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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 17:51

La Cour administrative d’appel de Bordeaux vient de confirmer que l'achat des cahiers de travaux pratiques de langue vivante doit être à la charge des établissements et non à la charge des familles, ces cahiers étant considérés comme indissociables du manuel qu’ils accompagnent.

Le rectorat avait décidé de faire appel d'une décision favorable à un adhérent FCPE du Tarn. La FCPE nationale est donc intervenue en défense de cette décision en première instance.

La FCPE se félicite donc de ce jugement en sa faveur, qui conforte le principe de gratuité de l’Ecole, bien mis à mal par les listes de fournitures toujours plus longues.

Tous les ans, diverses enquêtes démontrent l’augmentation du coût de la rentrée et de la scolarité tout long de l’année. A chaque rentrée, l’achat de fournitures est pourtant exigé des parents, parfois dès la maternelle !

Après cette avancée supplémentaire obtenue par les parents d’élèves, la FCPE ose espérer que le ministère de l’Education nationale prendra acte de cette décision exécutable de suite.

Le ministre doit désormais faire valoir le droit et empêcher que les cahiers d’exercices soient mis à la charge des parents.

La FCPE invite les parents à faire valoir leurs droits et à renforcer ses conseils locaux partout en France.

Contact presse : Laurence Guillermou, tél. 01.43.57.16.16

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 19:46

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Les expertises psychiatriques : un « frein injustifié » aux aménagements de peine au centre de détention de Roanne (Loire)

Un seul expert psychiatre dans le ressort du tribunal de grande instance de Roanne, des procédures pour obtenir l'organisation d'une expertise psychiatrique confuses, une absence parfois totale d'information par les services concernés : autant d'obstacles que doivent affronter les condamnés du centre de détention de Roanne (Loire) pour pouvoir sortir de prison en aménagement de peine.

Incarcéré au centre de détention de Roanne, D.B. attend depuis plus de 18 mois l'expertise psychiatrique dont il a légalement besoin pour obtenir un aménagement de peine. Alors qu'il peut prétendre à une permission de sortir depuis le 22 mars 2009, et à une libération conditionnelle depuis le 23 février 2010, les 6 demandes de permissions de sortir qu'il a déposées au cours des deux dernières années ont systématiquement été rejetées pour cet unique motif : « absence d'expertise psychiatrique au dossier ». Il se retrouve ainsi empêché de rendre visite à ses proches et de participer aux activités culturelles et sportives organisées par l'établissement à l'extérieur de la prison. Dans un courrier à l'OIP, il explique : « j'ai écrit plusieurs courriers au juge d'application des peines pour que mon expertise soit faite et je n'ai toujours pas de réponse. J'essaye de préparer ma sortie (...) et la seule chose qui m'empêche de continuer mes démarches c'est cette expertise ». La situation de D.B. est loin d'être un cas isolé : nombre de personnes détenues à Roanne se voient refuser leurs demandes de permission de sortir et d'aménagement de peine en raison d'absence au dossier de l'expertise psychiatrique ou de la double expertise que les textes1 rendent obligatoire pour un nombre croissant d'infractions.

Dans une circulaire du 20 novembre 20072, la Chancellerie prenait acte du retardement des procédures d'aménagements de peine que risquait de créer la multiplication des infractions nécessitant une expertise préalable à un aménagement. Rappelant que « le recours aux aménagements de peine » constitue « le meilleur outil de lutte contre la récidive », la circulaire entendait « clarifie(r) et simplifie(r) les conditions du recours à l'expertise afin que cette exigence ne constitue pas un frein injustifié à ces aménagements ». En vain, à Roanne. Les deux juges de l'application des peines (JAP) de ce tribunal, contactées par l'OIP en juillet 2011, se disent « parfaitement conscientes de la frustration et du sentiment d'injustice que peuvent ressentir les condamnés concernés » et « malheureusement impuissantes face à cette situation ». Précisant avoir « à maintes reprises alerté [leur] hiérarchie à ce sujet », elles indiquent que ces difficultés « sont parfaitement connues du service de l'application des peines depuis près de 18 mois maintenant ». En atteste le rapport d'activités de cette juridiction pour l'année 2010 qui relève, comme celui de l'année précédente, que « la nécessité d'une expertise psychiatrique datant de moins de deux ans pour les dossiers pour lesquels le suivi socio-judiciaire est encouru génère un ralentissement du traitement des demandes » d'aménagement de peine « puisqu'un seul expert psychiatre est inscrit sur le ressort du TGI de Roanne, expert déjà largement sollicité par les autres services ». Et de préciser que « les experts lyonnais et stéphanois sont donc sollicités mais certains refusent de se déplacer en raison de contraintes horaires ou kilométriques ». En conséquence, dans un courrier du 1er mars dernier adressé à tous les condamnés de Roanne, les juges demandent aux détenus concernés par cette situation « d'être patients ».

