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  Je me suis livré à un petit jeu : essayer de trouver sur les sites officiels des « candidats » les propositions en matière d’école et d’éducation. Les candidats et leurs  pro-messes sont classé(e)s par ordre alphabétique.

 

Petit... détail : nulle part je n'ai trouvé "RASED"...

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Aubry  Martine :

Le vrai passeport pour l'avenir, c'est l'accès à l'éducation, à la culture et au meilleur niveau de qualification.

Pour cela je veux refonder notre système éducatif aujourd'hui en crise, retrouver l'école de la République, celle qui instruit les élèves, leur transmet des savoirs, des compétences et des valeurs, contribue à leur insertion citoyenne, sociale et professionnelle.

Voici les objectifs que je donnerai à mon gouvernement en 2012 :

  • priorité à l'école primaire : tout enfant doit en sortir en maîtrisant les savoirs et les compétences fondamentales, la lecture, l'écriture, le calcul, mais aussi en étant familier de l'informatique et de l'anglais.
  • mobilisation massive contre l'échec au collège : personnalisation des parcours scolaires et des pédagogies, valorisation des matières technologiques et professionnelles et à une meilleure orientation.
  • une formation pour tous : 100 % des lycéens doivent sortir du secondaire avec une formation générale, technologique ou professionnelle.
  • rétablir la sécurité : dans les établissements scolaires

Pour y parvenir, j'assume que l'éducation doit être prioritaire dans nos choix budgétaires :

  • je mettrai fin immédiatement aux suppressions de postes.
  • je donnerai plus à ceux qui ont moins. Les moyens accordés à l'éducation nationale seront mieux répartis entre les territoires et les établissements. Lorsqu'ils sont nécessaires, des recrutements nouveaux de professionnels seront destinés à ceux qui en ont le plus besoin : le primaire, l'éducation prioritaire.
  • je revaloriserai le métier d'enseignant en commençant par recréer une véritable formation pratique initiale et continue et leur accordant davantage d'autonomie pédagogique.
  • je repenserai les rythmes scolaires : nos élèves ont les journées parmi les plus longues et l'année la plus courte. Je reviendrai sur la réforme absurde qui a imposé les quatre jours à l'école primaire.
  • pour la sécurité des établissements j'accorderai un nombre suffisant de professionnels formés là où il y en a besoin. Ils seront accompagnés par des emplois d'avenir pour encadrer les élèves. Je créerai un nouveau métier de l'éducation dédié à la surveillance dans l'enceinte scolaire et à ses abords.

Ma méthode reposera sur le dialogue avec toute la communauté éducative, l'implication des parents d'élèves, des associations d'éducation populaire, la mobilisation accrue des élus locaux, l'expérimentation avant toute généralisation. J'engagerai d'ailleurs dès le lendemain des primaires une large concertation avec les enseignants, pour être prêts, dès la rentrée 2012.

  

Hollande  François :

A travers le nouveau pacte éducatif, le contrat d’autonomie et le contrat de génération, je propose d’aborder l’avenir de nos jeunes dans une perspective résolument humaine et bienveillante à leur égard, en retrouvant une solidarité entre nos générations, en mobilisant la société des adultes à leur service.

A chaque fois que la France a su se sortir des crises, ce fut grâce à sa jeunesse. C’est pour elle que nous devons changer notre société, en la respectant, en l’encourageant. C’est donc à l’Etat de lui donner une vraie place, à travers une grande loi de programme pour l’école qui aura pour première mesure de stopper les suppressions de postes du corps enseignant et de réinvestir dans leur formation. C’est un investissement d’avenir et non une charge.

Pour la petite enfance et l’école, je propose un nouveau pacte éducatif

Nos enfants doivent absolument acquérir les bases. Cela signifie plus de moyens, plus d’instituteurs, avec un renforcement de l’encadrement dans les écoles, notamment celles qui sont surchargées, dans nos quartiers populaires et nos zones dites sensibles. Je veux donc ouvrir 500 000 places pour accueillir les jeunes enfants. L’État et les collectivités doivent coopérer avec les associations pour que l’enfant à partir de deux ans puisse être pris en charge, si les parents en font le choix. Pour les 2,7 millions d’élèves les plus démunis, il faut aussi donner à leur famille un droit prioritaire pour la garde de leurs enfants.

Pour les études et la formation, je propose le contrat d’autonomie.

