Relayeur de luttes et d'injustices
Lors de la première conférence de presse organisée par Fraternité migrants bassin minier 62 ... à la suite de son interpellation, Annick n'avait pas tenu à s'exprimer. Essentiellement pour préserver ses enfants et pour prendre un peu de recul. Mardi soir, à l'occasion de la création d'un comité de soutien à son égard, cette infirmière, membre du collectif, a accepté de revenir sur une expérience dont elle se serait bien passée.
Mardi 22 novembre, des fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) lilloise ont débarqué aux aurores à son domicile pour l'interpeller. « Ils l'ont fait sans violence, mais devant mes enfants, à 6 heures du matin », précise-t-elle. Au même moment, neuf migrants vietnamiens sont également interpellés à Angres, dans un terrain municipal où ils s'étaient installés. La PAF agissait dans le cadre d'un démantèlement de réseau en bande organisée sur commission rogatoire d'un juge d'instruction parisien.
Annick passera 33 heures en garde à vue au commissariat de Lille. « Elle n'a fait que son devoir de citoyen et on lui reproche », s'agace un membre de Fraternité Migrants, le collectif qui a mis en place un comité de soutien pour Annick. « Elle a été arrêtée pour assistance à personne en danger, un comble ! », renchérit un autre. « Plus que la garde à vue, ce qui m'embête surtout c'est d'avoir vu ma vie complètement fouillée depuis plusieurs mois, peste Annick. Les policiers savaient tout de moi. On a saisi du matériel informatique, ou bien encore des photos privées qui m'appartiennent. J'estime qu'on n'a pas à les utiliser. Tout comme je suis absolument contre l'utilisation des bénévoles par la police pour obtenir des renseignements. J'ai l'impression que, pour eux, je suis trop amie avec les migrants. » Les membres de Fraternité Migrants s'inquiètent également de ne pas avoir de nouvelles de trois migrants vietnamiens qui ont été déférés devant un procureur à Paris, à l'issue de leur garde à vue.
Mardi soir, plusieurs particuliers, des élus (de Grenay et d'Angres notamment), et des associations avaient d'ores et déjà apporté leur soutien à Annick, parmi lesquels Amnesty international, ou encore la Ligue des droits de l'homme. Quant à Annick, elle s'est déjà remise au travail. Que ce soit dans sa vie professionnelle ou auprès des migrants. « Je ne suis pas prête d'arrêter, a-t-elle affirmé. Je reste convaincue que c'est par l'ouverture que l'on fait vraiment preuve de tolérance. » •
(source : la voix du nord)
Il semble que la voix d'son nord ait...oublié quelques soutiens...
Liste à ce jour :
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Réseau Education Sans Frontièeres Mairie d'Angres Mairie de Méricourt Amnesty International Terre d'Errance Steenvorde Hélène Flautre, député européenne Confédération Nationale du Logement (CNL 62) Fraternité Roms bassin minier 62 FSU 62 Mairie de Grenay Comité d'Action des Sans Papiers (Arras) Europe Ecologie Les Verts (Arras) Union syndicale Solidaire (Sud Education 59-62) Ligue des Droits de l'Homme (LDH) 62 Association Enjeu Artisans du Monde de la Gohelle Agir ensemble pour un Autre Avenir François Lemaire, Maire de Bully-les-Mines SALAM Nord Pas de Calais Section PCF Harnes Marc Boulnois, Maire de Norrent-Fontes Christian Champiré, Maire de Grenay Benoit Decq, Adjoint au Maire de Bully-les-Mines.
PETITION :
Version papier à renvoyer à : Mairie d'Angres, place Salvador Allende. 62142 ANGRES
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