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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 18:17

 

 

 

Des mutins

en

révolution permanente

 

Il y a des artistes qui renoncent. Les mêmes stigmatisent ceux qui téléchargent de la musique « illégalement » et préfèrent chanter les petits oiseaux, l’amour, le ciel, la terre et l’eau. Il y a aussi ceux qui ne lâchent rien, qui continuent le combat et font même découvrir gratuitement certains titres de leur album sur leur site internet…

La Compagnie Jolie Môme appartient résolument à la seconde catégorie. Paroles de mutins est le sixième album de chansons de cette compagnie de théâtre engagée. Depuis près de trente ans les comédiens de la Compagnie ne cessent de mettre en scène les grandes heures de la Révolution : de Spartacus à la Commune de Paris sans oublier les combats actuels des ouvriers et ouvrières menacé-e-s de licenciement.

 

 

Ce militantisme ne leur crée pas que des amis. En 2003 la CFDT signe le protocole d’accord dégradant les conditions d’indemnisation du régime des intermittents du spectacle. La Compagnie Jolie Môme a lutté contre cette attaque en règle contre les droits des travailleurs artistiques. La CFDT a poussé le cynisme jusqu’à poursuivre en justice deux membres de la Compagnie. Ils ont été relaxés et un nouveau titre a enrichi leur répertoire, « Si j’avais su », une chanson appelant à « y aller » pour toutes celles et ceux qui veulent changer de société.

La Compagnie Jolie Môme qui a repris dans ses albums précédents les vieux « standards » du répertoire révolutionnaire, de « l’Internationale » à « Sans la nommer » en passant par « A las barricadas » ou « Le temps des cerises » surprend, dans cet album, par l’originalité des thèmes abordés.

Il y a tout d’abord le féminisme. La Compagnie donne une nouvelle jeunesse à « L’hymne des femmes », la chanson-phare du mouvement féministe des années 1970. Sur l’air du « Chant des marais » cette chanson défend avec ferveur la cause des femmes, « depuis la nuit des temps, le continent noir » de l’humanité, ce qui a pour mérite de populariser ce refrain relativement méconnu dans les rangs même de l’extrême-gauche. La même thématique est abordée dans une chanson originale, Lilith la première femme d’Adam qui, contrairement à Eve, lui était égale en tout point

 

Plus étonnant la Compagnie Jolie Môme réhabilite « les Pirates », ces baroudeurs sans roi ni maître eux, à la différence des corsaires. La chanson rend hommage à ceux-là mêmes qui s’organisant tous seuls, choisissant un chef révocable et intégrant à leurs équipes de maraude les mousses et les gabiers des navires dont ils chassaient les capitaines.

 

Internationalistes, les camarades de la Compagnie rendent hommage à travers la chanson « Son de la barricada » à la Commune de Oaxaca que les médias français ont, à l’époque, soigneusement passé sous silence. Pendant quatre mois et demi en 2006 les travailleurs et les classes populaires de cet Etat pauvre du Sud du Mexique, avec à leur tête les enseignant-e-s de la XXII section du SNTE (Syndicat des Travailleurs de l’Education), se sont auto-organisées contre le gouverneur corrompu du PRI Úlises Ruiz Ortiz au sein de l’Assemblée Populaire des Peuple d’Oaxaca (APPO) avant de devoir subir une terrible répression de la part de l’Etat fédéral. La répression étatique et l’Etat policier, Jolie Môme l’aborde aussi dans « Big Brother », « Démocratie policière » ou dans une reprise des « Nouveaux partisans », le classique soixante-huitard de Dominique Grange qui mérite d’être réécouté.

La Compagnie Jolie Môme n’en oublie pas pour autant les combats actuels face à une oligarchie toujours aussi déterminée à faire payer la crise aux travailleurs. Dans « La crise » ou encore à travers une fable, « Ebullition », la moralité c’est de faire péter la marmite dans laquelle nous nous trouvons, une cocotte-minute dans laquelle l’eau commence à chauffer et où nous devons à tout prix éviter de cuire à petit feu comme des grenouilles...

Les réseaux de solidarité avec les sans-papiers sont également évoqués dans « Près de chez moi » tout comme les écolos-tartuffes qui se donnent bonne conscience, dans « Ouch ouille aïe-aïe ».

