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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 20:10

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Un rapport contre les expulsions forcées de camps roms en Ile-de-France

Dans son rapport « Chassés de toutes parts. Les expulsions forcées de Roms en Ile-de-France », Amnesty International revient sur les politiques d’expulsions forcées de Roms de ces deux dernières années et rappelle l’existence des textes internationaux qui imposent à la France de garantir pour tous « le droit à un logement convenable » dont le corollaire est l’interdiction des expulsions forcées. Amnesty International attend du gouvernement qu’il agisse conformément au droit international.

Les recherches menées par Amnesty International soulignent les conditions de vie très difficiles de nombreux Roms installés dans des campements informels en France, qui craignent d’être expulsés de force à tout moment. Le rapport met l’accent sur les conséquences désastreuses de ces expulsions à répétition qui sont traumatisantes et plongent les familles dans des situations critiques. Elles aggravent leur pauvreté, perturbent la scolarisation des enfants, l’accès aux soins et anéantissent toute chance d’intégration et d’insertion sociale.

Contexte

Chaque année, en France, des milliers de Roms sont victimes d’expulsion forcée des bidonvilles, campements informels et squats qu’ils occupent. La plupart du temps, des familles entières sont ainsi mises à la rue, souvent sans la moindre solution de relogement ou avec la promesse d’un hébergement provisoire et insuffisant.

Chassées de chez elles, privés de toute protection juridique, ces familles se retrouvent dans une situation encore plus précaire car la loi française ne protège pas les personnes contre des expulsions forcées.

Conséquences des expulsions forcées

Ces expulsions forcées à répétition sont traumatisantes et plongent les familles dans des situations critiques. Elles aggravent leur pauvreté, perturbent la scolarisation des enfants, l’accès aux soins et anéantissent toute chance d’intégration et d’insertion sociale.

Dans plusieurs des témoignages recueillis, les familles soulignent la difficulté de scolariser les enfants après une expulsion car elles se retrouvent à la rue, sans accès à l’eau, sans aucune sécurité quant à leurs moyens de subsistance et souvent éloignées de l’école qui scolarisait leurs enfants.

L’exemple de Sonia

Sonia est arrivée en France en 1989, à l’âge de neuf ans, avec sa famille qui tentait d’échapper à la pauvreté et à la discrimination subies en Roumanie. Argenteuil a été leur premier point de chute. Depuis cette époque, ils ont vécu dans des baraques et ont été expulsés sans cesse. En moyenne, ils ont passé de cinq à sept mois à chaque endroit. Les études des enfants de Sonia ont été interrompues par les expulsions successives. Son fils, C., a dû fréquenter trois écoles primaires différentes. Sonia témoigne : « Nous sommes chassés de partout, nous n’avons pas de maison, ce ne sont pas des conditions de vie. J’aimerais qu’il n’y ait plus de racisme ici… Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Depuis que je suis en France, cela devient de plus en plus difficile. »

Les expulsions forcées interdites par le droit international

Aux termes du droit international, les expulsions ne doivent être pratiquées qu’en dernier ressort et uniquement après examen de toutes les autres solutions possibles, en réelle concertation avec les occupants touchés. Les autorités doivent les prévenir suffisamment à l’avance et leur proposer des recours juridiques et une indemnisation pour tous les préjudices subis. Elles doivent veiller à ce que personne ne se retrouve sans domicile ni exposé à d’autres atteintes aux droits humains à la suite d’une expulsion. Ces garanties s’appliquent à en toutes circonstances, que les personnes occupent ou détiennent légalement ou non les terrains ou les locaux où elles vivent.

L’exemple de Vasile et Emilia

Vasile et Emilia ont quitté Arad (en Roumanie) il y a une dizaine d’années et sont arrivés en France pour y chercher du travail et offrir un meilleur avenir à leurs enfants, Violeta (19 ans) et sa sœur de 11 ans. Ils ont vécu dans des campements de la région parisienne, notamment à La Courneuve, à Bobigny, à Aubervilliers et ailleurs, près du Stade de France, et en ont été expulsés successivement. Suite aux expulsions, ils ont dû dormir dans la rue ou dans des jardins publics, pendant plusieurs semaines, malgré le mauvais temps, y compris sous la pluie et sous la neige.

« Tout ce que nous voulons, c’est un endroit convenable où vivre, a dit Emilia. Pour le reste, nous pouvons nous débrouiller, nous pouvons vendre du fer ou des câbles dans la rue. La seule chose que nous voulons, c’est de l’eau, des toilettes, juste assez pour vivre. Si nous pouvions avoir l’électricité, nous paierions nos factures ».

Les prémices du changement ? [sic]

Le Premier ministre a confié une mission (…) doit rendre de premières conclusions en fin d’année après avoir organisé des échanges à divers niveaux (…). Une circulaire datée du 26 août demande aux préfets de prendre certaines précautions (…). Les « mesures transitoires » qui freinent l’accès à l’emploi des Roumains et Bulgares ont été assouplies (…) mais les contraintes administratives (…) ont été maintenues. La circulaire du 26 août est insuffisante, des expulsions forcées se poursuivent et les conditions de vie des Roms, restent précaires à quelques semaines de l’hiver.

Amnesty International appelle le gouvernement français et les préfets de France [(…) on fera ici grâce à nos lecteurs de quelques lignes de délire utopiste - NdJL].

Publié par des coupables de complicité morale avec les terroristes de la mouvance ultra-gauche anarcho-autonome (Amnesty International France, 29 novembre 2012) via le Jura libertaire.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 19:47

Plusieurs fois annoncée puis retardée, Le ministère de l’Intérieur a enfin sorti sa circulaire sur la régularisation des Sans Papiers, applicable dès le 3 décembre. A la lire, il est incompréhensible que celle-ci ait pu prendre autant de temps d’arbitrage et d’écriture, tant elle ne se démarque peu de l’idéologie du gouvernement Sarkozy.

Alors que Valls dit vouloir une approche apaisée de l’immigration qui « a trop souvent été utilisée pour diviser les Français » il continue lui aussi la démarche nauséeuse de lier l’immigration aux « inégalités croissantes ». Comme vis-à-vis des exigences du MEDEF, le gouvernement cède à la pression idéologique de la droite et de l’extrême droite sur la question des migrant(e)s .

Il continue la même politique de quota du précédent gouvernement en affichant d’emblée le chiffre de 30 000 régularisations par an. Alors que nombre d’associations et d’organisations syndicales demandaient l’abrogation de l’exigence de cinq ans de présence sur le territoire, M. Valls persiste à maintenir ce critère. Si dans le cadre de la régularisation par le travail, la suppression de la liste des métiers et de l’employeur unique sont une avancée, la définition de plusieurs périodes de travail dans un délai contraint ( huit mois de travail sur deux ans, 30 mois sur cinq ans, et exceptionnellement de 2 ans dont 8 dans les douze derniers mois dans le cas de 3 ans de présence sur le territoire), sont délibérément, dans un contexte de crise où le chômage qui s’accroît de jour en jour, un obstacle majeur à la régularisation. La particularité du statut des femmes qui travaillent dans le secteur de l’aide à la personne n’est pas prise en compte et les critères qui leur sont appliqués constituent un recul. Il n’y a aucune volonté politique pour aborder de front le travail au noir et son corollaire la surexploitation de ces travailleurs-euses. Au contraire, ces personnes seront plus maltraitées que les autres sans-papiers car elles n’auront droit qu’à un simple récépissé avec autorisation de travail à condition d’être sur le territoire depuis sept ans !

