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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 20:35

Be-Street.jpg

Be Street (Collages sur toile, 75 x 110 cm)

 

Femme-au-tiroir.jpg

 

Femme aux tiroirs (Collages sur bois, 77 x 107 cm)

 

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Fragile (Collages sur toile, 80 x 115 cm)

 

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Etnik (Huile sur toile, 94 x 94 cm)

 

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In your head (Collages sur bois, 60 x 80 cm)



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Je lutte des classes (Collages sur toile, 78 x 111 cm)

 

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La mort obscure de l'inventeur du bec de gaz (Collages sur bois, 60 x 83 cm)

 

Le-jour-ou-le-soleil-a-eclate.jpg

Le jour où le soleil a éclaté (Collages sur bois, 59 x 99 cm)

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 20:11

Enfants étrangers : la rentrée derrière les barreaux

 

CRA-2.jpg

Le 1er août, le plus grand centre de rétention administrative pour étrangers a ouvert à proximité de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle sur la commune du Mesnil-Amelot. Profitant encore de la période estivale, ce véritable camp, de conception carcérale, "ouvre" désormais ses portes aux familles et donc aux enfants. En effet, ce jour, sont enfermés une mère de famille géorgienne et ses trois enfants de 5, 2 et 1 ans, tous nés en France. Alors même qu’un recours est en cours, ils ont été arrêtés à leur domicile, à Guéret dans la Creuse, le 30 août au matin. Le père lui n’était pas présent à ce moment-là au domicile.

Illégal car contraire à la Convention internationale des droits de l’Enfant, l’enfermement est au surplus, pour ces derniers, un véritable traumatisme, comme l’ont clairement affirmé diverses institutions indépendantes, telles le Conseil de l’Europe, la Commission nationale de déontologie de la sécurité et la Défenseure des enfants. Arrêtés avec leur famille dans des conditions souvent violentes, arrachés brutalement à leur vie quotidienne, privés de scolarisation et d’activités, ces enfants sont aussi confrontés à l’angoisse et à la dévalorisation de leurs parents qu’ils voient menottés, entourés de policiers , présentés devant des juges, tels des délinquants.

Les associations intervenant dans les CRA auprès des familles retenues, peuvent témoigner des symptômes révélateurs d’un délabrement psychique au quotidien, causé par la rétention sur les enfants. D’autant que la durée maximale de l’enfermement a récemment été portée à 45 jours, ce qui accroît encore les risques de psychotraumatisme.

Rappelons que les centres de rétention et zones d’attente sont les seuls lieux où des enfants de moins de 13 ans peuvent être enfermés, comme si le seul fait d’être étranger rendait cette maltraitance institutionnalisée acceptable. Récemment encore, la juridiction de Lille a sanctionné cette pratique au motif qu’elle constituait un traitement inhumain et dégradant au sens de l’article 3 de la CEDH. La Cour européenne elle-même a condamné cette pratique dans une affaire concernant la Belgique.

CRA.jpg

Les organisations signataires dénoncent la banalisation de l’enfermement administratif, et la pénalisation du séjour irrégulier comme mode de gestion des étrangers. Avec l’enfermement de ces enfants et de ceux qui suivront, c’est à la protection des plus vulnérables que le ministère de l’Intérieur s’en prend cette fois-ci, toujours dans son obsession de la politique du chiffre en matière d’expulsions.

Signataires :

 Observatoire de l’enfermement des étrangers (ACAT-France, Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), Anafé, Comede, Emmaüs France, Fasti, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l’homme, MRAP, Revue Pratiques, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la médecine générale (SMG))

 Observatoire citoyen de la rétention 77

 Réseau éducation sans frontières (RESF)

   (de : Roissy sur bellacia.org, le 4 septembre 2011)

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 19:37

Siné revient !!!

 

C’est reparti mon kiki !

