliers français sur ceux des élèves européens. Et donc modifier l'organisation de l'année scolaire.

« Elle n'est en France que de 144 jours par an (4 jours pendant 36 semaines) alors qu'elle est en Europe, en moyenne, de 185 jours. La journée des écoliers français est la plus longue du monde, mais nos écoles sont fermées la moitié de l'année. L'objectif que nous devons nous fixer est de parvenir en quelques années à rejoindre la moyenne européenne. La journée de travail scolaire doit être allégée pour l'enfant, et pour les professeurs afin qu'ils puissent enseigner, à un meilleur rythme », avancent les textes du parti.

► Villepin : une seule « cité scolaire » de 3 à 18 ans pour un meilleur suivi

République solidaire veut regrouper dans des « cités scolaires » et sous une direction commune tous les établissements par lesquels passe un élève au cours de sa scolarité afin d'offrir un meilleur suivi.

► Jean-Louis Borloo : généraliser les innovations locales

Le Parti radical espère généraliser des « initiatives locales qui marchent ». Il veut créer un « établissement public » chargé de les repérer puis d'accompagner leur mise en œuvre.

► Hervé Morin : autonomie pour toutes les écoles

Le Nouveau Centre promet d'accorder l'autonomie à tous les établissements scolaires, sur le modèle de la réforme des universités. Un cadre général serait fixé au niveau national, un contrat d'objectifs et de moyens serait signé avec le rectorat, mais le chef d'établissement aurait la liberté de définir son projet (les programmes, l'organisation des cours, le recrutement de nouveaux profs…) avec les enseignants et les parents.

► Nicolas Sarkozy : des chefs d'établissements maîtres chez eux

L'UMP veut également accorder l'autonomie administrative aux chefs d'établissements pour le recrutement des professeurs et l'autonomie pédagogique pour expérimenter de nouvelles méthodes. Des budgets supérieurs seraient alors attribués aux établissements classés en ZEP.

► Marine Le Pen : pour une école policée

Le Front national veut, « dans les collèges et les lycées où cela se justifie », autoriser les chefs d'établissement à fouiller les élèves suspects. Marine Le Pen considère aussi qu'il faut installer des portiques de détection des métaux et sanctionner financièrement les parents des élèves qui entrent à l'école avec un objet dangereux (suppression des allocations familiales « dans les cas les plus graves »).

La moindre agression « même verbale » d'un prof par un élève ou un parent d'élève devrait être « immédiate et exemplaire pas sa dureté ».

Le FN exige un « code vestimentaire strict » et l'interdiction du téléphone portable « de la primaire au lycée ». Quant aux établissements « irrécupérables », ils devraient être « matériellement détruits ».

► Et aussi…

En bonus, voici quatre autres idées que nous avons repérées, susceptibles de stimuler la réflexion :

  • en ville, des établissements scolaires organisés par classes (6e-5e ou 4e-3e) plutôt que par quartiers « pour instaurer une vraie mixité sociale » (UMP) ;
  • la scolarité rendue obligatoire jusqu'à 18 ans (Mélenchon) ;
  • un lycée polyvalent regroupant l'enseignement général, technologique et professionnel « pour faciliter les passerelles entre les différentes filières » (Montebourg) ;
  • des classes préparatoires aux grandes écoles dans tous les quartiers (Royal).

promesses

  (source : Rue89.com)

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:11

violence-ordinaire.jpg

 

Violence ordinaire (Collages et huile sur toile, 63 x 95 cm)

 

Memoires-d-un-rat.jpg

 

Mémoires d'un rat (Collages sur bois, 60 x 80 cm)

 

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Bébé rouge (Collages sur bois  + poupée celluloïd, env 65 x 95 cm)

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 20:36

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Il a songé très tôt à la possibilité d'une société strictement égalitaire. Comme la plupart des penseurs de son temps, il se réfère aux origines de l'homme, ce qu'il appelle l'état naturel. A cette époque, selon lui, la propriété n'existe pas.

Or cette propriété est pour lui la source de toutes les inégalités. Il souhaite donc l'abolir. Dans l'économie de son temps, surtout agricole, cela revient à créer de fermes collectives, dirigées par les plus doués. Leur produit, après déduction de la part revenant aux producteurs, est centralisé et réparti entre les non producteurs.

Les usines deviennent aussi collectives. Tous les salaires sont égaux, y compris, par exemple, la solde des militaires quel que soit leur grade. Chacun a droit au travail, chacun a l'obligation de travailler.