Concernant les parents d’enfants scolarisés, l’exigence de cinq ans de présence et de 3 ans de scolarisation de leurs enfants, le gouvernement est en deçà de ce qui s’est fait en 20O6 à savoir deux ans de présence et un an de scolarisation.

Enfin s’agissant des jeunes majeurs, l’exigence d’être sur le territoire avant leur 16 ans, ne répond pas à l’exigence des associations d’une régularisation sans conditions.

Surtout, le choix d’une circulaire, qui n’est pas un texte opposable au bénéfice des sans-papiers, laisse comme sous Sarkozy toute latitude à l’arbitraire préfectoral.

Alors que les conditions de travail des fonctionnaires des Préfectures sont déjà catastrophiques, le Ministère ne propose que des heures supplémentaires et l’embauche de vacataires face au probable afflux des dossiers.

L’Union syndicale Solidaires continuera à se battre avec l’ensemble des associations, des collectifs de sans-papiers, et des syndicats, pour exiger notamment la régularisation de tous les sans-papiers de plein droit, la carte unique de 10 ans. La manifestation du 18 décembre prochain pour les droits des migrant(e)s sera l’occasion de porter ces revendications face au manque de volonté politique du gouvernement.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 20:52

Communiqué de presse des Amoureux au ban public et de l’ARDHIS :

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, vient de rendre publique la circulaire de régularisation des étrangers en situation irrégulière qui était annoncée depuis plusieurs mois.

Si cette circulaire renvoie à une circulaire antérieure, du 30 octobre de 2004, pour les critères de régularisation des étrangers justifiant d’un Pacs avec un étranger en situation régulière ou avec un(e) citoyen(ne) français(e), elle ne contient aucune disposition relative à la régularisation des étrangers mariés à un(e) Français(e).

Au cours des dix dernières années, quatre réformes importantes de la législation des étrangers ont été votées par la droite avec pour objectif affiché de réduire l’immigration dite « subie », à savoir notamment l’immigration familiale. Les étrangers mariés à un(e) ressortissant(e) français(e) n’ont pas été épargnés par ce durcissement du cadre légal et des pratiques administratives qui l’ont accompagné.

Durant cette période où ils étaient dans l’opposition, les parlementaires socialistes, et leurs alliés de gauche ont voté contre ces lois. Pendant la campagne électorale, François Hollande s’est engagé auprès de nos associations à redonner au droit au respect de la vie familiale des couples franco-étrangers toute sa dimension. Mais la circulaire qui vient d’être publiée montre que sur cette question, et plus généralement sur l’ensemble de la politique migratoire, il n’y a finalement ni rupture, ni même changement.

Il était pourtant urgent, avant d’engager une réforme complète de la législation, de régulariser la situation des étrangers que les lois Sarkozy-Hortefeux-Besson ont transformés en clandestins, au mépris du droit au respect de la vie familiale. Le maintien dans l’irrégularité d’étrangers mariés à des Français(es), parfois depuis plusieurs années, et les procédures d’expulsion arrachant des étrangers à leur conjoint français vont donc continuer comme avant…

Chaque retour d’un gouvernement socialiste en 1989 et en 1997 s’est accompagné d’une circulaire prévoyant la régularisation des étrangers mis à l’écart par les politiques d’immigration conduites par les gouvernements de droite sortants, et notamment des étrangers conjoints de Français. Aujourd’hui, après dix ans de politique « Sarkozy », les étrangers mariés à des Français(es) sont donc au nombre des grands oubliés de la régularisation.

Les Amoureux au ban public et l’ARDHIS dénoncent cet « oubli » et le caractère retreint des catégories de personnes visées par la circulaire de régularisation. Nos associations continueront plus que jamais à se mobiliser pour que le droit de vivre en famille des couples franco-étrangers et des étrangers vivant en France soit pleinement garanti.

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 20:20

 

Salaires de misère, heures de travail excessives, exposition à des produits toxiques… Des enquêtes dans les usines fabriquant des jouets Mattel rappellent à nouveau les conditions de travail et de vie indignes des ouvrières et ouvriers du jouet en Chine. Alors que nous l’avons interpellée à plusieurs reprises sur les violations des droits des travailleurs-ses dans sa chaîne de sous-traitance, la multinationale américaine n’a rien fait pour y mettre fin. Pire, sa politique de responsabilité sociale s’est considérablement dégradée. Pourtant Mattel continue de promettre à ses consommateurs et consommatrices des jouets fabriqués dans des conditions socialement responsables.

De 1999 à 2011, nos partenaires Chinois CLW et SACOM (1) ont enquêté dans cinq usines sous-traitantes de Mattel, dont certaines à plusieurs reprises. Partout, ils ont mis à jour des violations de la loi chinoise sur les heures supplémentaires, la santé et la sécurité des travailleurs-ses. Partout, Mattel a répondu soit en niant la véracité des faits, soit en affirmant qu’il s’agissait de cas isolés. Dans tous les cas, elle a assuré qu’elle prenait les mesures nécessaires pour que ses produits soient fabriqués dans des conditions responsables et éthiques.

Les nouvelles enquêtes qui accusent

Faut-il croire aux annonces de la multinationale ? Pour le savoir, Peuples Solidaires et le CLW ont lancé une nouvelle série d’enquêtes dans quatre usines de la province du Guangdong : Nanhai Mattel, Winty Industries, Dong Yao Toys et Wei Lee Fung Plastic Product.Les résultats sont malheureusement sans appel: Les salaires de base (entre 1 100 et 1 500 yuans, soit entre 136 et 185 euros par mois), bien que conformes aux minima légaux, sont tout à fait insuffisants pour vivre. Pour gagner de quoi survivre, les ouvrièr-e-s sont donc contraint-e-s d’accepter de nombreuses heures supplémentaires, jusqu’à 12 heures par jour, 6 à 7 jours par semaine, bien au-delà de ce qu’autorise la législation locale. Et les salaires perçus dans ces conditions, qui peuvent atteindre entre 2000 et 3000 yuans (soit entre 247 et 370 euros) restent insuffisants pour loger ailleurs que dans des dortoirs sans intimité, à 12 par chambre, ou prendre ses repas ailleurs que dans les cantines insalubres des usines. Pour ne pas ralentir la fabrication et faute d’informations suffisantes, les ouvrièr-e-s mettent leur santé en danger. Ils manipulent des produits dangereux et respirent des émanations toxiques de plastique sans équipement de protection adapté.

Même l’usine de Nanhai Mattel, pourtant directement contrôlée par Mattel, n’échappe pas à ces constats.

Une politique d’irresponsabilité sociale

Les démarches initialement entreprises par Mattel en termes de responsabilité sociale étaient pourtant encourageantes.