 
Un pied dans la tombe mais l’autre dans le cul de tous les empêcheurs de jouir en rond, l’increvable Siné, aidé par toute son équipe de démolisseurs, remet la gomme… Attention, ça va chier des bulles

 

 

cliquer ici : Siné revient

 

 

 

sine-hebdo-profitation.jpg

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 19:58

SOS PES  

 

 de : Collectif des PES du 93 ( 4 septembre 2011)

 

L’appel des PES du 93 est téléchargeable  en pdf (pour affichage en salle des maîtres, diffusion...) : http://pes.sudeduccreteil.org/spip....

Contact par l’intermédiaire de SUD Education Créteil (sur le même site), qui nous a filé un gros coup de main et qui transmettra, en attendant que nous ayons notre adresse !

 

Nous, PES de Seine Saint Denis souhaitons témoigner de nos conditions de rentrée et alerter les habitant-e-s du département pour l’année qui arrive.

Appel des professeurs stagiaires du 93

La rentrée a commencé tôt pour nous puisque nous venons d’achever nos cinq journées de formations de prérentrée. Sur les documents que nous avons signés, il était noté que celles-ci étaient facultatives. Très vite, on s’est rendu compte que cette notation signifiait pour nous que nous ne serions pas rémunérés pour ces jours. D’autres découvertes se sont ensuite succédé. En effet sur les 400 professeur-e-s stagiaires que nous sommes, 70 se trouvent sans poste et vont devoir courir à travers le département ; pour les autres, une grande partie ne connaissent pas le niveau de leur classe à cinq jours de la rentrée. Au cours de cette formation, on nous a expliqués que des cours qui auparavant duraient une trentaine d’heures sont réduits à trois heures, comme c’est le cas du module gestion de classe.

On ressort de cette formation avec l’impression que, cette année, nous allons souffrir et que nous allons en plus être assez seul-e-s. A partir de maintenant nous partons seuls sur le terrain, l’absence de formation nous empêchant de nous revoir. Les professeurs stagiaires qui n’ont pas suivi le master 2 enseignement et n’ont jamais vu la classe sont complètement perdus.

Ce ne fut pas la seule surprise de cette prérentrée ! Nous avons en effet appris de la bouche de l’inspecteur académique que nous n’aurions en tout et pour tout que deux jours de formation rémunérée, le reste de la formation étant bénévole. A notre charge de nous former nous-mêmes ou alors d’aller assister aux modules de formation bénévoles prévus les mercredis ou pendant les vacances. Mais quand est-ce qu’on prépare les cours ? Quand pouvons-nous participer aux 108h administratives prévues dans nos emplois du temps ? Et qu’est devenue la circulaire ministérielle du 31/03/2011 ? Celle-ci indique clairement que notre année de professeur des écoles stagiaire sera composée d’un tiers de temps de formation et de deux tiers de temps dans la classe. C’est le régime qu’ont eu nos collègues stagiaires de l’année passée.
Les professeurs stagiaires n’étant pas formés, un « devoir » implicite de formation échoit aux collègues plus anciens qui ne sont ni habilités ni préparés, et bien entendu pas payés pour cela.

Finalement, c’est une année de souffrance silencieuse qui s’annonce. Année durant laquelle l’absence de formation ne dispense pourtant pas d’un jugement et d’un contrôle permanents sur notre travail, liés à la pression de la titularisation.

L’ensemble de ces faits nous amène à revendiquer, dans l’immédiat, l’application de la circulaire du 31 mars dans toutes les académies et dans tous les départements. En effet, les professeurs stagiaires du Val-de-Marne bénéficient de deux jours de formation dans la semaine ainsi que de deux jours dans la classe. Cela au moins jusqu’aux vacances de la Toussaint. Pourquoi nous, stagiaires du 93, ne profitons pas d’une formation similaire ? Comment allons-nous gérer nos classes à plein temps, alors qu’ailleurs il semblerait que les PES ne soient pas considérés encore tout à fait prêts pour cela ?

Par conséquent, un retour à une vraie formation, rémunérée, est essentiel !

