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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 20:00

 

Communiqué de RESF 06 (à mon avis applicable à toutes les antennes RESF de France)

Cher-es ami-es, collègues, camarades,

enseignant-es et personnels sociaux-éducatifs et de santé, parents d’élèves, le Réseau Education Sans Frontières (RESF 06) s’adresse à vous, individuellement et par vos syndicats et organisations pédagogiques.

Sans doute connaissez-vous notre action pour faire respecter le droit à une scolarité harmonieuse pour les enfants de sans-papiers et de demandeurs d’asile qui attendent, très longtemps et dans des conditions précaires, l’instruction de leur dossier (cf. Convention Internationale des Droits de l’Enfant).

C’est à l’initiative d’enseignant-es et de parents d’élèves que RESF a vu spontanément le jour.

La situation catastrophique des années 2004-2012 (plus de 500 enfants en Centres de rétention et privés d’école ; des familles séparées …) semble voir s’annoncer une très (trop) timide amélioration.

Nous nous faisons donc un devoir d’assurer une veille citoyenne.

Beaucoup d’entre vous sont d’ailleurs membres ou sympathisant-es de RESF ou ont déjà fait appel à nous pour aider un élève et sa famille.

A l’occasion de cette rentrée scolaire, nous souhaitons attirer votre attention sur plusieurs points :

· Sur la grande difficulté qu’éprouvent des familles complètement démunies et sans aucune allocation à se procurer les fournitures scolaires demandées. La liste est parfois longue. Pour éviter aux enfants une humiliation supplémentaire, certain-es d’entre vous ont déjà prévu des contacts individuels, le recours aux fonds des établissements, des collectes avec distribution discrète… Belles initiatives que nous saluons.

· Sur les conditions, souvent déplorables, d’hébergement de ces enfants, qui ne leur permettent pas de faire leurs devoirs dans des conditions acceptables (entassés dans des chambres minuscules et bruyantes, sans table de travail ; changés parfois d’hôtels d’un jour à l’autre et partant à l’école sans savoir où ils vont dormir le soir…). Nous vous demandons donc d’être attentifs à ce genre de situations afin d’en atténuer les répercussions. Peut-être d’autres parents impliqués dans la vie de l’établissement pourraient-ils apporter une aide discrète ?

· Sur l’importance du déjeuner au restaurant scolaire qui permet à ces enfants d’avoir 4 repas équilibrés par semaine. Beaucoup sautent des repas ou ne sont nourris que de pâtes et biscuits. Si vous remarquez des enfants restant dehors à midi ou exclus de la cantine pour défaut de paiement, nous vous remercions de nous alerter. Nous constatons avec reconnaissance que plusieurs d’entre vous ont déjà entamé les démarches visant à obtenir, auprès des gestionnaires, des réductions et gratuités.

· Sur la méconnaissance qu’ont souvent ces familles du fonctionnement du système scolaire et des démarches administratives à entreprendre. Nous vous suggérons donc d’apposer des affiches sur les panneaux extérieurs et dans les salles de professeurs et services sociaux (voir en attaché).

· Sur le besoin de mieux connaître les diverses situations et procédures, droits et devoirs … qui est exprimé par beaucoup d’entre vous, tant la désinformation sur ces sujets difficiles est répandue. Nous nous tenons donc à votre disposition pour intervenir lors de vos réunions syndicales ou pédagogiques ou pour participer à des rencontres spécifiques que vous organiseriez.

· Sur les demandes d’outils pédagogiques et d’aides personnalisées que certain-es d’entre vous nous ont adressées. N’hésitez pas à nous préciser vos besoins. Nous tâcherons d’y répondre au mieux de nos possibilités.

Par ailleurs, RESF tient une permanence au 38 rue Dabray à Nice, le vendredi après-midi, de 14h30 à 18 h (permanence qui accueille, conseille, informe....les familles, les jeunes mais aussi les accompagnants éducatifs, sociaux, médicaux...). Vous y serez les bienvenu-es. Merci de faire passer le message.

Nous vous serions reconnaissants de diffuser ces informations ainsi que le logo RESF par tous moyens à votre appréciation (bulletins syndicaux, sites, tracts…)

Notre expérience d’accompagnement de ces familles et d’alerte des pouvoirs publics nous montre à quel point l’école est, pour ces enfants, un lieu (souvent le seul) de sécurité et de reconstruction.

Merci à vous pour cette belle œuvre. Nous vous souhaitons de la poursuivre sans découragement et restons à votre disposition.

Site de RESF

 

 

 

 

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 18:55

 

Évacuations de campements de Roms : brutale « humanité »

Communiqué du GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés)

Pendant les seuls mois de juillet et août, cette année, deux à trois milliers de Roms ont été évacués des terrains qu’ils occupaient – un chiffre comparable à celui de l’été 2011 et nettement supérieur à celui de l’été 2010, à l’époque du sarkozysme : Saint-Etienne, Lyon, Lille, Marseille, Aix en Provence, La Courneuve, Stains, Vaulx-en-Velin, Evry, Saint-Priest... : la liste, non exhaustive, continue à s’allonger de jour en jour, malgré les belles promesses du gouvernement.