En 1997, la multinationale est l’une des premières firmes du jouet à adopter un code de conduite pour ses fournisseurs. Pour assurer son application, elle décide en 2001 de faire auditer ses usines et sous-traitants par l’ONG SICCA (2). Jusqu’en 2008, cette ONG détecte de nombreuses violations et formule plusieurs recommandations. Mais Mattel n’en tire pas les conséquences. « Il est évident que les actions de Mattel à la suite de nos précédents audits n’ont pas été efficaces » déclare SICCA dans la conclusion de son dernier rapport, « nous avons l’impression qu’aucune de nos recommandations d’actions correctives ne sera à même d’entraîner des changements significatifs tant que Mattel ne s’engagera pas pour que l’usine applique ces recommandations » (3) poursuit-elle.

En 2009, Mattel abandonne SICCA et rejoint l’ICTI Care Process (ICP), le processus d’audit et de certification proposé par la Fédération internationale des industries du jouet. Or ce processus est vivement critiqué par les ONG : il n’impose même pas le respect de la loi chinoise du travail sur les heures supplémentaires et ses audits sont inefficaces. En rejoignant l’ICP, Mattel n’améliore pas sa politique de responsabilité sociale : elle l’empire.

768 millions pour Mattel, combien pour les ouvrièr-e-s ?

Avec 768 millions de dollars de bénéfices en 2011, Mattel profite considérablement de son activité. Elle a les moyens d’agir pour améliorer le sort des petites mains qui perçoivent environ… 1% du prix de vente des jouets qu’elles fabriquent !

Nous demandons donc à la multinationale de :

  • modifier ses pratiques d’approvisionnement : les prix et les délais qu’elle impose à ses fournisseurs doivent permettre aux ouvrièr-e-s de percevoir un salaire décent et de ne pas travailler un nombre d’heures excessif ;
  • s’assurer que des mécanismes de plainte existent au niveau de chaque usine et que les travailleurs-ses sont informé-e-s de leurs droits ;
  • publier la liste de l’ensemble de ses fournisseurs, et pas seulement de ses usines,

Pour signez cet Appel Urgent rappeler Mattel à ses responsabilités…CLIQUER ICI

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 20:00

La Poste et ses pratiques antisyndicales

Aurélien, postier à Guyancourt, dans le 78, menacé de licenciement pour avoir défendu ses collègues

Menacé de licenciement pour avoir défendu ses conditions de travail, ses collègues et le service public, Aurélien, postier et syndicaliste dans le 78, nous explique les raisons de son combat et de son engagement.

 

Aurélien, pourrais-tu nous faire un bref historique de ton vécu à La Poste et des évolutions que tu y as observées ?

 

Aurélien

Je suis entré à La Poste en 1995 en cdd puis CD2i (contrat annualisé pour un nombre d’heures déterminé) qui a été transformé en CDI à partir de 2000. Jusqu’en 2007, j’ai procédé au ramassage du courrier des entreprises. Ce travail impliquait de soulever toute la journée des bacs pleins de courrier, ce qui a été à l’origine de ma hernie discale.

Depuis 2005, la rationalisation des tournées s’est franchement accélérée, à La Poste : mise en place de « marguerites » (ou tournées sécables) – en 2008, j’hérite personnellement d’une tournée piétonne de 6 kms par jour. A cette même époque, les directions ont été dédoublées :

Enseigne (banque + guichet)
Distribution

Dès lors, les facteurs n’étaient plus titulaires de leur tournée (auto-remplacement) :

Chaque facteur est contraint de prendre en charge une partie des tournées des autres facteurs.
Création du statut de « facteurs qualité » : les jours à faible charge, ils font de la planification, mais ils peuvent être amenés à boucher les trous. Cette situation crée des oppositions et des divisions entre les facteurs.

La propagande de la direction qui parle des « facteurs d’avenir » se traduit en fait par des fonctions dévalorisées et de la flexibilité.

En 2005, j’ai senti la nécessité de me syndiquer. Très vite, j’ai été l’objet, de la part des directeurs courrier, de harcèlement et de « demandes d’explication » répétées. Des collègues ont été licenciés. Malgré tout, jusqu’à cette époque, la contestation était encore possible. Nous nous sommes mobilisés et le directeur a été déplacé.

En 2008, j’entame une « tournée piétons » infaisable : pour finir la tournée dans les temps, il aurait fallu marcher à plus de 10 kms/h !

Dans le cadre du prétendu « dialogue social », mis en place en 2012 par le PDG du groupe La poste, JP BAILLY (salaire annuel en 2009, 610.335 €), le rapport Kaspar instaure de parodiques « commissions de dialogue social » (CDSP). Kaspar est l’ex-secrétaire général de la CFDT.

Lors de la CDSP du 18 septembre 2012, les syndicats n’ont pas donné leur accord à la réorganisation de mon bureau de poste, mais le directeur a menti et prétendu le contraire. Le 20 septembre, la CGT édite un tract qui dénonce le mensonge. Aussitôt, je reçois une « demande d’explication » abusive sur ma tournée. Je refuse de remplir le formulaire et je suis alors convoqué à un entretien préalable à une sanction pouvant aller jusqu’au licenciement : c’est la CCP (commission consultative paritaire) du 18 octobre où, à ma demande, les représentants syndicaux refusent de siéger en signe de protestation.

Une nouvelle CCP est convoquée le 14 novembre où il n’y a pas de majorité pour mon licenciement. Les représentants syndicaux, CGT et SUD, refusent ensuite de délibérer et c’est la direction qui devra prendre seule la décision.

Au jour d’aujourd’hui, je n’ai toujours pas reçu la lettre recommandée. Le 14 novembre, le collectif unitaire (ATAC 78 Nord, FASE 78, MJS 78, NPA 78, PG 78, SUD Virgin) avait mobilisé une cinquantaine de personnes qui, grâce à la sono prêtée par solidaire 78, a bruyamment scandé des slogans pendant toute la durée de la CCP : « Aucune sanction aucun licenciement à La Poste ! » « Halte au harcèlement à La Poste ! ».

Christian

Ton cas n’est pas isolé. D’autres sanctions et harcèlements frappent tes collègues, particulièrement depuis le début de 2012, dans les Yvelines et ailleurs, poussant certains postiers au suicide.

Aurélien

Oui, depuis un an c’est le quatrième suicide à La poste : le 1er novembre dans l’Aisne, un guichetier se pend et envoie à des collègues un courriel intitulé « Adieu » dans lequel il explique que son geste est motivé par « le manque de reconnaissance de son travail » et que la « cellule de soutien aux postiers » n’est qu’une façade.

En mars 2012, deux cadres s’étaient suicidés en Bretagne, 6 mois après un premier suicide à Paris.

Dans les Yvelines, des collègues passent en CCP actuellement pour des broutilles telles que 10 minutes de retard, alors que les facteurs terminent très souvent leur tournée avec 2 à 3 heures de retard du fait de la surcharge. Quand ils demandent un « accompagnement », lequel est toujours très loin d’être accordé, celui-ci est réalisé par un cadre qui chronomètre leur tournée, le directeur peut facilement prévenir la PIC (plateforme industrielle courrier) au préalable, afin que celle-ci procède à une rétention partielle du courrier du jour qui ne sera libéré que le lendemain.

