Relayeur de luttes et d'injustices
Ne pas lutter efficacement contre cette maladie conduit à des dégâts irrémédiables. La preuve :
« J'avoue ne pas être outrageusement choqué par la perspective de voir des étrangers, y compris non communautaires, voter pour les scrutins cantonaux et municipaux. À compter du moment où ils paient des impôts, où ils respectent nos lois, où ils vivent sur notre territoire depuis un temps minimum, par exemple de cinq années, je ne vois pas au nom de quelle logique nous pourrions les empêcher de donner une appréciation sur la façon dont est organisé leur cadre de vie quotidien » (Nicolas Sarkozy, Libre, Paris, Fixot-Robert Laffont, 2001, p. 214).
« […] je crois que c'est un facteur d'intégration » (Interview de Nicolas Sarkozy, 30 octobre 2005). « Vouloir priver des étrangers qui travaillent, vivent, font vivre, et payent leurs impôts, de toute forme de citoyenneté et de toute participation à notre vie démocratique, n'a d'autre sens qu'une ségrégation » (Éric Besson, Pour la Nation, 2010, p. 65).
« Étendre le droit de vote aux élections locales aux ressortissants des pays qui furent colonisés par la France, qui sont des pays francophones, qui ont appartenu à notre République, et qui sont aussi ceux qui entretiennent avec elle les liens les plus profonds et anciens, constituerait un signal fort du maintien de cette grande tradition républicaine d'accueil et d'intégration » (Éric Besson, ibid., p. 67-68).
« Je voudrais, mes chers collègues, appeler votre attention sur le fait que nous sommes dans le dernier peloton des pays européens à devoir encore accorder le droit de vote aux résidents étrangers […] Le vote municipal des étrangers est-il une atteinte à la souveraineté nationale ? Évidemment non, car la souveraineté est confiée […] au Gouvernement et au Parlement, et non aux municipalités » (Gilles de Robien, AN- 2e séance du 3 mai 2000. Vote des étrangers).
« Un authentique décentralisateur ne peut pas être opposé à un débat sur le droit de vote aux élections municipales pour les étrangers résidant depuis plusieurs années dans une commune. Ce pourrait être un signe de la France à leur endroit »(Jean-Pierre Raffarin, Pour une nouvelle gouvernance, 2001).
« Donc, vous voyez, c'est simplement oser l'audace et l'imagination. » (Interview de Brice Hortefeux, à France-Info, le 26 octobre 2006).
Et puis, et puis...
2011 : proposition de loi sur le vote
des étrangers aux élections
locales.
« Une telle proposition me paraît hasardeuse. Elle présente le risque de diviser profondément les Français au moment, où plus que jamais, nous avons besoin de nous rassembler », Nicolas Sarkozy le 23 novembre 2011
«L’accord PS - Europe Ecologie-Les Verts prévoit l’éligibilité, ça veut dire que nous pourrions avoir des maires étrangers. Et bien très franchement, je n’ai pas envie de voir dans le département de la Seine-Saint-Denis, qui a une forte population étrangère, par exemple, la majorité des maires devenir étrangers.» Claude Guéant le 27 novembre 2011 sur Europe 1.
Par absence de soins, il a par la suite, lui aussi, oublié ses paroles
L'AFFIRMATION FAUSSE DE MME BACHELOT
"Je suis surprise qu'on ne se rappelle pas que les élus municipaux sont aussi les grands électeurs au Sénat et que, donc, c'est très important de dire qu'ils auraient la possibilité de désigner des parlementaires qui décident des lois nationales", a déclaré la ministre jeudi (8 novembre 2011) sur I-Télé. "C'est un élément qu'on passe souvent sous silence", a-t-elle souligné.
Or, l'affirmation de Mme Bachelot est fausse. Pour une raison simple :
le texte voté par le Sénat ne permet pas de participer comme grand électeur aux sénatoriales ni d'être élu au poste de maire. Les étrangers pourraient seulement être élus conseillers municipaux, si cette réforme était appliquée.