Il en va de l’avenir de notre métier et surtout de celui de nos enfants !

Le collectif des PES du 93, le 31/08/2011

 

 

rentree-des-classes.jpg

 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 17:12

Communiqué CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires Intersyndicale
jeudi, 1er septembre 2011

Le gouvernement a annoncé le 24 août des mesures censées réduire « le déficit de la France ». Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires en dénoncent le caractère injuste et inéquitable. La facture est principalement supportée par les salariés et les consommateurs. Le gouvernement ne remet pas en cause les niches fiscales dont on sait qu’elles n’ont aucune efficacité économique et sociale. La contribution des plus hauts revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités.

Pour relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable, réduire les inégalités et maîtriser les déficits, une politique visant une autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et social est incontournable.

Cela suppose des réformes structurelles importantes comme une réforme globale de la fiscalité intégrant une plus grande progressivité, une politique industrielle coordonnée au niveau européen, des services publics de qualité.

Cela appelle aussi des mesures urgentes :

• Abandonner la taxation des complémentaires santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.

• Mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières.

• Faire de l’emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction publique.

• Soutenir le pouvoir d’achat notamment des plus bas revenus et réouvrir les négociations salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

Les organisations syndicales estiment indispensable l’intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les débats parlementaires en cours et à venir.

 

Elles décident... d’une journée nationale d’action interprofessionnelle le mardi 11 octobre 2011. Partout, le débat sur le contexte, les enjeux et les modalités (manifestations, rassemblements, arrêts de travail, etc.) est nécessaire pour construire cette journée. Les organisations se retrouveront le 15 septembre 2011.

Montreuil, le 1er septembre 2011

(source : bellaciao.org) )

 

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La confédération italienne USB, affiliée à la FSM, organise le 6 septembre prochain une grève générale contre la boucherie sociale et les diktats de l'Union européenne, contre le budget d'austérité, anti-social et antipopulaire du gouvernement de droite de Berlusconi, pour l'annulation de la dette, la défense des droits des travailleurs, la nationalisation des banques et des compagnies stratégiques du pays.

(source : http://www.frontsyndical-classe.org/)

 

 Greve-generale-en-italien.jpg

  Grève générale espagne 3

 

 

 

grève générale anglais

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 16:36

Quelques photos qu'un bradeux a glânées sur mon stand

 

(merci pour les photos et la discussion)

cliquer ici : link

 

  Lille 1

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 19:20

Le texte qui suit a été adopté lors du dernier Congrès de SUD éducation et présente les propositions et pistes de débat de nos syndicats pour l’école. Bien entendu, nous sommes tous d’accord pour affirmer que l’école ne saurait radicalement évoluer sans un changement radical de société. Mais deux raisons essentielles militent en faveur d’un projet d’école clairement affirmé.

 

L’école actuelle est certes le produit et le reflet de la société dans laquelle nous sommes, mais elle a aussi son histoire propre, en tant que lieu institutionnel et en tant qu’espace social. Elle est donc soumise à des contradictions qui sont pour certaines partagées par l’ensemble de la société et pour d’autres spécifiques. Les contradictions du système capitaliste ont permis le succès des luttes menant à l’adoption de revendications politiques et syndicales progressistes, dont le droit à l’éducation pour tous. Dans les circonstances actuelles, ce droit à l’éducation pour tous et toutes est violemment remis en cause, au nom d’une idéologie qui prône un retour à des valeurs élitistes et défend des objectifs de rentabilité immédiate. Se cantonner, comme d’autres syndicats le font, à la défense de l’existant serait suicidaire, parce qu’il n’est pas de lutte efficace sans perspectives concrètes et sans contre propositions à opposer au pouvoir et à proposer au personnel éducatif.

À la question « quelle école voulons-nous » ? nous répondons donc  : une école pour tous et pour toutes, qui soit à la fois éducatrice et émancipatrice, ouverte et coopérative, et structurellement repensée.