Dans le 77, une collègue vient d’être licenciée de façon particulièrement odieuse, après que son directeur l’ait fait intercepter au milieu de sa tournée par la police, la menaçant entre temps d’internement. Une scène réellement traumatisante pour tous les témoins de ce qui s’est passé et pour le fils de la victime, en particulier.

Christian

Quelles sont selon toi les causes principales de la situation actuelle à La poste ?

Aurélien

La Poste est devenue une zone de non droit. Les gouvernements successifs ont été complices et le gouvernement actuel renchérit : depuis qu’il est ministre, Montebourg et toute l’équipe dirigeante de La Poste ont été saisis à maintes reprises par les postiers sans donner aucune réponse.

La « Commission Kaspar » est un enfumage. Elle a été dénoncée par l’ensemble des organisations syndicales. La privatisation aboutit à la précarisation des postiers. Dans le cadre des « contrats pro », pour les débutants, ceux-ci sont parfois envoyés en tournée sans aucun accompagnement.

Christian

La privatisation aboutit parfois à des situations hallucinantes. A Elancourt (78) les lettres recommandées non distribuées sont retirées dans une épicerie. Je me suis récemment fait agresser par le propriétaire, un couteau à la main, parce que j’avais osé dire qu’il n’était pas normal de retirer son courrier dans un commerce. J’ai déposé une plainte pour « violence avec arme », mais il n’en demeure pas moins que je n’ai jamais vu un postier agresser un usager avec un couteau. Comment conçois-tu le service public tel qu’il devrait être à la poste ?

Aurélien

Pour que La Poste soit un vrai service public, il faudrait que le personnel la réquisitionne au service des usagers. Ce sont les hauts cadres actuels de La Poste qui lui coûtent très cher. JP BAILLY est l’un des cadres les plus scandaleusement payés de France.

Christian

Penses-tu qu’un gouvernement (de droite ou de gauche) qui gère le capitalisme puisse appliquer une telle mesure ?

Aurélien

Il faut ouvrir les livres de comptes ! Le problème est systémique. Le capitalisme, le productivisme sont les causes de la situation actuelle. Les travailleurs doivent prendre le pouvoir.

 

(Source texte : CCR, NPA P4 via  Danactu-resistance)

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:38

2 témoignages qui montrent comment les forces de "l'odre" traitent les opposant(e)s de Notre Dame des Landes, mais également les simples passant(e)s, y compris les enfants !!

 

 

Depuis des semaines d’occupation et de harcèlement policier et militaire, alors que nous continuons à défendre la zone du bétonnage programmé, nous avons atteint aujourd’hui, samedi 24 novembre, un pic de violence avec une centaine de blessé.e.s, dont une trentaine graves pris en charge à l’infirmerie de l’équipe medic établie à la Vache rit, l’une des nombreuses équipes de soins sur la zone.

On dénombre une vingtaine de personnes touchées par des éclats de grenades assourdissantes, aux jambes, aux bras, à la lèvre, au bas ventre. Ces bouts métalliques ou plastiques entrent dans les chairs, on peut rarement les extraire, et ils restent souvent à vie.

Les grenades assourdissantes sont censées être utilisées selon un protocole précis : notamment en cas d’encerclement des forces de l’ordre, et en direction du ciel, ce qui n’était clairement pas le cas aujourd’hui. Les gendarmes mobiles les utilisent de façon à ce qu’elles explosent à côté ou sur les manifestants, provoquant des blessures graves.

Une personne a été touchée au bas ventre par un éclat d’une de ces grenades offensives, provoquant un gros hématome et des lésions internes. On constate chez deux personnes 10 impacts chacune dans les jambes. Une personne risque de perdre son oeil droit. On constate également une plaie au tympan due à un tir de grenade, provoquant une surdité brutale. Suite à des tirs tendus de flashball, on dénombre quatre blessures au thorax, avec fractures de côtes et état de choc, de multiples blessures aux jambes et aux mains, une blessure hémorragique au visage. Et de nombreux.ses autres blessé.e.s.

Il était difficile d’évacuer les blessé.e.s les plus graves par ambulance ou par véhicule particulier suite aux différents barrages de police. Ces scènes de défilé ininterrompu de blessé.e.s du matin au soir ravive dans nos mémoires le souvenir de l’action de masse contre les pylônes THT (Très Haute Tension) dans la Manche le 24 juin 2012 pendant laquelle les forces de l’ordre ont fait l’usage démesuré des mêmes armes, faisant plus d’une vingtaine de blessé.e.s en une heure.

L’habituelle stratégie de frapper fort celles et ceux qui résistent à leurs plans de destructions ne semble pas fonctionner ici à Notre-Dame-des-Landes. La force et la détermination est bien vive sur les visages. Nous ne lâcherons rien.

(Communiqué de l’équipe medic du 24 novembre, sur nadir.org)

 

Suite à la manifestation contre l’aéroport de Notre Dame Des Landes, voici un courriel envoyé au préfet, pour illustrer l’attitude des forces de l’ordre face à des gens de toutes sortes défendant un espace rural préservé, et prenant le droit de manifester contre un projet destructeur et utile à une faible minorité privilégiée.

M. Le Préfet,

Samedi,

je quittais la manifestation nantaise avec mon épouse et nos enfants comme d’autres familles sur le cours des 50 otages. Oui, nous sommes très opposés à ce projet aveugle et destructeur. La force du droit entre guillemets "démocratique" n’a plus de valeurs lorsque l’action violente et armée est dirigée par l’Etat contre ses enfants. Nous étions déjà assez éloignés de la préfecture quand nous croisons un groupe de CRS posté sur notre chemin. Un gars les invective -sans agressivité- en leur disant que leur présence à cet endroit était de la provocation vu le nombre de familles présentes et l’absence de problèmes à cet endroit, et étant donné que même une famille non manifestante pouvait s’y trouver. Cela n’a pas plus à un CRS qui a commencé à pousser le gars. Nous avons hué cette réaction immédiatement violente alors que rien ne la justifiait en passant devant cette scène.

 Le CRS n’a pu s’empêcher d’envoyer un coup de bombe lacrymogène totalement injustifiable qu’une petite fille de 7 ans a reçu dans les yeux, je dis bien une enfant gazée par le sang-froid des forces de l’ordre.

Aucune excuse n’a été proférée de la part du CRS qui a refusé de prêter ou de trouver un linge humidifié pour apaiser l’enfant. Vous comprendrez bien que cela a provoqué une grosse colère de notre part et de la vingtaine de passants, la maman était très remontée devant cette attitude, vous le seriez à moins j’ose espérer. L’attitude de ces agents censés protéger la population, et non des projets destructeurs pour mieux remplir certaines poches est honteuse. Ce qui nous confirme dans notre combat pour d’autres valeurs que celles que vous défendez en engageant la force et en manifestant un manque de discernement total. J’espère que vous êtes capables de mesure, d’intégrité et que votre honnêteté vous fera considérer cet évènement. Cordialement

De la part d’un opposant au projet d’aéroport.