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Les détenus mis à contribution... sans résultat.

Pour palier ces difficultés et « faciliter le traitement des courriers des condamnés sollicitant l'organisation d'une expertise », les magistrates expliquent à l'OIP avoir créé « un formulaire », « dans la perspective de la mise en place d'une liste d'attente ». L'instauration de cette nouvelle procédure était expliquée aux condamnés du centre de détention dans le courrier du 1er mars : « si vous pensez que votre dossier nécessite l'organisation d'une expertise psychiatrique, faites-en la demande en utilisant le formulaire dont dispose le SPIP [service pénitentiaire d'insertion et de probation] et le greffe pénitentiaire ». D'après un avocat dont plusieurs clients attendent depuis des mois leurs expertises, « le JAP complique la situation actuelle en faisant porter la responsabilité sur les détenus de l'organisation de leur expertise ». Avis partagé par d'autres JAP contactés par l'OIP. L'un d'eux estime qu'« ordonner une expertise psychiatrique est un problème d'instruction de la requête ; ce n'est pas au détenu de s'en occuper mais au JAP ». Joints par l'OIP le 28 juillet dernier, le greffe de l'établissement et le SPIP vers qui les JAP orientaient les détenus, indiquent en outre ne pas avoir connaissance du fameux formulaire. Sans compter que nombre de condamnés se trouvent incapables de procéder aux démarches conseillées par les juges, ne sachant pas s'ils ont besoin d'une expertise psychiatrique pour prétendre à l'obtention d'une permission de sortir ou d'une mesure d'aménagement de peine. Dans un courrier à l'OIP, un détenu explique : « la grande majorité de mes collègues détenus (pour ne pas dire TOUS) ont appris qu'il leur fallait une expertise psychiatrique seulement lors de la motivation du rejet de la permission ou de la demande d'aménagement de peine ».

 

 

 

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Déficience d'information et confusion des autorités.

Au-delà du manque d'experts, pointe une réelle déficience en termes d'informations aux condamnés. P.Y. avait pris soin de s'assurer auprès de son conseiller de probation qu'il n'avait pas besoin d'une expertise psychiatrique avant d'entreprendre toute démarche pour préparer sa sortie. En octobre 2010, le SPIP de l'établissement lui avait indiqué : « après vérification auprès du greffe, vous ne faites pas partie de la liste des détenus pour lesquels une expertise psychiatrique récente de moins de deux ans est obligatoire pour l'obtention d'une permission de sortir ou d'un aménagement de peine ». Ce n'est qu'en prenant connaissance de la motivation du JAP pour refuser sa demande de permission de sortir pour un rendez-vous avec un employeur, qu'il a finalement appris, en mars 2011, qu'une expertise psychiatrique était obligatoire dans son dossier. Ce motif n'avait jamais été retenu par le juge dans ses deux précédentes ordonnances de refus. En effet, les magistrats commettent eux-mêmes des erreurs d'appréciation sur la nécessité d'une expertise. G.J. a récemment interpellé l'OIP : « c'est en posant une demande de permission de sortir pour maintien des liens familiaux le 1er mars 2010, que j'ai appris qu'elle m'était refusée pour motif d'"absence d'expertise psychiatrique au dossier" ». Malgré la réalisation de cette expertise en juillet 2010, et alors qu'il est légalement éligible à une permission de sortir depuis décembre 2009 et à une libération conditionnelle depuis le 16 juillet 2010, G.J. n'a toujours pas bénéficié de permission à ce jour. Et pour cause, en décembre 2010, à l'occasion de la notification d'un nouveau rejet d'une demande de permission pour passer les fêtes de Noël avec ses proches, G.J. a appris qu'il nécessitait finalement : « une expertise psychiatrique par deux experts ». Il regrette d'en être « toujours au même point », et constate que « rien n'a évolué » : je suis « de plus en plus désemparé par cette situation ».