En ces temps de campagnes électorales l’écoute de cet album fait du bien. Cela permet de ne pas oublier que ce n’est pas dans les urnes mais que « C’est dans la rue qu’ça s’passe ». A quelques semaines de Noël la chanson « Si tu vois le Père-Noël » rappelle également l’exploitation capitaliste qui se cache derrière ce rituel grand-messe consumériste de fin d’année.

La Compagnie Jolie Môme joue ces chansons tous les vendredis et samedis soir jusqu’au 17 décembre dans son théâtre de La Belle Etoile à Saint-Denis en alternance avec Faut pas payer!, l’excellent comédie-bouffe de Dario Fo sur la révolte des ouvrières dans les années 1970 en Italie (les jeudis et dimanches). Pour celles et ceux qui ne peuvent s’y rendre et avant leur tournée en province, n’oubliez pas de visiter le site  Compagnie Jolie Môme

  

(source : CCR4.org)

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:53

 

 

 

Ne pas lutter efficacement contre cette maladie conduit à des dégâts irrémédiables. La preuve :

 

 

« J'avoue ne pas être outrageusement choqué par la perspective de voir des étrangers, y compris non communautaires, voter pour les scrutins cantonaux et municipaux. À compter du moment où ils paient des impôts, où ils respectent nos lois, où ils vivent sur notre territoire depuis un temps minimum, par exemple de cinq années, je ne vois pas au nom de quelle logique nous pourrions les empêcher de donner une appréciation sur la façon dont est organisé leur cadre de vie quotidien » (Nicolas Sarkozy, Libre, Paris, Fixot-Robert Laffont, 2001, p. 214).
« […] je crois que c'est un facteur d'intégration » (Interview de Nicolas Sarkozy, 30 octobre 2005). « Vouloir priver des étrangers qui travaillent, vivent, font vivre, et payent leurs impôts, de toute forme de citoyenneté et de toute participation à notre vie démocratique, n'a d'autre sens qu'une ségrégation » (Éric Besson, Pour la Nation, 2010, p. 65).
« Étendre le droit de vote aux élections locales aux ressortissants des pays qui furent colonisés par la France, qui sont des pays francophones, qui ont appartenu à notre République, et qui sont aussi ceux qui entretiennent avec elle les liens les plus profonds et anciens, constituerait un signal fort du maintien de cette grande tradition républicaine d'accueil et d'intégration » (Éric Besson, ibid., p. 67-68).
« Je voudrais, mes chers collègues, appeler votre attention sur le fait que nous sommes dans le dernier peloton des pays européens à devoir encore accorder le droit de vote aux résidents étrangers […] Le vote municipal des étrangers est-il une atteinte à la souveraineté nationale ? Évidemment non, car la souveraineté est confiée […] au Gouvernement et au Parlement, et non aux municipalités » (Gilles de Robien, AN- 2e séance du 3 mai 2000. Vote des étrangers).
« Un authentique décentralisateur ne peut pas être opposé à un débat sur le droit de vote aux élections municipales pour les étrangers résidant depuis plusieurs années dans une commune. Ce pourrait être un signe de la France à leur endroit »(Jean-Pierre Raffarin, Pour une nouvelle gouvernance, 2001).
« Donc, vous voyez, c'est simplement oser l'audace et l'imagination. » (Interview de Brice Hortefeux, à France-Info, le 26 octobre 2006).

 

Et puis, et puis...

 

2011 : proposition de loi sur le vote

 

 des étrangers aux élections

 

 locales.

 

 

 

« Une telle proposition me paraît hasardeuse. Elle présente le risque de diviser profondément les Français au moment, où plus que jamais, nous avons besoin de nous rassembler », Nicolas Sarkozy le 23 novembre 2011



«L’accord PS - Europe Ecologie-Les Verts prévoit l’éligibilité, ça veut dire que nous pourrions avoir des maires étrangers. Et bien très franchement, je n’ai pas envie de voir dans le département de la Seine-Saint-Denis, qui a une forte population étrangère, par exemple, la majorité des maires devenir étrangers.» Claude Guéant le 27 novembre 2011 sur Europe 1.