Une société ainsi conçue n'a pas besoin de gouvernement, sauf pendant une brève période d'adaptation. Elle est pour lui le seul moyen d'atteindre le but qu'il s'est fixé, qui doit être le seul but de toutes les sociétés, et qui est inscrit dans la constitution de 1794 : le bonheur commun.

 

Quelques-unes de ses idées et citations :

Le Dieu du genre humain, c'est le genre humain lui-même.

 

Si j'observe ensuite la faible minorité qui ne manque de rien, en dehors des propriétaires terriens, je la vois composée de tous ceux qui ne mettent pas de fait la main à la pâte, de tous ceux qui se contentent de calculer, de combiner, de travestir, de raviver et rajeunir sous des formes toujours nouvelles le très vieux complot à l'aide duquel on parvient à faire remuer une multitude de bras sans que ceux qui les remuent en tirent le fruit destiné, dès le principe, à s'entasser en grande masse sous la main des criminels spéculateurs, lesquels, après s'être entendus pour réduire sans cesse le salaire du travailleur, se concertent, soit entre eux, soit avec les distributeurs de ce qu'ils ont entassé, les marchands, leurs co-voleurs, pour fixer le taux de toutes choses de telle sorte que ce taux ne soit à la portée que de l'opulence.

 

« Car enfin, c'est du pauvre auquel on n'a point songé encore, c'est, dis-je, du pauvre qu'il doit être principalement question dans la régénération des lois d'un empire ; c'est lui la cause qu'il intéresse le plus de soutenir. Quel est le but de la société? N'est-ce pas de procurer à ses membres la plus grande somme de bonheur qu'il est possible? Et que servent donc toutes vos lois lorsqu'en dernier résultat elles n'aboutissent point à tirer de la profonde détresse cette masse énorme d'indigents, cette multitude qui compose la grande majorité de l'association? »

 

CONCURRENCE : « La concurrence qui, loin de viser à la perfection, submerge les produits consciencieux sous des amas de produits décevants, imaginés pour éblouir le public qui n'obtient le vil prix qu'en obligeant l'ouvrier à se perdre la main dans les ouvrages bâclés, en l'épuisant, en l'affamant, en tuant sa moralité par l'exemple du peu de scrupule; la concurrence qui ne donne la victoire qu'à celui qui a le plus d'argent; qui, après la lutte, n'aboutit qu'au monopole dans les mains du vainqueur et au retrait du bon marché. la concurrence qui fabrique n'importe comment , à tort et à travers, au risque de ne pas trouver d'acheteurs et d'anéantir une grande quantité de matière première qui aurait pu être employée utilement mais qui ne servira plus à rien. »

 

Au lieu de cela, les lois sociales ont fourni à l'intrigue, à l'astuce et à la souplesse les moyens de s'emparer adroitement des propriétés communes... Mais ce n'est point là où s'est borné le mal, ces travaux sont devenus enfin une ressource absolument insuffisante pour chaque individu. Tout ayant concouru à ce que les petites fortunes s'engouffrent dans les grandes, le nombre des ouvriers s'est excessivement accru. Non seulement il est résulté que les salaires ont pu être diminué de plus belle, mais qu'une très grande quantité de citoyens s'est vue dans l'impossibilité de trouver à s'occuper, même moyennant la faible rétribution fixée par la tyrannique et impitoyable opulence et que le malheur avait impérieusement forcé l'artisan d'accepter.

 

Ces malheureux (les chômeurs) sont probablement des travailleurs dépourvus d'ouvrage, ou dont les faibles gains ne peuvent plus monter à la hauteur du prix de la denrée nécessaire à la subsistance. Ces sortes d'infortunés sont sans doute les plus dangereux dans leur détresse. Accoutumé à vivre des fruits de son industrie, il en coûte à l'homme laborieux d'être forcé d'implorer la pitié de son égal. S'il s'y abaisse dans l'excès de sa peine, malheur à celui dont il se trouve rebuté. La colère le rend prêt à tout.

 

POUVOIR : La monarchie d'un seul ou de plusieurs tombe toujours nécessairement dans des mains impures et perfides. Celui qui accepte ce pouvoir est par cela seul perfide et impur. L'homme qui a accepté une fois de boire dans la coupe de l'autorité sans bornes est un tyran et le sera toujours.

 

Si le peuple est souverain, il doit exercer lui-même tout le plus qu'il peut de souveraineté.