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L'administration impuissante...mais compatissante

Trois jours après avoir reçu le courrier de la JAP indiquant que les personnes détenues nécessitant l'organisation d'une expertise psychiatrique doivent se signaler en « utilisant le formulaire dont dispose le SPIP et le greffe pénitentiaire », J.M. s'est inquiétée auprès de ces services pour savoir si les démarches qu'elle effectuait depuis « bientôt un an » pour avoir une expertise avaient « été prises en compte » ou s'il fallait en refaire de nouvelles « sur un formulaire », « comme vous le préconisez ». L'un après l'autre, le greffe et le SPIP ont décliné leur compétence. Après avoir rappelé que « le formulaire a été mis en place en début d'année 2011, par conséquent votre demande a dû être enregistrée au Greffe du JAP », le greffe de l'établissement l'informait qu'il « ne gère ABSOLUMENT pas ces requêtes ». De son côté, le SPIP expliquait que « si vous avez écrit au service d'application des peines pour demander une expertise psychiatrique, elle sera prise en compte et vous n'avez pas besoin de refaire une demande » avant de conclure « ce n'est pas de ma compétence de vérifier si cette demande est bien au service de la JAP ». Sans réponse certaine, J.M. s'est alors tournée vers la Direction de l'établissement qui lui répondait, le 16 juin dernier : « je n'ai aucune influence sur la juge de l'application des peines. Il s'agit de sa compétence et décision exclusive ». Et de compatir :
« je comprends votre désarroi ».

(source : OIP )

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 14:37

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A Saint-Amant, à Clermont-Ferrand, à Rouen, à Saint-Denis, à Roissy,... partout où des mobilisations ont eu lieu pour empêcher l'expulsion de la famille Ajeti-Hasani , nous sommes pleins de rage et de dégoût.

Ce matin cette famille kosovar a été expulsée.
Un avion privé a été affrété pour emmener 6 enfants, leur mère et la grand-mère de Rouen vers Belgrade. 2 autres adultes étaient dans un vol Air France.
Jusque dans l'aéroport, nous avons tenté d'empêcher le départ, de faire intervenir les passagers, le Commandant de bord...
La Police rétorquait cyniquement qu'annuler ce départ... ce serait séparer la famille.

 

Leur situation était examinée à 10h ce matin au tribunal de Rouen... qui a ordonné leur remise en liberté !
Mais l'avion avait décollé à 9h55.

 

Les nouvelles lois le permettent.
Comme elles ont permis l'enfermement d'enfants de 2 à 11 ans.
Comme elles interdisent à un petit village d'Auvergne de loger et scolariser une famille et des enfants qu'il avait pourtant choisi d'accueillir.
Comme elles permettent l'expulsion de roms vers un pays qui n'est pas le leur et où ils sont en danger.

Ces lois ne pourront jamais être les nôtres.

 

ILS DOIVENT REVENIR !

 

Pour les amis de la famille Ajeti-Hasani , habitants de Saint-Amant-Roche-Savine et Compagnie Jolie Môme.
Merci à tous ceux qui se sont mobilisés.
Merci aux 1250 signataires de la pétition réunis en moins de 4 jours.
Plus que jamais il va falloir s'opposer aux expulsions, aux lois racistes et aux injustices.
Le site :
www.cie-joliemome.org
pour nous écrire : courrier@cie-joliemome.org
La compagnie Jolie Môme est accueillie par la ville de Saint-Denis

lundi 5 septembre 2011.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 20:11

Enfants étrangers : la rentrée derrière les barreaux

 

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Le 1er août, le plus grand centre de rétention administrative pour étrangers a ouvert à proximité de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle sur la commune du Mesnil-Amelot. Profitant encore de la période estivale, ce véritable camp, de conception carcérale, "ouvre" désormais ses portes aux familles et donc aux enfants. En effet, ce jour, sont enfermés une mère de famille géorgienne et ses trois enfants de 5, 2 et 1 ans, tous nés en France. Alors même qu’un recours est en cours, ils ont été arrêtés à leur domicile, à Guéret dans la Creuse, le 30 août au matin. Le père lui n’était pas présent à ce moment-là au domicile.

Illégal car contraire à la Convention internationale des droits de l’Enfant, l’enfermement est au surplus, pour ces derniers, un véritable traumatisme, comme l’ont clairement affirmé diverses institutions indépendantes, telles le Conseil de l’Europe, la Commission nationale de déontologie de la sécurité et la Défenseure des enfants. Arrêtés avec leur famille dans des conditions souvent violentes, arrachés brutalement à leur vie quotidienne, privés de scolarisation et d’activités, ces enfants sont aussi confrontés à l’angoisse et à la dévalorisation de leurs parents qu’ils voient menottés, entourés de policiers , présentés devant des juges, tels des délinquants.