Par absence de soins, il a par la suite, lui aussi, oublié ses paroles



L'AFFIRMATION FAUSSE DE MME BACHELOT

"Je suis surprise qu'on ne se rappelle pas que les élus municipaux sont aussi les grands électeurs au Sénat et que, donc, c'est très important de dire qu'ils auraient la possibilité de désigner des parlementaires qui décident des lois nationales", a déclaré la ministre jeudi (8 novembre 2011)  sur I-Télé. "C'est un élément qu'on passe souvent sous silence", a-t-elle souligné.

Or, l'affirmation de Mme Bachelot est fausse. Pour une raison simple :

 le texte voté par le Sénat ne permet pas de participer comme grand électeur aux sénatoriales ni d'être élu au poste de maire. Les étrangers pourraient seulement être élus conseillers municipaux, si cette réforme était appliquée.

 

 



 

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 16:52

 

Tel était le sujet, vendredi 2 décembre à l'assemblée nationale, à l'initiative de la très humaniste Valérie Pécresse

 

 

 

Mme la présidente. Je suis saisie d’un amendement n° 439 portant article additionnel après l’article 23.
La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Il s’agit de soutenir les communes pour l’acquisition de gilets pare-balles destinés à équiper les polices municipales. Il est donc proposé d’élargir les missions du fonds d’amorçage pour l’équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l’année dernière et doté de 7,5 millions d’euros.

M. Jean-Pierre Brard. Quel rapport entre le procès-verbal électronique et les gilets pare- balles ?

Mme Valérie Pécresse, ministre. Cette dotation sera complétée par 2 millions d’euros prélevés sur les excédents du fonds d’aide au relogement d’urgence.

Mme la présidente. Quel est l’avis de la commission ?

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Je ne suis pas favorable à cet amendement, madame la ministre. On financerait ces gilets pare-balles en prélevant 2 millions d’euros sur le fonds pour le relogement d’urgence. Franchement, ce n’est pas possible.
Je sais bien que le FARU a un excédent, que l’on a d’ailleurs déjà utilisé pour abonder la DGF. Mais aller prélever de l’argent destiné au relogement d’urgence pour financer des gilets pare-balles, même si ce sont ceux des polices municipales, non !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Le fait est que les 5 millions d’euros prélevés sur le FARU ne seront pas dépensés d’ici la fin du mois. Nous pensons qu’ils seraient mieux utilisés dans le cadre de l’acquisition des gilets pare-balles. Ces crédits nous ont été demandés par les communes. Vous savez combien il est difficile...

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Qu’ils les trouvent sur les crédits ad hoc.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Monsieur le rapporteur général, pour moi, en tant que ministre du budget, chaque euro doit être dépensé. Voilà, c’est tout.

Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Pierre Brard.

M. Jean-Pierre Brard. Cette proposition est invraisemblable. Je ne sais pas lequel de vos conseillers a eu cette idée, madame la ministre, mais si nous décernions comme le Canard enchaîné des « Noix d’honneur », il y aurait droit ! Vis-à-vis de l’opinion, vis-à-vis des associations, troquer des crédits destinés au relogement d’urgence contre des gilets pare- balles... Si encore, madame la ministre, vous aviez proposé, compte tenu de la situation dramatique des SDF, de troquer une partie des crédits pour le relogement d’urgence contre des couvertures chauffantes, j’aurais compris. Mais contre des gilets pare-balles, non ! Le ridicule a ses limites, même si je sais comme vous tous que, depuis Mme de Sévigné, il ne tue plus, hélas !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Comme l’heure est tardive et que les députés ont le droit de rentrer chez eux pour le week-end – même si les ministres, dont la ministre du budget, devront être présents au Sénat, puisqu’il siègera demain et dimanche –,...

M. Jean-Pierre Brard. Vous avez toute notre compassion, madame la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. ...et compte tenu du souci que vous exprimez de ne pas toucher aux excédents, qui ne seront pas dépensés, du fonds d’aide au relogement d’urgence, je vous propose de rectifier l’amendement et de simplement élargir les missions du fonds d’amorçage pour l’équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l’année dernière et doté de 7,5 millions d’euros, sous plafond du fonds d’amorçage du procès- verbal électronique.