 

L'éducation est une monstruosité lorsqu'elle est inégale, lorsqu'elle est le patrimoine exclusif d'une portion de l'association; puisqu'alors elle devient la main de cette portion, un amas de machines, une provisions d'armes de toutes sortes, à l'aide desquelles cette première portion combat l'autre qui est désarmé.

 

Nul ne peut par l'accumulation de tous les moyens priver l'autre de l'instruction nécessaire pour son bonheur; l'instruction doit-être commune.

 

La prétendue supériorité de l'homme sur la femme et la despotique autorité qu'il s'arroge sur elle ont la même origine que la domination de la noblesse.

 

 

     Chacun aura compris

 

           que nous parlons de...Gracchus Babeuf

 

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(sources : fr.wikiquote.org ; gracchus-babeuf.com/ )

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 18:33

 

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 17:57

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France terre d’asile demande au Premier Ministre la convocation en urgence d’une table ronde sur les mineurs isolés étrangers

Depuis le 1er septembre 2011, le Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis a décidé de ne plus accueillir les mineurs isolés étrangers dans les structures de l’aide sociale à l’enfance.

Cette décision est selon lui justifiée par l’attitude de l’État, qui refuse notamment de participer au financement de leur accueil. Isabelle Debré (sénatrice UMP des Hauts-de-Seine), auteur d’un rapport sur le sujet, dit à demi-mot comprendre la réaction du Conseil général du 93.

France terre d’asile s’inquiète de cette situation, dont les premières victimes sont des adolescents auxquels la France s’est engagée à apporter protection et à veiller à leur intérêt supérieur, en signant la Convention internationale des droits de l’enfant il y a plus de vingt ans.

Nous rappelons une nouvelle fois ici que l’arrivée de mineurs isolés étrangers sur le territoire français est d’ampleur limitée et n’a pas connu d’accroissement considérable ces dernières années. Ils seraient environ 6000 sur le territoire métropolitain.

Cependant les arrivées se concentrent prioritairement et massivement sur certains départements (Paris, Seine-Saint-Denis, Pas-de-Calais…).

Il est vrai que l’État est aux abonnés absents sur ce dossier et qu’il n’a rien entrepris de significatif depuis la mise en place du dispositif Versini en 2004. Là où le département de Paris (avec lequel nous venons d’ouvrir de nouveaux dispositifs) verse annuellement 70 millions d’euros pour la prise en charge des mineurs isolés étrangers, l’État verse 2 millions ; là où le département de Seine-Saint-Denis verse 35 millions, l’État ne verse rien…

Afin de sortir de cette impasse et d’apporter une protection satisfaisante à ces jeunes adolescents, France terre d’asile demande au Premier Ministre la convocation urgente d’une table ronde réunissant État, collectivités territoriales et acteurs associatifs sur ce dossier complexe qui recouvre des réalités sociales et juridiques diverses.

 (08 Septembre 2011)

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 17:51

La Cour administrative d’appel de Bordeaux vient de confirmer que l'achat des cahiers de travaux pratiques de langue vivante doit être à la charge des établissements et non à la charge des familles, ces cahiers étant considérés comme indissociables du manuel qu’ils accompagnent.

Le rectorat avait décidé de faire appel d'une décision favorable à un adhérent FCPE du Tarn. La FCPE nationale est donc intervenue en défense de cette décision en première instance.

La FCPE se félicite donc de ce jugement en sa faveur, qui conforte le principe de gratuité de l’Ecole, bien mis à mal par les listes de fournitures toujours plus longues.

Tous les ans, diverses enquêtes démontrent l’augmentation du coût de la rentrée et de la scolarité tout long de l’année. A chaque rentrée, l’achat de fournitures est pourtant exigé des parents, parfois dès la maternelle !

Après cette avancée supplémentaire obtenue par les parents d’élèves, la FCPE ose espérer que le ministère de l’Education nationale prendra acte de cette décision exécutable de suite.

Le ministre doit désormais faire valoir le droit et empêcher que les cahiers d’exercices soient mis à la charge des parents.

La FCPE invite les parents à faire valoir leurs droits et à renforcer ses conseils locaux partout en France.

Contact presse : Laurence Guillermou, tél. 01.43.57.16.16

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 19:46

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Les expertises psychiatriques : un « frein injustifié » aux aménagements de peine au centre de détention de Roanne (Loire)

Un seul expert psychiatre dans le ressort du tribunal de grande instance de Roanne, des procédures pour obtenir l'organisation d'une expertise psychiatrique confuses, une absence parfois totale d'information par les services concernés : autant d'obstacles que doivent affronter les condamnés du centre de détention de Roanne (Loire) pour pouvoir sortir de prison en aménagement de peine.