 

Aux violences contre les personnes et les biens s’ajoute le mépris de la loi : ainsi, à Evry, l’expulsion est intervenue sans décision judiciaire préalable et le juge a désavoué a posteriori l’initiative du préfet qui avait cru pouvoir anticiper une décision favorable. Les évacuations ne sont accompagnées d’aucune proposition d’hébergement alternatif, sinon, parfois, quelques hébergements d’urgence relevant du SAMU social.

L’évacuation des campements débouche sur des mesures d’éloignement du territoire dans des conditions tout aussi illégales : des centaines d’obligations de quitter le territoire sont ainsi pré-remplies en préfecture avec comme motif : « l’intéressé ne peut justifier de ressources ou de moyens d’existence suffisants et se trouve en situation de complète dépendance par rapport au système d’assistance sociale ».... Il ne reste plus aux policiers qui procèdent à l’évacuation qu’à inscrire l’état civil de la personne contrôlée, comme s’ils avaient procédé, ainsi que le prévoit la réglementation, à un examen effectif de sa situation personnelle. Les personnes en situation régulière n’ont ainsi pas la moindre chance d’être identifiées lors de ces opérations policières se déroulant en extérieur et en catimini, très tôt le matin, sans qu’il soit laissé le temps aux habitants des terrains d’exposer leur situation, documents à l’appui.

Le ministre de l’intérieur va répétant vouloir ajouter de l’humanité à la fermeté : expulser, oui, mais humainement. La réalité des chiffres et des actes dément cet équilibre affiché : l’humanité n’est que poudre aux yeux.

La circulaire interministérielle « relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites » signée le 22 août, à l’issue d’une réunion simulacre de consultation des associations, illustre parfaitement cette stratégie qui soigne d’autant plus la forme qu’il s’agit de faire oublier le fond. Comme les déclarations d’intention qui l’ont précédée et accompagnée, elle pourrait faire illusion ; mais à mieux y regarder on s’aperçoit qu’à part le style rien ne change : ni les objectifs, ni les moyens d’action – et encore moins les pratiques.

  • Le diagnostic « global et individualisé » préconisé par la circulaire en préalable à toute évacuation ? Il reste inexistant. Pas de quoi s’étonner puisque le texte prévient que ce diagnostic « pourra être plus ou moins complet en fonction du temps et des ressources disponibles ».
  • La prise en charge « sans délai et avec un souci de continuité [des] enfants présents dans les campements » ? Encore un affichage sans contenu réel puisque les évacuations remettent en cause tous les efforts de scolarisation, en atomisant, sinon en stoppant net, les parcours scolaires.
  • Favoriser l’accès à l’emploi ? Objectif illusoire aussi longtemps que cet accès sera subordonné à une procédure longue et dissuasive d’autorisation de travail, qu’il n’est prévu que d’assouplir à la marge avec la promesse d’augmenter la liste des métiers accessibles et de supprimer la taxe due par les employeurs. Le gouvernement se refuse à satisfaire l’une des principales revendications des associations qu’il dit vouloir écouter : aligner sans attendre le statut des Bulgares et Roumains, Roms ou non, sur celui des autres citoyens européens.

L’ensemble de la circulaire traduit le recours constant à ce double langage qui montre bien que les objectifs d’« humanité » assignés aux préfets restent théoriques, faute de mesures et de moyens pour les atteindre concrètement. Comment prendre au sérieux la volonté déclarée d’« humanité dans la prise en charge des personnes roumaines et bulgares vivant sur des campements illicites » dès lors qu’on continue à procéder aux évacuations et aux destructions de biens sans avoir mis préalablement en place des dispositifs d’« humanisation » bien réels, par exemple en réquisitionnant des terrains du domaine public, en organisant la fourniture d’eau, l’accès à des toilettes et la gestion des déchets, en veillant au respect des obligations des collectivités en matière de scolarisation des enfants ?

Le Gisti ne s’attendait pas à ce que l’arrivée d’un nouveau gouvernement se traduise par un retournement complet de la politique d’immigration. Mais, comme tous ceux qui défendent les droits de l’Homme, il espérait malgré tout une rupture avec les pratiques les plus scandaleuses des gouvernements précédents.

Or, rien ne change, pas même la brutalité.

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 12:59

 

Des salles de classes un peu trop toxiques

Défauts de ventilation, polluants intérieurs volatils, particules fines... L’air que respirent enfants et enseignants dans les salles de classe est loin d’être sain. Un enfant sur trois risque ainsi de devenir allergique, selon une étude réalisée dans 108 écoles françaises. D’autres données révèlent aussi la possible nocivité de certaines fournitures scolaires. La rentrée sera-t-elle l’occasion de faire la chasse aux toxiques ?

À l’école primaire, un élève sur trois respire des polluants en quantité supérieure aux normes définies par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ! C’est ce qu’a révélé une étude française, menée dans 108 écoles, et publiée en mars dernier dans la revue internationale Thorax. L’étude a mis en évidence les liens entre pollution des salles de classe et maladies chroniques.

Un exemple ? La présence d’un produit chimique très volatil, le formaldéhyde – utilisé notamment dans des matériaux de construction, de décoration ou des produits d’entretien – augmente significativement la prévalence de rhino-conjonctivites. Certains autres polluants développent l’asthme chez les élèves, des nausées ou des irritations de la peau et des yeux. 32% des enfants, présentant des signes de réactions aux tests cutanés, risquent ainsi de devenir allergiques dans un tel environnement pollué.