Un contrat qui leur assure des conditions de vie dignes, à travers des systèmes d’allocations d’étude ou de prêt pour financer leurs études. Je propose aussi quelques pistes de débat avec les enseignants sur le nombre de jours de classes dans l’année, le renforcement de l’encadrement des exercices par petits groupes ou encore la généralisation des nouvelles technologies, comme je l’ai fait en Corrèze en distribuant des tablettes tactiles. Plus aucun jeune ne doit sortir du système scolaire sans une vraie qualification. Et pour bien les orienter, je veux mettre en place un référent dans les écoles, qui suivra l’élève tout au long de ses choix.

 

Joly Eva :

Plus que jamais, notre Ecole reproduit les inégalités. Jeunes et déjà stessés ! Des professeurs méprisés ; Les parents hors jeu.

Pour les écologistes, l'Ecole est l'affaire de tous.

Arrêter les suppressions de postes pour rétablir la sérénité à l’école, redéployer des moyens là où ils sont nécessaires et refondre la formation initiale et continue des professeurs.

Aider financièrement les familles qui ne peuvent supporter le coût de la rentrée scolaire en revalorisant l’allocation de rentrée et encourager les « coopératives d’achat de fournitures ».

Créer 400 000 places en crèches en 5 ans pour garantir un véritable service public de la petite enfance, notamment en s’appuyant sur le tissu associatif.

Mettre en place 200 projets innovants pour la rentrée 2013 : les enseignants, les élèves et les parents doivent pouvoir définir ensemble les moyens les plus pertinents pour atteindre les objectifs éducatifs, notamment en ce qui concerne le système d’évaluation des enfants.

Réformer le mode d’affectation des enseignants pour éviter l'attribution des postes les plus

difficiles aux moins expérimentés et pour favoriser la mobilité des professeurs chevronnés vers l'éducation prioritaire.

Organiser dès 2012 les “états généraux de l’école fondamentale” pour définir un nouveau projet pour l’école, avec les syndicats, les associations et les collectifs de toutes tendances.

Éducation : Lors des élections d’avril 2012, les écologistes proposent aux Français de voter pour changer l’école. Le monde a évolué, l’école doit prendre en compte les besoins des enfants, des parents et des enseignants. Les solutions écologistes dès maintenant : « Je veux redonner à toutes et tous le goût de l’école. Aux enfants qui ont peur de l’échec individuel je veux donner l’envie d’oser et de réussir collectivement.

Aux parents fragilisés par l’austérité budgétaire, je veux donner les moyens d’une rentrée scolaire réussie. Aux professeurs dont les conditions de travail et de formation ont été sacrifiées, je veux redonner la fierté du métier d’enseignant et une plus grande autonomie pédagogique. C’est du terrain que viendront les solutions. »

 

Mélenchon  Jean-Luc :

Candidat du Front de gauche à la présidentielle, a proposé mardi (6 septembre) le lancement dès 2012 d'un "plan de recrutement pour rétablir l'ensemble des postes supprimés".

Cette année, la rentrée scolaire est marquée par de nouvelles suppressions de postes. Les syndicats d'enseignants et de chefs d'établissement dénoncent 16.000 postes supprimés par rapport à l'an dernier. Pour y remédier, Jean-Luc Mélenchon a proposé mardi un "plan de recrutement pour rétablir l'ensemble des postes supprimés" afin de "stopper la dislocation" de l'Education nationale.

Selon le coprésident du Parti de gauche, "des centaines d'élèves, en particulier redoublants de 3ème et de terminale, sont mis à la rue, en raison de la pénurie de postes et de la surcharge des classes".

"Des établissements sont désormais contraints faute de moyens de ne pas respecter les horaires nationaux obligatoires. La honte absolue : plus de 20% des lycées professionnels seraient ainsi contraints en cette rentrée de rogner sur les horaires nationaux de formations", assure le candidat du Front de gauche à la présidentielle. "Cette politique d'économies à courte vue aura des conséquences économiques et sociales infiniment plus coûteuses pour le pays", affirme l'eurodéputé.

 

Montebourg  Arnaud:

Pour une école juste et performante

L’objectif n°1 : donner un égal accès à la réussite pour donner à la France une élite élargie

Tout le monde ne fera pas Polytechnique, mais l’accès à la réussite doit être démocratisé. La France a besoin d’une élite élargie, forte, renouvelée, utile à notre pays et non composée presqu’exclusivement de ceux qui ont les codes du système et les gardent jalousement pour eux.