Incarcéré au centre de détention de Roanne, D.B. attend depuis plus de 18 mois l'expertise psychiatrique dont il a légalement besoin pour obtenir un aménagement de peine. Alors qu'il peut prétendre à une permission de sortir depuis le 22 mars 2009, et à une libération conditionnelle depuis le 23 février 2010, les 6 demandes de permissions de sortir qu'il a déposées au cours des deux dernières années ont systématiquement été rejetées pour cet unique motif : « absence d'expertise psychiatrique au dossier ». Il se retrouve ainsi empêché de rendre visite à ses proches et de participer aux activités culturelles et sportives organisées par l'établissement à l'extérieur de la prison. Dans un courrier à l'OIP, il explique : « j'ai écrit plusieurs courriers au juge d'application des peines pour que mon expertise soit faite et je n'ai toujours pas de réponse. J'essaye de préparer ma sortie (...) et la seule chose qui m'empêche de continuer mes démarches c'est cette expertise ». La situation de D.B. est loin d'être un cas isolé : nombre de personnes détenues à Roanne se voient refuser leurs demandes de permission de sortir et d'aménagement de peine en raison d'absence au dossier de l'expertise psychiatrique ou de la double expertise que les textes1 rendent obligatoire pour un nombre croissant d'infractions.

Dans une circulaire du 20 novembre 20072, la Chancellerie prenait acte du retardement des procédures d'aménagements de peine que risquait de créer la multiplication des infractions nécessitant une expertise préalable à un aménagement. Rappelant que « le recours aux aménagements de peine » constitue « le meilleur outil de lutte contre la récidive », la circulaire entendait « clarifie(r) et simplifie(r) les conditions du recours à l'expertise afin que cette exigence ne constitue pas un frein injustifié à ces aménagements ». En vain, à Roanne. Les deux juges de l'application des peines (JAP) de ce tribunal, contactées par l'OIP en juillet 2011, se disent « parfaitement conscientes de la frustration et du sentiment d'injustice que peuvent ressentir les condamnés concernés » et « malheureusement impuissantes face à cette situation ». Précisant avoir « à maintes reprises alerté [leur] hiérarchie à ce sujet », elles indiquent que ces difficultés « sont parfaitement connues du service de l'application des peines depuis près de 18 mois maintenant ». En atteste le rapport d'activités de cette juridiction pour l'année 2010 qui relève, comme celui de l'année précédente, que « la nécessité d'une expertise psychiatrique datant de moins de deux ans pour les dossiers pour lesquels le suivi socio-judiciaire est encouru génère un ralentissement du traitement des demandes » d'aménagement de peine « puisqu'un seul expert psychiatre est inscrit sur le ressort du TGI de Roanne, expert déjà largement sollicité par les autres services ». Et de préciser que « les experts lyonnais et stéphanois sont donc sollicités mais certains refusent de se déplacer en raison de contraintes horaires ou kilométriques ». En conséquence, dans un courrier du 1er mars dernier adressé à tous les condamnés de Roanne, les juges demandent aux détenus concernés par cette situation « d'être patients ».

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Les détenus mis à contribution... sans résultat.

Pour palier ces difficultés et « faciliter le traitement des courriers des condamnés sollicitant l'organisation d'une expertise », les magistrates expliquent à l'OIP avoir créé « un formulaire », « dans la perspective de la mise en place d'une liste d'attente ». L'instauration de cette nouvelle procédure était expliquée aux condamnés du centre de détention dans le courrier du 1er mars : « si vous pensez que votre dossier nécessite l'organisation d'une expertise psychiatrique, faites-en la demande en utilisant le formulaire dont dispose le SPIP [service pénitentiaire d'insertion et de probation] et le greffe pénitentiaire ». D'après un avocat dont plusieurs clients attendent depuis des mois leurs expertises, « le JAP complique la situation actuelle en faisant porter la responsabilité sur les détenus de l'organisation de leur expertise ». Avis partagé par d'autres JAP contactés par l'OIP. L'un d'eux estime qu'« ordonner une expertise psychiatrique est un problème d'instruction de la requête ; ce n'est pas au détenu de s'en occuper mais au JAP ». Joints par l'OIP le 28 juillet dernier, le greffe de l'établissement et le SPIP vers qui les JAP orientaient les détenus, indiquent en outre ne pas avoir connaissance du fameux formulaire. Sans compter que nombre de condamnés se trouvent incapables de procéder aux démarches conseillées par les juges, ne sachant pas s'ils ont besoin d'une expertise psychiatrique pour prétendre à l'obtention d'une permission de sortir ou d'une mesure d'aménagement de peine. Dans un courrier à l'OIP, un détenu explique : « la grande majorité de mes collègues détenus (pour ne pas dire TOUS) ont appris qu'il leur fallait une expertise psychiatrique seulement lors de la motivation du rejet de la permission ou de la demande d'aménagement de peine ».