Absence de ventilation dans les classes

Autre cause : la pollution atmosphérique, notamment les particules fines émises par la combustion du diesel et l’oxyde d’azote. Ceux-ci sont fortement présents dans les salles de classe, du fait de systèmes de ventilation défaillants, ou sans filtres adéquats. « Nous n’avons trouvé aucune école aux normes. Même si certaines avaient une ventilation, celle-ci ne marchait pas », décrivait la responsable de l’étude. Entre particules fines, produits d’entretien, peintures ou colles, c’est un véritable cocktail de produits chimiques auquel sont exposés les enfants.

Aux effets toxiques sur le système respiratoire, s’ajoutent de possibles dérèglements du système endocrinien (qui sécrète les hormones) à cause... des fournitures scolaires. Les chiffres publiés fin août aux États-Unis, par le Center for Health, Environment & Justice (Centre pour la santé, l’environnement et la justice) sont effrayants. 75 % des fournitures scolaires analysées contiennent des niveaux de phtalates supérieurs aux normes autorisées pour les jouets. La nocivité et les impacts de ce perturbateur endocrinien sont pourtant avérés : asthme, infertilité, puberté précoce...

Spiderman ou super phtalate ?

Une directive européenne, transposée en France en 2006, interdit d’ailleurs l’utilisation des phtalates dans les jouets et les articles de puériculture pouvant être mis en bouche par les enfants . Tous les autres produits ne sont pas concernés. Une loi déposée par le député centriste Yvan Lachaud, interdisant « la fabrication, l’importation, la vente ou l’offre de produits contenant des phtalates, des parabènes ou des alkylphénols » a bien été votée par l’Assemblée nationale – contre l’avis du gouvernement – le 3 mai 2011... Mais elle n’a jamais été soumise au Sénat. Et n’est donc pas appliquée. Le sac-à-dos de Dora l’exploratrice, par exemple, contient ainsi près de 70 fois le taux de phtalates autorisé dans les jouets. Et dans le sac-à-dos Spiderman : 52,700 ppm de DEHP, un des phtalates les plus nocifs. Soit 52 fois la norme états-unienne !

En France, l’État a commandé une étude dans 300 écoles pour disposer de données plus précises sur la pollution des salles de classe. Et a lancé un site pour aider les écoliers à acheter des fournitures écologiques. En Gironde, le Conseil général pilote une initiative en partenariat avec l’Ademe, pour promouvoir les « cartables sains ». Reste que la surveillance de l’air dans les établissements scolaires, dont le principe a été validé par un décret en décembre 2011, ne sera obligatoire pour les écoles primaires qu’à partir de 2018. Et 2020 pour les collège et lycées. De quoi risquer d’empoisonner les enfants et adolescents quelques années encore.

(source : bastamag.net)

 

 

 

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 13:50

 

De la maternelle à l’université, défendre l’école telle que nous la concevons, c’est défendre les intérêts de ceux et celles qui y travaillent, mais c’est aussi construire une autre école, qui œuvre dans l’intérêt de toutes et tous, élèves comme parents.

Ce n’est pas la poignée de postes ouverts cette rentrée qui va changer le quotidien des élèves, ni les conditions de travail des collègues. Et en ce début septembre, la France pointe ainsi toujours aux plus mauvaises places des taux d’encadrement, sans même parler de la rémunération des personnels.

 Et le changement ?

Pourtant, avec l’accumulation de vacataires et de contractuels laissés par les anciens ministères, le gouvernement tenait là un vivier d’enseignants aptes à augmenter la présence auprès des élèves. La titularisation de ces personnels est bien sûr une priorité ! Mais pas de changement en vue.

En attendant, le ministre joue la diversion avec un nouvel aménagement des rythmes scolaires. S’il est évident que la situation actuelle n’est pas satisfaisante, il est illusoire de croire que cette simple réforme puisse être réellement déterminante. Quel sera son effet sur des enfants accueillis en garderie parfois dès 7h du matin et jusqu’à 19h ?

 Plus que le simple rythme scolaire c’est bien la question du rythme de vie de l’enfant et de sa famille qui se pose.

D’ailleurs si le ministre veut s’attaquer aux rythmes scolaires, il nous paraît important qu’il clarifie ce que sera le rythme dans la classe même.


Pour l’instant, il ne semble pas vouloir remettre en cause le système de compétences construit par ses prédécesseurs. Pourtant celles-ci, en découpant chaque activité en micro-domaines, induisent le bachotage, empêchent la prise en compte de l’apprentissage dans sa globalité et ne permettent pas aux enfants d’apprendre en s’épanouissant. Alors que nombre de pays qui, il y a 20 ans, s’étaient engagés dans cette direction, en reviennent aujourd’hui, le nouveau ministre va-t-il continuer à réduire la notion d’éducation à des statistiques déconnectées de toute réalité ? Oser changer de pédagogie, ce serait bien là un véritable changement dans le rythme des enfants !

Malgré un constat d’échec, peu d’annonces concernant l’éducation prioritaire si ce n’est l’évocation d’une refondation ultérieure. En attendant, le dispositif Éclair, ayant simplement vocation à être « repensé », reste en place et ses règles actuelles sont maintenues à la rentrée ! La suppression de ce dispositif managérial et dérégulateur, reste pourtant un préalable incontournable. Le changement, ça viendra !