Mme la présidente. L’amendement n° 439 est donc rectifié. Le 2° est supprimé, et le 3° devient le 2°.

(En cas de doute, n'hésitez pas à lire le compte rendu des débats)

 

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 15:44

 

 

 

  • Fraternité Migrants a initié la création d'un comité de soutien à la bénévole interpellée fin novembre par la police aux frontières.

 

  • Lors de la première conférence de presse organisée par Fraternité migrants bassin minier 62 ... à la suite de son interpellation, Annick n'avait pas tenu à s'exprimer. Essentiellement pour préserver ses enfants et pour prendre un peu de recul. Mardi soir, à l'occasion de la création d'un comité de soutien à son égard, cette infirmière, membre du collectif, a accepté de revenir sur une expérience dont elle se serait bien passée.

    « Arrêtée pour assistance à personne en danger »

    Mardi 22 novembre, des fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) lilloise ont débarqué aux aurores à son domicile pour l'interpeller. « Ils l'ont fait sans violence, mais devant mes enfants, à 6 heures du matin », précise-t-elle. Au même moment, neuf migrants vietnamiens sont également interpellés à Angres, dans un terrain municipal où ils s'étaient installés. La PAF agissait dans le cadre d'un démantèlement de réseau en bande organisée sur commission rogatoire d'un juge d'instruction parisien.

    Annick passera 33 heures en garde à vue au commissariat de Lille. « Elle n'a fait que son devoir de citoyen et on lui reproche », s'agace un membre de Fraternité Migrants, le collectif qui a mis en place un comité de soutien pour Annick. « Elle a été arrêtée pour assistance à personne en danger, un comble ! », renchérit un autre. « Plus que la garde à vue, ce qui m'embête surtout c'est d'avoir vu ma vie complètement fouillée depuis plusieurs mois, peste Annick. Les policiers savaient tout de moi. On a saisi du matériel informatique, ou bien encore des photos privées qui m'appartiennent. J'estime qu'on n'a pas à les utiliser. Tout comme je suis absolument contre l'utilisation des bénévoles par la police pour obtenir des renseignements. J'ai l'impression que, pour eux, je suis trop amie avec les migrants. » Les membres de Fraternité Migrants s'inquiètent également de ne pas avoir de nouvelles de trois migrants vietnamiens qui ont été déférés devant un procureur à Paris, à l'issue de leur garde à vue.

    Ouverture et tolérance

    Mardi soir, plusieurs particuliers, des élus (de Grenay et d'Angres notamment), et des associations avaient d'ores et déjà apporté leur soutien à Annick, parmi lesquels Amnesty international, ou encore la Ligue des droits de l'homme. Quant à Annick, elle s'est déjà remise au travail. Que ce soit dans sa vie professionnelle ou auprès des migrants. « Je ne suis pas prête d'arrêter, a-t-elle affirmé. Je reste convaincue que c'est par l'ouverture que l'on fait vraiment preuve de tolérance. » •

(source : la voix du nord)

 

Il semble que la voix d'son nord ait...oublié quelques soutiens...

Liste à ce jour : 

  •  

     

 

 

Réseau Education Sans Frontièeres

Mairie d'Angres

Mairie de Méricourt

Amnesty International

Terre d'Errance Steenvorde

Hélène Flautre, député européenne

Confédération Nationale du Logement (CNL 62)

Fraternité Roms bassin minier 62

FSU 62

Mairie de Grenay

Comité d'Action des Sans Papiers (Arras)

Europe Ecologie Les Verts (Arras)

Union syndicale Solidaire (Sud Education 59-62)

Ligue des Droits de l'Homme (LDH) 62

Association Enjeu

Artisans du Monde de la Gohelle

Agir ensemble pour un Autre Avenir

François Lemaire, Maire de Bully-les-Mines

SALAM Nord Pas de Calais

Section PCF Harnes

Marc Boulnois, Maire de Norrent-Fontes

Christian Champiré, Maire de Grenay

Benoit Decq, Adjoint au Maire de Bully-les-Mines.