Cette conception implique la poursuite de débats et interrogations : parler des missions de l’école, c’est parler des statuts et des activités de l’ensemble constitué par les personnels, les élèves, les parents et les différents acteurs de l’institution ; parler du contexte éducatif que nous souhaitons, des idées que nous défendons prioritairement par rapport aux transmissions du savoir et aux acquisitions de connaissances, de la conception du métier que nous avons. Mais c’est aussi parler des contingences matérielles, de l’organisation du temps et de l’espace, de la transformation des modalités de l’apprentissage, de la démocratie au quotidien et poser la question de l’évaluation.

Les débats et interrogations doivent s’appuyer sur les expériences pédagogiques alternatives en cours.

SUD Éducation doit soutenir les expériences alternatives qui vont dans le sens de l’école que nous voulons. Notre projet syndical va plus loin et revendique la généralisation d’un système alternatif éducatif lié à une transformation sociale.

Toute école alternative ne peut être réalisée dans le cadre de la précarisation des personnels éducatifs qui, du point de vue pédagogique ne permet pas de travail suivi. De plus, une école nécessite des effectifs réduits tant dans les classes que dans des établissements à taille humaine.

Une école pour tous et pour toutesUne école pour tous et pour toutes, c’est une école qui refuse la sélection et la hiérarchisation des savoirs L’école que nous voulons est une école pour toutes et tous, qui permette de s’épanouir et de prendre en compte la diversité des élèves. La situation actuelle, l’école du tri social, où il est demandé à l’élève de s’adapter à un système complexe, est inacceptable : rythme scolaire imposé, programmes trop normatifs, cloisonnement des disciplines, exercices très formalisés, un système de notation stigmatisant, le tout ponctué par des orientations précoces. Aujourd’hui l’organisation de l’école est au service d’une hiérarchie bien établie des filières imposées (dévalorisation des filières dites professionnelles, valorisation des grandes écoles) reposant sur des savoirs et des savoirs faire eux-mêmes hiérarchisés.

Il faut donc une école refondée où le maximum de capacités seront développées, où l’évaluation sera valorisante et l’orientation plus tardive et autonome. Cette école ne peut se limiter à une relation enseigné-e-s/enseignant-e-s et nécessite l’intervention d’autres acteurs pour répondre aux besoins de toutes et tous.

Une école pour tous et pour toutes repose sur la laïcité, c’est à dire, sans établissements privés, sans main mises du politique, du religieux et de l’entreprise sur l’école.

Un des acquis historiques du système éducatif français repose sur la laïcité, dont certains aujourd’hui demandent l’« assouplissement ». La défense de la laïcité se doit d’être sans concession. En ce sens, on ne peut que refuser le financement du système éducatif par les collectivités locales. SUD Éducation est pour la nationalisation de toutes les écoles privées dans un seul service public d’éducation.

Une école pour tous et pour toutes, c’est une école solidaire et équitable.La solidarité implique un statut unique pour les enseignants et un traitement égalitaire en matière de salaire pour tous les acteurs professionnels de l’école. Elle implique aussi le refus de la concurrence entre établissements et le refus de l’exclusion (en premier lieu, le maintien, au moyen de structures spécialisées, des « décrocheurs » dans le système scolaire). Nous préférons le terme équité au terme égalité, parce que ce dernier cache derrière les pieuses déclarations d’intention la réalité d’une école sélective qui non seulement reproduit les schémas sociaux du système de pensée dominant mais encore en aggrave les effets. Une école équitable serait une école organisée pour offrir une égalité des droits, quel que soit l’établissement et quelles que soient les origines et les situations des élèves : une école qui mettrait en oeuvre des traitements diversifiés et adaptés en fonction des situations, avec plus de moyens pour les zones et les élèves défavorisés.