Du côté de la formation, le ministère ne semble pas non plus vouloir revenir sur la masterisation des concours de l’enseignement et on ne peut compter sur les quelques milliers d’emplois d’avenir promis pour réellement ouvrir, à tous, les possibilités de poursuites d’études jusqu’à bac + 4. Par ce statu quo, il entérine l’écrémage social dans le recrutement enseignant. Et ça, ça n’est pas près de changer !

Le flou est tout à fait artistique aussi sur l’accompagnement des élèves handicapés. Les EVS et AVS ne savent toujours pas quel sort leur sera réservé à moyen terme. Ces personnels qui, pour certains, ont développé leur savoir-faire pendant 5 ans, se retrouvent sans rien du jour au lendemain, laissant les élèves et les équipes enseignantes face au bon-vouloir des administrations locales. Là aussi, ces véritables besoins doivent donner lieu à des créations de postes statutaires. Le changement c’est pour quand ?

Et si on parlait des changements attendus par les AED, victimes d’une hiérarchie omnipotente ? Ou de l’arrêt du fichage généralisé des élèves et des personnels ? Et même, soyons réalistes, exigeons une école qui enseigne des savoirs polytechniques dans un esprit de coopération ! Une école ouverte sur les familles et les quartiers !

Nous avons dû trop souvent combattre l’an passé dans nos établissements, en réunion syndicale ou ailleurs, un attentisme bienveillant de nombreux collègues vis à vis de cette alternance électorale. Désormais, les choses sont claires, nous n’obtiendrons rien sans efforts ni rapport de force. Et ça, ça ne changera jamais !

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 13:39

 

Communiqué de Sud Education Versailles.

 

• Contrôle renforcé

• fin de la liberté pédagogique : les Inspecteurs peuvent surveiller à distance et, au jour le jour, l’avancement dans les programmes et le contenu des séances.

 

les chefs d’établissement risquent de s’octroyer le droit d’évaluer la pédagogie des enseignants en utilisant le CTN lors de la notation-évaluation.

 

de même, les parents peuvent s’arroger le droit de remettre en cause la pédagogie mise en place par les enseignants.

 

• Atteinte à la vie privée

• A chaque connexion au serveur, plusieurs données sont visibles : heure et date, lieu, adresse IP...

 • Surcharge de travail

• Pour être utile, le CTN devrait être complété à chaque séance (travail maison), or il est quasi impossible de le faire dans nos établissements, d’où un report de cette charge de travail à la fin des cours ou à domicile.

 

• Déresponsabilisation des parents et des élèves

• la soi-disant facilité d’accès peut donner l’illusion aux parents de s’investir dans la scolarité de leur enfant :

. cliquer ne signifie ni vérifier ni accompagner les élèves dans leur travail.

. rend-on les élèves plus confiants et plus autonomes en les surveillant par le biais d’internet ?

 

l’utilisation individualisée du CTN entraîne la disparition de l’entraide entre élèves, un des fondements de l’éducation.

• Inégal accès à l’informatique et remise en cause de la gratuité de l’Ecole

les familles les plus pauvres ne sont pas toutes équipées d’un ordinateur.

la connexion à internet est payante en France et remet en cause la gratuité de l’éducation.

la couverture internet n’est pas la même partout en France : nouvelle inégalité entre les élèves.

  

Remplir le CTN est une obligation de service, certes, mais de nombreux collègues refusent déjà de le remplir et l’assument face à leurs hiérarchies. L’Union Syndicale SUD éducation de Versailles appelle à élargir ces initiatives en construisant un boycott collectif du cahier de textes numérique.

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 12:49
 Free-pussy-riot-2.jpg
 