 

 

PETITION :

 

Version papier  à renvoyer à :

Mairie d'Angres, place Salvador Allende. 62142 ANGRES

 

Version en ligne


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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 19:49

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 18:47

 

 

"La misère fut la cause première des richesse. Ce fut elle qui créa le premier capitaliste. Car avant d'accumuler la "plus-value", dont on aime tant à causer, encore fallait-il qu'il y ait des misérables qui consentissent à vendre leur force de travail pour ne pas mourir de faim. C'est la misère qui a fait les riches."
Pierre Kropotkine (9 décembre 1842- 8 février 1921) In: Le Salariat.

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 13:05

Ciné-débat « Penser Ensemble », le 5 novembre 2011, au cinéma Le Familia, à Avion.

 

Livres et cartes de bibliothèque, badges d’accès à la cantine scolaire, carte de transport en Nord Pas-de-Calais, téléphones portables pucés, supermarchés sans caissier-es, vêtements « intelligents », bracelets électroniques pour nourrissons, passeport et cartes d’identité, identification des animaux d’élevage ….

Les puces RFID ( Radio Frequency Identification) envahissent nos vies, dans un silence médiatique assourdissant, et, il faut bien le regretter, sans le moindre débat autour de leur mise en place et de la société que cette technologie préfigure.

 

Les questions ne manquent pourtant pas, et notamment : « Les RFID peuvent-elles devenir un réseau de surveillance des citoyens, et de contrôle social ? »

C’est tout le sens du ciné-débat « Penser-Ensemble », auquel nous vous convions le 5 novembre 2011.

Déroulement :

  • Projection du documentaire « RFID : la police totale », réalisé par le collectif « Pièces et main d’oeuvre ». Durée : 0h30 (c’est donc préférable de ne pas arriver en retard).
  • Débat avec la participation :
    • Du collectif Hors-sol, collectif militant contre les RFID et le meilleur des mondes.
    • De Antoine Jean, porte-parole régional de la Confédération paysanne, syndicat paysan, en lutte contre le puçage électronique du bétail.

Informations pratiques

- Samedi 5 novembre 2011
- de 10h30 à 12h30
- au cinéma Familia – rue Édouard Depret – Avion
- (entrée gratuite)

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 17:35

 

Pédagogie et révolution, Questions de classe et (re)lectures pédagogiques.

Grégory Chambat, préface : Charlotte Nordmann, Libertalia, Collection : Terra Incognita, 216 pages, octobre 2011, 14 euros (frais de port inclus), 

 

À commander en ligne :

http://www.cnt-f.org/nautreecole/?Pedagogie-et-revolution-Gregory

ou :

http://editionslibertalia.com/Pedagogie-et-revolution.html

 

Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse.

Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice.

Ce parcours pédagogique emprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus : l’apport du syndicalisme révolutionnaire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révolution libertaire espagnole. Car, si la postérité a conservé la trace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut toujours une pratique collective et sociale. Dans le domaine de la pédagogie, comme dans celui de l’action militante, ceux qui savent de quoi ils parlent sont ceux qui font…

Montaigne l’affirmait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allumer un feu »… il est temps de souffler sur les braises !

L’auteur :

Enseignant depuis 1995, Grégory Chambat travaille avec des élèves non-francophones dans un collège de Mantes-la-Ville (78). Militant de la CNT-éducation, il participe au comité de rédaction de la revue N’Autre école. Il a publié Instruire pour révolter, Fernand Pelloutier et l’éducation, vers une pédagogie d’action directe et coordonné le livre d’entretiens École : une révolution nécessaire (éditions CNT).

 

Sommaire :

Introduction

Vers une pédagogie socialement critique…

Un mythe qui a la vie dure : l’école de Ferry selon Jean Foucambert

Aux sources du syndicalisme : ni curés, ni patrons, ni État

« Instruire pour révolter », Pelloutier ou la pédagogie d’action directe

Albert Thierry, l’homme en proie aux enfants

Francisco Ferrer : une école pour la Sociale ?

Espagne 1936 : l’école fait sa révolution

Korczak : l’autre insurrection de Varsovie

« Une société sans école ? » Ivan Illich

La pédagogie des opprimés de Paulo Freire

Bourdieu et l’école

Jacques Rancière : l’école ou la démocratie ?

Freinet... jusqu’où ?