La réponse que nous proposons est l’égal accès à la réussite. C’est une grande tâche, un grand et difficile projet de société. Comme tous les grands desseins, il appelle à lui une société qui ne peut se satisfaire de l’état de son école et qui a décidé de se remonter les manches pour la faire changer. Car des rustines et des réformettes n’y suffiront pas. Cette grande transformation, tous les acteurs l’attendent. L'école de tous les jours doit être accessible à toutes les familles, qu'elles soient rurales ou urbaines, lettrées ou non, de centre ville ou de la périphérie, monoparentales ou pas. Toutes ces familles doivent avoir les clefs de l'accès à la réussite pour leurs enfants. L'école doit ouvrir le champ des possibles pour tout jeune et donner à chacun un égal accès à l'accomplissement de ses ambitions, quel que soit son origine sociale.

« Mon projet pour l’école » et ses deux adversaires

Dans ce grand effort pour tracer un chemin vers la réussite, quelle qu’elle soit, pour chacun, nous nous opposerons à deux autres projets. Celui de Nicolas Sarkozy qui vise un système de détection et de sélection parfois efficace pour une infime minorité de « meilleurs » extraite des ghettos scolaires, mais abandonnant tous les autres à leurs sorts d’irrémédiables perdants. Pire, cette politique dissimule derrière de rares trajectoires brillantes de quelques uns les bataillons laissés en rase campagne de l’échec scolaire. L’autre projet que nous repousserons est celui du nivellement par le bas, celui dans lequel, au nom d’une conception absurde de l’égalité on pourchasse l’excellence pour uniformiser la médiocrité. Nous portons au contraire deux ambitions, celle d’un égal accès à la réussite et celle d’un accompagnement des élèves pour qu’ils aillent plus loin que ce qu’ils avaient pu imaginer. A celui qui obtient 6 sur 20, nous devons être capables de dire : « On va travailler ensemble pour que tu aies 11. Et de là nous irons plus loin » ; A celui qui veux être cuisinier, nous allons dire : « ne vise pas un CAP, va jusqu’au bac professionnel et de là, vise la licence professionnelle. Nous allons t’y aider ». Ni choix de quelques meilleurs, ni alignement sur les plus faibles, mais l’excellence pour tous et quelle qu’elle soit. C’est le moyen de réconcilier les républicains et les pédagogues. Pour les uns, le tronc commun qui fédère la nation accolée à la promotion des savoirs culturels et patrimoniaux ; pour les autres, la pédagogie différenciée, adaptée à chaque élève, pour qu’ils s’épanouissent dans l’hétérogénéité des classes.

Ce projet peut tenir en deux mots : justice et performance.

C’est la justice qui assure la plus grande performance du système ; une réelle performance qui se mesure à l’échelle de la société – pas de quelques filières d’excellence et dispositifs discriminants qui servent de cache-misère ; une égalité réelle qui permet à chacun de se réaliser et d’aller le plus loin possible. Justice et performance, c’est l’objectif croisé, la liaison intime qu’il faut concrétiser, l’alchimie nouvelle qui impose de revoir tout le système. Bref, c’est l’union sacrée pour une école qui reprend sa place dans notre société, et qui doit de nouveau oser et porter l’optimisme. La justice est la condition de sa performance.

Les principales propositions

  • Fonder l’école commune qui rapproche primaire et collège dans un établissement unique. L’objectif est d’empêcher les ruptures brutales et les disparités. Il faut aussi aller vers un lycée polyvalent justifié par des passerelles entre les différentes filières et des contenus communs.
  • Instaurer un tronc commun de scolarité pour tous les élèves, jusqu’à 15 ans et réactualiser les programmes. Tous les élèves auront désormais le même enseignement. Ce tronc commun sera enseigné le matin et en début d’après-midi. Le reste de la journée, avant l’étude obligatoire encadrée par des étudiants et des professeurs, sera consacré à des activités plus culturelles (langues secondes, latin, options, projets européens et interdisciplinaires, enseignement artistique et sportif, artisanat…). Cette autre répartition des enseignements prendra en compte les rythmes biologiques des enfants.
  • L’unification se fera aussi en créant les conditions de l’égalité entre les établissements, en répartissant les élèves bons, moyens et faibles, dans des proportions voisines, entre plusieurs établissements de proximité. Il n’y aura plus d’établissement ghetto et d’autres d’excellence, chacun aura un égal accès à la réussite. Le privé devra prendre sa part dans cet effort.
  • Instaurer de nouveaux rythmes scolaires : la semaine de 5 jours sera rétablie, les journées seront allégées, l’année sera allongée. Les journée seront organisées en trois temps : l’enseignement du tronc commun, puis celui des enseignements culturels, puis l’étude obligatoire.
  • Dans des classes volontairement hétérogènes, il faudra donner aux enseignants les moyens de la pédagogie différenciée : enseigner à chacun en fonction de son besoin. C’est le corollaire de l’unification du système, sans quoi, elle ne fonctionnera pas. En réduisant le redoublement à des situations exceptionnelles, nous dégagerons 13 000 enseignants qui seront remis dans les classes, pour les dédoubler, intervenir en petits groupes ou à deux enseignants en même temps dans la classe. Les difficultés scolaires seront désormais gérées au fil de l’eau. Il faudra aussi recréer des postes détruits par la droite.
  • Pour cela, l’organisation de la classe changera. Trois espaces apparaîtront : « numérique », « papier / crayon », « tableau », pour permettre le travail en groupe. Numérique et pédagogies coopératives seront les pivots de la différenciation.
  • Pour accompagner ce changement, nous modifierons les modalités de recrutement et de formation des enseignants, en leur donnant des responsabilités nouvelles – responsables par disciplines, des tuteurs de cohortes, corps d’enseignants-formateurs – ainsi que la possibilité d’une véritable carrière. Le travail en équipe sera encouragé (et décompté du temps d’enseignement). Il sera organisé et fédéré par un proviseur pédagogique (et un corps d’enseignants formateurs) dont la tâche principale sera de recréer une communauté éducative qui échange, qui vit et qui se met au service des élèves. Nous voulons ainsi casser la dimension libérale du métier de professeur, sans créer une tutelle nouvelle, mais plutôt une animation intellectuelle.
  • De nouveaux outils d’évaluation des politiques scolaires seront mises en place. Ils mesureront les résultats des politiques scolaires, l’efficacité de ces transformations. Ils seront rendus publics.