La Fête de l'Humanité solidaire des Pussy Riot qui refont parler d'elles.
Après la condamnation des Pussy Riot, peut-on transiger avec la liberté de création ? C'est la question que se pose le directeur de l'association Zebrock, Edgard Garcia dans une tribune, qui a décidé de placer l'ensemble des concerts de la scène Zebrock à la Fête de l'Humanité sous l'égide de la solidarité avec le groupe de rock russe. Par ailleurs trois autres membres des Pussy Riot publient sur Youtube une vidéo, postée hier, dans laquelle elles enflamment une effigie de Vladimir Poutine.
Ne pas plier devant les canons de la morale et du conformisme par Edgard Garcia, directeur de Zebrock.
"Nous le redoutions en voulant ne pas y croire, la nouvelle est cependant tombée, effrayante : trois membres du groupe de rock russe Pussy Riot sont condamnés à 2 ans de camp pour blasphème, précisément pour « vandalisme motivé par la haine religieuse ». Les autres membres de la formation, activement recherchés, sont dans la clandestinité. On croit rêver, mais en vérité c’est un cauchemar, qui n’est pas que russe.
Cette affaire survient dans une époque où les tentations autoritaires connaissent un inquiétant regain dans le monde ; les artistes et l’expression artistique en sont les cibles régulières, privilégiées même.
Le fait n’est pas nouveau et le rock, cette forme musicale qui s’évertue régulièrement à s’extraire du moule dans lequel l’industrie du divertissement s’emploie à le reproduire ad nauseam, en sait quelque chose. Bien avant les Pussy, les premiers rockers américains étaient accusés de diffuser une musique de nègres perverse et blasphématoire, dangereuse pour les jeunes. Leurs disques étaient brûlés dans de sombres autodafés.
Jeunes, beaux et bruyants ; irrévérencieux, insolents et jouisseurs, les rockers et les rockeuses se heurtent de longue date au mur des autorités, curés, flics ou parents qui ont peur de voir le monde changer et les nouvelles générations le façonner à leur goût.
Avant que d’être l’argument ultime du marketing et la bande-son des consommations de masse, le rock (et tout ce qui en dérive et s’en nourrit) est la belle affaire des agités de l’électricité, provocateurs éminemment sexués, minorités agissantes et complices : hippies ou funksters, rappers ou gothics, redskins ou rastas, les familles du rock sont insoumises, elles se croisent et se fécondent, restent rebelles et ne plient pas devant les canons de la morale et du conformisme.
C’est cela que payent les Pussy Riot, qui « en plus » sont des femmes.
C’est ce qu’ont payé au Maroc, en 2003, les membres des groupes de l’underground hard de Casablanca Infected Brain, Reborn et Necros accusés de pratiques satanistes et emprisonnés avant d’être passés devant les tribunaux. C’est ce qu’ont payé ici en France Hamé et les membres de La Rumeur et d’autres groupes de rap français assidûment poursuivis dans la décennie écoulée par le ministre de l’Intérieur et une poignée de députés conservateurs, allant jusqu’à réclamer la destitution de Bernard Birsinger, alors maire de Bobigny, dont les services avaient encouragé la publication d’une compilation accusée d’insulte à la police pour un pauvre juron mixé dans un bruit de sirènes.
Et encore : des manifestants risquent trois ans de prison pour avoir crié « Free Pussy Riot » dans une église allemande… En Hongrie, le gouvernement revanchard de Viktor Orban somme les artistes de se mettre au pas de son ultranationalisme.
Régulièrement, d’un pays à l’autre, la liberté de création est entamée par les petits et grands pouvoirs et banalisée, pervertie, par l’industrie du divertissement qui, en son nom, multiplie les dérives de la vulgarité, de la violence et des symboliques de la domination.
Car la pression n’est pas que policière : la liberté de créer, d’imaginer, est systématiquement bornée par les critères en vigueur dans les circuits de l’industrie culturelle. La spirale de la rentabilité maximale est mortifère pour nos imaginaires. Pour quelques productions artistiques qui se jouent avec talent des normes et des sillons rebattus, combien d’artistes sont aujourd’hui éloignés, voire privés, de toute possibilité de travailler ? Créer est un exercice bien difficile quand le poids des conformismes et la prétendue demande du public encouragent les nivellements dont la télévision, service public compris, fixe soigneusement le seuil. La précarité et la pauvreté sont le lot quotidien d’artistes qui souvent finissent par renoncer… ou pire, s’assèchent en faisant de l’autocensure une peine quotidienne.
La fierté avec laquelle les Pussy Riot toisent Poutine et son appareil force l’admiration. Elles nous disent que leur combat est le nôtre, que c’est un combat de longue portée pour que reculent les obscurantismes et les entraves à la création. Elles proclament le droit inaliénable de l’artiste à proférer et à provoquer. C’est un combat pour la démocratie véritable : celle qui se moque des consensus mous et des publics dociles, préférant savoir entendre ce que les créateurs ont à dire et être capable de s’y frotter. Dans la diversité de leurs musiques et de leurs mots, les musiciens qui composent la scène rock en France se sentent concernés au premier chef. Jeanne Cherhal en administre la preuve avec sa chanson Tant qu’il y aura des Pussy.
Engagée dans une action culturelle exigeante et partageuse, ayant eu elle-même à subir les foudres de divers censeurs, l’association Zebrock avec les centaines de musiciens qui participent à ses activités est solidaire des Pussy Riot. Nous le manifesterons concrètement lors de la Fête de l’Humanité en plaçant l’ensemble de concerts de la scène Zebrock sous l’égide de la solidarité avec les Pussy Riot et sous la bannière de la liberté de création. De nombreux artistes vont, durant trois jours, s’y succéder entre les concerts pour témoigner de ce combat.
     
La programmation, particulièrement riche et aiguisée cette année, vient à point mettre nos engagements en musique : Daniel Darc, Seb Martel et Rodolphe Burger, Kabal, Barbara Carlotti et Marcel et son orchestre, Mustang et les Zoufris Maracas, comme les jeunes groupes que Zebrock soutient, ne transigent pas avec leur liberté. C’est pour cela que nous les aimons."
Le combat continue pour les Pussy Riot. Dans une vidéo publiée sur Youtube jeudi 6 septembre, , trois membres du groupe punk sont filmées en train de mettre le feu à une bâche à l’effigie du président russe Vladimir Poutine.
   
 
 
(source texte : humanite.fr)
 
 
 
 
 
 
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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 20:49

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La Poste et la Caisse d’Épargne condamnées pour violation du droit du travail.