Les associations intervenant dans les CRA auprès des familles retenues, peuvent témoigner des symptômes révélateurs d’un délabrement psychique au quotidien, causé par la rétention sur les enfants. D’autant que la durée maximale de l’enfermement a récemment été portée à 45 jours, ce qui accroît encore les risques de psychotraumatisme.

Rappelons que les centres de rétention et zones d’attente sont les seuls lieux où des enfants de moins de 13 ans peuvent être enfermés, comme si le seul fait d’être étranger rendait cette maltraitance institutionnalisée acceptable. Récemment encore, la juridiction de Lille a sanctionné cette pratique au motif qu’elle constituait un traitement inhumain et dégradant au sens de l’article 3 de la CEDH. La Cour européenne elle-même a condamné cette pratique dans une affaire concernant la Belgique.

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Les organisations signataires dénoncent la banalisation de l’enfermement administratif, et la pénalisation du séjour irrégulier comme mode de gestion des étrangers. Avec l’enfermement de ces enfants et de ceux qui suivront, c’est à la protection des plus vulnérables que le ministère de l’Intérieur s’en prend cette fois-ci, toujours dans son obsession de la politique du chiffre en matière d’expulsions.

Signataires :

 Observatoire de l’enfermement des étrangers (ACAT-France, Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), Anafé, Comede, Emmaüs France, Fasti, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l’homme, MRAP, Revue Pratiques, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la médecine générale (SMG))

 Observatoire citoyen de la rétention 77

 Réseau éducation sans frontières (RESF)

   (de : Roissy sur bellacia.org, le 4 septembre 2011)

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 19:37

Siné revient !!!

 

C’est reparti mon kiki !

 
Un pied dans la tombe mais l’autre dans le cul de tous les empêcheurs de jouir en rond, l’increvable Siné, aidé par toute son équipe de démolisseurs, remet la gomme… Attention, ça va chier des bulles

 

 

cliquer ici : Siné revient

 

 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 19:58

SOS PES  

 

 de : Collectif des PES du 93 ( 4 septembre 2011)

 

L’appel des PES du 93 est téléchargeable  en pdf (pour affichage en salle des maîtres, diffusion...) : http://pes.sudeduccreteil.org/spip....

Contact par l’intermédiaire de SUD Education Créteil (sur le même site), qui nous a filé un gros coup de main et qui transmettra, en attendant que nous ayons notre adresse !

 

Nous, PES de Seine Saint Denis souhaitons témoigner de nos conditions de rentrée et alerter les habitant-e-s du département pour l’année qui arrive.

Appel des professeurs stagiaires du 93

La rentrée a commencé tôt pour nous puisque nous venons d’achever nos cinq journées de formations de prérentrée. Sur les documents que nous avons signés, il était noté que celles-ci étaient facultatives. Très vite, on s’est rendu compte que cette notation signifiait pour nous que nous ne serions pas rémunérés pour ces jours. D’autres découvertes se sont ensuite succédé. En effet sur les 400 professeur-e-s stagiaires que nous sommes, 70 se trouvent sans poste et vont devoir courir à travers le département ; pour les autres, une grande partie ne connaissent pas le niveau de leur classe à cinq jours de la rentrée. Au cours de cette formation, on nous a expliqués que des cours qui auparavant duraient une trentaine d’heures sont réduits à trois heures, comme c’est le cas du module gestion de classe.

On ressort de cette formation avec l’impression que, cette année, nous allons souffrir et que nous allons en plus être assez seul-e-s. A partir de maintenant nous partons seuls sur le terrain, l’absence de formation nous empêchant de nous revoir. Les professeurs stagiaires qui n’ont pas suivi le master 2 enseignement et n’ont jamais vu la classe sont complètement perdus.