(Source texte : nadir.org)

 

 

Voir également : Résumé de mon week-end en garde à vue sur le site du Jura libertaire

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 14:59
 
L’amendement dit « Nutella » défendu par Jean-Louis Roumegas (EELV), initialement adopté par la commission des Affaires sociales du Sénat, a été rejeté le 21 novembre lors de la nouvelle lecture, en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013. L’amendement repoussé visait à taxer davantage l’huile de palme, utilisée dans de nombreux produits alimentaires. L’huile de palme est mise à l’index pour ses impacts sanitaires – ses graisses saturées favorisent l’obésité – et environnementaux – sa culture intensive favorisant la déforestation.
Le député proposait d’instituer une contribution additionnelle de 300 euros par tonne sur les huiles de palme (et les huiles de palmiste et de coprah) destinées à l’alimentation humaine. « Les problèmes posés par l’huile de palme pourraient être traités dans le futur projet de loi de santé publique », a estimé Gérard Bapt (PS), rapporteur du projet.
Ferrero, le géant italien de la pâte à tartiner, avait aussitôt réagi à la proposition d’amendement en achetant de larges espaces publicitaires dans la presse quotidienne pour dénoncer l’initiative et vanter les mérites de sa pâte. Le texte de loi avait suscité des réactions jusqu’en Malaisie. Le Conseil malaisien de l’huile de palme avait appelé le gouvernement français à rejeter « une agression sans fondement » menaçant la survie de « petits paysans ». Précisons que la Malaisie abrite le puissant conglomérat Sime Darby, qui possède de nombreuses plantations d’huile de palme sur plusieurs continents. L’enquête de Basta ! menée au Libéria (en avril 2012) sur la filière de l’huile de palme (voir ci-dessous)  révèle pourtant les déforestations massives, les expropriations et l’accaparement de terres générés par ces cultures industrielles. Du côté de Ferrero, le groupe avait indiqué qu’il ne toucherait pas d’un iota à sa spécialité phare, même si la taxe était confirmée. Ambiance.
 