 

A Lons-le-Saunier (Jura), le tribunal correctionnel vient de condamner La Poste pour avoir fait travailler, en 2010, des intérimaires à la place de salariés grévistes. L’entreprise devra verser 3 750 euros d’amende et 500 euros de dommages et intérêts à chacun des trois syndicats qui s’étaient portés partie civile, la CFDT, Sud-PTT et la CGT. « La loi interdit de recourir à des salariés temporaires pour remplacer des salariés en grève. Or, La Poste a été reconnue coupable d’avoir confié des tâches normalement dévolues à des salariés grévistes (tri et distribution du courrier) lors d’un mouvement de grève régulier dont l’employeur avait été avisé », a indiqué à l’AFP le vice-procureur Camille Miansoni, qui souligne aussi le fait que ce genre de décision de justice est « très rare ». Gageons que le Conseil d’administration de l’entreprise publique, ou représentants de l’État et du personnel sont majoritaires, sauront rappeler ces grands principes à la direction exécutive de La Poste.

Les juges interdisent le « benchmark »

A Lyon, c’est la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes qui est condamnée pour avoir mis en place du « benchmarking » entre salariés comme mode d’organisation du travail. « Ce système de gestion des performances du personnel est particulièrement contraignant car il consiste en une évaluation permanente qui met en concurrence les agences et les commerciaux dont les résultats sont comparés à chaque instant », explique le syndicat Sud du groupe BPCE (Banques Populaires Caisses d’Épargne), qui avait assigné la Caisse d’Épargne devant le Tribunal de Grande Instance de Lyon en mars 2011. Précisons qu’en tant que banques mutualistes, les caisses d’épargne et les banques populaires sont censées appartenir à leurs clients, et supposées défendre les valeurs de « l’économie sociale ».

Les juges ont estimé que « l’organisation collective de travail basée sur le benchmark compromet gravement la santé des salariés ». Ils interdisent à l’entreprise d’y avoir recours. « Cette décision est très importante car elle impose l’interdiction d’une organisation du travail basée sur le benchmark non seulement à la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes, mais dans les autres Caisses d’Épargne puisqu’elles utilisent les mêmes méthodes », se réjouit le syndicat Sud BPCE. Cette décision peut aussi permettre à d’autres salariés d’autres entreprises d’engager des actions en justice pour faire interdire des organisations de travail de même type. Le groupe BPCE, « la banque qui donne envie d’agir » ?

(source : bastamag.net)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 20:43

 

Crise des céréales :

« Après les subprimes, on spécule sur la nourriture »

Depuis juillet, les prix des céréales flambent. On accuse la sécheresse, mais pour Aurélie Trouvé d’Attac France, cette crise a des responsables. Entretien.

Elle a grandi avec le mouvement altermondialiste. Et ne l’a pas lâché la trentaine passée. Aurélie Trouvé copréside aujourd’hui Attac en France, l’Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne.

Ce qu’Aurélie Trouvé dit moins, c’est qu’elle a suivi des études d’ingénieur agronome pour finalement devenir maître de conférences en économie. Sa spécialité : les politiques agricoles et alimentaires a l’Inra.

Alors, quand les prix des céréales s’envolent comme ils le font depuis le début de l’été, la jeune femme fait le lien entre ses deux activités : ce n’est pas parce qu’une sécheresse met à mal les récoltes américaines que les prix flambent en France, c’est bien plutôt parce que nous avons dérégulé les marchés. Rencontre.

Rue89 : Peut-on parler de crise alimentaire aujourd’hui ?

Aurélie Trouvé : On parle de crise alimentaire mondiale depuis 2008. On a assisté cette année-là à une forte augmentation des prix du riz, du blé, du lait. On a parlé d’émeutes – ou de révoltes – de la faim.
Mais l’indice des prix a été encore plus haut en 2011 ! En fait, la crise est continue depuis 2008 : les prix ne sont quasiment pas retombés. C’est le cas en particulier pour les céréales, le sucre et le maïs.

Pourquoi cette flambée des prix est-elle inquiétante ?

En France, un ménage consacre en moyenne 15% de son revenu à l’alimentation. Dans les pays du Sud, c’est plus de la moitié du revenu. Du coup, dans ces pays, la flambée des prix a des conséquences encore plus dramatiques sur la consommation quotidienne de céréales, de maïs ou de sucre.

Bientôt, ce sont les produits laitiers et la viande qui risquent d’être touchés. Pour nourrir les élevages, il faut des céréales....

Or ceux-ci sont de plus en plus utilisés pour fabriquer des agrocarburants aux Etats Unis et dans l’Union européenne, ce qui réduit d’autant les stocks céréaliers des deux régions.

Mais il y a toujours eu des crises alimentaires, ce n’est pas nouveau ?

Cet été, il y a eu une sécheresse aux Etats-Unis, et les prix du maïs ont flambé de 25%. C’est ça la nouveauté : la volatilité des prix.

Autrement dit, maintenant, quand on a un petit déficit de production, ça flambe. Ce n’était pas le cas auparavant. Les prix restaient stables, ils ne s’affolaient pas au moindre changement de temps.

Il suffit de regarder la courbe des prix des produits alimentaires, établie par la FAO [Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, ndlr], pour le voir. Depuis 2007, les prix connaissent de fortes fluctuations, et dans des temps réduits.

Le problème, donc, c’est que les prix augmentent fortement subitement pour les consommateurs. Mais cette volatilité nouvelle déstabilise également toute la filière.

Les agriculteurs, les PME de l’agroalimentaire... tous sont plongés dans l’incertitude. Du coup, ils font moins d’investissements. Ils obtiennent également moins de crédits car les banques voient bien qu’ils peuvent totalement se ruiner en une année.