Ce ne fut pas la seule surprise de cette prérentrée ! Nous avons en effet appris de la bouche de l’inspecteur académique que nous n’aurions en tout et pour tout que deux jours de formation rémunérée, le reste de la formation étant bénévole. A notre charge de nous former nous-mêmes ou alors d’aller assister aux modules de formation bénévoles prévus les mercredis ou pendant les vacances. Mais quand est-ce qu’on prépare les cours ? Quand pouvons-nous participer aux 108h administratives prévues dans nos emplois du temps ? Et qu’est devenue la circulaire ministérielle du 31/03/2011 ? Celle-ci indique clairement que notre année de professeur des écoles stagiaire sera composée d’un tiers de temps de formation et de deux tiers de temps dans la classe. C’est le régime qu’ont eu nos collègues stagiaires de l’année passée.
Les professeurs stagiaires n’étant pas formés, un « devoir » implicite de formation échoit aux collègues plus anciens qui ne sont ni habilités ni préparés, et bien entendu pas payés pour cela.

Finalement, c’est une année de souffrance silencieuse qui s’annonce. Année durant laquelle l’absence de formation ne dispense pourtant pas d’un jugement et d’un contrôle permanents sur notre travail, liés à la pression de la titularisation.

L’ensemble de ces faits nous amène à revendiquer, dans l’immédiat, l’application de la circulaire du 31 mars dans toutes les académies et dans tous les départements. En effet, les professeurs stagiaires du Val-de-Marne bénéficient de deux jours de formation dans la semaine ainsi que de deux jours dans la classe. Cela au moins jusqu’aux vacances de la Toussaint. Pourquoi nous, stagiaires du 93, ne profitons pas d’une formation similaire ? Comment allons-nous gérer nos classes à plein temps, alors qu’ailleurs il semblerait que les PES ne soient pas considérés encore tout à fait prêts pour cela ?

Par conséquent, un retour à une vraie formation, rémunérée, est essentiel !

Il en va de l’avenir de notre métier et surtout de celui de nos enfants !

Le collectif des PES du 93, le 31/08/2011

 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 17:12

Communiqué CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires Intersyndicale
jeudi, 1er septembre 2011

Le gouvernement a annoncé le 24 août des mesures censées réduire « le déficit de la France ». Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires en dénoncent le caractère injuste et inéquitable. La facture est principalement supportée par les salariés et les consommateurs. Le gouvernement ne remet pas en cause les niches fiscales dont on sait qu’elles n’ont aucune efficacité économique et sociale. La contribution des plus hauts revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités.

Pour relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable, réduire les inégalités et maîtriser les déficits, une politique visant une autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et social est incontournable.

Cela suppose des réformes structurelles importantes comme une réforme globale de la fiscalité intégrant une plus grande progressivité, une politique industrielle coordonnée au niveau européen, des services publics de qualité.

Cela appelle aussi des mesures urgentes :

• Abandonner la taxation des complémentaires santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.

• Mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières.

• Faire de l’emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction publique.

• Soutenir le pouvoir d’achat notamment des plus bas revenus et réouvrir les négociations salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

Les organisations syndicales estiment indispensable l’intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les débats parlementaires en cours et à venir.

 

Elles décident... d’une journée nationale d’action interprofessionnelle le mardi 11 octobre 2011. Partout, le débat sur le contexte, les enjeux et les modalités (manifestations, rassemblements, arrêts de travail, etc.) est nécessaire pour construire cette journée. Les organisations se retrouveront le 15 septembre 2011.

Montreuil, le 1er septembre 2011

(source : bellaciao.org) )

 

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La confédération italienne USB, affiliée à la FSM, organise le 6 septembre prochain une grève générale contre la boucherie sociale et les diktats de l'Union européenne, contre le budget d'austérité, anti-social et antipopulaire du gouvernement de droite de Berlusconi, pour l'annulation de la dette, la défense des droits des travailleurs, la nationalisation des banques et des compagnies stratégiques du pays.

(source : http://www.frontsyndical-classe.org/)

 

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  Grève générale espagne 3

 

 

 

grève générale anglais

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 16:36

Quelques photos qu'un bradeux a glânées sur mon stand

 

(merci pour les photos et la discussion)

cliquer ici : link

 

  Lille 1

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 19:20

Le texte qui suit a été adopté lors du dernier Congrès de SUD éducation et présente les propositions et pistes de débat de nos syndicats pour l’école. Bien entendu, nous sommes tous d’accord pour affirmer que l’école ne saurait radicalement évoluer sans un changement radical de société. Mais deux raisons essentielles militent en faveur d’un projet d’école clairement affirmé.