L’huile de palme est massivement importée en Europe. Elle sert à la composition d’aliments comme aux agrocarburants. Avec le soutien de la région Languedoc-Roussillon, une nouvelle raffinerie devrait voir le jour à Port-la-Nouvelle, dans l’Aude. À l’autre bout de la filière, en Afrique de l’Ouest, l’accaparement de terres par des multinationales, avec l’expropriation des populations, bat son plein. Basta ! a remonté la piste du business de l’huile de palme jusqu’au Liberia. Enquête.
Quel est le point commun entre un résident de Port-la-Nouvelle, petite ville méditerranéenne à proximité de Narbonne (Aude), et un villageois du comté de Grand Cape Mount, au Liberia ? Réponse : une matière première très controversée, l’huile de palme, et une multinationale malaisienne, Sime Darby. D’un côté, des habitants de Port-la-Nouvelle voient d’un mauvais œil la création d’« une usine clés en main de fabrication d’huile de palme » par Sime Darby, en partie financée par le conseil régional du Languedoc-Roussillon. À 6 000 km de là, les paysans libériens s’inquiètent d’une immense opération d’accaparement des terres orchestrée par le conglomérat malaisien, en vue d’exploiter l’huile de palme et de l’exporter vers l’Europe, jusqu’à Port-la-Nouvelle en l’occurrence. Un accaparement de terres qui pourrait déboucher sur des déplacements forcés de population et mettre en danger leur agriculture de subsistance.
Le petit port de l’Aude devrait donc accueillir une raffinerie d’huile de palme. Deux compagnies, la néerlandaise Vopak et le malaisien Unimills – filiale du groupe Sime Darby – sont sur les rangs, prêtes à investir 120 millions d’euros, venant s’ajouter aux 170 millions d’euros du conseil régional. La Région promet la création de 200 emplois, quand Sime Darby en annonce 50 pour cette usine qui prévoit d’importer 2 millions de tonnes d’huile de palme par an.
Du Languedoc-Roussillon au Liberia
Une perspective loin de réjouir plusieurs habitants réunis au sein du collectif No Palme. Ces riverains d’une zone Seveso ont toujours en tête l’importante explosion de juillet 2010 dans la zone portuaire, après qu’un camion transportant du GPL se soit renversé. « La population n’a jamais été consultée ni informée de ce projet de raffinerie, relève Pascal Pavie, de la fédération Nature et Progrès. Ces installations présentent pourtant un risque industriel surajouté. » Le mélange du nitrate d’ammonium – 1 500 tonnes acheminées chaque mois à Port-la-Nouvelle – avec de l’huile végétale constituerait un explosif cocktail. Avec les allers et venues de 350 camions supplémentaires par jour. Cerise sur le gâteau, l’extension du port empièterait sur une zone côtière riche en biodiversité. « Notre collectif s’est immédiatement intéressé au versant international et européen de ce projet », explique Pascal.
L’opérateur du projet, Sime Darby, est un immense conglomérat malaisien, se présentant comme « le plus grand producteur mondial d’huile de palme ». Présent dans 21 pays, il compte plus de 740 000 hectares de plantations, dont plus d’un tiers au Liberia. Et c’est là que remonte la piste de l’huile que l’usine devra raffiner.
De Monrovia, la capitale, elle mène à Medina, une ville de Grand Cape Mount. D’immenses panneaux de Sime Darby promettent « un avenir durable ». Scrupuleusement gardés par des forces de sécurité privées recrutées par la compagnie, quelques bâtiments en béton émergent au milieu des pépinières d’huile de palme. C’est là que les futurs employés pourront venir vivre avec leurs familles. 57 « villages de travail » seront construits d’ici à 2025, promet la firme. Mais quid des habitants qui ne travailleront pas dans les plantations ? L’ombre d’un déplacement forcé de populations plane. « Quand Sime Darby a commencé à s’installer, ils ont dit qu’ils nous fourniraient des centres médicaux, des écoles, du logement… Mais nous n’avons rien vu, se désole Radisson, un jeune habitant de Medina qui a travaillé pour l’entreprise. Comment pourraient-ils nous déplacer alors qu’aucune infrastructure n’est prévue pour nous accueillir ? »
Agriculture familiale menacée
Le village de Kon Town est désormais entouré par les plantations. Seuls 150 mètres séparent les maisons des pépinières d’huile de palme. « Le gouvernement a accordé des zones de concession à la compagnie sans se rendre sur le terrain pour faire la démarcation », déplore Jonathan Yiah, des Amis de la Terre Liberia. Un accaparement qui priverait les habitants des terres cultivables nécessaires à leur subsistance. Les taux d’indemnisation pour la perte de terres et de cultures sont également sous-évalués. « Comment vais-je payer les frais scolaires de mes enfants maintenant ? », s’insurge une habitante qui ne reçoit qu’un seul sac de riz pour une terre qui, auparavant, donnait du manioc, de l’ananas et du gombo à foison.
La compagnie Sime Darby se défend de vouloir déplacer les communautés. Pourtant, un extrait de l’étude d’impact environnemental, financée par la compagnie elle-même, mentionne clairement la possibilité de réinstallation de communautés, si ces dernières « entravent le développement de la plantation ». Du côté des autorités, on dément. Cecil T.O. Brandy, de la Commission foncière du Liberia, assure que le gouvernement fait tout pour « minimiser et décourager tout déplacement. Si la compagnie peut réhabiliter ou restaurer certaines zones, ce sera préférable ». Faux, rétorque les Amis de la Terre Liberia. « En laissant une ville au milieu d’une zone de plantations, et seulement 150 mètres autour pour cultiver, plutôt que de leur dire de quitter cette terre, on sait que les habitants finiront par le faire volontairement », dénonce James Otto, de l’ONG. Pour les 10 000 hectares déjà défrichés, l’association estime que 15 000 personnes sont d’ores et déjà affectées.
Des emplois pas vraiment durables
L’emploi créé sera-t-il en mesure de compenser le désastre environnemental généré par l’expansion des monocultures ? C’est ce qu’espère une partie de la population du comté de Grand Cape Mount, fortement touchée par le chômage. Sime Darby déclare avoir déjà embauché plus de 2 600 travailleurs permanents, auxquels s’ajouteraient 500 travailleurs journaliers. Quand l’ensemble des plantations seront opérationnelles, « Sime Darby aura créé au moins 35 000 emplois », promet la firme. Augustine, un jeune de Kon Town, y travaille depuis deux ans. D’abord sous-traitant, il a fini par être embauché par la compagnie et a vu son salaire grimper de 3 à 5 dollars US pour huit heures de travail par jour. Tout le monde ne semble pas avoir cette « chance » : 90 % du personnel de l’entreprise disposent de contrats à durée déterminée – trois mois en général – et sous-payés ! Les chiffres varient selon les témoignages, de 50 cents à 3 dollars US par jour, en fonction de la récolte réalisée. « Dans quelle mesure ces emplois sont-ils durables ?, interroge Jonathan, des Amis de la Terre Liberia. Une fois que les arbres seront plantés et qu’ils commenceront à pousser, combien d’emplois l’entreprise pourra-t-elle maintenir ? »
L’opacité entourant le contrat liant le gouvernement à Sime Darby renforce les tensions. Malgré l’adoption d’une loi sur les droits des communautés, les communautés locales n’ont pas été informées, encore moins consultées. « Sime Darby s’est entretenu uniquement avec les chefs des communautés, raconte Jonathan Yiah. Or, la communauté est une unité diversifiée qui rassemble aussi des femmes, des jeunes, qui ont été écartés du processus de consultation. »
Contrat totalement opaque
Même de nombreux représentants d’agences gouvernementales ou de ministères ignorent tout du contenu du contrat, certains nous demandant même de leur procurer une copie. C’est ainsi que notre interlocuteur au ministère des Affaires intérieures a découvert qu’une partie du contrat portait sur le marché des crédits carbone. Des subventions qui iront directement dans la poche de la multinationale, comme le mentionne cet extrait en page 52 du contrat : « Le gouvernement inconditionnellement et irrévocablement (...) renonce, en faveur de l’investisseur, à tout droit ou revendication sur les droits du carbone. »
de palme ou par les crédits carbone », ironise Alfred Brownell, de l’ONG Green Advocates. « Nous disons aux communautés que ce n’est pas seulement leurs terres qui leur sont enlevées, ce sont aussi les bénéfices qui en sont issus », explique Jonathan Yiah.
La forêt primaire remplacée par l’huile de palme ?
Les convoitises de la multinationale s’étendent bien au-delà. Le militant écologiste organise depuis des mois des réunions publiques avec les habitants du comté de Gbarpolu, plus au nord. Cette région abrite une grande partie de la forêt primaire de Haute-Guinée. Sime Darby y a obtenu une concession de 159 827 hectares… Du contrat, les habitants ne savaient rien, jusqu’à ce que les Amis de la Terre Liberia viennent le leur présenter. La question de la propriété foncière revient sans cesse. « Comment le gouvernement peut-il céder nos terres à une compagnie alors même que nous détenons des titres de propriété ? », interrogent-ils. La crainte relative à la perte de leurs forêts, de leurs terres agricoles, d’un sol riche en or et en diamants s’installe.
Lors d’une réunion, au moment où James énonce la durée du contrat, 63 ans – reconductible 30 ans ! –, c’est la colère qui prend le pas. « Que deviendront mes enfants au terme de ces 63 années de contrat avec Sime Darby ? », se désespère Kollie, qui a toujours vécu de l’agriculture, comme 70 % de la population active du pays. Parmi les personnes présentes, certaines, au contraire, voient dans la venue de Sime Darby la promesse d’investissements dans des hôpitaux, des écoles, des routes, mais aussi dans de nouveaux systèmes d’assainissement en eau potable. Et, déjà, la peur de nouveaux conflits germent. « Nous ne voulons de personne ici qui ramène du conflit parmi nous », lance Frederick. Les plaies des deux guerres civiles successives (1989-1996, puis 2001-2003) sont encore ouvertes. Près d’un million de personnes, soit un Libérien sur trois, avaient alors fui vers les pays voisins.
Mea culpa gouvernemental
« En signant une série de contrats à long terme accordant des centaines de milliers d’hectares à des conglomérats étrangers, le gouvernement voulait relancer l’économie et l’emploi, analyse James, des Amis de la Terre Liberia. Mais il n’a pas vu toutes les implications ». D’après un rapport de janvier 2012 réalisé par le Centre international de résolution des conflits, près de 40 % de la population libérienne vivraient à l’intérieur de concessions privées ! Aux côtés de Sime Darby, deux autres compagnies, la britannique Equatorial Palm Oil et l’indonésienne Golden Veroleum, ont acquis respectivement 169 000 et 240 000 hectares pour planter de l’huile de palme.
Dans le comté de Grand Cape Mount, en décembre 2011, des habitants se sont saisis des clés des bulldozers de Sime Darby afin d’empêcher la poursuite de l’expansion des plantations et d’exiger des négociations. Une équipe interministérielle a depuis été mise en place, où siègent des citoyens du comté. « Oui, il y a eu des erreurs dans l’accord », reconnait-on à la Commission foncière. « Nous essayons de trouver des solutions pour que chacun en sorte gagnant », renchérit-on au ministère des Affaires intérieures. Difficile à croire pour les habitants du comté, qui n’ont rien vu, jusque-là, des grandes promesses philanthropes de Sime Darby.
De l’huile de palme dans les agrocarburants
Et si le changement venait des pays où l’on consomme de l’huile de palme ? Retour dans l’Aude, au pied du massif des Corbières. En décembre 2011, Sime Darby a annoncé geler pour un an son projet d’implantation de raffinerie à Port-la-Nouvelle. Les prévisions de commandes d’huile de palme sont en baisse, alors que le coût de l’usine grimpe. L’huile de palme commence à souffrir de sa mauvaise réputation, alimentaire et environnementale. De nombreuses marques l’ont retirée de la composition de leurs produits. L’huile de palme contribuerait à la malbouffe. Une fois solidifiée par injection d’hydrogène, elle regorge d’acides gras qui s’attaquent aux artères : un cauchemar pour les nutritionnistes. Dans les enseignes bios, elle commence également à être pointée du doigt comme l’une des causes de la déforestation, en Indonésie, en Afrique ou en Amérique latine. Pourtant, bien que la grande distribution réduise son besoin en huile de palme, cette dernière demeure aujourd’hui, et de loin, la première huile végétale importée en Europe. Merci les agrocarburants…
« La consommation moyenne d’un Européen est d’environ 12 litres/an d’huile de palme, ce qui représente un accaparement d’environ 25 m2 de plantation de palmiers à huile dans un autre pays », souligne Sylvain Angerand, des Amis de la Terre France. « Relocaliser l’économie, développer les transports en commun, lutter contre l’étalement urbain seraient autant de mesures structurelles permettant de réduire notre consommation de carburant », propose l’écologiste. Réduire nos besoins ici, en Europe, pourrait diminuer partiellement l’accaparement des terres dans le Sud. À Port-la-Nouvelle, le collectif No Palme planche déjà sur des plans de développement alternatif pour le port. Avec en tête, les témoignages de leurs compères libériens.
 (source texte : bastamag.net)
Avant Noël, regardez ceci :
 