Mais pourquoi, aujourd’hui, un petit déficit de production suscite une telle flambée des prix alors que ce n’était pas le cas avant ?

C’est facile d’incriminer les aléas climatiques, la sécheresse : personne n’est responsable. Alors que la crise résulte de choix politiques, et qu’il y a des responsables.

Le problème de fond, c’est que nous avons dérégulé nos marchés intérieurs.

Avant, sur ces marchés, un certain nombre de systèmes permettaient de garder des prix stables. On garantissait des prix de vente aux producteurs. En Europe, par exemple, quand le prix mondial du lait passait en dessous du prix plancher, l’Union européenne achetait le lait et le stockait, ce qui maintenait le prix élevé. Quand les prix flambaient, l’Union déstockait, ce qui faisait baisser les prix. Les Etats-Unis faisaient de même.

Pour avoir un prix assez haut et stable, l’Union européenne avait également mis en place des taxes douanières. Et les exportations étaient subventionnées.

Les prix n’étaient pas les seuls à être régulés, la production l’était aussi. Aux Etats-Unis, notamment, un gel des cultures était pratiqué. Des surfaces agricoles n’étaient pas cultivées, ce qui permettait d’éviter ces surproductions.

Le problème est survenu à la fin des années 80. En 1986, on a fait entrer l’agriculture dans les négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En 1994, un accord a été signé. Et cet accord a laminé les politiques de régulation des marchés agricoles, notamment aux Etats-Unis et dans l’Union européenne.

Comment ?

Aujourd’hui, les prix intérieurs ne sont plus stables et protégés dans chaque pays, ils suivent du coup les prix mondiaux. Or, ces prix mondiaux sont de plus en plus volatiles.

Ils ne sont pas fixés en fonction de l’offre et de la demande dans tous les pays du monde. Ce n’est pas une moyenne des prix. Les prix mondiaux sont déterminés par la petite partie de la production qui est exportée dans le monde.

Or, sur ces marchés agroalimentaires, il y a des très gros acteurs qui sont capables d’influencer très fortement les prix, qui ne correspondent pas à l’état de l’offre et de la demande réelle.

Concernant certains produits comme les céréales ou le maïs, la spéculation joue en outre une influence décisive sur les prix.

Comment peut-on spéculer sur les céréales ou le maïs ?

Il existe ce qu’on appelle des « marchés à terme » : ce ne sont pas des marchés agricoles, sur lesquels on s’échange des marchandises ; ce sont des marchés financiers qui existent en parallèle, sur lesquels on s’échange des papiers.

Ces marchés à terme existent depuis le XIXe siècle. C’était au départ une sorte d’assurance pour les agriculteurs. Cela leur permettait de vendre leur production à un prix fixé préalablement à la récolte. En cas de chute des cours au moment de la moisson, ils étaient protégés. En cas de flambée, les investisseurs enregistraient un profit.

Cela a fonctionné jusqu’au début des années 90. Des agriculteurs, des coopératives, des négociants utilisaient ces marchés à terme. Les prix étaient fixés en fonction des « fondamentaux de marché », c’est-à-dire des anticipations de l’offre et de la demande physiques.

Et puis, peu à peu, de plus en plus de spéculateurs purs se sont mis à investir sur ces marchés : des intervenants qui, à aucun moment, ne vendent ni n’achètent de produits agricoles, qui ne vendent que des produits dérivés pour faire de la spéculation financière.

Pourquoi les spéculateurs se sont-ils subitement intéressés aux céréales ou au maïs ?

Parce que les prix ont été dérégulés à ce moment-là en Europe et aux Etats-Unis ! Quand les prix étaient stabilisés un peu partout, il y avait beaucoup moins d’intérêt à spéculer. A partir du moment où les prix varient fortement, les paris peuvent devenir plus importants.

Par ailleurs, comme les marchés de l’immobilier et de l’Internet se sont cassé la figure, les spéculateurs se sont reportés vers les marchés à terme agricoles, considérés comme plus sûrs. Après les subprimes, on spécule sur la nourriture.

A tel point que des bulles se sont formées, et ont éclaté. C’est ce qui s’est passé en 2008, c’est ce qui a mené aux révoltes de la faim.

De prochaines crises sont-elles à craindre ?

Les Etats-Unis ont de nouveau régulé les prix agricoles a partir des annees 2000, avec des mécanismes qui permettent aux agriculteurs de stabiliser leurs revenus. Les quotas et les protections aux frontières ont également été renforcés.

L’Inde ou le Brésil reprennent également des mécanismes de régulation de produits agricoles.

L’Union européenne, elle, continue à déréguler. La politique agricole commune (PAC) va être réformée en 2013. Les quotas laitiers vont être complètement élimés. Ça, c’est décidé. Les prix garantis aux agriculteurs vont continuer à diminuer : il n’y aura plus aucune trace de régulation. La Commission européenne propose par ailleurs dans ses textes de développer les marchés à terme.

Quelles solutions pourraient être envisagées ?

Pour moi, il faut reprendre en Europe les mécanismes de stockage-déstockage, avec des prix garantis aux agriculteurs. Cela permet au passage de couper l’herbe sous le pied des spéculateurs : si les prix ne varient plus, aucun intérêt de parier dessus.