En associant justice et performance, unification et différenciation, nous prétendons pouvoir attaquer l’échec scolaire, créer une culture commune, donner un égal accès à la réussite et élargir l’élite. Nous pensons aussi redonner confiance dans le système scolaire, et ce, à tous les acteurs enfin respectés et écoutés, car l’école aura désormais les moyens de faire réussir nos enfants, ce qui est l’objectif de tous.

 

Poutou Philippe (NPA) :

Le NPA, lui, vient d’éditer un « programme d’urgence [qui] vise à dessiner les pistes de notre réflexion ». Sept axes principaux sont définis pour l’école que nous voulons :

- « L’éducation n’est pas une marchandise, c’est un droit pour tous les jeunes » ;

- « Ce que les jeunes doivent tous apprendre, nous devons le décider démocratiquement » ;

- « Poursuivre le mouvement de progression du droit à l’éducation » ;

- « Refuser d’évaluer pour sélectionner et orienter » ;

- « Porter l’exigence d’une culture commune » ;

- « En finir avec les difficultés et les échecs scolaires » ;

- « Reprendre l’initiative ».

Au travers de ces sept axes, le NPA dessine les contours d’une école émancipatrice, sans sélection ni orientation de 3 à 18 ans, car s’il faut défendre et étendre le droit à l’éducation, il ne s’agit pas de défendre l’école telle qu’elle est.

Le débat est ouvert !

  

Royal  Ségolène:

 

Alors que les enseignants effectuent aujourd’hui leur entrée, je veux leur dire : tenez bon, la rentrée 2012 ne ressemblera pas à la rentrée 2011.

Tenez bon, résistez. Malgré les dégâts du désengagement de l’État vis à vis de l’école, malgré les suppressions de postes et de classes, malgré les conditions de travail difficile, des millions de parents et des millions d’élèves gardent confiance en vous et dans l’éducation nationale.

Tenez bon, nous prendrons un moratoire immédiat sur les suppressions de postes et un plan pluriannuel pour la durée du quinquennat vous donnera les moyens de travailler dans de bonnes conditions. Ainsi l’école pourra retrouver sa mission fondamentale pour réduire les inégalités, éviter l’échec scolaire, permettre à tous les enfants de réussir.

Tenez bon, soyez fiers de votre métier. Cette fierté nous la renforcerons, nous la reconstruirons, car je veux rétablir le respect de l’enseignant dont notre société et notre jeunesse a tant besoin. Enseigner c’est un vrai métier. Je rétablirai l’année de formation supprimée. Le travail en équipe, l’innovation, l’autonomie seront enfin reconnus.

 

 Walls  Manuel :

Un site : http://besoindoptimisme.fr/

Je n’y ai trouvé aucune proposition en matière d’éducation, tout au plus des prises de paroles, et surtout un descriptif des déplacements passés ou à venir (voir plus loin l’article du monde.fr)

 

Voir aussi :

Education : les propositions des candidats à la primaire PS  (lemonde.fr)

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/09/05/education-les-propositions-des-candidats-socialistes_1567712_3224.html

 

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