 
 
 
 
 
 
 
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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 14:55

L’absence criante de référence aux réseaux d’aides spécialisées dans la « concertation » sur la refondation de l’école ne saurait être imputée à un oubli voire à une ignorance concernant ce dispositif. La lutte obstinée des personnels de l’éducation pour défendre ce dispositif, les prises de position des politiques lors de la dernière campagne électorale, tout cela serait effacé dans l’attente des conclusions d’un hypothétique rapport de l’IGEN ! ! !

Après avoir été ciblés comme des « gisements d’efficience » les personnels des réseaux d’aides spécialisées ont été « sédentarisés » puis désignés comme un « un vivier de hors la classe » et leur devenir dépendrait d’un Xe rapport ! ! ! ! ! !

C’est ça le changement ? Même si « l’emballage sémantique » diffère, c’est bien toujours la disparition des réseaux d’aides spécialisées qui se profile derrière ce silence assourdissant et ce rapport de l’IGEN.

De « variable d’ajustement », il semble bien que les enseignante-s spécialisé-e-s sont appelés à devenir en réalité les « plus de maitres que de classe... » c’est-à-dire des « surnuméraires » dans une pseudo-politique de refondation de l’école qui, en alliant l’ignorance et le mépris de la spécificité des aides spécialisées, se fondera sur l’abandon pur et simple de la réalité de l’échec scolaire et de ses conséquences.

L’objectif de « réussite pour tous » ne peut se concevoir sans la réaffirmation claire de la lutte contre toutes les composantes de l’échec scolaire et dans les actions de prévention.

Nous exigeons que la lutte contre l’échec scolaire soit une priorité de la politique de l’école ! En conséquence, nous exigeons :

les réouvertures immédiates des centres de formations d’enseignent-e-s spécialisé-e-s et de psychologues scolaires ;

la restitution de tous les postes de RASED, avec leurs trois fonctions (psy, E et G) supprimés depuis 2008 et la création des postes nécessaires pour le fonctionnement de RASED complet partout en France ;

l’abrogation des décrets Darcos (avec la mise en place de l’aide personnalisée, entraînant la suppression de milliers de postes en RASED) ;

le respect et l’application des textes de référence aux RASED ;

la visibilité de l’action et des missions de tous les membres des réseaux d’aides spécialisées dans la prise en charge des élèves porteurs de handicap ;

l’affirmation des identités professionnelles des personnels spécialisés.

Nous refusons l’externalisation et la médicalisation systématique des difficultés et de l’échec scolaire. Nous refusons que le dispositif des RASED soit une nouvelle fois attaqué au profit d’une logique strictement comptable qui institutionnalise l’abandon des plus vulnérables. C’est ensemble, enseignant-es d’adaptation, rééducateurs-trices, psychologues, dans la synergie de nos compétences et le croisement des regards au sein des réseaux d’aides spécialisées en collaboration avec les enseignant-e-s des classes que nous pourrons travailler à l’objectif d’une école plus égalitaire engagée contre toutes les formes d’exclusion à l’école.

Sauver et développer les RASED, c’est défendre une école pour toushttp://www.appeldesrased.fr/

(Sud Education Créteil)

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 14:48

En 2003, dans un contexte de lutte de toute l’éducation nationale, la forte mobilisation des personnels des CIO avait empêché une première tentative de régionalisation. A l’époque il n’était annoncé que des réformes structurelles de « décentralisation ». Certains se voulaient confiants alors que d’autres, plus nombreux, se sont mobilisés car la régionalisation rendait possibles certaines hypothèses inacceptables concernant la nature du service rendu, les missions et le statut des CIO et des Conseillers d’Orientation Psychologues.

La nouvelle offensive de 2012 pour imposer un SPOTLV* territorialisé confirme et même dépasse largement les projections les plus alarmistes de 2003. Avec l’instauration d’un service d’orientation unique pour tous publics, ce qui était dénoncé comme possibilités insidieuses ou implicites devient explicite et se trouve quasi clairement revendiqué par les régions : · disparition du réseau des CIO via la fusion ou le regroupement de services. · modifications statutaires pour les COP (double tutelle**, voire même choix à effectuer entre rester fonctionnaire de l’EN ou devenir fonctionnaire de la région). · évolution des missions et des objectifs, non plus centrés sur les besoins des jeunes mais sur ceux des entreprises. · Glissement de l’accompagnement des personnes vers le placement, la maîtrise des flux et le formatage des volontés et des comportements.

Ainsi, avec d’autres réformes dont celles qui touchent l’enseignement professionnel, la définition des objectifs assignés à l’éducation n’est plus nationale mais soumise au pouvoir des Présidents de région. Leurs intentions sont clairement annoncées. Il s’agit d’organiser les services d’orientation et la formation professionnelle pour répondre aux demandes spécifiques et locales des entreprises. Les régions acceptent de fait de jouer le jeu d’une concurrence inter-régionale, un dumping qui devrait aboutir à garantir aux entreprises les meilleurs flux, la population la mieux formatée y compris et surtout en terme de savoir être (pour le dire clairement la plus soumise !). Le chômage, les salaires et le code du travail ne s’en trouveront pas améliorés, la rentabilité pour l’actionnaire très certainement !

La période de transition qui se profile imposera au COP la flexibilité maximale. Pour les COP lutter contre les évolutions statutaires à venir relève du droit de tout salarié à maintenir des conditions de travail décentes. Les réformes en cours impactent profondément les valeurs qui encadraient leurs pratiques et pour beaucoup c’est là sans doute où se situe le plus inacceptable.

Imagine-t-on des professionnels soucieux de déontologie et du respect des personnes, intéressés à développer l’autonomie, accepter demain le nouveau cadre d’un SPOTLV territorialisé et ses objectifs de placement-formatage ?