Une école pour tous et pour toutes, c’est une école qui offre une formation polyvalente. S’il existe effectivement un « socle commun des connaissances » dont la nature est à redéfinir, il reste que ce socle commun ne doit pas jouer son rôle sélectif actuel. Le système doit s’adapter aux capacités potentielles des élèves et non le contraire. Autrement dit : il doit y avoir diversité des propositions de formation, afin que les élèves puissent s’ouvrir au maximum de connaissances et au maximum de possibilités d’orientation future, y compris dans les spécialités dites manuelles. Dans cette formation, l’enseignement professionnel, technique et manuel a toute sa place (autrement dit : on ne peut le laisser aux entreprises), à condition que les liens soient forts entre les enseignements généraux et les enseignements professionnels.

Une école démocratique et émancipatricePour que l’école soit démocratique, il faut une communauté éducative. Même si nous savons que la solidarité ne se décrète pas et que la vie en commun est le reflet des rapports sociaux dominants, force est de constater que les établissements scolaires sont de plus en plus soumis à une hiérarchisation intense des rapports, sous couvert de management. La seule réponse possible est de favoriser au maximum l’existence d’une véritable communauté éducative. Une telle volonté implique d’abord l’intégration de la concertation (associant tous les membres de cette communauté) dans les services des personnels et les emplois du temps des élèves, ainsi que des moments de rencontre avec les parents et les intervenants extérieurs.

En ce qui concerne l’émancipation, il s’agit bien de développer l’autonomie des élèves, leur aptitude à surmonter les contraintes, leur esprit critique, leur appropriation du savoir, et finalement de les aider à faire les meilleurs choix possibles pour eux en fonction de leurs intérêts. Mais ce développement personnel ne peut se faire que dans un cadre de sociabilisation intense, en développant le travail de groupe, la solidarité entre élèves, les projets créatifs et culturels, c’est à dire le contraire de l’école utilitaire et individualiste qu’on nous impose.

L’école doit permettre l’ouverture des connaissances à la culture, aux échanges et à la recherche.

Par culture nous n’entendons pas bien entendu la culture dite bourgeoise, même si en un sens la généralisation de l’éducation pour tous a permis aux classes moyenne de se l’approprier en partie. Aujourd’hui, la diversification et la massification des accès à la culture, en particulier la télévision et internet, permettent le partage et la diffusion des ressources de tous ordres, mais demandent aussi une éducation à la recherche documentaire. L’esprit critique n’est en effet pas dissociable de la culture générale, et il est donc normal que les acquis culturels soient privilégiés par rapport à la rentabilité du résultat. En ce sens, l’interdisciplinaire, avec une formation et des moyens adéquats, peut-être une piste prolifique. Par la gratuité, il faut que l’école permette à tous les élèves (quels qu’ils soient et où qu’ils soient) de rencontrer des artistes, de fréquenter des lieux d’art, de participer à des projets de création. Les échanges linguistiques et culturels doivent être favorisés. Le lien avec la recherche, actuellement le plus souvent inexistant doit être assuré, autant en ce qui concerne les savoirs que les pratiques pédagogiques.

L’école doit être le lieu d’une responsabilité partagée.

Dans le même temps où on appelle les acteurs de l’éducation à faire preuve d’initiatives, on fait tout pour les infantiliser. « L’évaluationnite » a pénétré en profondeur l’éducation nationale : la notation des établissements est entérinée par le ministère et les journaux, les évaluations systématiques des élèves servent aussi à évaluer les enseignements, les projets d’établissement deviennent des panels de contraintes, la note de vie scolaire se contente de punir des comportements. La prise de responsabilité des membres de la communauté éducative se gagne, certes, au jour le jour et avec ténacité, mais elle doit aussi être facilitée par l’application d’une véritable démocratie.

Une école ouverte et coopérative et structurellement repensée ; une école permettant une pédagogie active.L’école ne peut plus fonctionner sur le modèle autoritaire qui apparaît comme le modèle de référence. Il faut dépasser la transmission unilatérale du savoir et mettre en place des méthodes pédagogiques plus actives, ce qui implique des activités moins formalisées, des productions plus personnelles et des modes d’évaluation différents. De même, les méthodes d’apprentissage doivent permettre l’entraide et le travail de groupe plutôt que favoriser compétition et élitisme.