 

L’école actuelle est certes le produit et le reflet de la société dans laquelle nous sommes, mais elle a aussi son histoire propre, en tant que lieu institutionnel et en tant qu’espace social. Elle est donc soumise à des contradictions qui sont pour certaines partagées par l’ensemble de la société et pour d’autres spécifiques. Les contradictions du système capitaliste ont permis le succès des luttes menant à l’adoption de revendications politiques et syndicales progressistes, dont le droit à l’éducation pour tous. Dans les circonstances actuelles, ce droit à l’éducation pour tous et toutes est violemment remis en cause, au nom d’une idéologie qui prône un retour à des valeurs élitistes et défend des objectifs de rentabilité immédiate. Se cantonner, comme d’autres syndicats le font, à la défense de l’existant serait suicidaire, parce qu’il n’est pas de lutte efficace sans perspectives concrètes et sans contre propositions à opposer au pouvoir et à proposer au personnel éducatif.

À la question « quelle école voulons-nous » ? nous répondons donc  : une école pour tous et pour toutes, qui soit à la fois éducatrice et émancipatrice, ouverte et coopérative, et structurellement repensée.

Cette conception implique la poursuite de débats et interrogations : parler des missions de l’école, c’est parler des statuts et des activités de l’ensemble constitué par les personnels, les élèves, les parents et les différents acteurs de l’institution ; parler du contexte éducatif que nous souhaitons, des idées que nous défendons prioritairement par rapport aux transmissions du savoir et aux acquisitions de connaissances, de la conception du métier que nous avons. Mais c’est aussi parler des contingences matérielles, de l’organisation du temps et de l’espace, de la transformation des modalités de l’apprentissage, de la démocratie au quotidien et poser la question de l’évaluation.

Les débats et interrogations doivent s’appuyer sur les expériences pédagogiques alternatives en cours.

SUD Éducation doit soutenir les expériences alternatives qui vont dans le sens de l’école que nous voulons. Notre projet syndical va plus loin et revendique la généralisation d’un système alternatif éducatif lié à une transformation sociale.

Toute école alternative ne peut être réalisée dans le cadre de la précarisation des personnels éducatifs qui, du point de vue pédagogique ne permet pas de travail suivi. De plus, une école nécessite des effectifs réduits tant dans les classes que dans des établissements à taille humaine.

Une école pour tous et pour toutesUne école pour tous et pour toutes, c’est une école qui refuse la sélection et la hiérarchisation des savoirs L’école que nous voulons est une école pour toutes et tous, qui permette de s’épanouir et de prendre en compte la diversité des élèves. La situation actuelle, l’école du tri social, où il est demandé à l’élève de s’adapter à un système complexe, est inacceptable : rythme scolaire imposé, programmes trop normatifs, cloisonnement des disciplines, exercices très formalisés, un système de notation stigmatisant, le tout ponctué par des orientations précoces. Aujourd’hui l’organisation de l’école est au service d’une hiérarchie bien établie des filières imposées (dévalorisation des filières dites professionnelles, valorisation des grandes écoles) reposant sur des savoirs et des savoirs faire eux-mêmes hiérarchisés.

Il faut donc une école refondée où le maximum de capacités seront développées, où l’évaluation sera valorisante et l’orientation plus tardive et autonome. Cette école ne peut se limiter à une relation enseigné-e-s/enseignant-e-s et nécessite l’intervention d’autres acteurs pour répondre aux besoins de toutes et tous.

Une école pour tous et pour toutes repose sur la laïcité, c’est à dire, sans établissements privés, sans main mises du politique, du religieux et de l’entreprise sur l’école.

Un des acquis historiques du système éducatif français repose sur la laïcité, dont certains aujourd’hui demandent l’« assouplissement ». La défense de la laïcité se doit d’être sans concession. En ce sens, on ne peut que refuser le financement du système éducatif par les collectivités locales. SUD Éducation est pour la nationalisation de toutes les écoles privées dans un seul service public d’éducation.

Une école pour tous et pour toutes, c’est une école solidaire et équitable.La solidarité implique un statut unique pour les enseignants et un traitement égalitaire en matière de salaire pour tous les acteurs professionnels de l’école. Elle implique aussi le refus de la concurrence entre établissements et le refus de l’exclusion (en premier lieu, le maintien, au moyen de structures spécialisées, des « décrocheurs » dans le système scolaire). Nous préférons le terme équité au terme égalité, parce que ce dernier cache derrière les pieuses déclarations d’intention la réalité d’une école sélective qui non seulement reproduit les schémas sociaux du système de pensée dominant mais encore en aggrave les effets. Une école équitable serait une école organisée pour offrir une égalité des droits, quel que soit l’établissement et quelles que soient les origines et les situations des élèves : une école qui mettrait en oeuvre des traitements diversifiés et adaptés en fonction des situations, avec plus de moyens pour les zones et les élèves défavorisés.