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 18:36

Nous avons entendu :

"C'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source"

" L’émulation scolaire est une forme de l'égalité vraie, qui n'est pas l'uniformité, mais le développement entièrement libre des puissances individuelles "

l'« Envie d'avoir envie », (ha que oui…)

 " Seigneur accordez-moi la grâce de toujours désirer plus que je ne peux accomplir ".

"J'ai fait un rêve, c'est que les peuples de la Méditerranée du Nord comme du Sud soient aussi imaginatifs et courageux que les peuples d'Europe continentale".

...Vive la Lybie Vive Benghazi

 

Nous attendons :

« …j’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conséquences en me retirant de la vie politique… »

 

 Reve generale

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 21:24

 

 

Ce 23 septembre, c'est la fête de la gastronomie française !!!

 

Sur le site qui y est consacré, on lit : « la fête vous appartient »

On y voit des mots qui dansent, comme : rissoler, caraméliser, convivialité, mijoter, et même partage, diversité

Tout en bas du site, plein de ministères, pas amers : Ministère de l’agriculture, de l’économie, de l’éducation nationale, de la culture et même le ministère des  solidarités et de la cohésion nationale

En cliquant un peu on trouve la liste des…partenaires (doux euphémisme !!!)

Quelques « partenaires », (un peu) au hasard : le Centre d’Etudes et de Documentation du Sucre, l’association des maires de France,  le Club Parlementaire de la Table Française (Club créé et animé par Com’Publics est présidé par Catherine Dumas, Sénatrice de Paris, Gérard Miquel, Sénateur du Lot et Alain Suguenot, Député de Côte d’Or.), la Fédération Française des Spiritueux, le Groupement National des Chaînes hôtelières, le Groupe Alain Ducasse …

On découvre également l’édito du ministre ( lecteur assidu de Zadig & Voltaire.)

Il nous dit que La gastronomie est partout… que cette Fête nous appartient, que c’est à nous de la rêver et de l’imaginer… que c’est un moment de rencontre où les chefs et les Français seront invités à descendre dans la rue

 

Sur un autre site (ipsos.fr), toujours le 23 septembre 2011, je lis ceci :

Pauvreté : 57% des Français directement concernés

La cinquième vague du baromètre de la pauvreté réalisé par Ipsos pour le Secours populaire dresse un panorama toujours plus alarmant de la situation. Avec la crise, une majorité de plus en plus nette de Français (57%) déclare désormais avoir fait l'expérience de la pauvreté (35%), ou y avoir échappé de justesse (22%). La crainte du déclassement épargne aussi de moins en moins de monde : 85% des Français considèrent que les risques de connaitre une situation de pauvreté sont plus élevés pour leurs enfants que pour leur génération.

En 2011, la part de personnes qui disent avoir connu la pauvreté continue de progresser : 35% des Français âgés de 15 ans et plus déclarent en avoir déjà fait l’expérience (+2 points par rapport à 2010 ; +5 points par rapport à 2009). Signe inquiétant, la part des jeunes parmi ces Français qui ont connu la précarité s’est accrue de manière significative : les 15-34 ans représentent désormais 29% d'entre eux, en progression de 7 points par rapport à 2010.

Si la pauvreté progresse, la crainte de la pauvreté n'est pas en reste. En 2010, 53% des Français déclaraient qu’il leur était déjà arrivé "d'être à un moment de leur vie sur le point de connaître une situation de pauvreté" (que cette crainte se soit ensuite matérialisée ou non). Ils sont désormais 57% à le dire (+4 points). Cette hausse s’explique par l'augmentation de la part des Français qui ont effectivement connu une telle situation (35% ; +2 points), mais aussi par l’augmentation du nombre de Français qui ont eu le sentiment que ça aurait pu arriver (22% ; +2 points).

Les craintes éprouvées par les Français pour leurs enfants restent elles aussi à un niveau très élevé depuis 2009 : 85% des personnes interrogées considèrent que "les risques que leurs enfants connaissent un jour une situation de pauvreté sont plus élevés que pour leur génération" (+1 point par rapport à 2010). Année après année, la crainte du déclassement reste très prégnante.