La première restructuration de l’école serait la démocratisation des rapports sociaux qui y sont instaurés : autogestion des écoles, des collèges et des lycées par les personnels et les élèves. Une telle affirmation revient à dire que l’école ne se définit pas uniquement comme un lieu d’enseignement, mais aussi comme un lieu de socialisation.

Enfin, le droit à des expériences alternatives doit être affirmé.

Un chantier ouvert. L’ensemble de ces propositions n’est ni exhaustif ni figé. Ce texte pose le cadre de notre reflexion pour un projet d’école alternative.

   (source : http://sudeduc5962.lautre.net/spip.php?article1020)

ecole_pour_tous.jpg

 

Rappel : du 13 au 20 octobre 2011, élections professionnelles

voir : http://rased-en-lutte.net/

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 18:14

Le cancre

 

Je vis tout seul au fond d'la classe
Je dis je vis mais pas vraiment
J'ai pas d'cervelle, j'ai que d'la crasse
Faut s'faire tout p'tit, petitement
Et pendant que les purs, les vrais intelligents
Vous savez ceux qui sont toujours au premier rang
Pendant qu'ils vivent la vie des autres
La vie des bons auteurs, la vie des douze apôtres
Moi j'vis la mienne, et vive le naufrage
Moi j'vis la mienne, et vive le voyage

Un bout d'soleil tombé du ciel au creux d'ma main
Et je voyage
Un chant d'oiseau qui s'est perdu parc'que personne l'a entendu
Et je voyage

Bouche fermé, les bras croisés, les yeux levés écoutez bien têtes incultes
Le bon savoir, le vrai savoir, le seul savoir et vous serez de bon adultes

Et mon frère corbeau à l'autre bout du champs
Chante pour lui tout seul la chanson du printemps

Le professeur m'a dit que j'étais intelligent, mais pas comme il le faudrait,
C'est pas d'la bonne intelligence

Je suis ce qu'on ne doit pas faire
L'exemple à ne pas retenir
Qui rit quand il faudrait se taire
Et mon avenir, j'ai pas d'avenir
Et pendant que les autres font des sciences naturelles
Moi je pense à Margot, Margot, qui est si belle
Qui ne sait rien du tout, ni d'Iena, ni d'Arcole
Mais qui à la peau douce et douce la parole
Qui se fout du génie
Et vive le naufrage
Et qui aime la vie
Et vive le voyage

Un grand loup bleu danse dans ses yeux quand je le veux
Et je voyage
Puis il me mord au creux des reins c'était hier je m'en souviens
Et je voyage


Apprendre à lire et à écrire, pour moi aussi c'est important
Mais après pour lire quoi, écrire quoi, ce qui les arrange les grands
Le jour de ma naissance, je suis venu dans le tumulte
Sans doute pour m'avertir que je venais dans un monde occupé par les adultes
Ca s'rait bien l'école, si au lieu de toujours parler d'hier
On nous parlait un peu d'aujourd'hui, de demain
Mais d'quoi j'me mêle moi, j'y connais rien
Pourtant j'ai l'impression que j'apprendrais mieux
Ce qui me touche un peu, ce que j'aime bien
C'est peut-être pour demain, qu'est-ce que ça s'ra chouette

Vous avez entendu, il faut qu'je parte, la cloche à sonner
Composition d'histoire, j'aurais dû réviser
Et moi j'suis là à parler, j'perd mon temps oui
Vous savez peut-être, il y a eu un coup d'Etat au Chili
On y assassine pour un non, pour un oui
Au Portugal, il y en a eu un aussi
Au petit matin, c'était la fin de la nuit
Et il paraît qu'en Espagne, on recommence à chanter dans les rues
Mais je n'suis sur de rien, j'ai seulement entendu dire
Ah, il faut qu'je parte la cloche à sonner
Ah, composition d'histoire et j'ai encore oublié
Et pourtant c'est facile, et puis c'est important
Mais.. Mais j'm'en rappelle jamais la date de la bataille de Marignan
Mais je sais qu'c'est facile, mais j'ai encore oublié, ah merde !
Dimanche j'vais encore être collé
Mais pourtant c'est facile, et puis c'est important, la date de la bataille De Marignan
C'est ça qu'y est important, la date de la bataille de Marignan  (ad lib.)