Une école pour tous et pour toutes, c’est une école qui offre une formation polyvalente. S’il existe effectivement un « socle commun des connaissances » dont la nature est à redéfinir, il reste que ce socle commun ne doit pas jouer son rôle sélectif actuel. Le système doit s’adapter aux capacités potentielles des élèves et non le contraire. Autrement dit : il doit y avoir diversité des propositions de formation, afin que les élèves puissent s’ouvrir au maximum de connaissances et au maximum de possibilités d’orientation future, y compris dans les spécialités dites manuelles. Dans cette formation, l’enseignement professionnel, technique et manuel a toute sa place (autrement dit : on ne peut le laisser aux entreprises), à condition que les liens soient forts entre les enseignements généraux et les enseignements professionnels.

Une école démocratique et émancipatricePour que l’école soit démocratique, il faut une communauté éducative. Même si nous savons que la solidarité ne se décrète pas et que la vie en commun est le reflet des rapports sociaux dominants, force est de constater que les établissements scolaires sont de plus en plus soumis à une hiérarchisation intense des rapports, sous couvert de management. La seule réponse possible est de favoriser au maximum l’existence d’une véritable communauté éducative. Une telle volonté implique d’abord l’intégration de la concertation (associant tous les membres de cette communauté) dans les services des personnels et les emplois du temps des élèves, ainsi que des moments de rencontre avec les parents et les intervenants extérieurs.

En ce qui concerne l’émancipation, il s’agit bien de développer l’autonomie des élèves, leur aptitude à surmonter les contraintes, leur esprit critique, leur appropriation du savoir, et finalement de les aider à faire les meilleurs choix possibles pour eux en fonction de leurs intérêts. Mais ce développement personnel ne peut se faire que dans un cadre de sociabilisation intense, en développant le travail de groupe, la solidarité entre élèves, les projets créatifs et culturels, c’est à dire le contraire de l’école utilitaire et individualiste qu’on nous impose.

L’école doit permettre l’ouverture des connaissances à la culture, aux échanges et à la recherche.

Par culture nous n’entendons pas bien entendu la culture dite bourgeoise, même si en un sens la généralisation de l’éducation pour tous a permis aux classes moyenne de se l’approprier en partie. Aujourd’hui, la diversification et la massification des accès à la culture, en particulier la télévision et internet, permettent le partage et la diffusion des ressources de tous ordres, mais demandent aussi une éducation à la recherche documentaire. L’esprit critique n’est en effet pas dissociable de la culture générale, et il est donc normal que les acquis culturels soient privilégiés par rapport à la rentabilité du résultat. En ce sens, l’interdisciplinaire, avec une formation et des moyens adéquats, peut-être une piste prolifique. Par la gratuité, il faut que l’école permette à tous les élèves (quels qu’ils soient et où qu’ils soient) de rencontrer des artistes, de fréquenter des lieux d’art, de participer à des projets de création. Les échanges linguistiques et culturels doivent être favorisés. Le lien avec la recherche, actuellement le plus souvent inexistant doit être assuré, autant en ce qui concerne les savoirs que les pratiques pédagogiques.

L’école doit être le lieu d’une responsabilité partagée.

Dans le même temps où on appelle les acteurs de l’éducation à faire preuve d’initiatives, on fait tout pour les infantiliser. « L’évaluationnite » a pénétré en profondeur l’éducation nationale : la notation des établissements est entérinée par le ministère et les journaux, les évaluations systématiques des élèves servent aussi à évaluer les enseignements, les projets d’établissement deviennent des panels de contraintes, la note de vie scolaire se contente de punir des comportements. La prise de responsabilité des membres de la communauté éducative se gagne, certes, au jour le jour et avec ténacité, mais elle doit aussi être facilitée par l’application d’une véritable démocratie.

Une école ouverte et coopérative et structurellement repensée ; une école permettant une pédagogie active.L’école ne peut plus fonctionner sur le modèle autoritaire qui apparaît comme le modèle de référence. Il faut dépasser la transmission unilatérale du savoir et mettre en place des méthodes pédagogiques plus actives, ce qui implique des activités moins formalisées, des productions plus personnelles et des modes d’évaluation différents. De même, les méthodes d’apprentissage doivent permettre l’entraide et le travail de groupe plutôt que favoriser compétition et élitisme.