Quant au choix évoqué de pouvoir être attaché à un établissement scolaire, pour ceux qui refuseraient d’être régionalisés, il n’est pas plus satisfaisant. Non seulement il ne garantirait pas l’indépendance par rapport aux entreprises puisque les établissements eux-mêmes sont de plus en plus soumis à leur influence mais il soumettrait les pratiques du COP aux intérêts particuliers de l’établissement. On constate que de plus en plus, ceux-ci fonctionnent comme des entreprises et se trouvent de fait en concurrence les uns avec les autres, plutôt que complémentaires dans le service public. Au-delà de l’isolement mortifère qu’impliquerait une telle position, on peut s’attendre à ce que des « sollicitations » s’exercent pour que le COP participe à cette logique concurrentielle (par exemple recruter les meilleurs éléments et éviter ou exclure les éléments indésirables).

Dans tous les cas de figure, les jeunes et les familles n’ont rien à gagner mais beaucoup à perdre.

Compte tenu de ces perspectives inacceptables, l’heure est à la mobilisation de toute la profession dans l’unité la plus large.

C’est pourquoi SUD éducation s’inscrit résolument dans le programme d’action arrêté par l’intersyndicale et appelle les personnels :
à s’engager sans retenue dans la semaine de mobilisation prévue dans les académies début décembre.
à envisager dès à présent une journée nationale de mobilisation incluant le recours à la grève dès le début du mois de Janvier, si les demandes de l’intersyndicale n’étaient pas prises en compte d’ici là. Au-delà de ces indispensables actions propres au secteur de l’orientation scolaire, SUD éducation mettra tout en œuvre pour qu’émerge un mouvement de lutte plus large. Les inflexions actuelles de l’Education qui visent à transformer les élèves en « chair à patrons » concernent très directement toutes les catégories de personnels de l’Education.

*SPOTLV : Service Public d’Orientation Tout au Long de la Vie. Dans la droite ligne de la loi OFPTLV (Orientation et Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie) du 24 novembre 2009.

**La double tutelle créerait un précédent, en assignant à un fonctionnaire d’état des missions définies par les régions par convention. Nul doute que cette nouvelle modalité servirait d’exemple et pourrait s’appliquer à d’autres catégories de personnel.

 

 

 

 

 

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 18:19

 

Communiqué d’Attac France :

Moins d’une semaine après la journée de manifestation et de réoccupation de Notre Dame des Landes, le gouvernement a relancé l’opération d’évacuation et de destruction de la ZAD (Zone À Défendre), qu’occupent les opposants au projet de nouvel aéroport. Attac France réaffirme son soutien aux habitants de la ZAD et à l’ensemble des opposants au projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes.

Le gouvernement s’entête, et refuse d’entendre la voix des opposants à ce projet. Il se place même désormais dans l’illégalité : les 500 gendarmes mobilisés ce vendredi évacuent des occupants de parcelles non-expulsables. Il rompt ainsi avec la promesse de campagne de François Hollande, qui s’était engagé à défendre un État exemplaire.A l’heure des politiques austéritaires, le maintien d’un projet, à la fois inutile, coûteux et néfaste pour l’environnement est incompréhensible. Tandis que le gouvernement plie sous la pression du Medef et des « pigeons », il reste inflexible face à ceux qui se battent pour une transition écologique et sociale.

De la même manière que le Larzac est devenu un symbole de la lutte contre la toute-puissance étatique et militaire, Notre Dame des Landes est devenue le symbole d’un refus : celui d’une politique d’aménagement du territoire héritée du siècle passé, qui préfère la destruction et le bétonnage des terres fertiles à la promotion de la relocalisation de la production agricole et des échanges ; celui de la croyance que la sortie de crise se fera par le développement d’infrastructures inutiles et imposées, prédatrices en énergies fossiles plutôt que par la conversion écologique de nos sociétés.

Mais, à l’instar du Larzac, Notre Dame des Landes n’est pas seulement un symbole et un refus. Elle est un lieu où s’expérimentent des alternatives – relocalisation, sobriété énergétique, autonomie -. La ZAD doit être ardemment défendue. Ce soutien doit désormais se concrétiser dans la multiplication d’initiatives et d’actions décentralisées partout en France.

Communiqué de la Confédération paysanne :

La Confédération paysanne vient d'appeler les paysans sur tout le territoire à se mobiliser dès maintenant et dans les jours qui viennent pour dénoncer cette répression violente. Il faut sauver les terres agricoles, leur usage alimentaire et les emplois paysans. Les actions se multiplient à présent dans toute la France.

Depuis ce matin, le Président de la République et le gouvernement Ayrault ont lancé une nouvelle opération d'expulsion sur le site de Notre Dame des Landes, et ce, après la grande mobilisation de réoccupation qui a rassemblé 40 000 personnes le 17 novembre. La Confédération paysanne remercie tous ceux qui apportent leur soutien aux paysans en lutte sur et autour du site.

Cette lutte symbolise avant tout la volonté de se réapproprier son avenir et, pour les paysans, la préservation d'un outil de travail et d'emplois au service d'un véritable projet de société, plus solidaire. Le gouvernement, par son attitude méprisante, par l'emploi de la force, opte pour le rapport de force plutôt que la clairvoyance. A défaut de revenir sur ces choix, il devra en répondre aussi dans les rues et dans les champs !

Contacts

Philippe Collin, Porte-parole : 06 76 41 07 18

Marie-Noëlle Orain, Secrétaire générale : 06 07 85 95 83

 

Communiqué de l’union syndicale Solidaires

Le succès de la manifestation du 17 novembre, avec plus de 30 000 personnes, a permis la réoccupation et la reconstruction dans la ZAD, la Zone A Défendre qui symbolise l’opposition au projet de l’aéroport de Notre Dame des Landes.

La réaction du gouvernement n’a pas tardé.

Depuis ce matin, 500 gendarmes sont à nouveau présents sur le site pour évacuer, manu militari pêle-­
mêle, opposant-­es, matériaux, outils et matériel de chantier.

L’objectif est de faire table rase pour le bétonneur Vinci !

L’Union Syndicale Solidaires dénonce ce déchaînement de violence orchestré par un gouvernement soi-­
disant ouvert au dialogue.

Aujourd’hui, la résistance s’étend bien au-­
delà de la ZAD avec près d’une centaine de collectifs de soutien sur tout le territoire qui se sont constitués depuis les premières expulsions mi octobre.

Oui Monsieur Ayrault, nous n’avons pas la même vision du monde.

La votre est faite de compétitivité, de productivité, d’atteinte grave à l’environnement, de misère sociale et sanitaire.

Ce monde-­
là n’est plus tenable et rencontre une opposition grandissante.

La résistance de Notre Dame des Landes est le symbole d’une nouvelle vision d’avenir qui répond aux préoccupations sociales et environnementale pour un monde tourné vers les besoins des populations et non pas vers ceux des actionnaires avides de dividendes quelles qu’en soient les conséquences pour les personnes et l’environnement.

On lâche rien, la ZAD est toujours là !

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