 

   (Leny Escudero, 1974)

 

Une autre version sur : http://www.youtube.com/watch?v=IWgtzBTt34c

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 17:50

Prennez 10 minutes.

 

1) J’accepte la compétition comme base de notre système même si j’ai conscience que son fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants

2) J’accepte d’être humilié ou exploité à condition de pouvoir à mon tour d’humilier ou d’exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale....

 

33 termes d'un contrat...tacite des gens qui dorment

 

 voir : http://terpacific.marcm.free.fr/

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 17:45

Terra Nova, une fondation proche du Parti socialiste propose d'augmenter les droits d'inscription à l'université pour …accroître les moyens des établissements d'enseignement supérieur. (francesoir.fr)

 

Que se passe-t-il au sein de la gauche française ? Se "droitise"-t-elle, désespérée de voir que les Français sont d'indécrottables droitiers, en cherchant son salut dans un libéralisme déchaîné ? Ne risque-t-elle pas de disparaître tout simplement ? Il y a du souci à se faire si l'ensemble des élus de gauche se convertissent à la religion Terra Nova, d'autant que l'auteur de ce rapport que je trouve détestable, Yves Lichtenberger, fait partie de l'équipe de campagne de Martine Aubry.

Les propositions du "think tank" Terra Nova - classé à gauche (et l'on se demande bien pourquoi) - pour une réforme de l'enseignement supérieur laissent songeur. Et inquiet. Car si certains membres de la gauche française sont connus pour leur ancrage politique plus au centre que véritablement à gauche (Dominique Strauss-Kahn et soutiens, Manuel Valls), il y a du souci à se faire si l'ensemble des élus de gauche se convertissent à la religion Terra Nova !

Jugez plutôt.

500 € par mois pour tous les étudiants (l'allocation d'autonomie)
Séduisant. Mais cette formulation est trompeuse, voire mensongère. Car cette somme est en réalité la somme de ce que perçoivent en moyenne les étudiants et leurs parents au cours des études de leurs enfants (demi-part fiscale sur la feuille d'impôt, APL versée par la CAF, bourses, etc.). Au total, 250 000 € sur cinquante mois.
Avec une telle réforme, un fils d'actionnaire de L'Oréal toucherait autant qu'un fils de salarié moyen ; une belle confusion entre l'égalité et l'équité. Le pactole pour la classe moyenne aisée, mais surtout la fin des APL qui sont absolument vitales pour la plupart des étudiants.

Quant aux étudiants boursiers, si ces mesures s'étendaient à eux, ceux-ci verraient leurs ressources diminuer puisqu'un étudiant boursier échelon 6 percevant des APL touche au total environ 660 € par mois.

Pour compléter le tableau, Terra Nova propose qu'aux étudiants soit accordé un prêt à taux 0, garanti par l'Etat. Une preuve, s'il en fallait une, que l'allocation d'études les mettrait sur la paille, et les forcerait à recourir aux banques, entamant la spirale infernale de l'endettement dès l'âge de 18 ans, comme c'est déjà le cas au Royaume-Uni (de belles émeutes étudiantes ont d'ailleurs eu lieu l'année dernière dans ce pays habituellement dont les habitants sont d'ordinaire si dociles).