Il existe certes une limite à ce mécanisme : que l’Europe en profite pour déstocker vers les pays du Sud, à des prix défiant toute concurrence, ce qui lamine les agricultures vivrières dans les pays en question. C’est pourquoi il faut également mettre en place des systèmes de régulation de la production pour ne pas inonder les marchés étrangers.

Je pense qu’il faut aussi relocaliser les activités agricoles. Et réguler les marges de la grande transformation et de la grande distribution, comme cela se fait aux Etats-Unis.

(source : rue89)

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 20:38

 

58% des enfants craignent de devenir pauvres !!

Publié alors que des millions de bambins reprennent le chemin de l’école, le baromètre annuel Ipsos / Secours populaire de la pauvreté met en lumière, pour la première fois, le ressenti des enfants face à la précarité.

Âgés de 8 à 14 ans, ils craignent, pour 58% d’entre eux d’être pauvres un jour (64% pour les enfants d’ouvriers ou d’employés et 55% pour les enfants de cadres et professions intermédiaires). « Cette crainte n’est pas simplement le résultat d’un bruit médiatique autour de la crise, elle dépend des conditions objectives de vie des enfants et sans doute des craintes projetées par leurs parents », souligne l’étude. 85% des Français considèrent en effet que les risques que leurs enfants connaissent un jour une situation de pauvreté sont plus élevés que pour leur génération. Parmi eux, 55% sont désormais convaincus que ces risques sont même « beaucoup plus élevés », soit 5% de plus qu’en 2011.

« Manque de chance »

Le baromètre souligne aussi que la part de Français ayant connu une situation de pauvreté continue d’augmenter en 2012 : ils sont désormais 37% (contre 35% en 2011, et 30% en 2009). Les personnes les plus touchées sont moins diplômées (44% de celles ayant un niveau d’études inferieur au bac, contre 26% de celles qui ont un niveau d’études supérieur au bac) et appartiennent à̀ des catégories socioprofessionnelles modestes : la moitié sont des employés et ouvriers. Les femmes sont également plus nombreuses à̀ avoir déjà̀ connu une situation de pauvreté́ au cours de leur vie (40% contre 33% des hommes).

Face à ce triste tableau, les enfants expriment un sentiment d’injustice et l’envie d’aider les autres : 83 % d’entre eux estiment que « la pauvreté n’est pas due à un manque d’efforts mais à un manque de chance » ! Ils sont aussi persuadés qu’être pauvre n’est pas une fatalité : les trois quarts des enfants qui voient des personnes pauvres dans la rue considèrent que « ce n’est pas juste ». Vite, donnons-leur le droit de vote !

(source : bastamag.net)

 

 

 

 

 

 

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 20:20

 

 drapeau pochoir

Au début du mois de juillet, j’avais interpellé  députés au sujet de l’avenir des RASED….2 ont pris le temps de répondre.

 Madame, Monsieur le député ;

Rappel de l'email envoyé :

En février 2012, le précédent ministère de l’Education Nationale poursuivait le démantèlement des RASED et de l’école publique. Sans aucune concertation, il décidait de la mise à mort des psychologues scolaires en fermant 3 des centres de formation (Lille, Aix-Marseille, Grenoble) soit 50% des centres actuels !!!

Les responsables des centres ainsi sacrifiés n'ont même pas été informé(e)s et se sont trouvé(e)s devant le fait accompli !!! Par cette volonté (pas même affichée) de démanteler l'aide aux élèves en difficulté le ministère montrait une fois de plus sa volonté de détruire l'école publique pour toutes et tous.

Cette mesure s’ajoutait à l’étouffement programmé des formations pour les maîtres E et G (également membres des RASED).

Durant la campagne électorale, F. Hollande, avait fait de l’éducation une priorité ; V Peillon avait lancé quelques signes forts dans ce sens.

Cependant, dans la « lettre à tous les personnels de l’éducation nationale »(http://www.education.gouv.fr/cid60707/au-bo-du-26-juin-2012-lettre-a-tous-les-personnels-de-l-education-nationale.html), M. Peillon ne mentionne qu’une seule fois le dispositif RASED (et laisse entendre que « l’aide personnalisée » hors temps scolaire et le« stages de remise à niveau » seront maintenus).

A aucun moment, cette lettre et les dernières déclarations des ministères ne laissent présager d’une réelle ambition pour une relance de la formation des maîtres E, G, et des psychologues scolaires.

En tant que citoyen et psychologue scolaire, je me permets d’alerter l’élu(e) du peuple que vous êtes sur les points suivants :

La nécessité de maintenir et DEVELOPPER le dispositif RASED. (1 RASED complet pour 800 élèves).

La nécessité de donner (aussi) aux RASED des missions de prévention

La nécessité de permettre un réel dispositif de formation pour les futur(e)s maîtres E, G et psychologues scolaires

La nécessité de maintenir le dispositif DEPS (Diplôme d’Etat de Psychologie Scolaire) en attente d’une formation plus adéquate réclamée par la profession.

La nécessité de permettre au centre de  Lille de continuer la formation des psychologues scolaires dès la rentrée 2012 car le centre est fonctionnel, le coût de revient sera identique pour l’état mais bien moindre pour les inspections académiques concernées.

Citoyennement

Jean Rumain (citoyen, psychologue scolaire)

Ci-dessous les réponses obtenues :

 

Bocq1

 

 Bocq2Bocq3bocq-pompili-1.jpgbocq-pompili-2.jpg

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