La première restructuration de l’école serait la démocratisation des rapports sociaux qui y sont instaurés : autogestion des écoles, des collèges et des lycées par les personnels et les élèves. Une telle affirmation revient à dire que l’école ne se définit pas uniquement comme un lieu d’enseignement, mais aussi comme un lieu de socialisation.

Enfin, le droit à des expériences alternatives doit être affirmé.

Un chantier ouvert. L’ensemble de ces propositions n’est ni exhaustif ni figé. Ce texte pose le cadre de notre reflexion pour un projet d’école alternative.

   (source : http://sudeduc5962.lautre.net/spip.php?article1020)

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Rappel : du 13 au 20 octobre 2011, élections professionnelles

voir : http://rased-en-lutte.net/

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 18:14

Le cancre

 

Je vis tout seul au fond d'la classe
Je dis je vis mais pas vraiment
J'ai pas d'cervelle, j'ai que d'la crasse
Faut s'faire tout p'tit, petitement
Et pendant que les purs, les vrais intelligents
Vous savez ceux qui sont toujours au premier rang
Pendant qu'ils vivent la vie des autres
La vie des bons auteurs, la vie des douze apôtres
Moi j'vis la mienne, et vive le naufrage
Moi j'vis la mienne, et vive le voyage

Un bout d'soleil tombé du ciel au creux d'ma main
Et je voyage
Un chant d'oiseau qui s'est perdu parc'que personne l'a entendu
Et je voyage

Bouche fermé, les bras croisés, les yeux levés écoutez bien têtes incultes
Le bon savoir, le vrai savoir, le seul savoir et vous serez de bon adultes

Et mon frère corbeau à l'autre bout du champs
Chante pour lui tout seul la chanson du printemps

Le professeur m'a dit que j'étais intelligent, mais pas comme il le faudrait,
C'est pas d'la bonne intelligence

Je suis ce qu'on ne doit pas faire
L'exemple à ne pas retenir
Qui rit quand il faudrait se taire
Et mon avenir, j'ai pas d'avenir
Et pendant que les autres font des sciences naturelles
Moi je pense à Margot, Margot, qui est si belle
Qui ne sait rien du tout, ni d'Iena, ni d'Arcole
Mais qui à la peau douce et douce la parole
Qui se fout du génie
Et vive le naufrage
Et qui aime la vie
Et vive le voyage

Un grand loup bleu danse dans ses yeux quand je le veux
Et je voyage
Puis il me mord au creux des reins c'était hier je m'en souviens
Et je voyage


Apprendre à lire et à écrire, pour moi aussi c'est important
Mais après pour lire quoi, écrire quoi, ce qui les arrange les grands
Le jour de ma naissance, je suis venu dans le tumulte
Sans doute pour m'avertir que je venais dans un monde occupé par les adultes
Ca s'rait bien l'école, si au lieu de toujours parler d'hier
On nous parlait un peu d'aujourd'hui, de demain
Mais d'quoi j'me mêle moi, j'y connais rien
Pourtant j'ai l'impression que j'apprendrais mieux
Ce qui me touche un peu, ce que j'aime bien
C'est peut-être pour demain, qu'est-ce que ça s'ra chouette

Vous avez entendu, il faut qu'je parte, la cloche à sonner
Composition d'histoire, j'aurais dû réviser
Et moi j'suis là à parler, j'perd mon temps oui
Vous savez peut-être, il y a eu un coup d'Etat au Chili
On y assassine pour un non, pour un oui
Au Portugal, il y en a eu un aussi
Au petit matin, c'était la fin de la nuit
Et il paraît qu'en Espagne, on recommence à chanter dans les rues
Mais je n'suis sur de rien, j'ai seulement entendu dire
Ah, il faut qu'je parte la cloche à sonner
Ah, composition d'histoire et j'ai encore oublié
Et pourtant c'est facile, et puis c'est important
Mais.. Mais j'm'en rappelle jamais la date de la bataille de Marignan
Mais je sais qu'c'est facile, mais j'ai encore oublié, ah merde !
Dimanche j'vais encore être collé
Mais pourtant c'est facile, et puis c'est important, la date de la bataille De Marignan
C'est ça qu'y est important, la date de la bataille de Marignan  (ad lib.)

 

   (Leny Escudero, 1974)

 

Une autre version sur : http://www.youtube.com/watch?v=IWgtzBTt34c

 

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