La licence à 500 € par an
Elle est actuellement autour de 160 à 200 € pour les étudiants non-boursiers. A ces tarifs s'ajoutent d'autres frais à payer à l'inscription à l'université, notamment 200 € de sécurité sociale. La facture monterait donc vite à 700 € par an grâce à Terra Nova. Une somme que les boursiers - qui ne le seraient plus, puisqu'ils percevraient l'allocation d'études - devraient désormais payer, soit déjà un mois et demi d'allocation. Comment se loger et manger, cela, Terra Nova ne le dit pas. Car le groupe de réflexion considère qu'il faut que les étudiants "prennent conscience du coût de leur formation". Une formation qui n'a, rappelons-le, plus aucune valeur (que faire d'une licence de nos jours ?).

Pour les étudiants les plus avancés dans leur parcours, Terra Nova prévoit des frais d'inscription de 1 000 € en master, et 1 500 € en doctorat. Pourtant, on note qu'avoir fait quatre ans d'études ne donne pas davantage de ressources qu'au début du cursus. Alors pourquoi en augmenter le coût ?

Le pire est peut-être que les raisons invoquées pour augmenter les frais d'inscription sont tout bonnement scandaleuses : "limiter l’absentéisme, lutter contre, voire de faire disparaître les étudiants fantômes désirant uniquement bénéficier de la Sécurité sociale". Une vision populiste de l'étudiant pauvre (car c'est bien d'eux qu'il s'agit, ceux qui ne paient pas de frais d'inscriptions) qui ne s'inscrit à l'université que pour toucher des bourses sans assister aux cours. C'est bien connu, les enfants de riches, eux, sont studieux, et n'ont pas besoin d'être rappelés à l'ordre. Quant à l'argument de la sécurité sociale, il convient pour y répondre de rappeler qu'un Français pauvre n'allant pas à l'université peut bénéficier de la CMU. Personne ne s'inscrit à l'université pour avoir la sécu !

Au détour d'une phrase on apprend la vraie raison de ces propositions : "ces droits apporteraient en vitesse de croisière un milliard d'euros supplémentaires aux universités."
Une conséquence de la loi sur l'autonomie des université de M. Sarkozy et Mme Pécresse est en effet que les établissements vont devoir ramer pour leurs budgets.

Baisser le nombre de places en prépa

La démocratisation (toute relative !) de ces classes n'est pas au goût de l'élitiste Terra Nova qui souhaite, pour restaurer le prestige des prépas, en exclure... les riches ? Cherchez encore. Les pauvres. Car en élevant le niveau d'exigence à l'accès à ces classes, on exclut bien entendu les jeunes issus des familles les plus modestes, qui - pardonnez-leur - n'ont pas pu obtenir 17/20 de moyenne générale à Henri IV à Paris !

"A partir de la rentrée 2012, diminuer de 33 % en cinq ans le nombre de places en classes préparatoires et réduire de 50 % en cinq ans les places aux concours des grandes écoles" : Terra Nova prépare la France de demain, une France dirigée - comme dans le bon temps, car c'est bien connu, c'était mieux avant - par des enfants des couches supérieures de la population.

Revaloriser les salaires des personnels
Pour amadouer les universitaires afin qu'ils soutiennent les mesures proposées ?
Un professeur d'université finit sa carrière avec - au très bas mot, car ce chiffre exclut primes diverses et nombreuses - 6 000 € net par mois. De quoi joindre les deux bouts.

Les problèmes de salaires des enseignants se situent plus bas : un enseignant de collège/lycée débute sa carrière à 1 300 € net par mois. Et ce après cinq ans d'études (au minimum) après le baccalauréat.

Même Nicolas Sarkozy n'aurait pas osé avancer de telles propositions, qui se targuent d'être caractérisées par un grand progressisme, mais qui sont profondément injustes et pour le moins inspirées d'un modèle anglo-saxon qui fait la part belle à la domination - héréditaire - des plus aisés.

Article publié sur le site de Diké (lepost.fr)

    (voir aussi : le monde.fr et tnova.fr)

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Published by jean-rumain - dans Article
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