Les Français établissent désormais le seuil de pauvreté à 1031 €, presque au niveau du SMIC

Pour les Français, une personne seule est pauvre en 2011 dans un pays comme la France quand elle gagne moins de 1031€ net par mois. Si ce seuil moyen est en hausse par rapport à l’année dernière (+28€), il reste en deçà du SMIC mensuel net (1070,76€ depuis le 1er janvier 2011). Ce montant est par ailleurs sensiblement supérieur au seuil de pauvreté officiel (norme Eurostat) calculé sur la base de 60% du revenu médian national (949€ en 2008 selon l’INSEE).

A noter que quelle que soit leur catégorie de revenus, Français aisés ou plus modestes sont à peu près d'accord pour fixer le seuil de pauvreté autour des 1000€. Ce chiffre reste néanmoins un peu artificiel, d'où l'intérêt de suivre l'évolution d'éléments plus tangibles, pouvant être considérés comme des indicateurs de privation, ou a fortiori, d’exclusion sociale.

On mesure ainsi que l’indicateur le plus fort reste l’alimentation : pour 92% des Français, "éprouver régulièrement des difficultés financières importantes pour se procurer une alimentation saine et équilibrée" est le premier signe de la pauvreté. Mais "éprouver des difficultés pour envoyer ses enfants en vacances au moins une fois par an" est également souvent cité (73%, +1 point par rapport à 2010 ; +2 points par rapport à 2009), tout comme "avoir des problèmes réguliers pour accéder à des biens ou des activités culturelles" (71%).

Les Français particulièrement sensibles à la question de l’accès à l’alimentation dans le monde

Interrogés par ailleurs sur les deux grandes causes de solidarité internationale auxquelles ils sont les plus sensibles, les Français citent d'abord "l’accès à une alimentation correcte en quantité et en qualité" (67%) et "l’accès aux soins et aux médicaments" (61%). "La défense de la dignité de la personne et des droits de l’homme" et "l’accès à l’éducation" sont en retrait (35% de citations chacun).

L'inégalité de répartition des ressources (46% de citations) et la spéculation sur les matières premières (46% également) sont pointées du doigt comme les deux facteurs qui contribuent le plus à ces problèmes d’alimentation. On cite moins souvent d'éventuelles raisons démographiques (25% citent « la surpopulation »), environnementales (21% rendent le dérèglement climatique responsable), techniques (10% citent "une agriculture insuffisamment modernisée" et 21% " la production insuffisante ou détournée de l’alimentation comme avec les agro-carburants") ou circonstancielles (26% citent "les conflits armés").

Au final, les Français se sentent bien impuissants face à l’ampleur des problèmes abordés (accès à l’alimentation, santé, droits de l’homme et éducation) : seuls 35% ont le sentiment de pouvoir agir à leur niveau en faveur de la solidarité internationale, contre une majorité (65%) qui a le sentiment que ce n’est "plutôt pas" (38%) ou "pas du tout" le cas (27%).

La majorité d’entre eux (52%) a pourtant déjà agi en faveur de la solidarité internationale, ne serait-ce que par un don ponctuel au profit d’une action de solidarité internationale ; 31% des Français sont même des donneurs réguliers.

(Amandine Lama Chargée d'études Opinion Ipsos Public Affairs, amandine.lama@ipsos.com ;
Christelle Craplet Directrice d’études (Pôle Opinion) Ipsos Public Affairs, christelle.craplet@ipsos.com)

 

Et enfin (pour faire court) :

- La FCPE part en guerre contre les municipalités qui refusent d'accueillir les enfants de chômeurs à la cantine. Il y en aurait 70 en France, dont… Bordeaux.

Privés de cantine. Le maire de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) a modifié le règlement des cantines en avril. L'accès aux enfants de chômeur est désormais restreint, faute de places.

 

- EUROPE. L'aide alimentaire aux plus pauvres menacée

 (un précédent article est consacré à ce sujet : http://jean-rumain.over-blog.com/article-demunis-l-europe-pense-a-vous-84710960.html)

 

Sur le site du monde.fr, je lis : qu’en en Somalie où 750 000 personnes sont menacées de mort (de faim)  : "Il faut trouver des moyens créatifs d'accès aux populations"

  Bon appétit !!!

 

 

(source photo : Irving S. T. Garp http://www.wix.com/irvingstgarp/pictures)

 

 

 

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