 

 

 

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Déficience d'information et confusion des autorités.

Au-delà du manque d'experts, pointe une réelle déficience en termes d'informations aux condamnés. P.Y. avait pris soin de s'assurer auprès de son conseiller de probation qu'il n'avait pas besoin d'une expertise psychiatrique avant d'entreprendre toute démarche pour préparer sa sortie. En octobre 2010, le SPIP de l'établissement lui avait indiqué : « après vérification auprès du greffe, vous ne faites pas partie de la liste des détenus pour lesquels une expertise psychiatrique récente de moins de deux ans est obligatoire pour l'obtention d'une permission de sortir ou d'un aménagement de peine ». Ce n'est qu'en prenant connaissance de la motivation du JAP pour refuser sa demande de permission de sortir pour un rendez-vous avec un employeur, qu'il a finalement appris, en mars 2011, qu'une expertise psychiatrique était obligatoire dans son dossier. Ce motif n'avait jamais été retenu par le juge dans ses deux précédentes ordonnances de refus. En effet, les magistrats commettent eux-mêmes des erreurs d'appréciation sur la nécessité d'une expertise. G.J. a récemment interpellé l'OIP : « c'est en posant une demande de permission de sortir pour maintien des liens familiaux le 1er mars 2010, que j'ai appris qu'elle m'était refusée pour motif d'"absence d'expertise psychiatrique au dossier" ». Malgré la réalisation de cette expertise en juillet 2010, et alors qu'il est légalement éligible à une permission de sortir depuis décembre 2009 et à une libération conditionnelle depuis le 16 juillet 2010, G.J. n'a toujours pas bénéficié de permission à ce jour. Et pour cause, en décembre 2010, à l'occasion de la notification d'un nouveau rejet d'une demande de permission pour passer les fêtes de Noël avec ses proches, G.J. a appris qu'il nécessitait finalement : « une expertise psychiatrique par deux experts ». Il regrette d'en être « toujours au même point », et constate que « rien n'a évolué » : je suis « de plus en plus désemparé par cette situation ».

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L'administration impuissante...mais compatissante

Trois jours après avoir reçu le courrier de la JAP indiquant que les personnes détenues nécessitant l'organisation d'une expertise psychiatrique doivent se signaler en « utilisant le formulaire dont dispose le SPIP et le greffe pénitentiaire », J.M. s'est inquiétée auprès de ces services pour savoir si les démarches qu'elle effectuait depuis « bientôt un an » pour avoir une expertise avaient « été prises en compte » ou s'il fallait en refaire de nouvelles « sur un formulaire », « comme vous le préconisez ». L'un après l'autre, le greffe et le SPIP ont décliné leur compétence. Après avoir rappelé que « le formulaire a été mis en place en début d'année 2011, par conséquent votre demande a dû être enregistrée au Greffe du JAP », le greffe de l'établissement l'informait qu'il « ne gère ABSOLUMENT pas ces requêtes ». De son côté, le SPIP expliquait que « si vous avez écrit au service d'application des peines pour demander une expertise psychiatrique, elle sera prise en compte et vous n'avez pas besoin de refaire une demande » avant de conclure « ce n'est pas de ma compétence de vérifier si cette demande est bien au service de la JAP ». Sans réponse certaine, J.M. s'est alors tournée vers la Direction de l'établissement qui lui répondait, le 16 juin dernier : « je n'ai aucune influence sur la juge de l'application des peines. Il s'agit de sa compétence et décision exclusive ». Et de compatir :
« je comprends votre désarroi ».

(source : OIP )

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 14:37

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A Saint-Amant, à Clermont-Ferrand, à Rouen, à Saint-Denis, à Roissy,... partout où des mobilisations ont eu lieu pour empêcher l'expulsion de la famille Ajeti-Hasani , nous sommes pleins de rage et de dégoût.

Ce matin cette famille kosovar a été expulsée.
Un avion privé a été affrété pour emmener 6 enfants, leur mère et la grand-mère de Rouen vers Belgrade. 2 autres adultes étaient dans un vol Air France.
Jusque dans l'aéroport, nous avons tenté d'empêcher le départ, de faire intervenir les passagers, le Commandant de bord...
La Police rétorquait cyniquement qu'annuler ce départ... ce serait séparer la famille.

 

Leur situation était examinée à 10h ce matin au tribunal de Rouen... qui a ordonné leur remise en liberté !
Mais l'avion avait décollé à 9h55.

 

Les nouvelles lois le permettent.
Comme elles ont permis l'enfermement d'enfants de 2 à 11 ans.
Comme elles interdisent à un petit village d'Auvergne de loger et scolariser une famille et des enfants qu'il avait pourtant choisi d'accueillir.
Comme elles permettent l'expulsion de roms vers un pays qui n'est pas le leur et où ils sont en danger.

Ces lois ne pourront jamais être les nôtres.

 

ILS DOIVENT REVENIR !

 

Pour les amis de la famille Ajeti-Hasani , habitants de Saint-Amant-Roche-Savine et Compagnie Jolie Môme.
Merci à tous ceux qui se sont mobilisés.
Merci aux 1250 signataires de la pétition réunis en moins de 4 jours.
Plus que jamais il va falloir s'opposer aux expulsions, aux lois racistes et aux injustices.
Le site :
www.cie-joliemome.org
pour nous écrire : courrier@cie-joliemome.org
La compagnie Jolie Môme est accueillie par la ville de Saint-Denis

lundi 5 septembre 2011.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 14:08

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Chacun y va de son couplet sur la crise financière et les paniques boursières. D’ores et déjà, le gouvernement français est convoqué par les banques et les agences de notation avec comme toile de fond, la rigueur pour la France d’en bas.

Comment cette rigueur va –t-elle se traduire pour nous : accentuation des emplois précaires, baisse drastique du nombre de fonctionnaires, casse des statuts, déremboursement de plusieurs médicaments, saccage de la Sécurité sociale, augmentation des impôts et baisse des salaires…
Les agences de notation qui font la pluie et le beau temps, Standard & Poor’s (S & P), Moody’s et Fitch jouent les grands manitous et prétendent jouer au yoyo avec les politiques des Etats. Pendant ce temps-là des milliards partent en fumée… « Un seul pays noté AAA aura en 2015 une dette égale à celle des Etats Unis en ratio : c’est la France », insiste S & P dans un rapport récent sur les States.
Nous voilà prévenus : rigueur et régressions sociales au menu. Et nous assistons à une espèce d’Union sacrée qui se met en place du côté des politiques.

Bernard Thibaut prévient que les grèves à venir (enseignement, secteur privé) à compter de fin septembre risquent de ne pas faire le plein, les salariés escomptant sur les élections de 2012. Et de prévenir que le bulletin de vote ne suffira pas… Que ne l’a-t-il pas dit avant, durant la grève de 2010 sur les retraites alors que les salariés disposaient d’un grand rapport de force ! Nous voici donc au pied du mur : le rouleau compresseur ultra libéral est en action.

Nous le répétons inlassablement, notre seule arme est le syndicat, encore faut-il que ce dernier ait un projet de société.

Les confédérations traditionnelles sont engluées dans un jeu de rôle défavorable aux salariés avec le patronat et l’Etat. Certains nous accusent de dramatiser la situation, que le patronat n’osera pas diminuer les salaires. Non, malheureusement, nous nous contentons de relever les faits. Le patronat organise des ballons d’essais et voit si cela passe ou casse…Pour exemple, l’entreprise FDPA du groupe Montupet vient d’imposer des baisses de salaires aux ouvriers de sa fonderie en région Poitou, fief de Ségolène Royal. Un plan de compétitivité prévoit une baisse de 25% des salaires (selon Le Monde du 29/7/2011) et l’annonce a été faite à la veille des vacances, fin juillet !

Si les travailleurs n’organisent pas leur défense de manière solidaire, interprofessionnelle, ils n’auront que leurs yeux pour pleurer et aucune catégorie de salariés n’est à l’abri. Alors il va falloir se bouger si on ne veut pas se laisser réduire à néant.

   (Source :  CNT  , 1° sept. 2011)

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